Publié dans Le quotidien

Une année en douze thèmes : FEVRIER et l’amour

Il y a quelques années j’ai participé à un concours de Psychologies magazine, il fallait écrire une lettre d’amour sans la lettre M.
Pour l’occasion je vous la partage à nouveau.

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De A. à l’Eternité Zélée.

Nos approches ont eu lieu sur cet ordinateur qui sert encore aujourd’hui à te dire ce qui fait de la vie une bulle de savon légère et une topaze dure et éternelle à la fois.

Caresse de touche à touche, de T à S, de S à T, déjà voisines sur le clavier, de Thibaut à Sabrina,  de N à R, de R à N, deux villes traçant une diagonale pour nous relier.
Nous étions exilés à L’Est et le cœur déferlait à l’Ouest, surpris, éberlués, bousculés aussi, d’avoir soudain rencontré sur un coin de terre un Autre : un autre seul en quête d’un autre.

Nos approches, notre principal rendez-vous, dès cette nuit où tu as joué les effrontés, c’était sur le site légendaire des rencontres en ligne…Et je suis péché depuis, poisson pris au filet de tes phrases entrelacées dans les eaux du souvenir…Des phrases ponctuées de banalités, essentielles cependant pour brancher nos cœurs sur un seul pouls. Des questions, des réponses, des photos échangées, et nous voilà ce jour de janvier place de l’Eglise à se jeter des regards intrigués. Tentative pour s’attirer, s’apprivoiser, se destiner.

L’un et l’autre expatriés, un peu perdus dans nos solitudes, heureux sans doute déjà, cependant inachevés, en attente d’un Toit à Deux qui ferait Nous sans effacer le Je et le Tu.
Difficile exercice de conjugaison que l’addition d’un couple et de nos libertés individuelles.
Je t’ai lu du Prévert, tu parlais Federer, j’ai appris ce qu’était un lob et toi une anaphore, tu étais fasciné par un coléoptère, je riais en citant Schnitzler. On s’est découvert sans rien abandonner de soi.

Et nous voilà depuis trois ans unis et toujours à l’affût d’une révélation sur l’autre, unis et toujours uniques. Nous nous rencontrons encore et encore, nous affluons vers l’autre chaque jour encore et encore : deux rivières dont les eaux se jettent à l’infini dans un seul fleuve sans se confondre. Notre Devise.

C’est nous, sans être confusion, confondant, con-fondants, cons-en-fusion et confidents pourtant, c’est Nous sans être ni division, ni soustraction, sans concéder à tuer notre propre unité.
Je suis fière de dire Je et je savoure de dire Nous. Toi seul es capable de donner ainsi en respectant ce besoin d’individualité, car cela t’est tout autant nécessaire.

Voilà. Trois ans et j’en veux encore, je regarde cette topaze à l’annulaire, je veux que dans soixante-dix jours nous disions Oui pour continuer à voguer ainsi, deux bateaux qui se bousculent un peu, pour rire, pour ne pas rester figés. Deux bateaux qui naviguent sans s’éloigner, deux voiliers au long court près à bourlinguer côte à côte sans se doubler, sans effacer le sillon de l’autre, sans retenir l’autre dans son envol, un peu au-dessus de l’océan partagé de nos rêves pour en vivre quelques uns à soi seul.

C’est cela que je voulais, que je veux, que je voudrai encore et encore : une attache sans lien serré, juste ton doigt sur le poignet, nous laisser garder nos identités, ne pas les noyer, ne pas oublier qui l’on était car c’est ce Thibaut-là qui a conquis cette Sabrina-là. Et pourtant, je sais que je ne pourrais vivre sans toi qui as si bien su qui j’étais sans rien en rejeter. Tu as vu les fêlures et tu as réparé, j’ai inspecté tes failles et je les ai soignées. Toutefois, je sais que nous ne pouvons être parfaits. Et alors ? Je nous préfère au présent et au futur sans conditionnel.

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Depuis il y a une petite fille qui s’est greffé à nos vies et une seconde qui pousse avec beaucoup de vivacité.

Notre histoire sans M n’est pas sans AIME. Nous disons nous pour quatre désormais.

 

Notre plus belle Saint Valentin ? C’est la question à laquelle je devais répondre ce mois-ci.

Sans doute celle à venir ! C’est la saint Valentin tous les jours quand on regarde bébé Comète. C’est elle notre Valentine. Nous adorons parler d’elle quand nous sommes tous les deux, nous réjouir, nous amuser, nous émouvoir. C’est un vrai ciment. Quand on sera quatre j’espère que ce sera pareil.

Nous n’avons jamais trop rien fait à la Saint Valentin. Je me rappelle davantage nos fiançailles par exemple. Notre voyage à Saint Martin. Il y a tant de dates et de lieux importants pour nous que la date officiel des amoureux ne nous sert à rien.

Qui a besoin d’un jour spécial pour se dire je  t’aime ?

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