Les brumes des apparences

Je ne sais pas si tu connais déjà Frédérique Deghelt. J’avais lu il y a une dizaine d’année son roman, le premier, La vie d’une autre, et j’avais adoré. Je me suis rappelé son nom par hasard ( ou pas tu verras) au mois de février et j’ai commandé son livre sur Recyclivre, un roman, Les brumes de l’apparence; J’en ai d’autres d’elle en attente, d’ailleurs,; Quand j’ai commencé cette lecture, j’insiste bien je le répète ( c’est une répétition auto-phonique et j’aime bien crâner avec ça), un roman donc, je nem’attendais pas à une telle révélation.
C’est bien un roman, mais pas que. Frédérique Deghelt explique dans les remerciements avoir été poussée dans l’écriture des Brumes par Didier Van Cauwelaert. En effet, ce roman a bien des points communs avec l’œuvre de cet autre romancier que j’aime bien. J’ai même été extrêmement fan de lui à une époque.

Bref, me voilà donc embarquée dans les aventures de Gabrielle, une presque quarantenaire, qui vient (d’hériter elle ne sait de qui d’une terre, en plein centre de la France, dans un soin paumé qu’elle ne connaît pas elle-même. Alors qu’elle souhaite vendre ce bien à peine acquis, elle apprendre que le terrain est invendable car il a la réputation sulfureuse d’être hanté. C’est une terre de sorcière; mais Gabrielle, bourgeoise parisienne terre-à-terre, organisatrice dans l’événementiel à la bling-bling, va aller de surprise en surprise et se découvrir … une autre identité, la varie; Tout d(‘abord, sa mère décédée n’était pas fille, unique; Elle avait une sœur, qui est à l’origine de cette donation. Gabrielle va donc la rencontrer. Ensuite, Gabrielle fait partie d’une longue lignée de médiums, guérisseurs et voyants, passeurs d’âme et autres dons. Elle va tomber la tête la première dans ‘ésotérisme, comme dans sa rivière magnifique, et découvrir qu’elle aussi a des dons; Enfin, la terre en question porte deux maisons. L’une d’elle est agréable et jolie, même si elle est en ruines; L’autre est une maison sombre et maléfique, maudite. A ses côtés, Gabrielle peut compter sur Jean-pierre, l’agent immobilier qui devient son ami. En revanche, impossible pour la jeune femme de se confier à son mari, un chirurgien esthétique de renom. Elle sent que tout ce qu’elle vit ne sera pas vu d’un bon œil par cet homme.

Si le roman se présente tout d’abord comme un souvenir, il est écrit à la première personne du singulier et au présent, ce qui lui confère un aspect immédiat, une volonté de plonger le lecteur dans l’instant. On s’identifie à Gabrielle c’est évident, d’autant qu’elle est aussi ignorante que nous. Mais le récit n’est pas juste un récit, il est entrecoupés des réflexions personnelles du personnages, d’aphorismes, de découvertes et de parties dialogiques avec d’autres personnages comme Jean(-Pierre ou Richard un ami de la tante de Gabrielle. Ces dialogues relèvent bien de la maïeutique : on lui enseigne autant qu’elle accouche d’une partie d’elle-même refoulée depuis l’enfance. La mort, la vie après la mort, les dons, la magique, tout est évoqué dans ce livre qui tu le devines m’a ravi au sens fort du terme; J’ai adoré, et je pense que la fin appelle forcément une suite que j’appelle à mon tour avec de fortes supplications : Frédérique Deghlet, y a-t-il une suite ?

C’est donc un magnifique roman initiatique, qui comblera tous ceux qui s’intéressent à ces questions ésotériques. Un roman parfait pour notre époque chamboulée, pour cette période où la mort et la vie sont tant liées, une porte restant en permanence ouverte sur l’autre monde…

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