Les clefs du passé : se libérer pour changer de vie

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Noémie de Saint-Sernin signe un ouvrage très intéressant chez Eyrolles. Entendons-nous bien : il ne s’agit pas de libérer des mémoires inconscientes, de retrouver des blocages inexpliqués. Ce livre ne remplace par une thérapie, un travail en psychanalyse par exemple. Il s’agit, en étant conscient de son parcours, des faits, de voir quels effets ils ont eu sur nous : quelles émotions ils ont créées, quels automatismes de pensée ils ont entraîner, quelles croyances limitantes ils ont engendrées et ils ont nourris. Et quel cercle vicieux ils entretiennent au présent, créant une prison de malédiction en nous.

Tout d’abord, l’ouvrage s’ouvre sur 50 pages de biographie. Cela peut vous paraître long mais je n’ai pas trouvé que c’était inutile ou hors-sujet : Noémie nous raconte sa vie, dans les moindres détails. cela nous permet de mieux comprendre ses exemples par la suite, d’asseoir sa légitimité et celle de son discours. Elle ne parle pas dans le vide, elle ne donne pas des conseils sans savoir, elle est bien passé par là, elle aussi. Les clefs du passé sont des clefs pour déverrouiller notre vie, faire sauter les porte et les cadenas qui nous attachent encore à nos bourreaux et vivre librement. je rapproche beaucoup ce livre de celui d’Evelyne et Christian, Enfin libre d’être soi-même. Ils sont très fortement complémentaires.

Le livre de Noémie s’organise donc autour de 4 clefs mais aussi de croyances. Elle prévient tout de suite le lecteur qu’elle croit en  » Dieu » mais ce qu’elle entend par dieu : aucune religion derrière cela. On retrouveras sans les mentionner le principe de la loi d’attraction ou du pouvoir de l’intention.

Première clef: Prendre notre vie en main en arrêtant d’être une victime et en nous responsabilisant. Mais attention : être responsable de sa vie ne signifie pas être coupable de ce qu’on a subi, comme j’ai ou l’entendre de la bouche de certains lecteurs de développement personnel qui adore déformer les propose des lecteurs pour ensuite mieux manipuler leur entourage avec des  » Tu as attiré ça à toi, tu es coupable, arrête de te victimiser, tu dois te rendre compte que tu crées tes malheurs… et ferme-la surtout ». Il est question de prendre conscience de ce que l’on veut changer, de ce qu’on croit être cause ou source de la situation présente. En général, c’est plutôt nous qui nous limitons, à cause de ce qu’on a vécu dans le passé. On doit casser cette fausse chaîne des  » conséquences », ou causes erronées, pour se libérer, casser les fatalités. De plus, il y a dans cette  » clefs » une partie super constructive :  » Ce que j’ai appris en chemin » : Noémie nous explique qu’à quelque chose malheur est bon, et que derrière chaque épreuve on a appris de soi, de la vie, on a acquis ou révélé des qualités. Cela permet de réévaluer ce qu’on a vécu et d’en faire une expérience certes mauvaise, mais qu’on a su transformer en apprentissage. Elle encourage également à tenir un journal des émotions pour se rendre compte des véritables causes d’une émotion, qui n’est pas l’élément déclencheur, en général. Elle explique la différence entre ce qu’on imagine ( on en fait une affaire personnelle et on fait des suppositions…) et les intentions de l’autre ( souvent bien plus égotique d’ailleurs , sachez-le). Elle nous enjoint ensuite à prendre soin de nos propres besoins grâce à une méthode nommée DESIR à découvrir en détail dans son livre.

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La clef N° 2 nous demande d’Oser le bonheur. J’ai trouvé ça génial d’évoquer notre bonheur tout de suite, pas après les autres clefs. Elle explique la différence entre bonheur et plaisir, revient sur le journal de gratitude dont je t’avais parlé avec l’ouvrage de Kelm, et sur les mêmes études dont parle Jackie Kelm justement. Une phrase m’a choquée : elle nous dit «  Etre heureux, c’est mettre un terme à notre désir de stabilité ». J’avais déjà été confronté à cette idée avec le défi magie d’Arnaud Riou : la loi de l’impermanence. C’est très difficile pour moi, je n’aime pas que ça s’abîme, j’aime le changement mais celui que je décide. J’ai décidé d’aimer le changement, j’aime que ça change, mais pas que ça s’altère, que ça meurt, que ça se termine; Pour moi le changement est un départ. Bien sûr, l’autre dit justement que toute fin est une voie vers le départ, mais j’ai des fois du mal encore avec l’impermanence non désirée des choses ou des situations. Noémie pratique comme moi la diète médiatique : ça a commencé pour moi au moment des PMA pour avoir les filles. Je ne supportais pas la dose de stress que cela générait chez moi. je m’informe via le papier ou certains articles à lire sur le net, c’est tout. Elle conseille la méditation, l’instant présent, la pleine conscience. En fait, ne pas trop se noyer dans le passé, c’est aussi ne pas trop se noyer dans les actualités qui n’en sont pas en vérité : et de toute façon, à par réagir, on ne peut rien faire en général, on en a toujours  » trop ». Si l’on veut vraiment s’investir dans un problème comme la planète, les enfants maltraités, l’immigration, il y a des moyens plus utiles que de s’abreuver de médias.

la clef numéro 3, tu t’y attends, est le pardon. Noémie explique qu’il ne s’agit absolument pas du pardon catholique, de l’oubli, de l’approbation, de la réconciliation ou encore d’excuses à trouver. Ce n’est pas non plus une faveur faite à l’autre. En fait pour elle, le pardon est fait pour soi, en soi, pour se libérer mais aucunement pour renouer ou se réconcilier? J’avoue que franchement j’ai eu du mal avec cette partie parce que je n’ai aucunement l’intention de pardonner au sens de se réconcilier ou de trouver des excuses et que, même si Noémie dit que ce n’est pas ça, quand tu lis bien toute la partie, tu as du mal à voir la différence. Elle parle même de la méthode Ho’oponopono mais pour moi, tout ça reste un moyen de dédouaner les gens de leur responsabilité. Si je suis responsable de ma vie et de mes actes, les autres aussi. Je ne vois pas en quoi leur vie passé serait une circonstance atténuante pour eux , et pas pour moi ! Je pense que dans cette partie, il manque un développement sur le travail à faire pour consoler l’enfant intérieur, le réparer, lui demander pardon à lui.

La clef N° 4 enfin, est apprendre à s’aimer sur l’estime, la confiance en soi, l’affirmation de soi et la bienveillance envers soi-même. Elle explique que l’amour de soi est dénigré aujourd’hui alors qu’il est la clefs pour aimer les autres. En effet souvent on nous demande de préférer les autres à nous-mêmes, de plus les aimer sinon on est égoïste. C’est très pratique, dans les familles surtout, de dire aux enfants qu’ils doivent aimer leur s parents plus qu’eux-mêmes et tout faire pour leurs parents et non pour eux-mêmes.

J’ai lu un jour cette phrase très juste  » avant de faire quelque chose assure-toi d’air toujours dans ton propre intérêt ». Le jour où je me suis rendue compte que tout ce que je faisais me nuisait et me niait, je suis partie.

Pour moi, elle est un peu trop légère et c’est le moment d’enchaîner avec le livre d’Evelyne et Christian pour renouer avec ses parts d’ombre et s’aimer pleinement, vivre librement.

Je trouve que Noémie de Saint-Sernin est sacrément courageuse de livrer sa vie ainsi. Son ouvrage est une synthèse de tout ce qu’elle a lu, expérimenté pour elle -même. Elle le dit elle-même : elle n’invente rien et tu retrouveras des éléments d’autres ouvrages; Elle en cite certains. Ce qui manque à ce livre est justement une bibliographie finale. mais la grande force de ce livre est sa sincérité. de plus, elle te donne tout, « clefs en main » si je peux oser le jeu de mots. Tu as des exercices à faire pour chaque élément découvert. Cette lecture ne se fait pas en une fois, j’ai commencé en décembre et je viens seulement de la terminer?. C’est un travail, plus qu’une lecture et c’est assez difficile. Il faut se regarder en face et aussi regarder dans le rétroviseur et affronter ses démons. C‘est un livre de reconstruction, de reprise en main de soi et de sa vie, un livre qui t’apprend à définitivement briser les chaînes.

Noémie de Saint-Sernin, Les clefs du passé, EYROLLES, 13,90 euros

La formation dispensée par Noémie en vidéos.

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