Le vrai nom du bonheur est la sérénité

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Ce titre résume tout à faire ce que je pense, après des années de recherche du bonheur, d’une définition qui me correspondrait. Je l’ai reçu en octobre et je me suis mise à réfléchir à ce que je croyais être le bonheur, à ce qui m’avait rendu heureuse, à ce qui m’avait déçu, à ce que j’attendais du bonheur, aux situations desquelles je croyais que naîtrait le bonheur et pas du tout. J’ai mis beaucoup de temps à rédiger cette chronique, et je m’en excuse auprès de l’auteur et de l’éditeur, mais je pense que c’est un sujet important.

Enfant, j’aimais les fêtes. Non. Je croyais aimer les fêtes. Au final, l’attente et les préparatifs me laissaient miroiter un moment d’exception qui se révélait être décevant : disputes, débats au mieux, réprimandes et blagues déplacées. Je me rappelle surtout de l’amertume et des déceptions, et quand cela se passait bien, du cafard du lendemain. Les enfants aussi ont des lendemains de « cuite » crois-moi. Et sans alcool. Etant hypersensible, je ressassais sans cesse les reproches faits ou les rires de moquerie. Bref, ce n’était pas le bonheur.

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Le bonheur pouvait être de grandes réussites. Mais cela ne dure pas, car je cherche toujours autre chose. Plus. Un autre objectif. Je dirais plutôt que quand ça arrive c’est un bonheur intense proche de l’euphorie, une embellie aussi qui ne peut pas durer. ce n’est pas le bonheur, c’est la joie, c’est l’extase, mais c’est limité dans le temps. La véritable extase inoubliable fut la naissance de mes filles. Mais avoue qu’on ne peut pas reproduire cela indéfiniment, même si je ressens cette extase dès que j’y pense.

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Le vrai bonheur pour moi, s’est révélé quand je me suis sentie pleinement en accord avec mes choix, alors qu’ils étaient douloureux et définitifs. Une rupture qui me libérait. Le vrai bonheur a été quand je ne me suis plus sentie en dualité et en combat avec moi-même. Quand j’ai senti que ce sue je faisais était dans mon propre intérêt et non dans celui des autres. Quand j’agissais en congruence avec mes valeurs, et que je ressentais de la quiétude, de la tranquillité d’esprit. Quand je me sentais respirer la nature et en accord avec elle. Quand la plénitude était là, parce que je profitais des joies simples. Admirer une fleur, découvrir une buse sur le poteau près de la route, croiser la route d’un chevreuil ou d’un faisan. Savoir débusquer la beauté d’un petite patelin de rien du tout. La beauté.

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Lionel Coudron se propose donc dans ce bel ouvrage à la couverture coloré des éditions Kéro de t’aider à trouver ce bonheur du quotidien, qui n’est ni dans les grands événements, ni dans les grandes réussites, même si elles peuvent servir à construire ton bonheur, à posteriori, par le souvenir. Il invite dans un premier temps à faire un état des lieux et d’écouter son corps et son cœur pour savoir où on en est. Il fait le point sur le stress et propose des outils connectés pour méditer? J’ai bien aimé que justement, il ne nous  » interdise » rien, mais nous propose un meilleur usage des technologie, sans censure. Concernant ce que je te racontais, comme les critiques et moqueries, les réprimandes pendant les fêtes ou après (  » quand tu as dit ça tu m’as fait honte » ou  » on ne fait pas ça en public, on ne dit pas ça aux gens ») Lionel nous aide à apprivoiser cette culpabilité et à se libérer des injonctions d’être toujours  » bien ». La fameuse tyrannie du bonheur disparaît et la culpabilité devient grâce à lui une amie. Alors que jusque là elle me rongeait. Maintenant, j’essais de l’écouter, même si elle pointe son nez un peu n’importe quand, dès que j’ai terminé une conversation. Je remonte le fil et j’entends la voix de la Sorcière me reprocher tout est n’importe quoi ( tu sais, cette petite voix méchante qui appartenait sans doute à un de tes proches quand tu étais enfant ? ).

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Lionel Coulon nous encourage aussi à faire avec ce qui est et à affronter la frustration de ce monde d’opulence : nous sommes dans la surconsommation mais nous n’avons pas les moyens de tout avoir : avons-nous vraiment besoin de tout ? de cette état de fait découle une règle : pour être serein, il faut faire avec ce qui est : ce qu’on est, ce qui est dans les événements, ce qu’on a . Il nous apprend aussi à faire de chaque instant le plus beau et à ne pas voir le monde comme hostile. Comme je te le disais  » le plus moment de ma vie » est pour nous souvent lié à un très grand événement. Mais pour être heureux il suffit de se dire que le plus beau moment de ma vie c’st maintenant, et tu seras tout le temps heureux.

CARPE DIEM. Vive l’épicurisme dans le petit rien !

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Ainsi, l’auteur nous encourage à nous responsabiliser : à arrêter de mettre à l’extérieur les closes du bonheur. A arrêter de dire que nous ne sommes pas heureux à cause des circonstances. Il suffit au contraire de changer son regard et sa façon appréhender les choses pour être heureux. Cela m’a particulièrement marqué quand je suis allée au Maroc, en Turquie ou au Mexique. J’ai rencontré des gens pauvres, à qui il arrivait des « merdes » et qui étaient profondément heureux, grâce à leur façon de profiter de chaque instant sans se soucier du lendemain, sur lequel de toute façon ils n’avaient aucune prise. Le bonheur peut être ainsi dans le lâcher prise. Ils me disaient  » no te preocupes » ( ne te fais pas de souci »,  » ne te préoccupes pas » ou encore au Maroc  » y a pas de problème » alors que c’était franchement la grosse merde ( panne d’essence dans le désert!).

A chaque fin de chapitre, tu trouveras un petit résumé pratique, et dans chaque chapitre des petits exercices et des méditations, Lionel Coulon te donne des pistes de réflexions mais aussi des mises en pratique instantanées. Il évoque les cas les plus graves comme la maladie, la dépression, des épreuves de la vie. Il t’apprend à regarder de loin, à être ton propre médiateur et à objectiver les choses pour observer ton émotion pour l’apprivoiser. ( Coudron ne parle pas vraiment de lâcher-prise).

La méthode Coulon pourrait ainsi se résumer à

  • Observer
  • Mettre à distance
  • Exprimer ( mettre hors de soi par l’écriture par exemple)
  • Savoir faire le bilan positif
  • Se responsabiliser et agir

Une partie assez importante est consacrée à l’hygiène de vie et l’alimentation ( Lionel Coudron est nutritionniste, et nutrithérapeuthe, cela se ressent dans cette approche très concrète et un peu chinoise), et une autre aux émotions. Pour les écouter et prendre conscience qu’elle mène le bal, encore faut-il les identifier ! Tu serais étonnée de voir combien les gens les confondent entre elles… personnellement, je me suis sentie très concernée par l’encadré sur les douleurs dues aux émotions ayant un handicap, mes douleurs s’intensifient aux trapèzes et au psoas à cause des émotions. J’ai un psoas « emprisonné » par mon hernie discale et je dois passer un IRM. J’essaie de le détendre mais rien n’y fait, il est trop atteint par la situation morphologique. Mais alors si je suis en colère ou stressée ou si on est méchant avec moi, c’est la cata ! Je peux carrément me paralyser. Les émotions amplifient grandement mon handicap, le stress en particulier. me relaxer n’enlèvera pas mon handicap, mais je peux baisser le seuil, un petit peu.

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Enfin Lionel Coulon aide à écouter son corps et à prendre conscience de ses croyances pour agir sur elles. C’est une partie vraiment intéressantes. On nous dit souvent que nous avons des pensées limitantes mais on nous propose jamais rien de concret pour les court-circuiter. Lionel Coulon au contraire propose des actions concrètes. Enfin, le dernier chapitre invite à se relier aux autres et définit la vraie bienveillance. celle du respect et de l’empathie. Non pas celle de la complaisance et de l’indulgence telle qu’on l’entend, galvaudée, dans l’enseignement.

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En résumé, ce livre t’apprendre vraiment à prendre de la distance et à lâcher prise, sans blabla mais avec des exercices concrets inspirés de la méditation et du yoga. Rien de trop sportif (à part la fameuse salutation au soleil que je ne peux pas faire) mais des exercices vraiment intéressants pour changer de point de vue, changer de paradigme et voir la vie avec le couleurs de la couverture de Kero. Ma seule critique : une évocation trop succincte de la visualisation et de la gratitude, deux pratiques qui me permettent d’être en joie : la visualisation me permet par exemple de convoquer des événements passées très heureux ( naissance des filles) ou des projections vers un futur réussi ( victoires). La gratitude me permet de voir le positif même dans une journée pourri, de partager avec la famille ( gratitude en fin de repas) et de visualiser également ces bons moments. J’aurais aimé plus de pages consacrées à ces deux pratiques. Si cela t’intéresse, je te conseille ce livre. ou encore celui-ci : sur le bonheur également.

Cependant, sur le site que je nomme en fin d’article, l’auteur et l’éditeur te mette à disposition des tas d’exercices de visualisation et de méditation !

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C’est un ouvrage vraiment intéressant, à mettre entre toutes les mains. Il plaira à ceux qui aiment lire d’une traite un ouvrage puis s’y référer régulièrement.

Lionel Coudron, Le vrai nom du bonheur est la sérénité, Editions Kéro, 17 euros

BONUS

Toutes les photos sont de moi. deux fleurs ont été photographiées sur un parking…

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