Les sentiers de l’oubli

Il y a des romans policiers qui surprennent. Des romans policiers qui sont aussi psychologiques, racontent une vie, un parcours et nous en apprennent sur l’existence mieux qu’un roman life style.

Les sentiers de l’oubli fait partie de ces livres double-face, double-tranchant.

Mattie vient de terminer sa formation pour faire équipe avec un chien policier. La police, c’est son métier, mais son parcours n’a pas été simple. Elle a passé son enfance ballotée à droite à gauche, dans des familles d’accueil. Elle qui semble avoir du mal à s’attacher, elle devient inséparable de son co-équipier poilu. Mais son rôle de maître-chien fait des envieux au seins d’une équipe exclusivement masculine.

Elle vient juste de terminer sa formation et de revenir dans sa ville natale à son poste dans la police, quand elle est appelée pour enquêter dans la forêt. Il s’agit au départ de quelques traces de sang suspectes et d’allees et venues de véhicules. Alors que Mattie demande à son chien Robo de chercher des traces de drogue, mission pour laquelle il a été dressé, celui-ci se met en quête très rapidement et fait une découverte tragique : celle d’un chien blessé qui protège le corps à moitié déterré de sa jeune propriétaire. Celle-ci a été assassinée et l’on découvre l’intérieur du chien des sachets de drogue. Cette enquête va permettre à Mattie de rencontrer le vétérinaire de la ville et de se lier d’amitié avec lui non seulement parce qu’il va devoir soigner le chien blessé une femelle du nom de Belle mais aussi parce que la fille du vétérinaire étais la meilleure amie de la jeune fille assassinée.A cette enquête vont se mêler les souvenirs de sa jeunesse perturbée dans des familles d’accueil, tout ce qu’elle a subi quand elle était enfant, des violences que son père a infligé à sa mère.Le jeune policière doit également mettre en place une campagne de prévention contre la drogue dans le lycée qu’elle fréquentait quand elle était jeune et qu’elle tournait plutôt du côté de la délinquance et non du droit chemin de la police.Grâce, la jeune victime de ce meurtre, était une très bonne élève, première de sa classe et bénévole dans son lycée. Il n’y a donc aucun suspect si ce n’est celui qui lui a vendu son chien et qui semble lui aussi lié au trafic de drogue. Il y a aussi cette nouvelle entreprise de spa qui s’est installé non loin de la ville. La fortune du propriétaire et on ne peut plus suspecte.Mais il ne faut jamais se fier aux apparences. Mattie qui en a été victime devra tirer des leçons de sa propre vie et apprendre de l’instinct animal de son partenaire canin.J’ai bien aimé le rythme de ce roman. Ce n’est pas juste une histoire policière c’est aussi l’histoire de Mattie. Celle de sa jeunesse, de ces bêtises, de ses espoirs. C’est l’histoire de rRob le chien que MattieMa appris à connaître et à guider dans ses enquêtes. C’est enfin une possible histoire d’amour entre le vétérinaire qui doit faire face à son divorce et la jeune policière qui ne sait jamais laisser aller à la sentimentalité.Il y a d’autres personnages très intéressants comme la jeune enquêtrice qui va venir se mêler à l’équipe, ou encore un des collègues de Mattie qui est particulièrement macho et désagréable.Tout ce qui est raconté sur les chiens policiers est vrai : l’auteur s’est longuement documenté et a même suivi des stages pour pouvoir observer le travail des chiens policiers et celui des dresseurs. Cela change vraiment des autres romans policiers, et comme j’adore les animaux j’ai vraiment apprécié la présence de ce personnage hors du commun. Il y a un petit côté Lassie chien fidèle dans ce roman qui plaira au sentimentaux. Et puis j’ai bien aimé la morale de l’histoire, à savoir qu’il ne faut jamais se fier aux apparences et qu’il ne faut jamais se laisser impressionner par les autres. Il faut surtout faire confiance à son intuition voir même carrément à son instinct et ne jamais juger par rapport à une expérience passée.Le style de l’auteur est très agréable, je n’ai pas vu de maladresse agacante, j’ai trouvé que c’était facile à lire tout en étant riche en vocabulaire. Je me suis jamais dit que l’on tombé dans les poncifs ou dans un vocabulaire prêt à mâcher. Le roman policier peut donc être être un grand roman comme nous l’avons déjà vu avec d’autres œuvres.

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