Publié dans ...In corpore sano

Comment j’mhabille ??? ( partie one)

Comment je m’habille ? Voici une question qui revêt plusieurs sens dans notre maison actuellement !

Comment je m’habille, moi, Maman, quand je veux rester présentable toute une journée alors que Lana m’accompagne ? Il faut éviter les jupes courtes car je me baisse souvent pour la porter, mais éviter également les longues jupes cintrées parce que je cours après Lana qui s’échappe. Est venu le temps où certes elle me donne la main, mais elle me l’arrache aussi ! Le jean ok, mais pas en été ! Le blanc, tu évites, parce que Lana aime bien faire des propulsions de nourriture. Comment je m’habille ? C’est difficile et j’essaie de choisir des vêtements agréables à porter. Parce qu’en plus, avec ma maladie, certaines matières me sont désagréables. J’ai la peau sensible.  Bref, ça change la donne, d’avoir un enfant. J’ai d’ailleurs ôté tout bijou jusqu’aux 12 mois de Lana parce qu’elle les arrachait où parce que se laver dix fois par jour les mains avec une alliance c’est risquer de la perdre dix fois également. Aujourd’hui Lana adore mes colliers, ils attrapent son œil instantanément et ses mains chopent les colliers aussi rapidement. Alors oui, être maman, c’est pas toujours ultra sexy, on a un look épuré et casual…

Mais il m’arrive de ne pas être avec Lana ! Alors je me lâche. Pour le travail, les sorties salsa, je peux mettre des bijoux, des robes, des jupes courtes, du maquillage ( du rouge à lèvres !!! Parce qu’avec Lana j’évite je lui fais trop de bisous elle est couverte de paillettes ensuite). Il faut avouer que j’avais déjà un côté schizophrène avant sa naissance. J’avais raconté le phénomène dans un autre article…

Les gens qui me côtoient dans le cadre du travail fréquentent une jeune femme actuelle, bien dans son époque, armée d’un androïd et d’un ordinateur portable, et qui, il faut avouer, ne peut plus s’en passer. Les gens qui me cotoient dans le cadre du travail connaissent mes fringues achetées dans des magasins des enseignes classiques, Etoum et Camatruc en tête. Jean et tuniques branchées sans trop en faire. Couleurs tendances, gris et taupe en vedette. Les gens qui me cotoient dans ma vie quotidienne pensent que je vis avec mon temps, et ils sont raison, un temps seulement. Le jour, je regarde la télévision HD avec mon orange box et j’écris mes textes sur un clavier tactile. Le jour, je reste sagement ancrée dans mon époque, le XXIe siècle.

© Jean-Luc Kj

Mais la nuit venue, telle Mélusine un vendredi, sauf que pour moi cela peut être n’importe quel soir de la semaine, je me transforme en personnage de Dirty Dancing. Je porte des robes de salsa ou des hauts lamés argentés, je mets des jupes trop courtes des années seventies, des fleurs dans mes cheveux, je danse avec Patrick qui pour moi n’est jamais mort, je voyage vers un pays magique entre l’Angola, Cuba et la République Dominicaine. Je ferme les yeux. Quelle année est-on? Je n’en sais rien ! C’est l’année du plaisir.

Personne n’écoutait de Salsa, de Bachata de Kizomba chez moi, ni pendant l’enfance, ni pendant l’adolescence. Cette passion n’appartient qu’à moi. Certes je le reconnais d’emblée, Dirty Dancing fut l’acte fondateur. Je ne suis pas la seule à ne pas me soucier de savoir si cette musique-là est à la mode. Cette musique-là est celle que mon coeur reconnaît. Je ne suis pas la seule puisqu’il existe des concerts dont la télévision de parle jamais, des soirées dont aucune radio nationale ne fait la publicité, à part peut-être radio latina. Et malgré tout, les salles sont remplies, les pistes sont noires de monde. Il existe même des grandes marques de vêtements où je trouve ces fameuses tenues que j’aime, robe à volants et hauts à paillettes.

La mode est vintage, la musique est vintage, tout revient en boucle… Il faut juste s’accrocher au bon moment, quand la mélodie nous appelle.

Qu’importe l’année, le bonheur n’a pas de date de péremption.

Au final, j’ai donc trois garde-robes : la garde-robe avec Lana, la garde-robe  » travail, journée sans Lana » et La garde-robe  » sortie salsa ». Comme je ne suis pas roche, la solution, c’est d’avoir des pièces qui peuvent jouer les trois robes en customisant différemment. Et puis, les jours de fête au lycée, je me lâche ! Papa Tornade me fait alors remarquer que je ne vais pas au bal, mais bon, j’ai le droit de m’éclater un peu, non ? Avant j’étais quand même coquette… Quand je vois ce que certaines mettent dans la rue en plein jour, je me dis que c’est pas une fleur dans les cheveux qui va affoler le monde.

 

Advertisements

2 commentaires sur « Comment j’mhabille ??? ( partie one) »

  1. J’ai un peu galéré aussi pour trouver mon style, celui dans lequel je me sens bien, à l’aise, femme, coquette et qui convienne bien avec mon quotidien. Je m’accorde des petites excentricités avec les accessoires et chaussures 😉

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s