Publié dans Projet52

#projet52-2015 #surmaroute #semaine13

13Sur ma route : évidemment, on ne peut que se mettre à fredonner la chanson de Raphael ou bien celle de De Palmas, c’est selon. Je ne connais pas Black M.

Sur ma route : cela évoque le chemin, la route parcourue, dans la vraie vie quand on marche ou métaphoriquement, pour représenter justement le parcours de la vie. cela représente aussi ce qu’on trouve par hasard sur son chemin, et avec lequel il faut voyager ensuite. Bon ou mauvais événement.

Sur ma route : cela m’évoque un très beau poème que ma dame du caté avait sur son mur sous forme de tableaux quand j’étais petite, un poème que j’ai voulu citer à la fin du livret de baptême de ma fille aînée dernièrement. D’ailleurs je n’ai pas bien compris pourquoi le prêtre trouvait cela inapproprié au baptême, alors qu’ils veulent toujours nous imposer des textes sur la mort aux baptêmes, et que clairement dans ce texte personne n’est mort.

Une nuit, j’ai eu un songe. J’ai rêvé que je marchais le long d’une plage, en compagnie du Seigneur. Dans le ciel apparaissaient, les unes après les autres, toutes les scènes de ma vie.

J’ai regardé en arrière et j’ai vu qu’à chaque période de ma vie, il y avait deux paires de traces sur le sable: L’une était la mienne, l’autre était celle du Seigneur.

Ainsi nous continuions à marcher, jusqu’à ce que tous les jours de ma vie aient défilé devant moi. Alors je me suis arrêté et j’ai regardé en arrière. J’ai remarqué qu’en certains endroits, il n’y avait qu’une seule paire d’empreintes, et cela correspondait exactement avec les jours les plus difficiles de ma vie, les jours de plus grande angoisse, de plus grande peur et aussi de plus grande douleur.

Je l’ai donc interrogé :  » Seigneur… tu m’as dit que tu étais avec moi tous les jours de ma vie et j’ai accepté de vivre avec Toi. Mais j’ai remarqué que dans les pires moments de ma vie, il n’y avait qu’une seule trace de pas. Je ne peux pas comprendre que tu m’aies laissé seul aux moments où j’avais le plus besoin de Toi.  »

Et le Seigneur répondit :  » Mon fils, tu m’es tellement précieux ! Je t’aime ! Je ne t’aurais jamais abandonné, pas même une seule minute ! Les jours où tu n’as vu qu’une seule trace de pas sur le sable, ces jours d’épreuves et de souffrances, eh bien: c’était moi qui te portais.  »

Ademar de Barros

Sur ma route : aujourd’hui sur ma route il y a deux petites filles, Bébé tempête et Bébé comète. Je me fais l’effet d’être là à les porter quand elles traversent des moments difficiles, comme le fait Dieu pour un croyant, mais en beaucoup plus physique. Et puis je me dis aussi qu’elle s sont là à me porter quand je trouve la vie vraiment moche, les hommes vraiment pourris, mon passé vraiment nul. Mais je ne les ai pas trouvées sur ma route, elles sont ma route. Il a fallu tout ce chemin parcouru pour les avoir, il a fallu bien des embuches, des demi-tour, des bifurcations, pour les avoir. Il n’y a rien de hasardeux dans le fait de les avoir eu. Je ne les ai pas trouvées sur le chemin, j’ai creusé mon chemin comme on creuse le route du chemin de fer dans une plaine ou une montagne sauvage. Il a fallu travailler, se battre, souffrir. Maintenant qu’elles sont là en revanche, nous ne savons pas ce que l’on trouvera sur notre route. Mais nous serons ensemble à marcher. Parfois, souvent je les porterai, parfois c’est elles qui me porteront. Et nous ferons route ensemble, elles sont ma route, parce que la route c’est un destin, mais que le destin n’est pas écrit à l’avance, le destin, c’est le chemin que l’on fait soi-même et qui part dans une direction car nos actes futures sont la conséquences de nos actes passés. Ma route n’est pas une fatalité, elle n’est pas dessinée à l’avance. Ma route, c’est mon œuvre. Si quelque chose est écrit, c’est moi qui l’ai écrit. Bien sûr, je peux penser que Dieu a voulu que ce soit si compliqué, si difficile. Pourquoi pas. Mais c’est moi qui ai décidé de prendre certaines décisions qui m’ont permises de réussir par exemple. Dison qu’il y a des éléments qui sont jetés sur ma route sans que je n’y puisse rien, mais c’est moi qui fait ou non le chemin. Dieu fait le paysage, je fais la route.

 

 

 

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2 commentaires sur « #projet52-2015 #surmaroute #semaine13 »

  1. ton texte est très émouvant, surtout le dernier paragraphe, on sent que tu as traversé des épreuves mais que tu résistes et garde la foi, en la vie, en tes filles qui sont maitenant ton ancrage, merci pour cette lecture ❤

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