Enfin libre d’être soi-même

IMG_20180224_105158Qui n’a jamais rêvé d’être vraiment soi-même ? Que signifie réellement être soi-même ?
C’est à ces questions que répond ce livre, tout en donnant des solutions pour être vraiment soi-même.
Souvent, on se dit que si l’on est vraiment soi-même, on risque d’être méchant ou de décevoir quelqu’un. Mais avec qui passons nous  notre vie ? Qu’est-ce que nous devrions mettre le plus d’énergie à réussir ? Nous-même. Nous sommes notre propre chef-d’oeuvre et personne ne devrait nous imposer des règles ou des consignes de réussite de notre identité. Les auteurs de ce livre, Evelyne et Christian, explique tout d’abord en détails ce qui constitue notre personnalité, à savoir, toutes les caractéristiques de l’âme humaine. Ce que nous appelons défauts ou qualités ne devraient pas être ainsi stigmatisé : par exempte, dans la vie, la violence peut être indispensable pour trouver l’énergie nécessaire à la survie ou à l’opposition face à un danger. Une fois que l’on a compris que tous les traits de caractère, tout ce dont on est capable n’est ni bon ni mauvais, on peut se mettre à la recherche des valeurs que l’on souhaite réellement incarner et qui nous manque. Ce qui nous manque, ce sont les facettes de notre personnalité qui ont été effacé par nos proches, par la société, l’éducation, la religion… La métaphore de la boule à facettes est ainsi le fil rouge de cet ouvrage, car une boule à facettes reflète, et ce que souvent nos proches ont voulu effacer de nous, recouvrir de noir, ce sont les facettes qui reflétaient quelque chose d’eux-mêmes. Par exemple, quand ta famille passe son temps à te traiter de feignasse parce que tu ne fais pas les mêmes activités professionnelles qu’eux, c’est sûrement parce qu’ils se sont imposés leurs activités à eux ( activités physiques par exemple) et qu’ils justifient ce choix par  » En tout cas, moi, je suis brave, je ne suis pas une feignasse, je suis un vrai travailleur », alors qu’en règle générale, ce choix  vient d’une croyance  » Le travail doit être pénible pour être un vrai travail ».

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Evelyne et Christian font ainsi le point sur l’effet miroir, la projection et l’ombre. J’ai moi-même été confrontée au lycée à ce fameux effet miroir avec une enseignante : elle projetait tout ce qu’elle voulait être ou plutôt ce qu’elle s’était autorisée à être sur une camarade qui était donc pour elle celle qui devait recevoir tous les honneurs. Moi, en revanche, j’étais tout ce qu’elle détestait. Un collègue de cette enseignante et un de mes proches ont mis le doigt sur ce qui se jouait : j’étais, je représentais, je m’autorisais, à être tout ce qu’elle avait censuré de sa vie, de sa personnalité : créative, je faisais du théâtre, j’écrivais avec mon âme et non objectivement et impersonnellement comme elle pouvait le faire en tant que prof d’histoire-géo. En réalité, elle avait renoncé à faire des arts. moi, et moi je le faisais. J’étais une ombre. Ce qu’elle disait de moi la regardait elle, c’était ce qu’elle avait entendu d’elle ou ce qu’elle s’était dit d’elle à l’époque où elle aurait aimé être ce que j’étais. C’est pourquoi face à un reproche ou un jugement, le mieux est de répondre :  » Ce que tu penses te regardes et ne me concerne pas ».

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Une fois ces précisions effectuées, Christian et Evelyne vont vous permettre de faire le point sur les facettes que vous effacez, les effets miroirs que vous avez en vous : pourquoi, par exemple, telle personne vous insupporte ? Que représente-t-elle de votre personnalité que vous aimeriez être, que vous refusez d’être, que vous n’avez jamais été autorisé à être ( par vous, par les autres). Pourquoi tel jugement vous fait-il si mal ? Pourquoi tenez-vous tant à incarner telle valeur quitte à sacrifier cotre sérénité ? Par exemple, pourquoi vouloir être absolument le meilleur prof du monde, alors qu’on enseigne aux enfants à ne pas se comparer aux autres,  quand enseigner authentiquement en restant soi-même est un projet plus en accord avec soi-même ?

Ils font le point sur tous les domaines qui peuvent interférer ( religion, éducation, sport etc.). Ainsi, Christian et Evelyne nous permettent d’approcher nos propres valeurs et de recouvrir nos facettes cachées à travers la méthode Koening à découvrir en fin d’ouvrage.
Personnellement, j’ai couplé cette approche avec un questionnaire très simple de Lise Bourbeau, le décodage de croyance.

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Cela m’a permis de voir ce que je mettais derrière les aspects  que je jugeais être des défauts. Par exemple , depuis que j’ai 3 ans, ma famille me qualifie de feignasse. Je ne fous rien, je sais rien faire, je suis oisive, je suis paresseuse. Pourquoi ? Tout simplement parce que je ne faisais pas les tâches ménagères que ma cousine effectuait… Elle a 4 ans de plus que moi.
Et je lis, j’écris, je ne m’intéresse pas à la culture des champs mais à la Culture. Conflit de cultures quoi. J’ai donc eu la réputation, dès 3 ans ( oui, oui tu as bien lu) d’être une feignasse qui ne savait pas faire le ménage. Alors que je fais mon ménage et mon repassage seule depuis 18 ans et que j’ai toujours effectué des tâches ménagères chez mes parents.

De cela sont nées deux grandes frayeurs chez moi :

_ la peur de passer pour une feignasse, d’être une feignasse,

_ la peut de passer pour une souillon, une sale.

Conséquences :

_ je ne sais absolument pas me reposer. Je vois mon mari regarder la télé par exemple, je ne sais pas. je dois créer, nettoyer, faire des trucs. Jusqu’à épuisement et être contrainte au final d’aller dormir.

_ On change de vêtement quasiment tous les jours, pas question de paraître négligés ou sales.

_ Je n’ai pas toujours le temps de tenir ma maison parfaitement ( je ne suis pas à mi-temps, j’ai plus qu’un plein temps, le blog, des enfants ) donc plutôt crever que de recevoir quelqu’un chez moi à l’improviste. Je peux très bien laisser la personne sur le pas de la porte. Elle n’avait qu’à prévenir. Et ça ne changera pas car je sais d’office que ça irait jaser.

Cela m’empêche d’être sereine

D’être détendue,

De me reposer

cela m’empêche de faire des repas improvisés entre amis, de profiter du temps libre

Ce qui me permettraient de profiter davantage de la vie et des filles

Si je me permettais le repos ou de recevoir dans une maison dans l’état qu’elle est, je serais jugée de feignasse et de souillon.

Donc pour moi être sereine , c’est être une feignasse et une souillon.

Après cette petite gymnastique mentale j’ai donc fait la technique Koening décrite dans l’ouvrage. C’est un système de phrases à dire.
Je dois t’avouer que les effets ont été immédiats et incroyables.

Physiquement, j’ai un handicap, avec un syndrome de déficience posturale. Je penche en avant et à gauche, je suis bien trop sur mes orteils. En disant les phrases, je me suis sentie immédiatement projetée en arrière. Dans d’autres cas , j’a eu des sensation de poing sur le plexus solaire. Mon mari, lui, a eu des sensations désagréables sur le plexus solaire.Ma grande fille a eu une sensation au front. Après plusieurs jours de pratique, un lâcher prise s’installe. on s’en fout. Je dois avouer que le salon n’est pas terrible , parce que c’est le premier jour des vacances et je suis malade, et bien tant pis ! je fais ce que j’ai envie de faire (écrire cet article) à défaut de savoir me reposer. cependant, le week-end dernier, j’ai su complètement lâcher prise jusqu’à m’endormir en plein center parc, la veille d’une inspection. Impensable sans avoir fait ces exercices.

Ce qui est dingue, c’est que la technique Koening est utilisable autant de fois que nécessaires, sur toutes les valeurs que l’on veut, celles qui sont bonnes et que l’on veut retrouver ou les défauts dont in se juge et qu’on veut réintégrer pour ne plus être en  conflit. je me sens authentique. Pas gentille, pas conforme, pas méchante : juste authentique. Cela ne coûte rien. Je pense cependant que les auteurs ont raison d’encourager à se faire accompagner lors de la lecture de ce livre. On découvre des choses très violentes sur soi, cela peut tournebouler, déstabiliser, rendre fragile. Il faut un temps pour assimiler tout ça et je dois encore relire l’ouvrage ( un gros travail, pour les auteurs et pour le lecteur, c’est bien un ouvrage !) et refaire les exercices. Mais quand tu vois d’autres méthodes hyper onéreuses qui ne fonctionnent pas, tu hallucines : cette méthode ne coûte rien et fonctionne dès le premier coup. J’en suis toujours abasourdie.

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Frida Khalo, sur laquelle j’ai des projections personnelles. Ce jour de carnaval, habituellement je ne me déguise pas. Ça ne fait pas sérieux et personne ne le fait. Seulement, j’aime profiter des fêtes et j’aime me déguiser. Cette année j’ai osé… être moi-même en me déguisant en Frida. Elle incarne une facette de moi-même que je n’affiche pas souvent. 

Merci à Evelyne de sa confiance , de m’avoir offert ce livre si généreusement. J’espère que cet article vous donnera envie de l’acquérir. C’est un indispensable à avoir à portée de main toute sa vie. Il m’a également aidé à comprendre les attitudes ou réactions de personnes que je jugeais assez durement avant. Il m’a fait penser à de nombreux enseignement d’un monsieur que j’avais rencontré quand j’avais 18 ans et qui était sacrément en avance sur son temps.

Christian Junod et Evelyne Faniel, Enfin libre d’être soi-même ! Les relations miroir : révélateur de qui nous sommes. Mieux se connaître et s’accepter.  Editions Jouvence, 14,90 euros.

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