Publié dans projet52, Une année douze thèmes

#projet52-2015 #la nuit #semaine 20 et une année en douze thème mois de mai

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La nuit, je dors. Enfin j’essaie, quand Bébé Tornade et Bébé Comète me le permettent.
La nuit, je rêve. Je lis aussi.

La nuit des fois j’ai des insomnies et je refais le monde.
La nuit, je dessine, j’écris, moins qu’avant. Parce que mon travail fait que je tente de me coucher tôt. Mais quand je me réveille dans la nuit et que je n’arrive plus à dormir, j’aime bien écrire ou colorier.

La nuit, surtout, je vais danser.

J’ai commencé à prendre des cours de salsa en janvier 2012. J’avais essayer avant en 2003 et en 2005, dans des salles de sport. Mais les personnes qui fréquentent ce genre de cours n’allaient pas  » en soirée ». Or, si tu veux progresser en danse sociale il faut  » pratiquer ».

Avant tout cela, j’ai fait une douzaine d’années de danse classique, et j’ai été forcée d’arrêter suite à un accident de dos. Après mon opération j’ai fait du flamenco et j’aime beaucoup, mais il n’y en a pas au Mans. En janvier 2012 j’ai décidé de reprendre la salsa et de commencer la Bachata.

Mais j’ai aussi découvert la Kizomba, le Kuduro, le Chacha etc.

Je me souviens des premières danseuses que j’ai admirées : la fille de mon second prof qui mettait des bras partout et dansait avec élégance, avec des tours nickel. Une blonde aux cheveux longs. Une brune aux cheveux courts et frisés à Mexico qui regardait les gens en dansant, avait de la tenue, comme en représentation. Ce que j’ai toujours visé c’est un mélange des deux : savoir caler des bras, avoir un beau port de tête et tourner parfaitement tout en suivant le guidage et la musique. . Ce sont ajoutés la passion des shines et les jeux de pied, le lady styling . Il y a toujours à améliorer.

Ma motivation première était de sortir de chez moi, la seconde de me changer les idées car j’étais à nouveau très malade, et la troisième de renouer avec la danse qui avait eu une part très importante dans ma vie et à laquelle j’avais renoncé bien malgré moi.

Je pourrai écrire des heures sur le danse, la salsa, ce qu’on ressent, ce que ça apporte, les difficultés …

J’ai écrit une nouvelle sur la danse classique dans Les voies détournées et une autre sur la salsa dans Cruautés.

Pour résumer rapidement, je peux te dire que tu ne pourras plus t’en passer si tu essaies car c’est une activité qui vide la tête et dans laquelle on peut toujours chercher à progresser. J’ai fait un constat étrange : beaucoup de personnes viennent suite à un divorce, un décès, une maladie…Paradoxalement, peu de couples se forment alors que beaucoup viennent également trouver quelqu’un.

Tu feras pourtant beaucoup de rencontres, mais comme partout, il y a de bonnes rencontres et de mauvaises. Oui ça jacasse fort sur tout et tout le monde, alors que personnellement je viens pour danser donc j’ai peu de temps pour discuter, à part dans les soirées  » à domicile » où je suis avec les personnes qui vont aux mêmes cours que moi.

Au début, la proximité physique peut te gêner, car tu vas toujours changer de partenaire, même pendant les cours. Au bout d’un moment on finit par ne plus faire attention. Bizarrement, cette proximité me gêne à nouveau depuis la naissance de mes filles. Mais de festival en festival, tu croises forcément des gens que tu connais déjà, et l’ambiance étant en général bon enfant, sans ambiguïté, tu vas oublier tes a priori. D’ailleurs tu viendras apprendre une danse et puis au final tu en apprendras 5 parce que tu voudras danser avec le plus de personnes possibles et le plus de temps possible.

Ce monde de la danse sociale forme une micro-société où tout le monde connaît quelqu’un que tu connais. Ca fait un peu « secte », on a nos propres stars ignorées du commun des mortels, mais c’est comme pour tout sport peu médiatisé.

Ce qui est particulier avec la danse sociale c’est que cela se pratique la nuit, à deux, et entre homme et femme. Du coup, cela n’a pas « l’allure du sport » mais plutôt l’allure d’un univers de discothèque, alors que ce n’est pas le cas. Mais il est vrai que tu n’iras pas danser en pyjama, tu vas mettre ta plus belle tenue. Il y a des soirées à thème, et ce sont des danses qui mettent la femme en valeur, et l’homme aussi, il y a forcément un jeu de séduction, puisque le partenaire répond à la danse de l’autre, et que si tu prends la rumba par exemple, c’est clairement une  » parade sexuelle  » qui s’opère, aux origines. Maintenant c’est devenu un jeu.

Si ton mari/ami ne danse pas cela peut en effet créer des tensions, mais chez moi ce n’est pas le cas parce qu’il sait que je m’entraîne à la maison, que je me documente, etc. Moins maintenant, mais au début comme j’avais commencé en milieu de saison j’ai beaucoup travaillé. On prépare une chorégraphie de fin d’année par exemple, et on répète souvent. Je pense que c’est pour cette raison que les personnes qui viennent «( et restent) avec pour seule ambition de rencontrer quelqu’un sont peu nombreuses. La salsa par exemple est une danse bien trop exigeante pour quelqu’un qui pratique  » pour de faux » juste pour rencontrer des gens : tu dois quand même être passionné pour continuer. Surtout les garçons qui doivent gérer leur corps, le guidage, la musique : les débuts sont difficiles, il ne faut pas se décourager.

Comme cela se pratique la nuit, je peux sortir pendant que mon mari garde les filles car il ne danse pas. Les inconvénients, c’est que l’hiver tu as très froid quand tu rentres. Et quand tu es fatiguée tu as peu d’occasion de danser si tu veux te reposer la nuit. Le dimanche après-midi il y a de temps en temps des lieux où on peut danser comme les guinguettes. L’avantage c’est que cela te prend moins de temps sur le reste de ton temps libre. Moi, j’aime bien rentrer tard : je vois des tas de choses qu’on ne voit pas le jour sur la route. C’est mon petit moment de Nature à moi toute seule : je croise des lapins, des chevreuils, des faisans, des hérissons, des crapauds. Et je rentre en regardant les étoiles; Aucune tenue à paillettes ne brille autant que le ciel étoilé. Cela fait partie de mon plaisir.

Des blogs sympas sur la salsa :

Enchufla tout y est abordé même le côté secte.

Ame de danse, le blog d’un ami.

Pour finir voici une des rares vidéos encore en ligne de mon ancien prof, Tinan Leroy.

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