Publié dans Défi des cent jours, Le quotidien

Jour 1 : les certitudes

Ça y est, je suis dans la saison 2 de mon défi des 100 jours, cette fois sur le thème de l’intuition. Ce premier jour m’a beaucoup parlé, puisqu’il était question des certitudes. Ces certitudes qu’on nous inculque dès l’enfance et même parfois avant même notre naissance. Tu sais, ces petites phrases qui font sentence ou proverbe dans une famille, ces vérités anodines que l’on dit à tout bout de champ et parfois même en pensant que c’est tout à fait gratuit, sans conséquence.

Par exemple, dans ma famille, le travail n’est perçu comme honnête et réel que s’il est lié à une fatigue et une souffrance physique. Inutile de te dire que je suis une grosse feignasse depuis ma naissance. J’ai fait des études et je suis la seule à l’avoir fait. J’aime lire, et écrire, et dessiner. Et le théâtre. Que de choses purement inutiles.

Je ne dis pas que quelque fois cela n’a pas été appréciée, je dis en revanche qu’on a toujours tout fait pour me rappeler que cela n’avait rien à voir avec un  » vrai travail » un travail  » de vrai travailleur  » comme tu peux l’entendre en ce moment à la télévision. Pourtant dans mon travail, on en bave et j’ai vécu de sacrées épreuves en 2005. Etant donné les réactions de ma famille, je suis obligée de taire leurs propos.  Dernièrement, j’ai vécu d’autres épreuves personnelles et honnêtement j’ai préféré ne pas avoir ma famille à proximité : cela aurait été pire. Rien ne compte dans ma vie selon eux, si ce n’est eux. Ils devaient être ma priorité. Je devais passer après eux dans l’ordre de ma vie. Alors pour avoir une vie, j’ai fui.

Et puis, j’ai le malheur d’être fille unique. Sache -le, les enfants uniques sont des feignasses, égoïstes, pourris gâtés, et donc branlent rien. Personnellement je suis devenue individualiste et solitaire par la force des choses. Enfant unique, tu apprends à ne compter que sur toi et à être mis à l’écart. Tes copines préféreront toujours leur frère ou leur sœur. Et toi tu ne connaîtras jamais ça. Donc oui, tu deviens perso parce que tout le monde t’as appris à jouer perso. On ne naît pas enfant unique. On le devient. Et surtout on porte sur soi l’égrégore des enfants uniques : un ensemble de pensées à la con que tout le monde véhicule sans que ce ne soit jamais prouvé. Tu arrives quelque part et paf, tu es catalogué. Tu me diras c’est pareil quand t’es immigré, noir, handicapé… C’est vrai, ce sont les égrégores, çà colle à tout.

Du coup, cela pose des questions sur ce que nous pouvons nous-même véhiculé comme sentences, comme certitudes qui vont barrer la route des rêves de nos enfants.
L’important c’est d’arriver à se démarquer de tout ça. De ne pas se faire enfermer par des paroles et des pensées qui ne sont que des paroles et des pensées.  J’ai longtemps été enfermée par ces paroles, je les entendais résonner dans ma tête plus fort que mes propres pensées. Dès que je faisais un truc en rapport avec ça, j’entendais ces pensées. Ca les faisait grossir encore plus.

Dans le même temps, j’ai toujours entendu dire  » il n’y a pas de sot métier ». C’était une façon pour eux de valoriser les métiers manuels ou ingrats. Et bien aujourd’hui je réponds : non , il n’y a pas de sot métier, et c’est valable pour moi aussi.

J’ai d’autres fausses certitudes ancrées bien profondément, sur l’argent, la santé, le sens de la vie, ce qu’on doit faire, ce qui est important, le sens des priorités , le mal, le bien. Par exemple, dès qu’un événement arrivait, on n’en voyait que les aspects négatifs. En particulier les aspects négatifs concernant le point de vue d’une certaine personne qui ne voyait le monde et notre vie que sur son centre à elle. Qu’on ne vienne pas me parler d’égocentrisme, j’ai vécu avec quelqu’un qui maîtrisait très bien. Tu lui annonçais un truc bien pour toi, si jamais elle pensait que ça allait lui nuire, elle le détruisait à belles dents.

Aujourd’hui j’ai réussi à avoir mon propre système de valeur, être en congruence. Ne pas me laisser parasiter par le système des pensées des autres, qui m’éloigne de moi.  Si tu savais le nombre de personnes qui viennent à moi pour me faire faire des trucs pour eux, à leur place, parce que ça les arrange, et gratuitement en plus.

Je ne veux plus obéir à des gens qui viennent me créer des priorités qui les arrangent et qui viennent me pomper l’air au sens littéral. Ma priorité, je la connais, elle a deux têtes et plein de boucles dans les cheveux. FB_IMG_1490873617427.jpg

 

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