La tristesse a le sommeil léger

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C’est le deuxième succès littéraire de Lorenzo Marone. Un roman dont le résumé m’a tout de suite parlé, centré sur l’histoire d’un couple, Erri et Matilde, qui n’arrive pas à avoir d’enfant.

Leurs espoirs, leurs épreuves, la famille d’Erri, sa famille de fous, il faut le dire, tout est raconté du point de vue d’Erri le temps d’un repas, chez sa mère et Mario son beau-père.

Erri a vu le divorce de ses parents, tout petit. Longtemps, il ne s’est absolument pas senti lié à son père, absent quand ses parents étaient ensemble, très absent quand il est parti en Espagne, et différent à son retour, avec Rosalinda, une Andalouse très maternelle avec Erri. Puis naîtra Flor. De son côté, la mère d’Erri a refait sa vie avec Mario, qu’Erri aime beaucoup : deux frères vont naître, dont le préféré, celui à qui l’on passe tout. Mais tout n’est pas simple, et de confidence en confidence, le vernis des apparences craquelle. Quan,t à Mario, il semble avoir tout compris aux enfants. Je l’ai imaginé avdec les traitsv de Noiret pendant toute ma lecture.

Et puis, il y Arianna, la presque soeur, mais qui ne l’est pas, celle qu’Eri aime en secret. La fille de Mario issue d’un précédent mariage. La jamais satisfaite, celle qui assène des vérités tranchantes au couteau entre deux mensonges à la hache. Et puis il y a toutes celles qui sont passées dans les bras d’Erri. Enfin, il y a la mère, mère phallique étouffante, dictatoriale. Une paire de claques ne lui suffirait pas.

De part la narration, Marone tient de Lodge et de Tabucchi. L’allure à sauts et à gambades, la désinvolture qui jongle avec la gravité, la folie des personnages, l’improbabilité des événements pourtant logique : tout m’a rappelé les sagas italiennes.

Au centre, il y a Erri, qu se débat avec cette grande nouvelle : Matilde, parti avec un autre, lui annonce qu’elle est enceinte. partie avec un autre, mais revenue souvent voir Erri et lui sauter dessus. d qui est l’enfant? La Probabilité qu’il soit d’Erri est si mince qu’il faut italiennenement s’y accrocher. Soyons fous… Et ce roman, structuré dans le déséquilibre des chapitres qu s’enchevêtre sans réelle logique, suit le court des pensées et des émotions d’Erri. Chaque chapitre se conclue par une leçon de vie bien amenée, ce que j’ai beaucoup apprécié. Chaque chapitre est une raison qui poussera le personnage à se décider.

J’ai aimé le style, les formules percutantes, l’humour, la peinture des personnages, le style confidentielle. C’est peut-être un long sur la fin. mais j’ai vraiment eu l’impression de lire une autobiographie tant les révélations arrivaient de façon surprenantes, tant les détails semblaient issus de vraies vies. Beaucoup de passages sur la famille, la place de l’enfant, le désir d’enfant, le couple, ont fait écho en moi. Même quand je n’avais pas vécu une situation comme le divorce, je me suis sentie concernée par ce que ressentait Erri.

Je te conseille donc cette lecture, on sourit beaucoup, on s’amuse, et pourtant les sujets abordés sont ceux de la vie, dans out sa gravité.

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