Publié dans Le quotidien

1001 listes, semaine 21 : mes plus grandes fiertés.

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La vie est un combat.

Cela commence par une intrusion violente d’un spermatozoïde dans un ovule et de son cheminement, long cheminement dans les trompes de Fallope. Il faut ensuite faire son nid, rester accrocher, se nourrir. Et puis grandir. le cœur bat enfin. Il faut que tout fonctionne, que chaque cellule se spécialise . Il faut grandir, grandir encore. Et se développer, s’affiner. Et puis un jour, il n’y a plus assez de place dans ce petit nid aquatique qui nous a hébergé si longtemps; On veut sortir, on pousse, on crit, on donne des coups de pieds; On sent que tout autour de nous, cela se contracte et tous sens. Et puis on sort, on voit la lumière enfin. Et tout recommence.
La vie est un combat.

Il faut trouver de la nourriture, se faire comprendre surtout pour qu’on nous la donne.
Il faut grandir.
Il faut apprendre à respirer.
Il faut se perfectionner.
Il faut se muscler.
Il faut progresser, résister, grandir encore.

On devrait déjà être fier d’être là, non ?

A chaque FIV, à chaque fois, j’ai vécu chaque étape dans l’attente et l’angoisse. mais une fois qu’elle s étaient bien là, bien accrochées, je n’en finissais pas de m’émerveiller de ce miracle, de cette chose incroyable et extraordinaire qu’est la vie. Cela part de rien, d’un rien difficile déjà à obtenir, surtout par FIV : un ovule, un spermatozoïde. Une rencontre et il faut que ça « marche ». de l’invisible et du fragile va naître un bébé. cela se multiplie à une vitesse extraordinaire alors qu’on a tant de mal à attendre quelques jours de SAVOIR, enfin. Et puis, neuf mois. Long et court, ce délai de neuf mois pour former un bébé, depuis ce rien, ce minuscule, cet invisible.

Paradoxalement sans doute pour les croyants fanatiques, ce sont ces FIV qui m’ont le plus fait croire en Dieu.

Moi qui me suis tant demandée s’il fallait ou pas avoir d’enfant ( dédicace spéciale à Scarlett qui se reconnaîtra) je me suis battue pour qu’elles soient là.

J’ai eu beaucoup de chance après avoir eu beaucoup de malchance. Cinq ans en tout et pour tout entre les essais et l’accouchement de ma seconde fille, c’est peu. mais dans une vie, ça vous bouffe. Cela a détruit certaines choses en moi, cela m’a aussi construite. J’ai dû prendre des décisions radicales pour me sortir de là. Sans regret.

J’ai eu des accouchements magnifiques et rapides. J’ai deux petits filles incroyables : souriantes et hyper douées. Enfin surtout Bébé Comète pour le moment, mais Bébé Tempête a du potentiel.

Je suis fière aussi de ce que je créée. De ce que j’ai construit. de mes études, de mes écrits, de mes travaux.

J’ai peut-être un sale caractère mais je suis combative et déterminée, je suis fière d’être intègre également.

J’ai toujours garder le cap.

Et puis il y a eu toi, Tinan : je suis fière d’avoir osé te proposer un jour de travailler avec toi. Je suis fière d’avoir suivi tes cours de danse. Toi qui savait si bien quel est le prix d’une vie, et tout ce que le désir d’enfant peut engendrer de bon et de mauvais?. Toi qui savais combien un enfant est un trésor qu’on ne protège jamais assez. Jamais.

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