Du temps pour créer, créer du temps

img_20190411_165143438880462.jpgIl n’y a pas une semaine, tu sais, où quelqu’un me demande :  » Comment trouves-tu le temps de tout faire ? ». Franchement, je ne sais pas vraiment, mais je vais tenter de te répondre. Très honnêtement, je ne pense pas que le temps se trouve. Il se ménage ( au lieu de le consacrer au ménage !), il s’organise.

Tu trouveras ici tous mes conseils pour savoir où passe ton temps et comment tu peux l’optimiser. Ces articles étaient destinés aux lycéens mais les mamans les ont piqués très souvent, c’est elles qui me l’ont dit !

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Le temps, tu le trouveras quand tu le décideras, plus tôt quand tu comprendras ou sentiras en toi impérieux besoin de faire ce que tu DOIS faire, ce qui te rend heureux. La question n’est pas de trouver le temps, mais l’élan, la vitalité, les idées, l’inspiration. Tu sens alors en toi un truc qui pétille, frétille, s’enflamme. Et tu es même capable la nuit de te lever pour le faire. Ce truc, là, qui donne de l’énergie, du temps, de la force, des idées, de la persévérance, c’est la créativité !

Comment réveiller sa créativité ? 

Si tu ne sais pas comment la retrouver et que tu l’as perdu, J’ai le livre qu’il te faut : il est publié chez GERESO, une maison du mans, absolument formidable. ce livre s’appelle Homo Creativus, révélez votre instinct créatif, par Valérie Bouthegourd.
Valérie commence par t’expliquer que la créativité c’est l’avenir de l’homme. Que l’homme économique a fait son temps, et qu’il nous inventer avec créativité une autre façon de vivre, que l’urgence de cette créativité vient de l’état de notre planète.  J’ai adoré cette façon de lier l’urgence écologique et la créativité; car oui, il nos faire faire autrement, il nous fait inventer, et la créativité n’est pas qu’une question artistique.

Son livre est une méthode pour révélez ta créativité, te défaire du Cric-crac de tes pensées limitantes te libérer toi-même de ce qui t’empêche de te révéler. C’est une méthode qui a de nombreux points communs avec celle de Julia Cameron, surtout au début, mais sans le côté  » Dieu me parle », sans le côté américain, avec des exemples français en revanche et avec plus d’enthousiasme et de joie. J’ai lu le livre de Cameron et je dois t’avouer que j’ai trouvé sa façon de parler et ses exercices déprimants. Ici, quelques exercices vont de confronter à tes monstres, tes angoisses et ta négativité mais l’approche est tout de même plus positive et  à révéler et réveiller tes atouts, tes habiletés ! C’est un livre gai et enthousiaste, bourré d’exercices, avec un fil à suivre mais une méthode très ouverte en même temps, moins rigide et dictatoriale que celle de Cameron.

Valérie  explore ensuite les sens, les émotions, le corps, le champ des possibles, même les cartes mentales et la pensée positive. L’image de la parabole m’a beaucoup parlé. C’est une idée que j’ai trouvé aussi dans la Vraie Magie et qui représente très bien ce qui se passe pour moi : dans 95 % des cas, j’écris des histoires dont j’ai rêvées. Mon roman, par exemple, en chantier actuellement, a été rêvé en juin, puis le 27 octobre et enfin en février. J’ai eu très longtemps au pied de mon lit des amoncellements de feuilles, poèmes écrits entre deux sommeils. Valérie t’initie aussi au lâcher prise, à l’attention du présent ( Mindfullness) pour éviter de ressasser. Elle t’apprend à avoir l’esprit ouvert et utilise également la pensée créative, les cartes mentales, pour une pensée plus foisonnante et non limitée à l’horizontalité et la successivité verbales. Ayant toujours travaillé de cette façon, même enfant, je ne peux que te confirmer que ça marche ! D’ailleurs, il suffit de regarder mon écriture manuscrite quand j’écris normalement et mon écrite manuscrite en état d’inspiration pour voir que j’ai un souci de vitesse : je pense plus vite qu’on ne peut écrire ! Par conséquent, il me fallait une solution. N’étant pas sténo-dactylo, j’ai créé mes propres systèmes de cartes mentales quand j’étais en primaire pour écrire mes histoires sans en perdre une miette en chemin. C’était ma hantise, ça l’est toujours. Par ailleurs, cette façon de faire permet aussi de créer des réseaux et donc une créativité inattendue entre les mots-concepts. mais nous en parlons déjà dans le livre de Vanina Galo, ici. Tu peux lire cet ouvrage en complément et tu comprendras tout !

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Homo Creativus, révélez votre instinct créatif est une méthode avec de nombreux exercices qu’il faut faire, la lecture ne suffira pas, c’est évident.

Une fois que tu SAIS ce que tu veux faire ou que quelque chose en toi s’anime, se tend vers ce que tu veux faire et que si jamais tu ne le fais pas tu vas crever ( si, si, moi je l’ai vécu plusieurs fois, surtout pour l’écriture. Si je n’écris pas je dépéris. Il y a quelques règles à respecter. Si tu ne crées pas à temps ce pour quoi tu es fait, si tu n’exploites pas ta mission de vie, si tu ne crées pas ton propre chemin, celui qui est gravé secrètement dans ton âme, tu vas mourir, je te le dis. Tu es peut-être déjà mort, et tu vies ta vie en zombie !

Comment trouver le temps et garder la motivation

En fait, je ne peux pas te dire comment TROUVER la créativité, parce que je me rends compte que je ne l’ai jamais perdue. Mais je peux te dire comment la garder et comment trouver le temps de la faire s’épanouir.

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Voici mes secrets :

  • Imposer un  temps pour moi : journalier ou hebdomadaire, cette demi-heure ou cette demi-journée est une obligation. Quoi que l’on te propose, quelle que soit la personne qui veut t’en détourner, c’es non. Que ce soit Oprah Winfrey, Valérie Bouthegourd ou Jualia Cameron, elles l’appliquent ! Cette règle est partagée et intransigeante. S’adonner à sa passion ressource et créer de la créativité; Même Google l’impose à ses employés.
  • Je regarde très peu la télévision. Ça n’inspire que très peu et ça déprime; Je regarde uniquement es séries et des films.
  • je regarde très peu les autres faire. Je lis énormément il est vrai, mais je ne cherche pas à me comparer aux autres. la comparaison c’est la mort. IL faut lire pour écrire, mais jamais comparer.
  • J’ai une activité extérieure mais je ne vais qu’aux stages exceptionnels
  • J’optimise toute minute libre : lire aux toilettes, écrire en mangeant, ne jamais attendre à rien faire. Je ne subis jamais le vide.
  • Je planifie : les lectures,  les phases d’écriture…
  • Je sais me reposer avec la relaxation, la méditation, l’hypnose, la sophrologie : 20 minutes de sophrologie c’est deux heures de sommeil et beaucoup d’inspiration. C’est de la ressource. Une pause permet de mieux travailler plutôt que de forcer sur la fatigue. Et la motivation revient. La méthode POMODORO peut aider dans certaines phases difficiles, certaines tâches ingrates de projets ( la correction de l’orthographe !)
  • Je ne me laisse jamais embringuer dans des obligations qui ne sont pas les miennes. C’est extrêmement important. Il existe des tonnes de voleurs de temps : des gens qui vont te demander de l’aide et au final tu fais un truc dont tu n’avais rien à faire. Des gens qui finalement te font faire ce qu’ils devaient faire, des gens qui vont jouer sur la corde sensible pour te refiler leur boulot. C’est non. Je sais que ce point est très délicat pour nous tous, et surtout en entreprise. Mais il faut vraiment éviter de se faire embringuer. Le problème existe aussi avec les obligations familiales. Mylène des filles zen écrivait justement récemment qu’une de ses clientes avait le sentiment d’être toujours en retard. En fait, elle n’avait pas besoin de mieux s’organiser mais de ne plus perdre son énergie dans des activités qui n’en valaient pas la peine, des broutilles ou des tâches chronophages qui finalement n’étaient pas de sa responsabilité
  • Ainsi, je regroupe tous les petits machins chiants qui ne prennent pas de temps mais qui mis bout à bout en prennent. Et surtout me bouffe la tête ( charge mentale). Exemples : les lettres à poster, les mails courts. Les tâches quotidiennes comme arroser les plantes et faire la poussière ( on peut faire les deux d’un coup à condition de ne pas arroser les meubles mais on peut et on doit dépoussiérer les plantes !).
  • Je regroupe aussi systématiquement les trajets : jamais ne ne vais quelque part pour une seul « mission ».
  • J’ai laissé tomber le perfectionnisme parce que le perfectionnisme empêche de réaliser et de terminer. On passe son temps à recommencer, à pinailler, à se dévaloriser. je fais de mon mieux. Et si ce mieux ne convient pas à quelqu’un, c’est ce quelqu’un qui dégage, pas mon projet.
  • Je n’écoute pas les critiques ridicules. Je me souviens encore de ma grand-mère qui me disait, devant mon roman écrit à 8 ans  » Oui mais il y a des fautes ». Je n’écoute plus ce genre de personne. En général ce sont des gens jaloux pu des gens qui veulent asseoir leur supériorité tout en étant incapables de faire ce que tu fais. Il y a cependant des critiques constructives que l’on appelle suggestions. Si cela ne ressemble pas à une suggestion mais à un mépris, je me barre. Les méprisants sont des envieux. sache-le. De fait, je vois moins de gens, je perds moins de temps !
  • Et puis j’ai la chance de penser et d’écrire vite, je fonctionne en arborescence. La carte mentale et le sketchnoting sont mes amis.
  • Voir l’essentiel : paradoxalement j’ai un handicap invisible et une maladie incurable. J’ai vécu des périodes très pénibles qui m’ont permis de voir ce qui était essentiel pour moi. Le ménage n’est pas toujours fait mais j’écris !!! Le ménage chez les proches est fait : j’ai dégagé tous ceux qui n’avaient pas d’estime pour moi. 
  • Partager enfin, les tâches ménagères et la charge mentale. L’homme fait du tennis dehors, cela lui permet de s’aérer. Moi, mes activités sont toujours à la maison. IL était donc nécessaire de travailler cette question. Comme il ne peut pas vivre sans manger, c’est lui qui prépare les repas. Comme il ne débarrassait jamais rien quand je couchais les filles, c’est lui qui couche les filles. Comme il aime faire les courses et regarder les promos, il le fait. Mais il n’a jamais nettoyé les WC ou la salle de bain, ou la cuisine, ou lavé le sol. Bref, ce qu’il ne voit pas, je le fais d’office et je lui laisse qu’il ne peut pas ne pas voir. Comme son linge à repasser.

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La plupart de ces conseils apparaissent d’ailleurs dans le livre de Valérie, mais formulés différemment.

J’ai donc moins lu ce livre pour moi que pour toi. J’avais envie d’avoir un livre de référence à conseiller aux amis, aux lecteurs, aux élèves, à tous ceux qui cherchent comment se réaliser comment créer ce dont ils ont toujours rêvé. Car quand tu crées ton projet tu te réalises toi-même, tu crées la vie que tu portes en toi depuis toujours. C’est très important. Essentiel. Le reste attendra, comme le ménage, le linge, le repas gastronomique. Il faut aussi un peu d’égoïsme. Place ses gros cailloux en premier sans son vase avant les grains innombrables de sable des autres.

L’image de l’artiste dans sa tour d’ivoire n’est pas complètement fausse même si je préfère s’immerger dans la nature, mais je limite en effet la compagnie, surtout quand elle plus parasite que requinquante, certains sont des voleurs d’énergie, il faut le savoir; Il ne faut pas non plus devenir Hermite, mais il faut savoir ce qu’on veut, tout simplement, et se nourrir de ce qui nous fait du bien.

Cependant, dans ce livre, tu verras également que l’artiste est une antenne parabolique qui capte des choses : il y a une mission spirituelle développée à la fin de l’ouvrage et des clefs pour développer son écoute mais aussi son intuition. le monde extérieur fait partie de l’artiste, du créatif. C’est pourquoi il faut savoir filtrer ce qui nous parvient. L’auteure donne donc des clefs pour avoir l’esprit ouvert pour la nouveauté, la vie, le vrai. C’est donc un juste équilibre d’égotisme et d’ouverture vers l’extérieur qui peut nous permettre de c=développer notre créativité.

Ce que je peux personnellement te conseiller, c’est de toujours garder le cap. Il y aura toujours des personnes pour venir te perturber, soit par des propositions d’activités, soit par jalousie, soit avec des remarques, des critiques, des propos décourageants. l palme d’or revient au fameux  » Parce que toi tu penses que tu vas y arriver ? » dit avec mépris. En général ces personnes se pensent mieux que toi. Ou elles ont peur que tu sois mieux qu’elles. Et si tu tombes dans leur piège, celui de la comparaison, de la légitimité, tu n’es pas loin de sombre dans le syndrome de l’imposteur qui coupe les pattes à n’importe quel personne créative.

C’est impossible jusqu’à temps que tu le fasses. 

toucan

A Catherine, qui m’a envoyé ce livre.

A Claire qui m’a posé cette question récemment

A Charline, une élève merveilleuse qui m’a demandé comment rester motivée aussi fort qu’une chanson de Zebda. 

A tous les créatifs, à tous les porteurs de rêves.

Un commentaire

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