Publié dans Coups de coeur, Coups de gueule, Le quotidien

Printemps des poètes

Cela faisait longtemps que je n’avais pas écrit de poèmes. Tu vois, mon souci, c’est que j’écris soit sur ce qui me rend triste soit sur ce qui me met en colère. Faut évacuer ! Je vais tenter dorénavant d’écrire sur ce qui est beau, sur la gratitude et sur l’émerveillement. Ce n’est  pas ce qui est le plus facile !

Bref, tous les ans je participe au printemps des poètes en écrivant un poème avec les 10 mots imposés. 

Cette année, ça donne ça:

L’Adulée

Quand je suis arrivée ici

J’ai rencontré tous tes amis

J’avais entendu tout de toi

Je savais que régnait ta loi

Puis je t’ai croisé un midi

Me regardant, tu m’as souri

Venant me parler à l’oreille

Tu racontais monts et merveilles

Tes amis buvaient tes histoires

Tu tendais alors un miroir

Tu absorbais tous leurs secrets

Ou mieux encore : tu inventais

Tu délivrais tes vérités

Aux Favoris, hypnotisés

Tes canulars sont écoutés

Peu t’importe qui est blessé

Moi, je n’ai jamais hébergé

Tes avatars de vérité

L’émoticône est mon visage

Tu t’es mis à hurler de rage

C’est alors qu’avec toi j’ai beaucoup voyagé

Algérie, Turquie, ou Tzigane va-nu-pieds

Tantôt Pirate, ou nomade ou sorcière

Je m’ exilais sur mon nuage de fer

J’ai décidé de ne pas te contredire

Je t’ai laissée te confondre à mentir

Raciste, en faux tu prônais le contraire

le Mal coulait de ton cœur aux artères

Et tes yeux fureteurs ont jugé mon physique

Alors tes attaques sont devenues iniques

Mes cheveux et mes yeux, mes seins ou ma santé

Tu as craché sur mes pieds : eux savent danser.

Je te télé-snobais, tu étais un aimant

la cire de la fierté bouchait mes tympans

Et tu sabordais mon ouvrage

Ton bateau montait les étages

Tu t’en es pris à mes enfants

A mes amis, à mes parents

Sans savoir qui je fréquentais

Ta vague que rien ne brisait

S’enflait dans le vent des sourires

Voguait ta barque sous les rires

Te gaussant du scandale, en tendant le poignard

Si javais pu me tuer, pour saluer mon départ

Tu aurais encore pu inventer un mensonge

Puisque chacun vivait enfermé dans tes songes

Et lorsque tes victimes essaient de rétablir

La vérité, tu cherches encore à les détruire

Car entre Peste et Choléra

Tu es ce qui nourrit les Rats

Tu perverties le miel en fiel

Souillant le bonheur de la veille

Leur groin qui fouille l’excrément

Jamais ne connaît l’écœurement

Ton nom varie avec le temps

Ton visage aussi est changeant

Tu es l’odieux virus qui condamne la bouche

A l’égout du dégoût ou tu as fait ta couche

Rumeurs, ragots, toi tu supputes

Pour moi, tu n’es jamais qu’une p***

Reine Médisance

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Publié dans Coups de coeur, Le quotidien

La bohémienne

Ekphrasis méditative…

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Cette petite bohémienne a accompagné mon enfance. On la voyait dans les salles d’attente des médecins, enfermée dans son cadre bon marché, laissée en souffrance entre deux chaises inconfortables. Chez mon dentiste, j’eus tout le temps, lors de mes nombreuses visites, d’admirer sa jupe rayée rouge et blanc. J’achetai, heureux hasard, la même jupe quinze ans plus tard, par nostalgie, par tendresse, comme pour marquer ma reconnaissance à cette petite jeune fille qui me tint compagnie tant de fois dans l’ennui des heures à patienter sous le bruit de la roulette crissante du spécialiste des caries. La jeune bohémienne m’offrait l’échappatoire de la rêverie.

On la voyait également sur les étalages et les têtes de gondoles, à Noël, entre les nénuphars de Monet et les boulevards parisiens de Pissaro. On la regardait sans la voie, figée dans sa pause artistique, condamnée à être commune, invisible, œuvre d’art privée de cadre artistique, galvaudée, morne reproduction aux couleurs délavées, affichées dans des lieux inappropriés, chez les bourgeois, dans les supermarchés.

Lise, petite fille égarée dans un corps déjà sensuel de femme. Lise, offerte aux esprits, pour le fantasme, ouvrant la fenêtre de l’imaginaire sur l’étranger, l’étrange, l’orientalisme, la magie des diseuses de bonne aventure.

Lise, une touche d’épice sur la fadeur du quotidien.

Elle est assise, le genou ouvert. S’apprête-t-elle à se lever ? Elle semble incertaine tant ses mains, posées entre ses cuisses, semblent au contraire abandonnées, sans volonté, lourdes de tout le ressentiment de Lise. La main gauche menotte le poignet droit. La main droite tient une fleur qui ne semble pas forcer l’admiration de Lise.

Tout en Lise, pourtant, crie la liberté. Liberté des mœurs dans ce chemisier ouvert, offrant à la vue une épaule débrayée. Invitation à l’éveil des sens en ce jour chaud de printemps inondé de verdure. Liberté du peuple errant. Liberté des cheveux libres, ondulés, que rien ne retient, pas même ce petit ruban de satin rouge. Cheveux qui s’éparpillent sur le coup, les épaules, les bras, la nuque, le dos, la gorge : cascade indolente de boucles, chevelure hypnotique de sirène, sirène de la Bohème, vague cousine d’une Loreleï égarée dans un parc parisien. La boucle d’oreille souligne le lobe clair. Les cheveux cachent et dévoilent, encore, la poitrine à demi offerte aux regards. La bouche rouge, garance épanouie, semble sourire sans sourire, sourire dans la gravité à un souvenir évaporé sous le soleil cruel de la réalité.

Lise, ta jupe de bohémienne est une gageure. Lise, tu erres en vérité uniquement dans tes pensées, enfermée dans ton rêve. Lise, ton teint blanc, ta chair généreuse, dément pour toi. As-tu pleuré ? T’as-t-on forcé à posé pour le grand peintre ?

Ton âme est triste, Lise. Où est cet amoureux qui assombrit ton regard si profond, si grand, si doux ? Tu songes, tu ressasses, tu enlaces un espoir, un amour, tu rejettes hors du temps tous les obstacles tout en sachant combien tout cela est vain. Tes yeux sont résignés au chagrin, ta bouche espère encore. Dans l’arbre derrière toi, il y a comme des clartés qui me font espérer pour toi une échappée. Je sais pourtant que tu ne pourras jamais t’éloigner du cadre. Tu resteras encerclée entre le paysage de mer et la jeune fille trop blonde et trop sage que Renoir a condamné à l’obéissance. Une enfant ou une femme, ce n’est une image figée, Lise.

Egare-toi, Lise. Prends la fuite.

Publié dans Le quotidien

Sur la route

 

Quand j’habitais à la campagne… Il y a 20 ans. 
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Chaque matin, je vois, selon l’heure à laquelle je pars, marcher le long de la route, pour aller ou revenir, deux femmes. Je  n’ai jamais su où elles s’arrêtaient. Je n’ai jamais pu m’empêcher de les regarder tant elles me choquent et me font mal.
Elle s’habillent de la même façon, portent le même manteau quelle que soit la saison, et se ressemblent. Comme une mère et sa fille. Et c’est sans hésitation ce qu’elles sont.
Je n’ai jamais vu d’autre personne les accompagner. Je ne sais pas qui elles sont. Le parcours est dangereux. Elles doivent avoir une bonne raison pour faire ce chemin, à pied, par n’importe quel temps. Elles paraissent à la fois forcées, résignées, et décidées. Le pas est rapide, le corps penchée en avant, les enjambées larges et lourdes.
Je ne dirais pas que je les ai vues contentes de faire ce chemin, jamais je ne les vois sourire ou parler. Elles font leur « besogne », leur devoir. Elles doivent sans doute rendre visite à une troisième personne : j’imagine la grand-mère de ce trio générationnel, qui les force à venir ainsi chaque matin.
Cela me rappelle bien des souvenirs : Il faut rendre visite à, il faut supporter les remarques de, parce que c’est ta mère, parce que c’est ta grand-mère. Une habitude dictée par le « Il faut / Tu dois »
Tout le parcours de leur vie se fait sur cette route : la journée commence par cette obligation. Chaque journée commence par cette obligation. Et l’intention de toute la journée, tous les jours, toutes les semaines, tous les mois et tous les ans, est donnée. L’intention  de faire son devoir, par obligation. Résignées à ne jamais déroger à la règle de la visite obligatoire du matin. Comment réussir sa vie en posant une intention pareille ? Comment profiter alors du temps partagé ensemble s’il est conditionné par l’obligation ?
Cette route, c’est leur destin, c’est la chaîne et le boulet, le sacerdoce, le karma peut-être aussi.
Qui oblige l’autre ? Qui a énoncé cet ordre ? Qui y mettra fin un jour ? Si la fille porte déjà ( encore) le même manteau que sa mère, gageons que la malédiction ne prendra pas fin. Et si l’on prend en compte l’âge de la fille, gageons que celle-ci n’est pas en mesure de s’affranchir et de fonder sa propre famille.
Et bien tu vois, je peux remercier mon caractère.
J’aurais pu aussi être sur cette route.
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Publié dans Coups de gueule

Journée des droits de la femme

101651888_oJe suppose que tu te souviens de mon article de l’an dernier sur le lâcher de gros lourds et les promo  à deux balles ? 

Bon et bien écoute, cette année, je ne suis pas certaine que ce soit mieux.

Je trouve en vérité que les femmes se desservent ou plutôt qu’elles desservent les autres femmes ;  peut-être parce que d’une certaine façon, elles n’ont pas envie de se battre et que ces problèmes d’égalité des sexes les arrangent. Pour se trouver une excuse. Je ne sais pas, il y a quelque chose qui m’échappe, je ne vois pas pourquoi la plupart des femmes se complaise à parler de  » journée de la femme » et s’offre un rouge à lèvres.

Quant aux combats menés, ils sont souvent pour Ailleurs, et c’est vrai qu’il y en a bien besoin, comme je te le disais l’an dernier. Mais je pense également que chez nous, en France, le combat est loin d’être terminé.

Officiellement, si tu en crois les sites militants ou wikipedia, les femmes militent pour :

Franchement, je vais te dire, au regard des événements vécus ces derniers mois, pour moi, les droits de la femme ne sont pas acquis sur les bases même des droits humains.

Ce que je veux dire, c’est que les droits fondamentaux de la dignité, de la liberté de penser, de s’exprimer, et même d’Être tout simplement, qui on est ne sont pas respectés en France, notre beau pays de la liberté qui aime tant juger les autres pays et leur faire la morale.

Quand tu vois quelqu’un faire de l’information sur tel droit à la dignité corporelle mais dans le même temps arriver à bafouer le droit à la dignité et à la liberté de penser d’une femme de son entourage, ça laisse pantois.
Si tu veux par exemple créer un blog, si tu es célèbre, si tu as créé quelque chose de particulier, sache que si tu un homme, on te félicitera, on s’intéressera tout du moins. Si tu es une femme on te montrera du doigt et on se moquera de toi. Il n’y a qu’à lire les attaques machistes sur telle photo de star sur son instagram, les soupçons de mensonge sur telle femme qui écrit un livre pour dénoncer le viol, qu’on n’aurait jamais osé faire au sujet de la photo d’un homme ou du livre d’un homme sur une maltraitance.

Il existe ainsi des femmes inventeurs que l’on a traité de pute, des femmes sculpteurs que l’on a traité de salope, des femmes journalistes, des femmes écrivains, à qui on a jeté des pierres. Si Colette, Simone de Beauvoir, Camille Claudel avaient été des hommes ? N’imagine pas qu’Aurore Dupin aurait connu la célébrité. Déjà avec son pseudonyme, rien n’a été simple, alors en s’appelant Aurore…

Tu te dis qu’aujourd’hui c’est différent. Et bien non. Figure toi que je connais une militante des droits de la femme, une militante politique, qui a subi des tentatives diverses d’intimidation. Moi-même, je me suis fais alpaguer parce que je suis «  Maman Tornade ». On aurait dit, dans la bouche de ces personnes que «  Maman Tornade » signifiait « Sale Pute ».

Il faudra m’expliquer sans doute en quoi je dois avoir honte d’être Maman Tornade. Parce que Maman et Tornade ensemble ou séparément ne sont pas des insultes. J’ai créé mon blog, j’ai gagné plusieurs concours de rédaction, je rédige pour des chroniques sur un gros site que tu connais, alors quoi ? Je devrais avoir honte ? J’ai créé mon propre agenda prof parce qu’il n’y en a pas dans le commerce. Je ne suis pas restée à me lamenter sur la situation, j’ai CREE. Et alors quoi ? Je devrais avoir honte ?

Moi le succès ou la célébrité ne sont pas mon moteur. Mon seul moteur est de partager avec d’autres sur certains sujets. Si la célébrité ou la popularité, le nombre de clics étaient mon moteur, je ferai des tonnes de concours et de partenariats sur le blog ( en attendant le compteur tourne bien, rassure-toi). Et comme autour de moi il n’y a pas grand monde avec qui partager, je partage sur le net. Çà fait quand même 17 ans que ça dure et je n’ai jamais eu de souci avant cette année. Evidemment que des gens me reconnaissent dans la rue. Et alors ?

En vérité, moi j’ai osé. J’ai osé créer quelque chose, être quelqu’un d’autre que celle que l’on attendait que je sois. Tu vois, j’ai usé de plusieurs libertés : la liberté d’Être, la liberté de penser, la liberté d’expression. Et même le droit d’entreprendre et celui de réussir.

J’ai osé être dans la construction et non dans la végétation

J’ai osé réaliser ce que j’avais envie de réaliser pendant que d’autres s’affalent dans leur canapé avec leur smartphone en mâchant comme des bœufs un chewing gum.

Il y a ceux qui ont la force d’entreprendre et d’être moteur. Il y a ceux qui regardent le train passer comme une vache dans un pré.

Il y a ceux qui agissent pour créer du changement. Il y a ceux qui se plaignent et jurent à longueur de journée sur ce monde de merde.
Sois le changement que tu veux être dans ce monde.

On en arrive toujours à la même conclusion : il est plus facile de détruire que de construire, plus facile de tirer vers le bas ceux qui se sont élevés que de bouger ses fesses et d’agir. Je suis là où je suis aujourd’hui et je serai à une autre hauteur demain. Et toi, où seras-tu ?

J’en reviens à la Femme, aux femmes.

Pourquoi les femmes sont-elles davantage visées par les critiques quand elles entreprennent que les hommes ?

Simplement parce que la femme, ce n’est pas l’avenir de l’homme, la femme c’est une menace pour les hommes et les femmes. Une femme qui entreprend c’est une femme qui va prouver qu’elle peut le faire tout en prouvant que toi, homme ou femme, tu aurais pu le faire mais que tu n’as rien fait. Souvent quand tu lis un livre et que tu es écrivain, et que ça te plaît tu te dis «  j’aurais pu l’écrire ». Oui, mais tu ne l’as pas écrit. Alors certes tu aurais pu également peindre ce tableau, mais tu ne l’as pas peins. Tu aurais pu écrire sur ce blog, ce n’est pas bien compliqué. Mais tu ne l’as pas fait. Tu aurais pu gagner le concours que j’ai gagné. Mais le fait est que tu as perdu. Tu as fait même pire : tu n’as même pas participé.

Qu’est-ce qui te dérange dans la réussite de l’autre pour que tu en sois au point de venir le salir et médire sur lui ? Ton échec. Ton échec mis en relief par cette réussite que l’on disait désormais tout à fait accessible. La réussite de l’autre met en relief l’image écrasante de ta médiocrité. On est loin d’Olivier  Roland dans ses vidéos qui nous dit  » Moi je vois ce mec qui a réussi je me dis Pourquoi pas moi ? » et qui agit.

Pourquoi les femmes sont les premières à détruire la femme qui réussit ? Parce que ces femmes ont passé leur temps à se plaindre dans la résignation et que l’une d’entre elle vient de prouver que c’était possible. L’une d’entre elles vient de prouver que l’échec des autres est avant tout dû à leur fainéantise.

Si tu envies quelqu’un, imite-le au lieu de critiquer. Je serai heureuse que tout le monde se donne les moyens de réaliser ses rêves au lieu de détruire ceux des autres. Je n’ai jamais été dans la dynamique de détruire les autres ou de les rabaisser pour avoir un semblant de réussite personnelle. Ma réussite personnelle passe par moi et rien que moi. Je n’ai jamais non plus cédé aux intimidations et aux moqueries. Alors si à 10 ans ou même 7 ans je n’ai pas cédé,  ce n’est pas pour le faire aujourd’hui. J’aime ce que je fais, j’aime créer, j’aime partager. Et j’aime tant voir les autres se réaliser également. C’est un vrai bonheur de voir le monde changer en bien. Même si je dois regarder très loin vers l’horizon pour voir des personnes comme ça. 

Tu dois te dire  » Ouais mais il y a plus grave, ailleurs on excise, on bat, on tue .. » Ah oui, je suis d’accord, mais si ici encore on détruit une femme qui réussit, c’est qu’il reste bien du chemin à faire ici aussi. Tu sais, te battre pour là-bas ne t’empêche pas de combattre un peu aussi ici… D’autant que, les filles qui réussissent ici et qu’on veut réduire au silence en les envoyant se marier au Pays parce que leur réussite fait du tort à la famille ( trop voyant quoi !) on connaît, on a vécu.

Enfin, j’ai une révélation pour toi : si tu n’aimes pas ce que l’autre fait, sois sûr d’une chose : cette personne s’en fout. Il y a assez de gens qui aiment ce que cette personne fait que franchement… Hein… relire l’article précédent sur l’étendu infinie du net.

Et bonne fin de  journée des DROITS de la femme.

Publié dans Coups de gueule, Le quotidien

2004

arton173689Te rappelles-tu la création des blogs ? Pour moi, cela date de 2004. Il y  avait des blogs sur tout, pour tout le monde , dès le décollage du phénomène. la différence, avec maintenant, c’est que chacun écrivait son ressenti sans se poser la question du « profit ». Aujourd’hui, tu as des tas de blogs avec des publicités déguisées, des concours qui sont des pubs, des articles d’avis qui sont en fait rémunérés. Après tout, pourquoi pas. Chez les autres, ça ne me dérange pas.

Il y a cependant un autre phénomène qui me dérange : la censure intrinsèque. Ce que j’appelle la censure intrinsèque c’est que monsieur X se sent le droit de dire ce que Monsieur Y a le droit ou non de mettre sur son blog. Telle idée, tel sujet est passé au crible du  » il faut »  » il ne faut pas »,  » tu dois,  » tu ne dois pas ». Et après, on s’étonne que dans un pays totalitaire un bloggeur prenne 100 coups de fouet.

L’internet est un espace indéfini et riche. Tu peux mettre ta tente où tu le souhaites et rendre visite à qui tu veux. Si le blog de Machin ne t’intéresse pas, si tel centre d’intérêt te fait marrer et que tu ne te sens pas de connexion avec ce sujet, c’est pas très compliqué, tu te déconnectes. IL n’y a pas à interdire. En fait, tu n’as pas spécialement le droit d’interdire ou de juger même Le blog, tu peux y trouver effectivement de tout. Ton bon sens te permet d’aller là où tu penses que l’information est intéressante ou que le message t’apporte ou te porte.

J’ai connu pas mal de guerres du net : le forum Bidule qui fait la guerre au forum truc parce qu’il a été créé sur le même thème ( mais ne prend pas la place du forum Bidule puisque c’est un espace infini !)la guerre des groupes, la guerre dans les groupes, entre ceux qui pensent que l’on doit et ceux qui pensent qu’il faut. La guere de ceux qui pensent qu’e c’est MAAAAAAAAAAAAAAAAAAL d’afficher des photos de sa vie contre ceux qui aiment partager. La dernière guerre à la mode c’est bien entendu sur le sujet de la bienveillance, de l’empathie et de l’attitude positive en matière d’éducation. A tel point que certains deviennent des dictateurs de la Tolérance ce qui est assez contradictoire : prôner la bienveillance à coups de  » il faut » c’est quand même quelque chose.

Mais pourquoi ? Pourquoi la différence ( d’opinion, de couleur, de vêtement, de religion, de croyance, de médecine, de régime alimentaire …) est ainsi combattue ? détestée ? Parce qu’elle faut peur.

Pourquoi fait-elle peur ?

Parce que la différence c’est être autrement et celui qui est autrement … peut tout simplement être meilleur. Que toi.

Tu es plus fort ? Tu es le meilleur ? Mais alors pourquoi veux-tu absolument que l’autre devienne comme toi ? Laisse l’autre dans sa médiocrité et passe ton chemin.

Si tu veux le changer, c’est qu’il est prend le  » risque » en étant différent d’être meilleur que toi, c’est tout.

Moi ça ne me gêne pas. Sois différent. Et laisse-moi être différente. je ne force personne à être dans ma différence. je me fiche bien d’être suivie. D’être comme les autres. Je suis ma voie.

Ma première des libertés c’est de continuer à croire qu’on peut s’élever, qu’on peut apprendre et que le sens de la vie est dans cette ouverture et dans l’espoir, et dans la persévérance et non dans le renoncement et la stagnation.

A bon entendeur.

Publié dans défi des cent jours, Le quotidien

L’impermanence et l’équanimité

51ojzx2vj8lCette semaine, il y avait un défi sur le thème de l’impermanence. Le fait que les choses ne sont pas là pour durer indéfiniment et qu’il faut accepter leur fin parce qu’elles annoncent quelque chose de nouveau. Le changement c’est al vie. Tu te doutes que je me suis bien marrée : le défi consistait à … désencombrer. LOL PTDR et alii .com

La méthode qui a révolutionné ma façon de faire le ménage le rangement c’est la méthode Flylady j’avais déjà fait la méthode Marie Kondo pour débarrasser la maison de tout ce qui était encombrant : j’ai libéré comme ça la moitié de mon vaisselier dans lequel j’ai pu mettre toutes mes affaires de création. Une chose que j’ai changé et qui fait partie de la loi de l’impermanence, c’est qu’avant j’ai acheté pas mal de choses utiles désormais si j’achète de lutte il faut que ce soit aussi jolie et en général je donne plutôt la priorité aux objets jolis.

Sinon j’essaie de changer des petites habitudes du quotidien qui peut changer beaucoup de choses. Je pense que dans notre comportement il y a des petits trucs qu’on a fait une fois deux fois et qui deviennent finalement une habitude, puis un trait de caractère je suis tout à fait d’accord avec ça par exemple avec les enfants une façon de réagir à chaque fois sur quelque chose qu’ils font et que l’on doit changer. J’essaie d’y travailler tous les jours, mais c’est pas facile.

Le lendemain de ce jour, c’était  la loi de l’équanimité et ça c’est quelque chose de difficile pour moi parce que moi je veux tout le temps tout changer : le fait d’accepter ce qu’on ne peut pas changer et de faire la paix intérieure ça va être très difficile !

Accepter, faire avec… il y a bien des choses que j’accepte sans même chercher à changer comme l’ambiance au travail. mais en général je pense toujours que l’on peut être responsable d’une part de la situation. Par exemple, pour cette ambiance, j’ai été tentée plusieurs fois d’apporter des brioches. Ou l’état de méchanceté de certains élèves, j’essaie de sauver quelque chose. Bref, je ne suis pas passive alors j’attends qu’avec le temps je comprenne mieux cette loi d’équanimité…

Du coup je me suis fait des pages de récapitulation, de tous les défis journaliers pour pouvoir y revenir après le défi…

A suivre !

Publié dans défi des cent jours, Le quotidien

L’émerveillement

16807662_10154506196734482_2420588207232549981_nUne des clefs de la joie et du bonheur c’est de s’émerveiller. Quand tu lis les bouddhistes, les méditatifs, les philosophes, le meilleur moyen d’être heureux ou plutôt de sentir le bonheur c’est de s’émerveiller.  Le bonheur c’ e n’est pas un bilan, ce n’est pas un état, ce n’est pas une finalité, c’est une sorte de constat que tu fais quand tu t’arrêtes deux secondes dans ta vie. Un état. Un état méditatif de pleine conscience, sans calcul.  Et le meilleur moyen de faire ce constat c’est de s’émerveiller. Bon évidemment, quand tu es tordue comme moi tu as d’un coup très peur de tout perdre, alors il faut travailler ta pleine conscience, ne pas penser à la troisième guerre mondiale et à la faim dans le monde, juste profiter. Accepter de regarder comme si c’était la première fois et ne rien calculer par rapport au futur. Juste faire ce constat. C’est difficile. Des fois, le mieux, c’est de ne rien savoir du monde qui t’entoure. ca doit être ce qui pousse à vivre en Hermite. Si tu veux vraiment pratique m’émerveillement, le mieux c’est d’imiter un enfant. Tu prends ma fille cadette par exemple. Ce sont des oooooooh et des aaaaaaaah pour une herbe qui pousse ou un gravier qui brille.

L’argument qui revient souvent dans la bouche de ceux qui ne veulent pas avoir d’enfant c’est  » la vie est tellement moche ». Alors je vais te dire justement, si tu trouves la vie moche, rapproche-toi d’un enfant ou fais un enfant. Tu verras ils arrivent à faire de la vie un truc beau même quand il n’y a rien à regarder. Le spectaculaire en règle générale leur passe au-dessus. Tu es l’idiot qui regarde le doigt, eux ils voient le Nirvana dans une flaque d’eau. Tu n’imagines pas le potentiel de joie que contient un tas de graviers sur une route : les prendre, marcher dessus, les observer, les récolter, les comparer, les regarder au soleil, les aligner, dessiner dessus… Et toi, tu voyais des graviers. Il n’y a pas meilleur méditatif qu’un enfant. Le temps présent seul compte. La pleine conscience c’est sa vie. Et l’émerveillement  est sa seule façon de voir le monde.