Publié dans Jeux et hobbies, Le quotidien

Sorties d’été

 

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« Alors, comment tu les occupes, toi, tes petits chéris ? »

J’ai dû voir passer la question 1234 fois sur les blogs et pages Facebook. Ben oui, c’est les vacances mais pas forcément celles des parents. Tout d’abord, personnellement, ayant beaucoup de choses à faire pour le travail, le ménage, et moi-même, je m’octroie deux jours pleins. Les filles sont chez nounou. Malheureusement, je suis assez triste de constater que je ne passe mon temps libre qu’à faire du ménage et le pire, c’est le linge. Et puis, on peut vite constater que quand toi tu es en vacances tu deviens la boniche des autres.  » t’es en vacances tu peux bien le faire » Visiblement la possibilité de me voir crever cet hiver n’a pas appris grand chose à ces personnes.
L’année scolaire est fatigante pour les enfants et les enseignants. Si on a deux mois de  » vacances » sur le papier, en vérité ce n’est pas le cas. Tu peux retirer tout le temps passer à travailler les cours. Les maîtresses rangent et nettoient leur classe en fin d’année et avant la reprise.  Et en plus les enseignants du primaire se sont fait voler allégrement une semaine en juillet.

Cette année, j’ai décidé de ne rien retravailler dans l’immédiat et de voir venir selon les projets qui vont s’annoncer ( festival, concours en tous genres). Mais je dois toutefois réécrire la pièce que je veux monter avec mes élèves.

Il me reste donc le mardi, mercredi, jeudi, pour les occuper. Et le week-end.

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Manquent sur les photos :

_ les sorties piscine

_ le feu d’artifice qui fait  » peur » mais qui est  » trop génial » ( ma petite m’a mangé la joue pendant que ça pétait)

_ la bibliothèque

_ la ludothèque

_ les ateliers pain, pâtisserie, scrabooking

_ la musée vert et ses expositions de minéraux et de papillons

_ les après-midi canicule à faire tous les jeux de société

Tu trouveras des ateliers d’été aux MJC, aux musées et dans les médiathèques. le musée Carnuta est consacré à la forêt. Ils organisent aussi des sorties nocturnes.

Ce soir, nous allons voir deux spectacles de rue : El mago mato et du Air tennis. Demain et dimanche, je ne sais pas trop. Mais la semaine prochaine je prévois un musée, une visite d’expo dans une MJC sur le thème du loup, une piscine, une promenade au parc, et bien entendu la ludothèque ! A la ludothèque on peut jouer sur place c’est vraiment très sympa.

Il y a aura également une semaine au centre de loisirs pour la grande. Cela lui plaît énormément.

Il existe plein de sites qui recensent les sorties pour enfants. Il suffit de taper sorties enfants sur ton moteur de recherche. Pour le mans , le mieux reste cette page :

http://www.lemans.maville.com/sortir/agenda_accueil.php

Mais je consulte personnellement l’agenda des pages municipales. C’est plus sûre et j’obtiens des sorties à deux pas de chez moi dans ma campagne profonde.

Le tout c’est d’arriver à coller à la météo et d’alterner activité physique, de concentration et de contemplation.

Si tu veux nous suivre dans nos aventures, au jour le jour ou presque, nous mettons pas mal de photos sur instagram. https://www.instagram.com/mamantornade/

 

 

 

Publié dans Avant t'avais des principes..., Le quotidien

Des vidéos pour apprendre à éduquer

Pour préparer mon article de la dernière fois, j’ai regardé des vidéos et je suis tombée sur ce bijou :

C’est gratuit, et cette vidéo est formidable. Effectivement dire  » calme-toi » et rester calme ben non ça marche pas ! Nous pour la télé, je dis toujours ça en chantant et en proposant une super activité ! Le coup de l’imiter j’ai déjà fait ça marche. Sinon, mon expérience perso :

_ faire diversion avec un autre jeu, un gâteau ( c’est embêtant tu lui donnes l’habitude manger pour compenser), un dessin à regarder, un livre.

_ mettre la main sur le chakra du cœur

_ masser l’enfant.

Ce ne sont que des trucs à moi pour mes enfants à moi. A toi de voir !

Je regarde également d’autres chaînes que j’avais envie de partager avec toi :

J’ai découvert il y a un an maintenant « my kid is happy ». J’aime beaucoup la personne qui fait ces vidéos ( Tarisayi de Cugnac)  car elle est toujours souriante et très dynamique, pas dans la condescendance du tout. Sa façon de procéder a un aspect ludique et elle est fort sympathique. En revanche certains conseils ne fonctionnent absolument pas sur mes enfants : chatouiller la grande quand elle est en colère par exemple équivaut à appuyer sur le bouton de déclenchement de la bombe atomique. J’aime bien qu’elle interviewe d’autres personnes. Cela rend le débat intéressant

Hier, j’ai donc découvert famille épanouie et Amélie. C’est un tout autre genre. J’aime beaucoup ses conseils, elle a l’air d’être une très belle personne. Cependant, ce que je n’apprécie pas trop, c’est le ton général qui me fait penser à Filliozat. certains la trouveront très apaisantes, d’autres agaçantes. Moi, je varie selon les vidéos mais j’aime bien ses conseils. En revanche, j’aime beaucoup le montage avec les sommaires façon David Laroche. C’est toutefois une personne très bavarde. Mais bon, ça rend les vidéos naturelles.

une de ses vidéos que j' »adore c’est celle-ci :

Evidemment, tu en trouveras plein d’autres, et il faut aussi savoir changer de crèmerie de temps en temps. je préfère les vidéos de Maman aux vidéos de spécialistes. Tu sais, je connais aussi des mamans avec des ados qui ont tout tout bien faits parfaitement et dont l’ado est malheureux, en destruction de soi complète, en rupture avec sa maman etc.

ET puis, comme dans tout en développement personnel comme en cuisine, comme en éducation, tu auras un éventail très large de voies qui vont s’ouvrir devant toi. Mais à la fin, dis-toi bien que, si en cuisine c’est tes papilles à toi et pas celles des voisins qui jugent la recette, ce sont tes enfants à toi que tu éduques et personne ne l’a fait avant toi. Grade ça dans ta tête quand quelqu’un viendra te faire la leçon.

 

Publié dans apprendre, Avant t'avais des principes..., Coups de gueule

La mauvaise éducation

Tu sais, quand tu as des enfants, tu prends conscience que l’éducation que tu leur donnes peut devenir source de conflits. Tout le monde semble croire qu’il a son mot à dire, son conseil à prodiguer, son  » il faut, tu dois » à asséner. Tu as les parents des enfants du même âge, qui savent mieux que toi.

Tu as les parents des enfants plus âgés qui te disent » crois-en ma propre expérience », tu as la maîtresse (nous elle nous fout la paix heureusement), la nounou,  les institutions, les émissions, les mamans blogueuses ( oui, oui, tu sais, ces fameuses mamans qui te vendent des programmes d’éducation à 800 boules), tu as des pédapsychomachins, qui te disent  » crier, taper c’est pas bien mais je n’ai aucune solution alternative à vous fournir ». Ce qui est bien aussi, c’est que tu as tellement de bouquins, que tu peux te faire ta propre idée. Des émissions télé aussi, des sites. Au début, tu vas tout écouter, tu vas engranger des informations. Tu veux tout faire trop parfaitement.

Tu regardes mêmes les vidéos très agaçantes de Filliozat.

Tu en as même qui te disent que ça va être gratuit et en fait c’est 95 euros ( je ne sais pas si c’est bien, mais je te donne quand même la vidéo)

 

Et puis il y a un paramètre qui va s’imposer à toi, plus que les autres : la personnalité de ton propre enfant. Tu découvriras même que tu n’éduques pas exactement tous tes enfants de la même façon, parce qu’ils n’ont pas les mêmes personnalités, ne font pas les mêmes erreurs, n’ont pas les mêmes penchants naturels. Non, avec le deuxième ce ne sera pas facile. T’avais prévu de ne pas crier mais quand tu peux même pas aller faire caca tranquille en trois jours, ben tu cries.

 

Enfin, à tous ces paramètres s’ajoutent les éléments essentiels qui feront ta propre tolérance et tes propres propriétés : tes valeurs. Et ces valeurs elles se sont construites par ta propre expérience d’enfant, de par l’éducation que l’on t’a donné ( en contre également) de par tes expériences de vie, tes erreurs, leurs conséquences, ou tes voyages, ton ouverture d’esprit aux autres cultures. Par exemple, si tu es allé en Amérique latine, tu auras remarqué que l’heure du coucher n’est absolument pas une priorité dans ces pays. Chacun, enfants compris, se couche à l’heure qu’il veut. Le rythme se prend naturellement ( l’école commence à 7h40 au Mexique par exemple), l’après-midi peut être consacrée à la sieste ( pas de cours) et la soirée à ce qu’on veut ( il a fait souvent trop chaud en journée).

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Ce que tu dois retenir au final, c’est ce sont tes enfants et qu’il n’y a que deux parents. Grand-parents, cousins, copines, tatas, nounous, ou je ne sais qui ne sont que des AUTRES qui n’ont qu’une mission : accepter tes principes à toi d’éducation. Personne ne doit avoir le droit de venir ramener sa fraise. Tu fais du mieux que tu peux, c’est le plus important. Nous faisons du mieux que nous pouvons, c’est ce que j’ai répondu à la personne qui a osé me dire que mes filles étaient mal éduquées. Je cite  » il faut un minimum d’éducation quand même » et  » quand on a des enfants on les assume ».
Je te place le contexte : Mes filles, après avoir fait 4h30 de voiture la veille, s’être couchées à minuit passé pour voir un feu d’artifice , avoir passé ensuite une journée entière à marcher, faire des jeux, faire deux parcours d’accrobranche ( oui, la petite de deux ans aussi), avoir déjeuner le midi au restaurant, pris une douche en quatrième vitesse, avoir zappé donc au final deux siestes… ont dû aller au restaurant le soir.

Le midi, nous avions déjà été dans un restaurant. Tout s’était très bien passé, chacune était restée assise à sa place le temps de prendre son plat, entre les plats nous les avons laissées marcher et jouer, et regarder les papillons. A la table voisine, il y a avait trois enfants qui ont vite rejoint les nôtres, à notre table et derrière notre table. Il faisait froid à l’ombre, on avait regroupé tout le monde au soleil, nous tous, les parents des 5 enfants, nous avons surveillé la marmaille. Une maman a d’ailleurs demandé à ses filles de jouer avec ma grande, elle a même autorisé ma grande à descendre avec ses filles l’escalier pour jouer dans l’herbe, et j’ai surveillé son petit et je vais te dire, avec toute la souplesse des parents qui gèrent des gamins au restau, personne ne s’est offusqué des interventions de l’autre parent. On a géré, et merci à ces inconnus qui ont joué le même jeu que moi, à savoir : assurer la sécurité des enfants et leur confort. On a passé un super moment. Nous nous sommes remis à table sans cri ni pleurs, pour  déguster nos glaces, et nous avons dit au revoir à ses amis inconnus qui comme nous, ont des enfants vivants.

Après, nous avons fait de l’accrobranche, une promenade dans des pierres ( les pierres jaumâtres) et puis encore de l’accrobranche. La petite était tellement fatiguée qu’elle ne tenait plus sur ses jambes. Mais le soir, nous étions invités au restaurant. La grande est restée assise pour son repas. La petite en avait ras le casque est n’est pas restée en place. Habituellement le soir, elle ne prend qu’un biberon alors le coup de la crêpe garnie n’est pas passé. Elle ne voulait pas être assise, il n’y avait pas de réhausseur, les coussins la gênaient, elle a jeté un couvert, elle ne voulait rien manger. Et puis elle a crié aussi, et puis elle pleuré. Bref, un enfant de deux ans qui en a ras le bol et veut dormir. Je l’ai donc emmené se promener et prendre son lait dans un espace vert à côté, on est allé regarder les fleurs,  je l’ai accompagnée dans ses envies, parce que c’est un enfant de deux ans et que ses besoins passent avant tout, c’est le meilleur moyen pour moi d’arrêter la crise, et celle-ci me semblait sincèrement justifiée.

Tu me diras  » Mais pourquoi avez-vous accepté l’invitation » ? Pour ne pas vexer les personnes auraient été blessées qu’on dise non. Il y a des cas où tu ne sais plus à qui faire plaisir. Tu vois, à l’avenir je saurai : mes filles seront désormais la priorité. Donc tu as raison, on aurait dû refuser. La petite a donc monopolisé toute mon énergie et mon attention, et j’ai réussi tant bien que mal à manger. La grande quant à elle a voulu sortir de table et… Jouer avec un bébé de 12 mois environ, une petite fille. Parce que ma fille avait fait ça le midi, parce que c’est toujours comme ça au mac do par exemple, parce qu’elle aime aider les petits, parce qu’elle est d’un naturel avenant et aime discuter, parce que c’est une petite fille adorable, en somme. Sur cette terrasse de restau, il y a pas mal d’enfants et une fumeuse. C’est à ce moment-là que je me suis prise dans la gueule  » il faut un minimum d’éducation quand même. C’est inadmissible, il y a des gens qui demandent à changer de place à cause des enfants, ça dérange tout le monde. Quand on a des enfants on les assume. Je suis vraiment en colère ».
Alors je vais être très clair. Moi aussi je suis en colère et j’ai été bien gentille de ne pas crier. Mais je ne l’ai pas fait pour les adultes, je n’ai juste pas voulu gâcher le reste du séjour à mes filles.  Nous sommes donc rentrées et j’ai passé ma soirée à pleurer.
Oui, j’éduque mes filles, et je le fais comme je l’entends. Personne n’a à me dire comment je dois  éduquer mes propres enfants. Quand on a eu des enfants on a pu faire comme on le souhaitait, la moindre des choses quand on est bien éduqué ( visiblement c’est raté, pour moi il n’y a pas plus malpoli que quelqu’un qui vous sort que vous n’assumez pas vos enfants et qui vous juge)  c’est de se mêler de ce qui nous regarde et l’éducation des enfants qui ne sont pas les siens ne nous regarde pas. J’ai assisté à des scènes mémorables de gamins en crise avec des parents dans la merde jusqu’au cou, eh bien c’est comme ça, chacun fait comme il peut.

Mes filles ne sont pas des sauvageonnes,  elles disent  » bonjour », « pardon », merci » , »s’il te plait »,  » au revoir »  » de rien »,  » à tes souhaits », et je n’ai jamais eu à leur apprendre ces règles de politesse qui sont en vérité tout à fait naturels chez nous. Et agréables pour elles. Parce que je ne les ai jamais forcées. Tu forces un gamin à le dire tu peux être certain qu’il va voir ça comme un truc méga chiant et se sentir humilié. Moi, quand on me mettait la honte, j’avais plus du tout envie de le faire; Le pire étant carrément de devancer l’enfant qui allait le faire naturellement.  je me souviens quand cela m’arrivait étant enfant, j’avais des envies de taper. Un enfant n’est pas un chien. On dit bonjour quand on a envie de dire « Passe une bonne journée  » à la personne. Si tu t’en fous tu dis rien. Oui, moi, il m’arrive de ne pas dire bonjour à quelqu’un parce que… j’en ai rien à foutre de sa gueule. Ce qui ne fait pas sens pour moi dans la politesse ne m’est pas important.

Mes filles aident à ranger, mettent la table, la grande range sa chambre. La petite partage son repas avec les autres, elles font des cadeaux, elles écrivent des cartes qu’elles vont glisser dans la boîte aux lettres de leur copine, elles font des compliments, elles sont toujours prêtes à aider, à faire un câlin. Les interdits, chez nous, sont liés uniquement à la dangerosité des situations. Non, elles n’ont pas d’autre interdit, oui je les autorise à sortir de table quand elles ont mangé, et ce sont mes choix. Je ne vois pas pourquoi faire tout un fromage de ça.

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Notre priorité, c’est d’éviter les crises de larmes, les hurlements, les coups. Si intervenir peut provoquer le déluge, je n’interviens pas. Surtout pour une règle de politesse que je ne connais pas. A part s’il existe un danger, ou qu’elles peuvent causer de vrais dégâts ou des vrais désagréments.

Mes priorités se sont l’attention à l’autre, la reconnaissance que l’enfant doit avoir de ce qu’on fait pour lui, et la sécurisation de l’enfant.

Non, j’en ai rien à foutre de savoir si c’est validé par Madame de Rotchild de quitter ou non la table à 2 et 4 ans. Je m’en fous comme de l’an 40 de savoir si le Petit guide la bonne conduite accepte qu’un enfant joue avec un autre enfant au restau. Nous étions gênés par rapport aux parents de la petite,  qui ont répondu à mon mari très sincèrement que les filles ne les dérangeaient pas et que ma grande pouvait rester. OUI, je lui avais dit que je ne voulais pas, parce que j’avais peur que les parents soient contre. Mais du moment que ces parents avaient accepté, je ne voyais pas où était le problème et j’avoue que c’était très mignon de voir la petite faire des pas en dansant avec ma grande. C’était même adorable.  Le midi, nous avions 5 enfants dont 3 pas à nous à notre table et on en a pas chier une caisse, on était contents en fait. Nous les parents, on est HEUREUX de voir nos enfants HEUREUX. Et de voir les enfants des autres heureux par la même occasion.

Je passe 80 % de mon temps avec mes filles. Il faut savoir que toutes nos activités de loisir sont des activités pour enfants. Notre fric ( tu verrais le découvert qu’on se tape d’ailleurs) est entièrement ou presque consacré aux enfants. Comme 90 % des parents, les soldes sont des achats pour enfants. En fait, nous vivons chez nos enfants. La maison est un parc à jouets, un placard entier est consacré aux jeux , un autre aux loisirs créatifs.

Si j’assume mes enfants ? Mais personne ne garde mes enfants pour moi à part la nounou. Je n’ai eu qu’une fois une baby-sitter pour une priorité. Elles ne sont jamais gardées le soir. La grande a dû faire trois séjours chez sa grand-mère à tout casser. Nous n’avons pas une personne à demeure pour préparer les repas, laver et coucher les enfants comme cela peut être le cas ailleurs ( si, si je te jure ça existe ). On est loin d’êtres des assistés de la parentalité. J’ai fait 5 ans de traitements, deux ponctions FIV, une ménopause artificielle de six mois après une opération, j’ai fait une fausse couche, j’ai eu des nausées gravidiques, j’ai failli crever de mes crises d’endo, j’ai vu le fauteuil roulant de près quand Lana avait 5 mois, je me suis occupée des mes filles alors que j’étais en train de crever d’une pneumonie, alors me dire que je n’assume pas mes enfants, c’est plus que lamentable. C’est plus qu’une offense.

j’ai je ne sais combien de bouquins sur la parentalité bienveillante, positive, machin-bidule et trucmuche. En revanche, tu sais quoi, je n’en ai aucun ( c’est un appel du pied aux éditeurs, une idée comme ça) pour éduquer les adultes et leur apprendre à laisser les parents guider leurs enfants comme ils peuvent. Du mieux qu’ils peuvent. En donnant le meilleur d’eux-mêmes. Et nous faisons des erreurs, mais personne ne fera mieux que nous. Parce que personne ne connaît mieux nos enfants que nous. Même Filliozat. C’est ce que j’aurais aimé que mon mari explique à ce cher monsieur. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour que ces petites soient heureuses et qu’elles apprennent à bien se comporter, de leur propre chef. Quand ma grande fait une bêtise, elle revient souvent d’elle-même s’excuser quand elle voit les conséquences. Elle répare d’elle-même. Souvent aussi elle n’en est pas capable. Mais tant pis. J’attends qu’elle le devienne. Ça ne servira qu’à la braquer si je l’oblige. Vouloir les plier à des règles de vie d’adulte ne fait pas partie de nos choix, surtout avec des enfants de 2 et 4 ans, fatiguées et privées de sieste depuis deux jours.

Ah, et puis, au fait, un détail comme ça : les personnes qui ont demandé à changer de table étaient très gênées. Par la fumée de cigarette. Quand un adulte se permet de fumer dans un lieu public rempli de gamins, ce ne sont pas les enfants qui sont en tort. Mais le fumeur. Si quelqu’un  venait me dire que mon enfant dérange je lui dirai simplement d’aller ailleurs. Qu’il change de table, je m’en fous.

Nous avions passé une excellente journée, ensoleillée et pleine de rigolades et de découvertes. Je ne vous remercie pas de nous l’avoir gâchée. Heureusement que ma grande n’a rien entendu de vos vilaines paroles à son égard, elle qui était si heureuse de s’occuper d’une petite fille et de prendre soin d’elle . J’ai passé la nuit à pleurer. Ma petite également. Si la bonne éducation c’est pourrir la vie des enfants en les rendant malheureux, les entendre s’endormir avec des spammes du sanglot, je choisis définitivement la mauvaise éducation. 

 

 

Publié dans Coups de coeur

Lever de rideau sur toi, l’homme.

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Peut-être te demandes-tu pourquoi je fais souvent des photos avec mon visage derrière la couverture du livre ? Parce que c’est un hommage à mon ami Tinan. Voilà, c’est tout.

 

 

Depuis les premières lois anti-Juifs du régime de Vichy, le dramaturge à succès Victor Steiner se terre dans un petit appartement parisien. Mais un soir, la passion du théâtre est la plus forte : il sort de sa cachette pour assister à la première du Soulier de satin à la Comédie française, et au retour il est arrêté par la police. Quelques jours plus tard, il embarque dans un train à bestiaux. On lui a pourtant dit qu’il aurait droit à un traitement de faveur… Et, de fait, en pleine nuit, on le fait changer de convoi. Dans ce nouveau wagon, plus un seul Français ; seulement des Juifs allemands. Le traitement de faveur, c’est que Steiner sera déporté dans le camp de Terezin, celui où sont parqués les Juifs « prominenten » – « importants » : artistes, intellectuels, hommes politiques, savants… A première vue, Terezin a tout d’une gentille ville tchécoslovaque : d’élégantes fortifications, des trottoirs bien propres, des parcs et même une église. Mais ses murs cachent la même violence que les barbelés de n’importe quel autre camp. Et, chaque semaine, des listes désignent ceux qui partiront à Auschwitz pour être gazés. A son arrivée, Victor Steiner a la surprise de rencontrer l’un de ses plus grands fans : l’Hauptsturmfürher Waltz, qui est également un passionné de littérature et de culture française, notamment du siècle du Roi Soleil. Et bientôt, Waltz lui passe commande… Les nazis ont autorisé la Croix-Rouge internationale à venir inspecter l’un de leurs camps de prisonniers – le plus « soft » d’entre eux : Terezin, bien entendu. A cette occasion, Waltz veut qu’un grand spectacle soit donné, dans un théâtre de Prague. Ainsi, les inspecteurs verront que le Reich n’a rien à cacher… Et qui mieux que Victor Steiner pourrait créer une formidable pièce de théâtre ? Une oeuvre inédite, dont l’action se déroulerait au XVIIe siècle, à la cour de Louis XIV, avec – pourquoi pas ? – le grand Molière lui-même… Steiner, bien sûr, n’a aucune envie d’accepter. Or, Waltz n’est pas le seul à s’intéresser à cette pièce. Bientôt, c’est le réseau de Résistance qui sévit à l’intérieur de Terezin qui contacte le dramaturge : il faut qu’il écrive cette pièce, une pièce avec le plus d’acteurs possibles, une pièce se terminant par un monologue d’un quart d’heure minimum… car le projet des Résistants est qu’à la fin du spectacle, tous les comédiens s’évadent…

Voici le résumé de ce roman que j’ai littéralement dévoré. Je n’aurais pas pu t’en faire un aussi clair, je peux te dire que cela parle d’amitié, d’écriture, de ce que l’on veut au fond de soi, de quête d’identité, de ce que la guerre, des circonstances hostiles, révèlent de nous-mêmes, de ce qui fait qu’un jour on peut toi, moi, n’importe qui, devenir un héros. De ce que l’on croit sur soi qui n’est pas vrai. De ce que les autres disent de nous et nous limitent.

Cela parle aussi de théâtre, de l’art, du fait que quand tu as une passion, même en période de guerre, cette passion pourra être plus importante que ta propre vie, ce qui peut paraître absurde, mais ce qui fera aussi que tu survivra , que tu arriveras à combattre la guerre, les nazis, les pervers narcissiques .

Dans ce roman, la passion du personnage est un prétexte à tenter une évasion, mais elle est aussi, au quotidien, l’évasion elle-même. Cela m’a rappelé beaucoup de choses de ma propre vie.
Tous les personnages de ce roman sont extrêmement attachants. Steiner évidemment, les amis qu’il se fera dans ce camp, et même le grand Sébastian, ce comédien célèbre et imbu de lui-même.

Avec ce roman, on découvre les camps de l’intérieur, mais l’homme aussi, de l’intérieur.
On découvre comment on peut résister à tout, résister même emprisonné, même en faisant le  » chien »  ( tu comprendras cette expression en lisant le roman).

Et puis, il est question de créativité et d’inspiration, comment ça vient. J’ai adoré aussi le personnage du mathématicien qui explique qu’il pense mieux en offrant des divertissements à son cerveau, en se détournant de sa tâche. Cela fait penser à toutes les lectures que j’ai faites, cela reprend les théorie du livre Comme par magie ou des découvertes cognitives publiées en 2016 ( Idriss Aberkane par exemple).

En fait, c’est un roman historique, palpitant, culturel, théâtral, éducatif, et terriblement, essentiellement HUMAIN.

C’est de très loin un des plus beaux romans que j’ai lu, sans compter que le style est absolument parfait. Je n’ai pas sauté une ligne. J’aime le rythme les mots, les sons, la façon dont l’auteur décrit, raconte. C’est parfait.

A la fin du roman, tu trouveras la pièce de théâtre écrite par Steiner, savante mise en abyme de la résistance par l’art. Du Aragon tout craché. Ah non, pardon, du grand Christophe Lambert.

Publié dans apprendre, Le quotidien

On fait du pain ?

 

Mercredi dernier la grande Comète a assisté à un atelier pain au Moulin de Fillé ( Moulinsart). C’était génial.

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attention, il y a un chef de bassine !

 

Cet atelier est ouvert aux enfants à partir de trois ans. Durant deux heures trente tu découvriras : la recette du pain ( que tu réaliseras). Tu apprendras à pétrir comme un vrai boulanger.

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Tu visiteras le moulin Cyprien pour découvrir son fonctionnement mais aussi, les différentes farines, et tu pourras broyer et tamiser ton blé pour faire ta petite farine. Tu repartiras avec ton petit sachet. pendant ce temps, ton pain lève, et tu reviendras le cuire. Après, tu repars avec ton pain… et oh suspense TU LE MANGES.

 

Une fois à la maison, nous avons refait la recette, mais nous étions surprises de voir que sur le papier joint il n’y avait pas toutes les petites astuces que nous avons apprises.

ATELIER PAIN, moulin de Fillé, tous les mercredis de l’été et des vacances scolaires, sur réservation. Réservations obligatoires au 02 43 57 05 10 – 5 € par participant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Le quotidien

Everything Everything de Nicola Yoon

Un jour, je vois au CDI cette magnifique couverture de roman. Tu penses bien que je l’ai emprunté d’office. Il parait qu’il existe une adaptation à l’écran mais je ne l’ai pas encore vu. Ce roman, c’est le roman d’amour typique pour ado, dans le même genre que Nos étoiles contraires.

Madeline vient de fêter ses 18 ans dans sa maison. « Dans sa maison » n’est pas un détail anodin. C’est en effet le seul lieu qu’elle peut fréquenter : c’est une enfant-bulle, elle est atteinte d’une défaillance très importante de son système immunitaire, ce qui l’empêche d’aller dehors. Elle a une infirmière à domicile, Carla, qui veille sur elle huit heures par jour. Elle suit ses cours via Skype et ne voit que très peu de personnes dont son professeur d’architecture.

Madeline rêve de devenir astronaute. C’est un gros fantasme. Au moins on vit aussi dans une bulle, protégé de l’air extérieur. L’astronaute apparaît dans toutes ses compositions d’architecture. Elle adore lire et n’a pas trop le choix.

Sa mère , médecin, s’occupe d’elle en permanence ou presque. Son père et son frère sont morts dans un accident de la route et c’est l’assurance de l’accident qui a payé les frais conséquents pour les travaux de la maison, qui a un sas et dont l’air est renouvelé toutes les 4 heures, aseptisé.

Un jour, une famille emménage dans la maison voisine. Madeline et Olly, le fils des voisins tombent amoureux. Du premier regard. Comment vivre cette histoire d’amour quand se toucher peut te faire mourir ?

Ce livre est très bien écrit : efficace, avec de l’humour. La personnalité de Madeline m’a beaucoup rappelé les personnages de Nos étoiles contraires, avec cette dérision et cette maturité qui ne sont pas de l’âge du personnage mais quand même si. je ne sais pas comment mieux te dire , ce sont des personnages hyper riches et peu communs pour des ados américains, mais en même temps tu y crois à fond. J’avais déjà ressenti ça pour La Physique des catastrophes dont il faudra que je te parle un jour.

Dans le livre, il y a plein de fiches, de schémas, de retranscriptions de conversations mails et des dessins du mari de l’auteur, super magnifiques ! temps de lecture du livre : 6 heures ( avec enfants par moments).

La chute, je l’ai devinée au bout de la 25e page, un détail puis un autre m’ont mis la puce à l’oreille, et il faut dire que je connais extrêmement bien cette maladie. Mais je ne te dirai rien, même si Madeline adore spoiler les livres des autres. La structure du roman est classique et donc efficace. C’est vraiment la situation et les personnalités qui font tout le charme de ce roman.

Si tu as un ado, achète-lui. Si tu es un ado, lis-le. Tu vas forcément adorer. On est au-delà de l’histoire d’amour. On s’interroge tout simplement sur le sens de la vie. Etre en vie ne suffit pas pour vivre. C’est une phrase assez marquante de ce roman.

 

 

 

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Publié dans Le quotidien, Spiritu santo ...

La vraie magie

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Voici un livre qui décline le terme « magie » sous une autre occurrence que le livre précédemment présenté. Bien que plus proche du sens habituel de la magie, qui se veut être une pratique permettant de provoquer des choses, plus ou moins positives, comme des apparitions, des lévitations, La vraie magie du   Dr Wayne W. Dyer   propose effectivement des pratiques pour provoquer des choses qui peuvent s’apparenter à des actes magiques : des événements très favorables pour nous : la chance, la réussite, l’abondance.

Cependant, au lieu d’évoquer et d’invoquer des forces surnaturelles, des dieux, des fées ou je ne sais quoi, l’auteur propose tout simplement de provoquer la magie par des pratiques de pensée positive qui vont attirer à nous la chance, l’abondance, la réussite, l’amour et que sais-je encore. pas de potions, pas d’incantations, mais bien quelques formules magiques et quelques recettes sans ingrédient incongrus. l’ingrédient, c’est ton esprit.

En vérité la magie est un état d’esprit, une façon de voir la vie, qui la rend propice au changement positif. la magie est tout simplement en nous, dans notre façon de voir, d’appréhender le monde et de surmonter les difficultés de l’extérieur ou de l’intérieur.

L’auteur évoque ainsi :

 

_ la loi d’attraction

_ le pouvoir de l’affirmation

_ l’abondance

_ la gratitude

_ le pouvoir de l’intention

_ le pouvoir plus générale de la pensée

_ l’intuition

_ la confiance en soi

_ l’humour

_ la confiance en l’Univers

_ la méditation et la pleine conscience

_ le pouvoir de l’instant présent

_ rester sans jugement, sans scepticisme et lâcher-prise

_ l’impermanence et l’équanimité, qui permettent de relativiser.

_ l’idée de complétude : on a déjà en soi tout ce qu’il faut, on est un être accompli.

_ pour évoluer il faut agir comme si on était déjà comme on veut être

_ on n’a pas à changer, on est en évolution.

_ le dépassement des égrégores et des pensées pré-conçues.

_ la motivation de l’action n’est pas dans la réussite mais dans le plaisir que l’on prend à faire.

Je ne vais pas te développer les définitions de tout cela, sache que si tu as fait le défi magie, ou si tu le fais, tu vas te familiariser avec tout cela, et que ce livre et le défi magie parlent le même langage.

 

Dr Wayne W. Dyer  nous engage à devenir tout simplement un être spirituel. Un être spirituel est quelqu’un qui sait que l’Univers a un projet et surtout il sait dépasser une vision terre à terre, à court terme, des événements. C’est un être qui se porte en lui-même.

Pour résumer, cet ouvrage est la somme de tous les apprentissages donnés par le Dr Wayne W. Dyer dans ces autres livres. C’est le dernier publié avant sa mort. Je n’ai pas lu les autres, mais à regarder les titres je me suis dis que s’il fallait n’en lire qu’un c’était la vraie Magie qui semble être la compilation de tout le reste.

J’ai trouvé ce livre parfois répétitif parce qu’il reprend pour chaque question, chaque domaine de la vie, tout le processus et explique en détails une même démarche pour différents contextes. cependant, j’ai du mal à m’en défaire. Je voulais l’envoyer à une amie, mais je n’ai pas encore réussi à le mettre ne fiches. Je le trouve extrêmement riche. le style est agréable, très fluide. L’auteur nous confie nombre des épisodes de sa vie, un style à l’américaine, donc.

Pour moi, c’est un incontournable du développement personnel, qui répond à la fois aux questions de la confiance en soi qu' »aux questions de destin, de prédisposition, de place dans l’Univers. Bref, c’est le livre à lire cet été si tu as besoin  de rebondir !

Acheter le livre : https://www.amazon.fr/vraie-magie-Cr%C3%A9ez-miracles-chaque/dp/2290138126/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1497553680&sr=8-1&keywords=la+vraie+magie

Au passage , j’aime beaucoup cette collection, très abordable en prix, avec des ouvrages de qualité.