Les lumières de Cape Cod : coup de cœur radical !

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C’est le premier roman de Beatriz Williams que je lis. Et à cette heure, j’ai déjà réservé à la bibliothèque un autre titre d’elle. Je pense que tu comprends tout de suite que Les lumières de Cape cod est un énorme coup de coeur pour moi. L’été dernier, à sa sortie, Belfond n’avait pas pu m’envoyer d’exemplaire. J’ai gagné ce dernier lors d’un concours. Je l’ai reçu, me suis délectée de la couverture,; J’ai attendu patiemment les vacances pour l’ouvrir. Quel bonheur ! Le style, l’humour grinçant du personnage principal, l’histoire, les personnages eux-mêmes, le contexte : ce roman m’a plu dans les moindres détails. J’ai été happé dans les années 60 américaines avec délice.

Je ne savais pas que Tiny, l’héroïne, avait été présentée dans l’un des précédents romans fort brièvement, le temps d’un paragraphe comme une petite dinde arriviste qui avait trouvé un riche pigeon pour se marier. C’est sans doute ainsi que la perçoivent les autres personnages, d’ailleurs, même sa soeur Pepper.

Tiny, qui en est à sa deuxième fausse couche, au début du roman, regarde avec appréhension son mari à la télévision lors d’une remise de médaille d’honneur, depuis la maison de vacances de la famille, à Cap Code , au bonheur de l’océan.

Tiny a toujours fait, toujours dit, ce que l’on attendait d’elle, en particulier ce que sa mère attendait d’elle. Tiny, élégante, posée, délicate, fragile sans doute. La petite Tiny gentille fille va vite tomber le masque pour le lecteur averti. Quelques insinuations au sujet de la grand-mère de son mari, étouffante et dictatoriale, un regard acerbe sur ses cousins, nous montre que rien n’est en adéquation avec qui elle est vraiment.

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Il y a ensuite cette lettre anonyme et ce chantage dont elle est victime à propos de photographies dont l’on découvrira plus tard la nature. Et puis ce sentiment étrange quand elle voit à l’écran le cousin de son mari, Caspian. Au deuxième chapitre, on recule de deux ans, et c’est Caspian qui est justement au centre du récit : Caspian le militaire en permission, qui guette dans un café une ravissante inconnue habituée du lieu. Dès lors, un double récit va se mettre en place : Tiny d’un côté en 1966, femme d’un futur membre du congrès en pleine campagne électorale, qui vise la présidence des USA. Caspian de l’autre, deux ans plus tôt, qui attend , qui cherche, une inconnue belle et délicate : évidemment, vous l’aurez compris, il s’agit de Tiny.

Pourquoi Caspian et Tiny ne finissent -ils pas par fuir ensemble ? Comment se fait-il que Franck ignore que Caspian et Tiny se connaissent ? Tiny aime t-elle son mari ? Son mari l’aime t-elle ? Pourquoi tout le monde tient-il tant à la présence de Tiny auprès de son amri lors de cette campagne électorale ? Pourquoi disent-ils tous dans cette famille combien ils ont de la chance de l’avoir ? Quel rôle auront la grand-mère de Franck Hardcastle, le mari, et la mère de Tiny dans cette histoire ? Pourquoi Pepper décide t-elle, alors qu’elle ne s’est jamais entendu avec Tiny, de passer l’été à ses côtés ? Et enfin, qui fait chanter Tiny ? Pour quelles raisons ? Que représentent ces photos ?

De chapitre en chapitre, tu découvriras la véritable Tiny : son humour, ses réflexions, sa capacité à prendre du recul et à ne passe laisser manipuler. Tu découvriras les secrets bien gardés de chacun des personnages. Car c’est un livre sur les secrets, sur la famille, sur la chape de plomb qui garde toute famille à l’abri de l’explosion, comme sous une cocotte minute, dès lors que chaque membre passe un contrat avec les autres et qu’il a quelque chose à y gagner. Mais peut gagner Tiny à se taire et à fuir son véritable amour ? Pourquoi est-elle avec Franck et non avec Caspian en 1966 ?32187075_10155705684664482_7613410241803190272_n

Le style est parfait, à la fois élégant et grinçant. L’humour de Tiny assez corrosif pour flirter avec son élégance naturel. Cette narration double très bien menée, sans longueur.  L’amour, au centre, n’est ni mièvre ni vulgaire. C’est juste du grand, du vrai, du beau. Tiny est une sorte de mixe entre Grâce Kelly et Audrey Hepburn. Une danseuse classique à la fois sylphide et forte, imprenable, libre dans son corps mais entravée par son éducation et sa famille. Et Caspian. Caspian est un personnage merveilleux. Le cadre des années 60, de l’époque Kennedy m’a toujours semblé une époque fantasmatique. Bref, plonge dans ce roman, dévore-le, et rêve, et pleure, et crie aussi.

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A croire la fin du roman, une suite se prépare…? Enfin j’espère !

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