Publié dans ...In corpore sano

IIaxcelo témoigne : le blues

252215__girl-loneliness-sadness-meditation-mood-road-path-trees-black-and-white-olivier-belle_pBon et bien voilà, le blues revient…Pour ceux qui l’ignore je suis bipolaire (gentille hein !) et ma vie est difficile depuis toujours, mais particulièrement depuis 8 ans. Je souffre énormément de la solitude, et je ne parle pas de l’absence, ou de la présence, de mes enfants, car ils ne comblent pas le vide qui me siphonne…

Je parle du manque, ce manque de contact humain de toute sorte, amical et amoureux. J’ai toujours vécu dans un environnement très social, plein de visites et d’échanges, mais depuis 8 ans c’est le désert ! Mes amies sont très loin, géographiquement, de moi et malgré les contacts téléphoniques sporadiques, elles ne peuvent rien contre mon mal-être chronique.Ici je n’ai que des connaissances qui sont mamans, travailleuses et mariées, qui n’ont aucun temps à me consacrer (malgré tout ce qu’elle peuvent dire sur l’importance de ma présence dans leur vie). Je suis donc seule 7/7 jours, 24/24 heures et ça me pèse tant !!!!!! Non je ne travaille pas, il m’est impossible de travailler, tant mon mal-être me prend la tête, aux sens propre et figuré.Côté sentiments, à part mon ex-mari et mon histoire avec un pervers narcissique, je suis encore plus seule que seule…Je me sens maudite, invisible, infréquentable, malade mentale, tout quoi !! Et ça me fait couler chaque jours un peu plus, être célibataire à 40 ans et depuis des années, c’est pitoyable !Alors voilà, à moins d’un miracle, je me prépare à contre coeur à finir mes jours comme mes grands-mères : isolées dans le dénuement et l’amertume. – Petit mémento sur la Bipolarité : la bipolarité est un trouble mental, anciennement dénommé trouble maniaco-  dépressif, qui consiste pour le malade en une succession, plus ou moins espacée, de variation de l’humeur, allant de la joie, du sentiment de toute puissance et d’euphorie, à la dépression profonde et les idées morbides.

  On détecte généralement ce trouble après l’adolescence, bien que les racines remontent souvent à l’enfance. Notamment à la suite d’un, ou plusieurs, chocs émotionnels importants, qui ne sont en général qu’un élément révélateur de l’état latent. Ce trouble est héréditaire mais peut ne jamais apparaître chez certains sujets « à risque ». Tout dépend du tempérament de la personne (force de caractère).

  Son traitement (à vie) varie en fonction de l’importance des symptômes. Cela va du simple traitement par thymo-régulateur : régulateur d’humeur, qui tend à minimiser l’écart des variations d’humeurs, pour donner une vie « normale » au malade (c’est mon cas !), au traitement lourd par antidépresseurs, anxiolytiques, lithium et autre valium. Dans ce dernier cas, les malades sont souvent incapables de se gérer eux-mêmes, et peuvent faire des séjours fréquents en institut psychiatrique. 

Ce dernier cas est souvent montré comme un exemple type de la maladie, ce qui nuit lourdement à l’intégration des malades les moins atteints.

   Cette maladie insidieuse induit une vision modifiée de la réalité dans le côté relationnel. On se sent soudain comme évincé, dévalorisé dans sa vie quotidienne, et ce sentiment grandit progressivement. Cette lente progression fait que l’on ne se rend pas forcément compte des changements relationnels que ça implique pour nous, et les autres. Ça peut aller jusqu’au divorce, à l’adultère, la fuite ou le suicide.

Cette maladie ne se guérit pas, elle se stabilise.

  Dans mon cas, ma maladie a conduit à mon divorce, mais je ne m’en suis rendue compte que plusieurs mois après avoir été diagnostiquée bipolaire, et c’était irrémédiable. En cela, cette maladie a brisé ma vie de femme et de mère.

Dans mes relations avec les autres, hors famille, ça ne change rien au quotidien, d’ailleurs les personnes qui me côtoient l’ignore et ne s’en doutent pas. Mais à l’intérieur de la famille ça implique une fatigue psychologique plus importante. L’énervement ou la fatigue s’accumulent jusqu’à ne plus pouvoir être gérés, et à ce moment là, la crise survient : pour moi, grosse déprime, crise de larmes, pessimisme accru, sentiment profond d’incompréhension et de rejet, de solitude, avec une grosse envie que « ça » cesse.

Ma famille est au courant, mon ex-mari, mes filles également, mais à part mes filles je ne trouve aucun soutien. pour eux, je suis une malade imaginaire qui « vit au crochet de la société ». Certains de mes amis le savent également, mais là aussi le soutien est rarissime.

Au quotidien, avec un fils de 4 ans, en garde alternée, je passe d’un état de fatigue nerveuse à gérer un enfant « difficile », à une déprime lancinante quand il est absent, la solitude m’obsède. Quand mes filles ( 17 ans et demi, 15 ans et 11 ans) viennent en vacances, je suis comme sous adrénaline en permanence. Je cours partout, j’essaie de faire au mieux, et quand je lâche prise, elles m’aident sans bruit, respectent mes moment d’isolement. Elles sont mon meilleur soutien. Mais quand elles repartent, la décompensation ( passage d’un état de bien-être à un vide) est énorme !!!!

 Ce petit article juste sur demande de notre « grand manitou », pour m’aider à évacuer, mais en vain je crois…

 Image : http://fr.forwallpaper.com/wallpaper/girl-loneliness-sadness-meditation-mood-road-path-trees-252215.html

 

N’hésitez pas à commenter et à écrire à Ilaxcelo !

 

 

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2 commentaires sur « IIaxcelo témoigne : le blues »

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