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1001 listes : Mes passions, les livres photos

exemple couverture

Je pense t’avoir parlé déjà des dix éléments qui sont cités dans ma liste des passions. Peut-être que je n’ai pas parlé des photos.

Je te propose, histoire de ne pas te raconter encore et encore la même chose, de te faire part de quelques conseils pour réaliser un joli album photo via les éditeurs en ligne.

Tu sais, ce sont ces albums dont tu crées toi-même la maquette et qui forment un vrai livre que tu reçois à la maison.
C’est génial : tu choisis ta couverture, le nombre de pages.
Tu choisis le style, les fonds de pages. Tu inscris les textes que tu veux et tu peux changer le nombre de photos par pages et la disposition.
Tout est modulable.

Voici quelques astuces pour réussir ton album photo:

1° Au moment de la prise de vue

Pour chaque événement que as envie de garder en souvenirs, je te conseille de ne vraiment pas être avare en prise de vue. Cela te permettra

_ d’avoir un cliché vraiment bon parmi tous tes clichés

_ de créer une série qui peut te servir pour un montage sympa, type scrapbooking numérique.

Par exemple, voici une matinée de jeu sur la terrasse avec le Toboggan de bébé Comète; C’est un jeu qu’elle aime énormément mais une photo toute seule ne rendrait rien. la série entière montre la petite fille en action avec son toboggan. J’aurais même pu faire un mode rafale et proposer mes photos dans l’ordre de la descente !

toboggan

Dans ce sens, n’efface pas trop vite tes photos après leur transfert sur ordinateur….

2° Comment classer

Je classe mes photos sur ordinateur par année, mois, événement. Cela me permet de vite retrouver ce que je veux mais aussi de construire mes albums ( surtout pour enfant) dans le respect de  la chronologie.

3° Traite tes photos

Un petit tour sur ipiccy.com ou un traitement avec portrait Professional ne fait pas de mal. Surtout pour le contraste, l’exposition. Evite les traitements trop violents ça ressortirait mal à l’impression. de toute façon, sur le site de création des albums, on te propose souvent une amélioration automatique, un réglage contraste/lumière, un changement de zoom, un nouveau cadrage, un passage au noir et blanc ou au sépia.

Télécharge bien en avance sur le site toutes tes photos, comme ça tu n’auras plus à y revenir quand tu commenceras ta composition.

4° Choisir une mise en page

Pour une sortie, par exemple ici dans une ferme bio, je vais avoir plein de photos du même genre : bébé caresse un âne, un mouton, une vache, un dauphin( cherche l’intrus). C’est l’ensemble qui est sympa.

ferme
Je prends une vue multiple.

En revanche, pense à aérer et alterner ! Le but n’est pas de coller dans ton album le plus de photos possible avec le moins de pages possible. Ne sois pas radin et consacre une page entière à une photo si elle est superbe ! Dans ce cas, essaie avec ou sans marge, cela ne rend pas du tout pareil.

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Chaque page est reformatée, mais tu peux tout modifier, le fond comme le nombre de photos et leur répartition. Il faut faire plein d’essais !

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Si jamais tu changes la place des photos à la main, mais que finalement tu veux revenir à une mise en page formatée, et être sûre que tout est parfaitement aligné, cliques de nouveau sur l’icône de mise en page correspondant à ton choix.

Sur photobox, le logiciel te montre les traits d’alignement avec les autres éléments mais pas sur photoweb.

Surtout, vérifie bien que le site affiche ta photo avec un smiley vert indiquant que ta photo est de qualité suffisante ! ( Sur photoweb c’est un ok vert)

5° Fond et illustration

Evite de trop mélanger les couleurs, ce n’est pas un échéancier Leroy Merlin ! On va effectivement te proposer tout un tas de choses, c’est tentant de tout utiliser ! Reste dans la même collection, si tu as peur du faux pas. Mélange deux à trois collections maximum. Pense à faire correspondre le fond des pages en vis à vis. Tu peux ménager des ruptures dans ton album si par exemple, il y a trois thèmes. Exemple : Les vacances à la mer ( thème bleu) L’anniversaire de bébé ( thème rose), Noël ( thème rouge). Cela peut te permettre de créer des sections , visuellement. Beaucoup de collections sont thématiques : vacances à la mer, voyage au bout du monde, livre de recettes, enfance, bébé, bébé fille, naissance, mariage, fête de famille , nature, mer, montagne… Pense à rester dans la thématique de tes photos. Mais le plus important c’est encore d’accorder ton fond aux couleurs dominantes de tes photos !

fond mer
Un fond sur la mer pour des photos… de la mer !

Personnellement, je me méfie des fond trop colorés, je ne sais jamais ce que cela rend réellement à l’impression, j’en mets peu. Je préfère les effets scrap, les imprimés.

Vérifie que ton fond rend bien avec ta photo. Des fois, le mélange n’est pas heureux. Tu peux décaler la photo sur ta page. Enfin, mieux vaut un fond uni et ajouter un sticker digital qu’un fond trop bariolé qui gâche la photo.

sticker

Tu peux ajouter un liseré aux photos, personnellement je ne suis pas fan. Sauf pour le pele-mêle.

liseré et multiple

6° les commentaires et légendes

N’écris pas de roman, tu vas multiplier les coquilles et les fautes et franchement tout le monde s’en fout. Une légende suffit.

Vérifie que ton texte est écrit assez gros, attention, à l’impression, le gras et l’italique peuvent mal ressortir ( gros pâté illisible).

Choisi une police et une couleur pour tout l’album si tu veux t’éviter des problèmes d’harmonie. En général tu peux cocher sur ton texte  » choisir cette police et cette couleur pour tout l’album ». En revanche si tu as choisi trois univers différents comme expliqué avant, pour mettre trois événements différents dans ton album, pense à adapter ta police !

Vérifie enfin que tout sera imprimé et que rien n’atterrit dans les marges !

7° Plusieurs visionnages

Ne t’y prends pas au dernier moment : c’est deux jours de boulot environ pour un album de 40 pages, et encore je pense être rapide.
J’aime regarder mon album plusieurs fois, relire tous les commentaires, vérifier que les photos ou tes textes ne sont pas mal placés, n’ont pas bougé, vérifier l’harmonie, demander l’avis d’autres personnes.

8° Ne sois pas radin

Je te l’ai dit, inutile d’essayer de caser des milliers de photos, autant faire des impressions en plus en développement individuel.
On va également te proposer différents types de finitions : des couverture avec vernis partiel, des pages protégé par une finition spéciale.

Pour quelques euros de plus, pense que tu vas garder cet album toute ta vie. Alors fais-toi plaisir.

Sache que tu peux faire une demande de composition automatique ou demander l’aide de l’entreprise mais c’est  payant. ‘est gratuit si un robot le fait à ta place ( ordinateur en mode aléatoire en fait) mais cela va sans doute être très laid.

9° Sois prudent

Pense à sauvegarder ton travail très souvent, car en cas de coupure internet, tu vas perdre tout ton travail…

Deux sites sympas :

http://www.photobox.fr/

http://www.photoweb.fr

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1001 listes, semaine 22 : mes films préférés

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Comme pour les livres, la sélection est difficile, j’ai noté au fur et à mesure que ça venait, et les films se suivent par association d’idées. Pour info, j’ai animé avec deux copines une émission de radio sur le cinéma, et je suis assez  mordue. Avec les enfants, on ne va plus trop au ciné, mais par contre on regarde beaucoup de séries. J’en avais déjà parlé ici !

Dans ma liste, il y a les films que j’ai plusieurs fois ( d’une dizaine à trois fois peut-être). Ils représentent quelque chose d’important pour moi. Ils parlent d’une de mes passions ( Billy Elliott), ou alors ils ont été un révélateur pour moi, une prise de conscience. Ils m’ont changée, m’ont aidé à prendre une décision. Il y a en a plusieurs qui ont fait tout ça à la fois :

_ Dirty dancing est à la fois un film sur la salsa ( premier contact pur moi avec cette danse) et un film initiatique d’une petite fille qui devient une femme, et avant tout qui devient elle-même.  J’avais 14/15 ans la première fois que je l’ai vu. J’ai dû le voir 10 fois au moins depuis.

_ Le cercle des poètes disparus : vu en 4e/3e, LE REVELATEUR, le film double de ma vie, tout y est : les obligations, l’éducation à la con, la poésie, le théâtre, le cercle secret. VU une dizaine de fois, étudié en classe avec mes élèves, auxquels je le conseille toujours pour comprendre ce qu’est la poésie.

_ L’auberge espagnole : vu la veille de partir à Grenade la seconde fois. J’ai alors compris que moi aussi ce que je voulais être c’était écrivain. Tout dans ce film me correspond. la vie en Espagne, les amis, la folie, les sorties, l’écriture… Vu 5 fois peut-être.

_ Limitless : le fantasme de ce que je voudrais être. Je kiffe les super héros, mais alors celui-là. je l’aime, cet acteur, et le fim est extra. je veux faire comme lui.

Viennent ensuite les films d’amour qui font pleurer ( Out of Africa, vu une dizaine de fois, Titanic idem, et je me fais attraper à chaque passage à la télé quelle que soit la scène sur laquelle je tombe).

Les films qui font réfléchira à notre vie, dans le genre  » la vie est un songe »,  » où est la vérité  »  » vit-on vraiment la réalité »: L’effet papillon, mais aussi Dark city que j’ai oublié sur la liste, Memento, Inception Abre los ojos, the Island, L’armée des douze singes. Tout ce qui touche à la folie aussi. Dédale est excellent dans ce domaine.

Il y a les films hyper drôles, que j’ai pleuré tellement j’ai ri ( Un air de Famille, La grande séduction)

Ceux qui vous font réfléchir sur le bien, le mal, la nature humaine ( Harry, Il y a  longtemps que je t’aime, l’homme qui voulait vivre sa vie, A la folie pas du tout)

Il y a les chefs d’œuvre ( les films d’Almodovar, Cyrano, Les enfants du paradis, Le dernier métro).

Il y a ceux qui font rêver comme Avatar. le seul film dans lequel j’aimerais vivre ( la planète, j’entends)

Je me suis arrêtée à 35. 35 films dont je n’ai quasiment rien oublié.

Un jour, un de mes élèves de culture générale m’a dit qu’il ‘allait jamais au cinéma, ne lisait jamais; Pour lui c’était de la perte de temps. je pense au contraire que lire et regarder des films, c’est souvent gagner du temps pour mieux vivre sa vie. cela apporte quelque chose , cela éclaire nos vies à nous à la lumière des autres.

Il y a de l’universel dans le particulier et du particulier dans l’universel. L’art c’est ça, c’est le lieu de rencontre de gens particuliers, de destins uniques, d’histoires si diverses, qui pourtant raconte quelque chose de nous à chacun de nous.

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1001 listes, semaine 21 : mes plus grandes fiertés.

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La vie est un combat.

Cela commence par une intrusion violente d’un spermatozoïde dans un ovule et de son cheminement, long cheminement dans les trompes de Fallope. Il faut ensuite faire son nid, rester accrocher, se nourrir. Et puis grandir. le cœur bat enfin. Il faut que tout fonctionne, que chaque cellule se spécialise . Il faut grandir, grandir encore. Et se développer, s’affiner. Et puis un jour, il n’y a plus assez de place dans ce petit nid aquatique qui nous a hébergé si longtemps; On veut sortir, on pousse, on crit, on donne des coups de pieds; On sent que tout autour de nous, cela se contracte et tous sens. Et puis on sort, on voit la lumière enfin. Et tout recommence.
La vie est un combat.

Il faut trouver de la nourriture, se faire comprendre surtout pour qu’on nous la donne.
Il faut grandir.
Il faut apprendre à respirer.
Il faut se perfectionner.
Il faut se muscler.
Il faut progresser, résister, grandir encore.

On devrait déjà être fier d’être là, non ?

A chaque FIV, à chaque fois, j’ai vécu chaque étape dans l’attente et l’angoisse. mais une fois qu’elle s étaient bien là, bien accrochées, je n’en finissais pas de m’émerveiller de ce miracle, de cette chose incroyable et extraordinaire qu’est la vie. Cela part de rien, d’un rien difficile déjà à obtenir, surtout par FIV : un ovule, un spermatozoïde. Une rencontre et il faut que ça « marche ». de l’invisible et du fragile va naître un bébé. cela se multiplie à une vitesse extraordinaire alors qu’on a tant de mal à attendre quelques jours de SAVOIR, enfin. Et puis, neuf mois. Long et court, ce délai de neuf mois pour former un bébé, depuis ce rien, ce minuscule, cet invisible.

Paradoxalement sans doute pour les croyants fanatiques, ce sont ces FIV qui m’ont le plus fait croire en Dieu.

Moi qui me suis tant demandée s’il fallait ou pas avoir d’enfant ( dédicace spéciale à Scarlett qui se reconnaîtra) je me suis battue pour qu’elles soient là.

J’ai eu beaucoup de chance après avoir eu beaucoup de malchance. Cinq ans en tout et pour tout entre les essais et l’accouchement de ma seconde fille, c’est peu. mais dans une vie, ça vous bouffe. Cela a détruit certaines choses en moi, cela m’a aussi construite. J’ai dû prendre des décisions radicales pour me sortir de là. Sans regret.

J’ai eu des accouchements magnifiques et rapides. J’ai deux petits filles incroyables : souriantes et hyper douées. Enfin surtout Bébé Comète pour le moment, mais Bébé Tempête a du potentiel.

Je suis fière aussi de ce que je créée. De ce que j’ai construit. de mes études, de mes écrits, de mes travaux.

J’ai peut-être un sale caractère mais je suis combative et déterminée, je suis fière d’être intègre également.

J’ai toujours garder le cap.

Et puis il y a eu toi, Tinan : je suis fière d’avoir osé te proposer un jour de travailler avec toi. Je suis fière d’avoir suivi tes cours de danse. Toi qui savait si bien quel est le prix d’une vie, et tout ce que le désir d’enfant peut engendrer de bon et de mauvais?. Toi qui savais combien un enfant est un trésor qu’on ne protège jamais assez. Jamais.

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1001 Listes: semaine 20, mes livres préférés.

20150519_153840[1]Difficile d’avoir des livres préférés quand on lit énormément. Est-ce que ce sont ceux que tu relis? Ceux qui ont changé ta vie? Ceux que tu aurais voulu écrire?

Je me souviens d’un été où j’ai lu Belle du seigneur. J’avais 18 ans et je venais de voir un spectacle sur ce roman. J’ai d’ailleurs mis en scène dans un autre de mes spectacles la fameuse scène de la baignoire. J’écoutais un album de Noa, et je trouvais que c’était particulièrement bien adapté pour cette lecture. La fin est atroce. mais on ne va pas spoiler. le style de ce roman est incroyable; le rythme des phrases, le monologue intérieur, la folie des deux personnages principaux, la beauté de l’amour qu’ils ont l’un pour  l ‘autre… Et quel humour , quand Albert Cohen nous parle d’Adrien ou de se mère !

Paroles fait partie de l’un des recueils de Prévert. J’ai écrit mon mémoire de maîtrise là-dessus et j’ai aussi monté un spectacle. J’aime cette façon que Prévert a de parler des autres mais de soi à travers les autres. Cette facilité à dire  » tu » et  » je » dans la poésie, une poésie du quotidien, mais avec des sentiments vrais, pas dépossédée de l’émotion. Une poésie qui chante, évidemment, une poésie de personnages, ce qui est rare. Mon autre poète préféré est Pessoa, peut-être plus pour la légende ( il a 70 hétéronymes connus mais 300 en tout !) que pour les vers. « Bureau de tabac » reste toutefois un de mes poèmes préférés. Avec eux, il ya aussi Neruda, Rimbaud et Baudelaire; Et puis Eluard; Bref, je ne pourrai jamais me passer de poésie. Quand on me dit  » ça sert à rien  » je réponds que ça sert à tout au contraire : à affiner sa mémoire, à passer le temps, à tromper l’ennui, à tromper la douleur, à mettre des mots sur des émotions, et donc à maîtriser ses émotions, à sentir en soi l’universelle dans le particulier, à se sentir paradoxalement unique de ressentir autant, à partager, à voir le Beau, à créer le Beau, c’est l’essence magique pour changer le monde, la poésie. pas un jour sans poème, c’est comme la pomme, ça donne bonne mine. Ah non, ça c’est la carotte !

J’ai lu Nos étoiles contraires ce printemps à la maternité, quasiment en accouchant. C’est un des meilleurs romans Jeunesse que je connaisse avec E=MC2 mon amour. Les personnages m’ont hantée des semaines durant. Je pense à eux comme à de bons amis. je vis ce roman comme ces personnages vivent la littérature : ils considèrent les personnages du livre dont ils sont fans comme des êtres vivants, et je fais de même.

Le cercle des amis fait partie des romans de Maeve Binchy dont je vous parlerai bientôt dans une chronique sur les romancières irlandaises. J’ai vu le film à la clinique, quand j’avais 18 ans, je me faisais opérer du dos. Oui je passe un peu trop ma vie dans les hôpitaux tu remarqueras. Du coup je ne vais que dans des cliniques parce que tant qu’à se faire chier autant avoir une bonne télé et une chambre seule. Le livre et le film sont super différents. Je me souviens d’une scène où la jeune héroïne pète un plomb chez ses parents parce qu’ils lui interdisent de vivre dans la grande ville tout en lui permettant d’y faire ses études mais l’obligent à rentrer tous les soirs. Elle leur dit  » vous me faites gravir une montagne pour que je vois combien c’est beau derrière et après vous me faites descendre de force en me disant que c’est tout ce à quoi je n’aurai jamais droit ».

J'ai travaillé ici !
J’ai travaillé ici !

Il y a des classiques dans ma liste comme Le grand Meaulnes, Le Cid, Nana. J’aurais pu en citer plein avec lesquels je vis ma vie. Des fois, je fais un truc et je me dis  » tiens c’est comme Mme Bovary ». Du coup, même si j’ai une existence assez solitaire hormis avec mes enfants et mon mari, dans le quotidien des journées je passe ma vie avec tout un tas de personnages que j’aime. Je trouve que la littérature est comme un appareil de vision qui décuplerait ta vie, un kaléidoscope qui donne des couleurs aux événements. Tu vis un truc et paf, tu as une citation, une scène, un trait de caractère du personnage qui te vient en mémoire. On vit drôlement plus intensément quand on a lu.

En 2009, j’ai lu Les yeux jaunes des crocodiles, et me suis beaucoup reconnue dans Joséphine. Pas à cause des kilos en trop ou de ses filles. A l’époque je n’en avais pas. Mais pour son amour de la littérature, sa double vie avec Audrey Hepburn et son roman médiéval qui la projettent dans deux mondes très différents. Et puis sa relation avec sa mère. Il y a  une scène terrible de sa jeunesse que j’étudie avec mes élèves : Joséphine et sa sœur Iris se baignent avec leur mère, il y a une forte vague et elles manquent de se noyer. la mère tente de ne sauver qu’iris. C’est atroce, Joséphine doit vivre avec ça toute sa vie; sa mère lui a demandé de la lâcher, de se pousser, parce qu’elle préfère sauver sa sœur : mais quelle horreur. Il y a beaucoup de couples de sœurs dans ce livre et j’espère que mes deux filles ne seront ni Iris/Joséphine ni comme les filles de Joséphine.

em>Le parfum a changé ma façon de vivre également : après, je respirais tout et partout. C’est sans doute le premier livre avec un anti-héros que j’ai lu, sur les conseils d’une élève de mon lycée. J’étais en seconde.

Amants, heureux amants m’a fait découvrir Valéry Larbaud. J’ai visité Montpellier en repensant à lui et à Paul Valery. Il s’agit de trois nouvelles, en monologue intérieur; C’était le programme de l’agreg il y a longtemps. J’ai adoré l’ambiance de ces livres  qui te parle à l’oreille, comme Mrs Dalloway aussi au programme ou les œuvres de Schnitzler. Mlle Else est souvent dans mes pensées elle aussi : pauvre petite fille que sa mère sacrifie pour du fric.

J’ai énormément de tendresse pour Les voyageurs de l’impériale. C’est un très beau roman sur plusieurs générations, mais c’est aussi un roman sur les liens père-fils. J’avais fait une Leçon sur le sujet publié sur le site Aragon. L’étude de cette oeuvre était extrêmement excitante. Je n’ai jamais vu l’adaptation cinématographique, à mon grand regret, qui traite de la première partie du livre, l’enfance de Pascal, intitulé  » Le bel été ». J’ai titré ainsi une de mes nouvelles en hommage à Aragon, même s’il n’y a que peu de liens entre les deux textes… Enfin si, il y en a , cela parle des rêves brisés dans les deux cas. Des rêves et de leur confrontation à la réalité sociale. Dans le même esprit, mais lu à un autre moment, et dans un autre style, j’ai adoré Marie-Salope de Gisèle Bienne. Je pense que c’est un roman déclencheur pour moi.

En ce moment, je lis A l’encre Russe : l’histoire d’un écrivain qui a écrit un roman suite à sa propre recherche de ses origines. Evidemment je ne peux que m ‘identifier, même si contrairement à lui je n’ai aucun problème d’inspiration et j’ai deux romans en attente de correction. car Nicolas est un auteur à succès. Enfin, d’un seul succès. Il n’arrive plus à écrire et s’est trop pris à jouer la rock star. Cela ne risque pas non plus de m’arriver : personne ne me connaît ! ah ah ah.

J’ai adoré Le coeur cousu, qui est un roman déroutant, sur le parcours, le chemin, le destin extraordinaire d’une femme maudite. J’aurais pu également citer La vérité sur l’affaire Harry Quebert. J’ai sauté des pages il est vrai, parce que la façon de reprendre sans cesse les épisodes avec des retours en arrière et des changements de points de vue rendra super bien au cinéma mais en littérature àa coupe les pattes. Mais l’histoire, les personnages, les rebondissements, les personnalités, les questions que cela pose sur le racisme et les préjugés… C’est vraiment un beau roman.

 

Conclusion de cet article : j’ai ajouté deux titres à ma liste. Et puis mon préféré, c’est le roman à venir.

Tu remarqueras qu’il y a beaucoup de romans. Mais je lis  aussi énormément de théâtre.

Comment veux-tu que je fasse une liste ? Mon sous-sol est bourré de bouquins, j’en emprunte, j’e vends, j’en donne….

 

Je te propose de retrouver ma chronique Nestlé sur ma fille qui est contaminée et qui dort avec des livres calés entre son matelas et les barreaux du lit ( d’autres mangent, nous on lit au lit !).

 

J’ai publié de te parler de Montaigne. C’est mon ami. ses amis  à lui c’étaient les livres. Tu comprends , si tes amis aiment des livres, alors tu n’arrêtes  pas de lire, et de converser, avec tes amis au sujet des livres, avec les livres eux-mêmes qui  » te parlent  » comme des amis… Non, je ne m’ennuie jamais, j’ai trop à lire.

PS: j’ai oublié Grégoire Delacourt ,Amélie Nothomb, Emmanuelle Cosso-Merad et Didier Van Cauwelaert. On en reparle très bientôt. Je poste parce que de toute façon c’est impossible pour moi de tout lister.

 

 

 

 

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1001 listes : semaine 19, les pays que j’aimerais visiter

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( La semaine 18 sera publiée dans la semaine avec une surpriiiiiiiiiiiiiiiiiiiise)

Il y a des pays qui font rêver. Des pays utopies, personnels ou partagés, où la vie semble plus intense, plus belle. Ces pays-là émanent de notre imaginaire, l’idée que l’on s’en fait est dépendante soit du récit d’amis, soit d’un reportage, soi d’une lecture ou d’un film. La Nouvelle Zélande, c’est Tolkien désormais. On imagine très bien y voir des elfes et des hobbits. Nous avons regardé des reportages que ce pays, le parrain de ma fille y est allé. la nature y est gigantesque, vertigineuse. Les animaux sont différents des nôtres. Quand je pense à la nouvelle Zélande je respire un oxygène imaginaire, un oxygène plus pur.

Il y a maintenant plus de dix ans que je suis allée au Mexique. Pour les mêmes raisons : Les cités d’or, un récit d’ami, l’intérêt pour la culte aztèque. Je n’ai vraiment pas été déçue. On m’avait parlé de la criminalité et de la pollution, je n’ai retenu que les couleurs, la cuisine, les visages des gens, leur gentillesse. La culture aztèque était toujours vivante dans ce pays. Le cacao est cuisiné autrement. Les couleurs jaillissent de partout, sous le soleil. le retour fut rude. J’ai repeint la cuisine en bleu pétant.

Quand on analyse ma liste, on remarque que la plupart des endroits cités sont des îles; Partir, pour moi, maintenant, c’est changer de continent, me couper du monde; Et quand je ne change pas de continent je change au moins de terre, je mets un océan entre ici et mon lieu de rêve. je rêve, car nos enfants sont petits et que l’argent pour le moment est utilisé à autre chose. je rêve d’endroits chauds ou froids mais toujours plus riches en oxygène et en couleurs, avec des cultures fortes, des cuisines typiques, des animaux ou des paysages. L’Islande pour les paysages, Madagascar pour les animaux.

Cuba, la République dominicaine, c’est pour la danse. le soleil, l’art, la couleur, mais surtout la musique et la danse.

Haïti, parce que toi mon ami tu étais de là-bas et que je pense tous les jours à toi.

Au milieu de tout ça, il y a LONDRES.

Drôle d’histoire; depuis plus de dix ans, je rêve régulièrement de Londres, que je connais alors comme ma poche; Les rues, les monuments, les restaurants… tout y est familier. je n’y suis jamais allée, je suis nulle en anglais; de ces rêves nocturnes sont nés l’envie de visiter cette ville alors que je m’en cotre-foutais royalement ( ah ah ah) avant cela. Mais Londres m’appelle et je suis curieuse : qu’est-ce qui m’attend là-bas ? Aurais-je une révélation ? Y ai-je vécu dans une vie antérieure ?

Enfin, la Laponie. Pour ma fille : je lui ai dit que le Père Noël y vivait car elle me demandait toujours où il était maintenant. Elle explique régulièrement qu’il est en Laponie. C’est son pays des rêves. J’aimerais bien y aller avec elle. Mais je ne crois pas trop que nous pourrons avant que le Père Noël s’échappe de sa petite tête.

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1001 listes: semaine 17, les mots qui me définissent

Eh oui… un troisième défi Facebook débarque sur le blog : chaque semaine je répondrai à une question sous forme de liste dans un carnet. Vous pouvez déposer la vôtre en commentaire.
La première liste s’intitule  » les mots qui me définissent ». C’est bateau au premier abord, mais je vais vous prouver que la tâche est pus complexe et plus profonde qu’il n’y paraît.

On pourrait répondre à cette question tous les ans et comparer comme dans ce livre Cinq ans de réflexions que ma copine Laetitia commente sur son blog http://lecorpslamaisonlesprit.fr/
Voici mes réponses

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Derrière un mot, il y a des conséquences…

Malheureusement être spontanée peut nous jouer des tours.  Cela signifie que l’on agit sans calcul. En vérité les gens qui nous entourent pensent toujours qu’il y a un calcul, une préméditation.  C’est dommage. Du coup, nos gestes ou paroles sont souvent surinterprétés alors que chez les êtres spontanés il ne faut pas chercher midi à quatorze heures. Si je dis que j’ai fait des pâtes et que c’était bon, ça ne veut pas cuire que le riz est dégueulasse. Paradoxalement, étant hypersensible, je surinterprète facilement à mon tour ce que disent les gens. C’est un peu con, donc je me soigne.
Je suis curieuse de tout.  Ça coûte cher puisque tout m’intéresse mais au moins je ne m’ennuie pas. Mon mari se moque souvent de moi, mais au moins dans ma vie j’aurai faut plein de choses différentes. J’ai une grande capacité d’adaptabilité aux autres. le souci c’est aussi qu’il faut savoir se recentrer et rester soi-même, ne pas se perdre en route. Il faut rester authentique. Mais mon authenticité c’est aussi cette ouverture d’esprit. paradoxe 2 donc.
Je peux être tendre et faire beaucoup de câlins mais je pète facilement un câble. Paradoxe 3.  Le problème, c’est que si je garde et que je me contiens ça me rend malade. Et puis malheureusement c est souvent le seul moyen de se faire entendre. Quand on reste calme les autres cherchent à nous faire changer d’avis, à nous manipuler.  Au moins on sait qu’on ne risque pas de m’influencer.

Je suis donc un être paradoxale et complexe, mais c’est souvent le cas de chacun d’entre nous.

Et puis, pour chaque qualité il existe le défaut concomitant.

A l’opposé, certains éléments de ma personnalité s’imbriquent bien dans un rapport logique, de cause à conséquence.

Je suis avant tout fidèle à moi même.  Je suis persévérante parce que je reste fidèle à mes convictions et mes valeurs. Je ne me laisse ni influencer ni impressionner.  Tant pis si ça déplaît. Je préfère être fâchée avec les autres qu’avec moi-même. Se trahir soi-même est la pire des trahisons. Cependant, ( paradoxe 4) certaines pensées ou idées évoluent car on continue d’y réfléchir.  Ne jamais changer d’avis me paraît être la marque d un esprit sans évolution.  Le proverbe dit vrai.

Mais je n oublie rien. Et j’ai donc le défaut d être rancunière.  Malgré tout je ne me venge pas forcément car l’expérience m’a montré que la vie se charge de me venger sans mon intervention.  Je dois avoir de bons anges gardiens.

 

Depuis peu le mot Maman me définit enfin. Cela m’a fait changer mais surtout cela a changé complètement le sens de ce mot pour moi. Il en a un désormais.  Ces mots me définissent mais je les définis aussi. Leur choix est parfois ardu car on ne met pas toujours la même idée dans les mots que nous employons tous.
Il y aurait ainsi beaucoup à dire du mot écrivain qui pour moi ne décrit que le fait d’écrire des textes littéraires alors que pour d’autres il est emprunt de vantardise.  Avant de juger quelqu’un sur les mots qu’il emploie demandez lui simplement ce qu’il a voulu dire. Ne préjugez pas trop, car les malentendus et conflits naissent souvent des mots mal interprétés. ..

Finalement la petite liste bateau de cette première semaine peut s’avérer très dangereuse.  Car ces mots sont souvent des qualités, des défauts, des fonctions. Nous affirmons et l’autre peut comprendre que nous nous vantons.

Vanité vanité tout est vanité. ..
Et les mots passés sous silence au moment de se définir sont aussi des vanités.

Le silence maquille la réalité.  On se met à croire que l’on est que ce que l’on dit être.
A l’opposé devient on ce que l’on dit être ?

Le plus dangereux c’est encore de laisser les autres nous définir.  C est ce que j’ai appris dans les quatre accords toltèques : si quelqu’un vous prête un défaut et en parle aux autres ceux ci chercheront inconsciemment ou consciemment une preuve.  Ils en trouveront toujours une. Le mot de l’autre alors vous définit et vous emprisonne.
Finalement ces mots sont des étiquettes difficiles à enleverJe n aime pas les étiquettes ni pour moi ni pour les autres.  Il suffit d’en énoncer une à mon sujet ou au sujet de mes filles ou de mes amis pour que j’y trouve de multiples objections.
Je ne suis jamais totalement ou de façon permanente chacun des mots que j’ai dit.
Vous voilà bien avancé.

Et vous ? Pourriez-vous laisser les mots vous définir ?