Publié dans défi des cent jours, Le quotidien

L’impermanence et l’équanimité

51ojzx2vj8lCette semaine, il y avait un défi sur le thème de l’impermanence. Le fait que les choses ne sont pas là pour durer indéfiniment et qu’il faut accepter leur fin parce qu’elles annoncent quelque chose de nouveau. Le changement c’est al vie. Tu te doutes que je me suis bien marrée : le défi consistait à … désencombrer. LOL PTDR et alii .com

La méthode qui a révolutionné ma façon de faire le ménage le rangement c’est la méthode Flylady j’avais déjà fait la méthode Marie Kondo pour débarrasser la maison de tout ce qui était encombrant : j’ai libéré comme ça la moitié de mon vaisselier dans lequel j’ai pu mettre toutes mes affaires de création. Une chose que j’ai changé et qui fait partie de la loi de l’impermanence, c’est qu’avant j’ai acheté pas mal de choses utiles désormais si j’achète de lutte il faut que ce soit aussi jolie et en général je donne plutôt la priorité aux objets jolis.

Sinon j’essaie de changer des petites habitudes du quotidien qui peut changer beaucoup de choses. Je pense que dans notre comportement il y a des petits trucs qu’on a fait une fois deux fois et qui deviennent finalement une habitude, puis un trait de caractère je suis tout à fait d’accord avec ça par exemple avec les enfants une façon de réagir à chaque fois sur quelque chose qu’ils font et que l’on doit changer. J’essaie d’y travailler tous les jours, mais c’est pas facile.

Le lendemain de ce jour, c’était  la loi de l’équanimité et ça c’est quelque chose de difficile pour moi parce que moi je veux tout le temps tout changer : le fait d’accepter ce qu’on ne peut pas changer et de faire la paix intérieure ça va être très difficile !

Accepter, faire avec… il y a bien des choses que j’accepte sans même chercher à changer comme l’ambiance au travail. mais en général je pense toujours que l’on peut être responsable d’une part de la situation. Par exemple, pour cette ambiance, j’ai été tentée plusieurs fois d’apporter des brioches. Ou l’état de méchanceté de certains élèves, j’essaie de sauver quelque chose. Bref, je ne suis pas passive alors j’attends qu’avec le temps je comprenne mieux cette loi d’équanimité…

Du coup je me suis fait des pages de récapitulation, de tous les défis journaliers pour pouvoir y revenir après le défi…

A suivre !

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Publié dans défi des cent jours, Le quotidien

L’émerveillement

16807662_10154506196734482_2420588207232549981_nUne des clefs de la joie et du bonheur c’est de s’émerveiller. Quand tu lis les bouddhistes, les méditatifs, les philosophes, le meilleur moyen d’être heureux ou plutôt de sentir le bonheur c’est de s’émerveiller.  Le bonheur c’ e n’est pas un bilan, ce n’est pas un état, ce n’est pas une finalité, c’est une sorte de constat que tu fais quand tu t’arrêtes deux secondes dans ta vie. Un état. Un état méditatif de pleine conscience, sans calcul.  Et le meilleur moyen de faire ce constat c’est de s’émerveiller. Bon évidemment, quand tu es tordue comme moi tu as d’un coup très peur de tout perdre, alors il faut travailler ta pleine conscience, ne pas penser à la troisième guerre mondiale et à la faim dans le monde, juste profiter. Accepter de regarder comme si c’était la première fois et ne rien calculer par rapport au futur. Juste faire ce constat. C’est difficile. Des fois, le mieux, c’est de ne rien savoir du monde qui t’entoure. ca doit être ce qui pousse à vivre en Hermite. Si tu veux vraiment pratique m’émerveillement, le mieux c’est d’imiter un enfant. Tu prends ma fille cadette par exemple. Ce sont des oooooooh et des aaaaaaaah pour une herbe qui pousse ou un gravier qui brille.

L’argument qui revient souvent dans la bouche de ceux qui ne veulent pas avoir d’enfant c’est  » la vie est tellement moche ». Alors je vais te dire justement, si tu trouves la vie moche, rapproche-toi d’un enfant ou fais un enfant. Tu verras ils arrivent à faire de la vie un truc beau même quand il n’y a rien à regarder. Le spectaculaire en règle générale leur passe au-dessus. Tu es l’idiot qui regarde le doigt, eux ils voient le Nirvana dans une flaque d’eau. Tu n’imagines pas le potentiel de joie que contient un tas de graviers sur une route : les prendre, marcher dessus, les observer, les récolter, les comparer, les regarder au soleil, les aligner, dessiner dessus… Et toi, tu voyais des graviers. Il n’y a pas meilleur méditatif qu’un enfant. Le temps présent seul compte. La pleine conscience c’est sa vie. Et l’émerveillement  est sa seule façon de voir le monde.

Publié dans Coups de gueule, défi des cent jours

Des livres mal lus au grand n’importe quoi

Malala-Quote-10_10-TwitterAlors tu vois, moi je suis du genre à aller lire par moi-même  pour essayer de comprendre.

Quand en 2002 Le Pen est passé au second tour, j’ai lu son site internet. D’ailleurs à l’époque ma mère me disait  » C’est dangereux tu vas te faire embrigader » ben oui je suis conne figure-toi.
Un jour, une amie m’a révélé être témoin de Jéhovah. J’ai tenté de comprendre encore.  J’ai lu.
Dans les deux cas je n’ai pas cherché à comprendre leurs points de vues. Non. J’ai cherché à comprendre comment on pouvait séduire les gens, comment on pouvait faire passer des idées pourries , farfelues, dangereuses, auprès de personnes avec un cerveau en marche.
Pour le Pen, je vais te dire c’est facile : il prend ( elle prend dorénavant) une idée vraiment populaire, une idée rejetée connement par les autres partis. Par exemple, la fin du collège pour tous. Idée complètement rejetée par Najat alors qu’il est EVIDENT que si on veut se sortir de cette école de l’échec et de la foutaise, si on veut arrêter de former ( déformer ? ) des pleutres et des feignasses il FAUT plusieurs collèges car nous avons plusieurs publics. Donc elle prend cette idée et tout le monde vote pour elle, et derrière cette idée, elle cache des idées de merde carrément dangereuses.

Pour Jéhovah, c’est pareil : certains propos sont tout à fait censés. Et justifiés. Mais ils vont servir à justifier à leur tour des aberrations et des pratiques dangereuses comme le refus de soin médicaux. Par exemple, dire que Dieu a un  » plan » et que la maladie est une épreuve qui va nous faire grandir. OK. mais de là à ne pas se soigner faut quand même être con. Ben pas pour Jéhovah.

L’erreur, c’est de ne pas lire ces personnes, de ne pas les écouter. Parce que quand tu les confines, quand tu les  » condamnes » au silence et à l’obscurité, tu joues leur jeu:

_ tu les victimises

_ tu permets à leurs idées de rester obscures et donc tu leur permets de faire percer que ce qu’ils veulent puisque leur temps de parole est court

_ tu permets surtout à une poignée d’interpréter pour les autres et donc de te manipuler. Rassure-toi, si tu lis des prospectus de Jéhovah tu ne seras pas sous hypnose ( encore une idée très intelligente de ma famille).
Il faut arrêter de diaboliser ces gens : on joue leur jeu. On fait en sorte de limiter la compréhension et la connaissance de leurs idées. Là est le danger. On va alors les choisir, voter pour eux, sur Une idée pour 56 idées dangereuses. Plus ils parleront plus ils diront de conneries.

Il faut toujours comprendre les choses par toi-même, il faut toujours lire par toi-même.

J’en viens à un autre exemple, plus personnel. Il y a eu deux fois dans ma vie où j’ai rencontré quelqu’un qui pensait qu’une personne malade PROVOQUAIT SA MALADIE, faisait exprès d’être MALADE pour  » emmerder le monde » et  » attirer l’attention ». Je cite. Ces personnes avaient lu des livres sur la théorie de la responsabilité du malade dans sa maladie. Tu trouveras ces thèses dans des bouquins sur AORA ou HO’OPONOPONO et bien d’autres. Le plus célèbre des médecins qui en parlent c’est Luc Bodin, anagramme de Bidon, c’est facile, mais en vrai il a un bouquin sur l’auto-massage trop génial, et donc non ce n’est pas LUI le problème.

Je me suis dis qu’il faudrait quand même aller lire pour comprendre si vraiment il y a quelqu’un qui a justifié une telle théorie.
NON, personne n’a JAMAIS écrit dans ces bouquins que tu PROVOQUAIS ta maladie et encore moins que c’était pour ATTIRER L’ATTENTION et FAIRE CHIER LE MONDE

JAMAIS.

Ce que ça dit c’est que la maladie frappe sur une de tes faiblesses. Tu n’as donc pas provoqué ta maladie, ni l’apparition du virus, d’une bactérie, d’un cancer. Non, tu n’as absolument rien provoqué. Tu as une faiblesse physique qui s’est créée parce qu’il y a en toi quelque chose psychiquement qui alimente cette faiblesse physique. le psychique influe sur le physique. Le même virus frappe quelqu’un à la gorge et son voisin aux sinus. Il y a une raison pour que cela donne une gastro chez un 3e. Ces trois personnes ont été frappées par le même virus mais avaient trois faiblesses différentes. Ce qui disent ces théories, c’est qu’il faut arriver à soigner le corps par l’esprit ( ou par l’énergie, comme dans le Reiki qui pense que la maladie est un mal qui dit ) et donc prendre conscience que cette maladie a une signification, elle te prévient d’un truc. Une maladie n’est pas « bonne » en soi, mais il est bon de l’analyser pour que ce malheur soit instructif et que tu en ressortes plus fort. Quant à croire que c’est pour attirer l’attention, il n’y a que des égocentriques trop préoccupés de leur vie pour aller pondre un truc pareil. On ne fait pas un cancer ou une pneumonie pour attirer l’attention. Cela me fait penser aux mères qui disent  » il m’a fait la varicelle, ça m’a bien pourri l’été ». ah ah ah. Oui, il fait sa varicelle, et en plus c’était juste pour te faire chier.

une maladie peut être bonne si elle enseigne

une maladie n’attire pas l’attention, elle diminue

une maladie n’est pas provoquée par le malade

une maladie en revanche apparait là où il y a faiblesse et c’est en cela qu’elle peut être signe de quelque chose.

une maladie récurrente ou chronique peut donc bien être le signe d’un problème psychique

Cela  dit également que tu es 100% responsable de ce qui t’arrive. Cela t’arrive pour t’apprendre quelque chose. Et tu es responsable non pas dans l’événement en soi  mais dans ta façon de le recevoir et de le vivre. C’est comment tu vas le vivre comment tu peux apprendre de cela qui est important.

Par conséquent si tu penses que ta femme a un cancer pour te faire chier, ça veut dire plus de choses sur toi que sur ta femme. Tu vies cela pour toi, personnellement ? Très bien, alors dis-toi que la coupable ce n’est pas ta femme. Ce n’est pas non plus le cancer. Il n’y a qu’un responsable dans la façon que tu as de concevoir les choses, c’est toi. Toi qui as réussi à ramener ce cancer à ta petite personne ce qui me conforte dans l’idée que si tu crois que ta femme  a besoin d’attirer l’attention sur elle c’est que tu ne lui en donnes aucune.

Aora  ou Ho’oponopono ou tout autre pratique peut être intéressante, mais ne laisse personne te dire ce qu’elle contient. Va lire toi-même. Je ne vais donc pas m’étendre d’avantage, je te dirai juste que si cela te semble intéressant va lire. Si quelqu’un essaie de te manipuler en évoquant ces théories, va lire. Si quelqu’un veut t’inciter à devenir musulman Jéhovah ou taoïste, va lire. Fermer les yeux et être ignorant ne t’apportera qu’une faiblesse  alors que te cultiver sur le sujet te donnera les moyens de savoir et d’argumenter.
Toute théorie, toute pratique peut être manipulée à de mauvaises fin comme l’a été la philosophie de Nietzche par des nazies.
On peut toujours justifier son égocentrisme et sa méchanceté par des théories bidouillées.
Lis par toi-même, documente-toi. Ce serait dommage de condamner une théorie intéressante qui pourrait t’aider juste parce que … tu as rencontré quelqu’un de mauvais.

 

 

 

 

 

Publié dans Le quotidien

Fernando Pessoa

Je te parle dans ma vidéo de bilan des douze jours ( en fait 17 pour le défi complet, je suis en train de rattraper les défis d’ailleurs, que j’avais en retard parce que je n’avais pas le bouquin) d’un  poème de Fernando Pessoa.
ce poème, c’est ce que mon cœur ressentait depuis que j’avais 17 ans. J’étais toujours pensé que l’on me connaissait pur ce que je n’étais pas. J’étais la fille de, j' »étais ainsi, je devais être comme ça, j’avais des étiquettes collées sur la gueule par les autres ( ma propre famille).

Bureau de tabac

                                               Fernando Pessoa.

Je ne suis rien Jamais je ne serai rien. Je ne puis vouloir être rien. Cela dit, je porte en moi tous les rêves du monde.

(…).

J’ai tout raté. Comme j’étais sans ambition, peut-être ce tout n’était-il rien. (…)

Que sais-je de ce que je serai, moi qui ne sais pas ce que je suis ? Être ce que je pense ? Mais je crois être tant et tant ! Et il y en a tant qui se croient la même chose qu’il ne saurait y en avoir tant! Un génie ? En ce moment cent mille cerveaux se voient en songe génies comme moi-même et l’histoire n’en retiendra, qui sait ?, même pas un ; du fumier, voilà tout ce qui restera de tant de conquêtes futures. Non, je ne crois pas en moi. Dans tous les asiles il y a tant de fous possédés par tant de certitudes ! Moi, qui n’ai point de certitude , suis-je plus assuré, le suis-je moins ? Non, même pas de ma personne… (…)

j’ai fait en secret des philosophies que nul Kant n’a rédigées, mais je suis, peut-être à perpétuité, l’individu de la mansarde, sans pour autant y avoir mon domicile : je serai toujours celui qui n’était pas né pour ça ; je serai toujours, sans plus, celui qui avait des dons ; je serai toujours celui qui attendait qu’on lui ouvrît la porte auprès d’un mur sans porte (…)

Mon coeur est un seau qu’on a vidé. (…)

J’ai vécu, aimé – que dis-je ? j’ai eu la foi, et aujourd’hui il n’est de mendiant que je n’envie pour le seul fait qu’il n’est pas moi. En chacun je regarde la guenille, les plaies et le mensonge et je pense : « peut-être n’as-tu jamais vécu ni étudié, ni aimé, ni eu la foi » (…)

J’ai fait de moi ce que je n’aurais su faire, et ce que de moi je pouvais faire je ne l’ai pas fait. Le domino que j’ai mis n’était pas le bon. On me connut vite pour qui je n’étais pas, et je n’ai pas démenti et j’ai perdu la face. Quand j’ai voulu ôter le masque je l’avais collé au visage. Quand je l’ai ôté et me suis vu dans le miroir, J’avais déjà vieilli. J’étais ivre, je ne savais plus remettre le masque que je n’avais pas ôté. Je jetai le masque et dormis au vestiaire comme un chien toléré par la direction parce qu’il est inoffensif – et je vais écrire cette histoire afin de prouver que je suis sublime.

( ce sont des passages choisi)

Et bien tu sais quoi ? Je me sens grâce à ce défi …

 

 

Publié dans défi des cent jours, Le quotidien

Bilan des 12 jours: croire

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Des pas sur le sable

 

Une nuit, j’ai eu un songe.
J’ai rêvé que je marchais le long d’une plage, en compagnie du Seigneur.
Dans le ciel apparaissaient, les unes après les autres, toutes les scènes de ma vie.

J’ai regardé en arrière et j’ai vu qu’à chaque période de ma vie,
il y avait deux paires de traces sur le sable:
L’une était la mienne, l’autre était celle du Seigneur.

Ainsi nous continuions à marcher,
jusqu’à ce que tous les jours de ma vie aient défilé devant moi.
Alors je me suis arrêté et j’ai regardé en arrière.
J’ai remarqué qu’en certains endroits,
il n’y avait qu’une seule paire d’empreintes,
et cela correspondait exactement avec les jours les plus difficiles de ma vie,
les jours de plus grande angoisse,
de plus grande peur et aussi de plus grande douleur.

Je l’ai donc interrogé :
 » Seigneur… tu m’as dit que tu étais avec moi tous les jours de ma vie
et j’ai accepté de vivre avec Toi.
Mais j’ai remarqué que dans les pires moments de ma vie,
il n’y avait qu’une seule trace de pas.
Je ne peux pas comprendre
que tu m’aies laissé seul aux moments où j’avais le plus besoin de Toi.  »

Et le Seigneur répondit :
 » Mon fils, tu m’es tellement précieux ! Je t’aime !
Je ne t’aurais jamais abandonné, pas même une seule minute !
Les jours où tu n’as vu qu’une seule trace de pas sur le sable,
ces jours d’épreuves et de souffrances, eh bien: c’était moi qui te portais.  »

Ademar De Barros