Publié dans Coups de coeur, Livres

Le club des feignasses sort demain !

IMG_20180401_082716.jpgLe club des feignasses.  Dès le titre, tu as envie de rire et en même temps, tu te doutes que ça cache quelque chose. En général, les personnes qui sont taxées de feignasses… ne le sont pas. J’en sais quelque chose. Je fais partie du club des feignasses depuis au moins 8 ans. Je connais. J’ai été cataloguée feignasse dès mon arrivée dans cette ville, avant même qu’on me connaisse. Et pourtant, je bosse comme une tarée. Le club des feignasses est une étiquette qu’on impose aux autres, le plus souvent…

 » Il est temps d’oublier ces vieux schémas »

Elizabeth, dans Le club des feignasses

Mais on peut aussi choisir de faire partie du vrai Club des feignasses. Le vrai club des feignasses offre cette capacité à trouver du bon même dans les pires situations, à profiter de la vie, à transformer un tabouret bancal en transat et à admirer la mer depuis ta cuisine du 16e arrondissement. Le club des feignasses, c’est réservé aux gens qui appréhendent la réalité par le prisme de la magie.

« On peur créer des  » Clubs de feignasses » pour des milliards d’occasions ! N’importe où, n’importe quand . C’est avant tout un état d’esprit : prendre la vie avec légèreté quand la pire tuile vous tombe au coin du nez ».

Béa dans Le Club des feignasses

Par exemple, si tu te souviens bien ma pneumonie, tu sais que depuis, je t’inonde de livres sur le développement personnel, la magie de la vie, la joie de  et la nature. En gros, j’ai énormément appris et beaucoup évolué suite à cette mauvaise expérience. je t’ai parlé hier de mon endométriose, et ça a été pareil. 5 années de FIV ont changé ma façon de voir la vie. Tu affrontes un truc que n’affronte pas les autres qui aimeraient pourtant te dire comment l’affronter. Ah ah ah ! Et pourtant, au milieu de ce merdier, il y a des rencontres, des révélations, de la beauté. J’imaginais par exemple la multiplication des cellules, après la fécondation, la magie incroyable de ce mystère, de cette merveille, de ce miracle de la vie. Et je me disais  » mais sérieux, c’est quand même incroyable; ET d’habitude les nanas tombent enceintes et ne voient rien de toute cette magie ! »

J’ai eu une carte d’accès pour motif différent que celui de Greg, Alice, Béa, Elizabeth et Sam. Mais dans le pire moment de ma vie, j’ai su changer de point de vue et un peu comme M. Keating dans Le Cercle des poètes disparus, prendre la vie de haut.

Eh bien Béa, Elizabeth, Alice, Greg et Samy sont de ces personnes qui non seulement regardent la vie avec un regard nouveau, mais apprennent aux autres à le faire. Tu ne ressortiras pas indemne de cette lecture. Sache-le ! Les changements qui s’opèrent chez ces cinq-là sont bien différents et pourtant ont la même source. C’est comme si Gavin’s, l’auteur, nous avait montré en 5 personnes les 5 phases d’une transformation intime.

 » Vous croyez qu’on peut se rattraper dans la vie ? »

Elizabeth, dans Le club des feignasses

Tu adhères au club des feignasses quand la vie t’entraîne sur un chemin assez périlleux qui t’oblige à te poser et reculer pour mieux sauter. Quand la vie t’oblige à faire de toi la priorité. Quand la vie te demande de boire une potion si aigre que tu dois toi-même inventer le sirop pailleté qui fera passer le goût.

Le roman s’ouvre sur la vie de Béa, qui m’a tout de suite plu : la petite cinquantaine, hyper dynamique, qui ne se laisse pas déstabiliser par les aléas météorologiques, Béa est agent immobilier à son compte, a une fille d’une trentaine d »années et 3 amants. Jusque là, rien à voir avec moi. Sauf que Béa c’est une combative, elle est drôle, et pour faire face à la plus grosse mauvaise nouvelle, elle utilise trois armes : ses amours, son humour et son cahier vert, un cahier magique dans lequel elle note tout : le pratique, l’essentiel et les citations qui la font avancer dans la vie. Elle est une décideuse, elle prend sa vie en main. Chacun de ses répliques est  saupoudré de joie de vivre et de folie. Béa, je l’adore. Mais quand elle réunit tout son petit monde autour d’elle, c’est pour leur faire une annonce peu agréable.

Il y a Elizabeth,  » l’esclave moderne », très riche, marié à un très bon parti, qui a tout pour être heureuse mais qui ne l’est pas car il lui manque l’essentiel. Elle s’est sacrifié pour obéir  à papa et aujourd’hui, elle revit enfin, grâce à… une mauvaise nouvelle.

Alice la puéricultrice, vient de se faire larguer et perd le contact de son petit protégé, un bébé autiste qu’elle adorait. Pourquoi Simon la quitte t-il ? Parce qu’il ne peut pas l’encaisser, lui, sa mauvaise nouvelle à elle. Alice si réservée, si recluse en elle-même, va s’ouvrir à Béa et Elizabetth, cette dernière n’ayant jamais eu d’enfant, la prendra sous sa coupe.

Et puis il y a Greg et Sam, amoureux transis, qui chaque matin, depuis l’annonce de mauvaise nouvelle se demandent en mariage. Greg le fleuriste qui compare tout le monde à une fleur et    le banquier que sa famille a jeté dehors.

Ces cinq-là rappellent le club des 5, les 5 doigts de la main, les 5 mousquetaires ( Quoi ? ) les 5 branches d’une même étoile, cette étoile lumineuse de l’espoir et de la joie, qu’ils suivent ensemble.

 » En fait, avec le temps, on apprend à se défaire de tout, j’ai l’impression, à ne garder que l’essentiel »

Béa dans Le Club des feignasses

« Mais enfin Maman Tornade me diras-tu , comment se fait-il qu’une jeune fille paumée, qui vit en colocation , rencontre une femme très riche qui a parcouru le monde et les ambassades, une agent immobilier qui s’est fait toute seule et un couple de banquier-fleuriste ? » Ben euh… à cause de la mauvaise nouvelle. Tu le devines sans doute, c’est LA raison, le laissez-passer du club des feignasses .

C’est un roman que les amitiés improbables. Parce que c’était eux, et puis c’est tout. Mais ce sont des amitiés vraies, des amitiés que personne d’autre ne peut comprendre. Enfin si, toi, lecteur tu comprends. 

Pour faire partie du club des feignasses, il faut avoir appris… Le prix de la vie. D’ailleurs, le prix de la vie vaut son pesant de vérité : une vérité qu’on découvre, qu’il faut affronter, qu’on révèle aux autres. Une vérité que l’on sait mieux déceler chez l’autre que l’autre lui-même. Finis le bandeau sur les yeux et la tête dans le seau. Ce qui fait que dans ce roman, on vit des moments forts et déstabilisants qui nous renvoient à nos propres vérités mais on rit, on rit tellement !

Quant à la question de la vraisemblance dans l’invraisemblable, la vie est tellement invraisemblable elle-même qu’on s’en fout. Ce roman comme le précédent fait partie pour moi du  » réalisme magique » propre à certains auteurs d’Amérique latine. 

Je n’ai pas du tout envie de déflorer le secret, alors je te laisse te jeter dans la première librairie de ta ville, car Le Club des feignasses sort officiellement le 2 avril. DEMAIN !

 » Profitez de la vie. Prenez soin de vous  »

Béa dans Le Club des feignasses

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Je te dis juste que :

 

  • 1° C’est super bien écrit
  • 2° La narration est bien menée, la construction du roman, sa structure est parfaite
  • 3° Les personnages sont très attachants
  • 4° Tu découvriras des proverbes différemment
  • 6° Le sens de la vie t’apparaîtra, car dans ces moments-là, rien ne compte plus que la vérité
  • 7° Tu engageras avec toi-même un dialogue sur la joie de vivre et le sens du Carpe Diem
  • 8° Tu ne t’ennuieras jamais
  • 9° Tu vas rire… et pleurer
  • 10 ° Tu vas sortir de cette lecture… métamorphosée.

Merci encore Gavin’s, pour ce deuxième roman, génial, si beau, si vrai, épicurien, qui je le sais te tenait à cœur. Bravo, ce n’est jamais facile d’écrire son deuxième roman. C’est un roman qui rend hommage, c’est un roman écrit à l’encre de l’amour, c’est un roman vivant encore bien des jours après avoir terminé de lire les remerciements. Béa , Elizabeth, Greg, Alice , Sam seront toujours à mes côtés.
Si, cher lecteur de blog, tu ne connais pas le premier, c’est par ici !

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La vie, finalement, ça ne s’affronte pas… Ça se profite.

CARPE DIEM

Maman Tornade, Club des feignasses, membre honoraire

PS : la vie est une blague, alors je te donne cet article un premier avril !

 

 

 

 

 

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