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Des vidéos pour apprendre à éduquer

Pour préparer mon article de la dernière fois, j’ai regardé des vidéos et je suis tombée sur ce bijou :

C’est gratuit, et cette vidéo est formidable. Effectivement dire  » calme-toi » et rester calme ben non ça marche pas ! Nous pour la télé, je dis toujours ça en chantant et en proposant une super activité ! Le coup de l’imiter j’ai déjà fait ça marche. Sinon, mon expérience perso :

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Publié dans Apprendre, Avant t'avais des principes..., Coups de gueule

La mauvaise éducation

Tu sais, quand tu as des enfants, tu prends conscience que l’éducation que tu leur donnes peut devenir source de conflits. Tout le monde semble croire qu’il a son mot à dire, son conseil à prodiguer, son  » il faut, tu dois » à asséner. Tu as les parents des enfants du même âge, qui savent mieux que toi.

Tu as les parents des enfants plus âgés qui te disent » crois-en ma propre expérience », tu as la maîtresse (nous elle nous fout la paix heureusement), la nounou,  les institutions, les émissions, les mamans blogueuses ( oui, oui, tu sais, ces fameuses mamans qui te vendent des programmes d’éducation à 800 boules), tu as des pédapsychomachins, qui te disent  » crier, taper c’est pas bien mais je n’ai aucune solution alternative à vous fournir ». Ce qui est bien aussi, c’est que tu as tellement de bouquins, que tu peux te faire ta propre idée. Des émissions télé aussi, des sites. Au début, tu vas tout écouter, tu vas engranger des informations. Tu veux tout faire trop parfaitement.

Tu regardes mêmes les vidéos très agaçantes de Filliozat.

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Pourquoi j’en voulais deux !

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Quand on veut un deuxième enfant, on se dit justement qu’ils pourront ( elles en l’occurrence ) jouer ensemble. L’aîné va devoir apprendre à partager ( ses jouets, ses parents, son espace, son temps, sa vie au final, pauvre petit !) mais il aura en contrepartie un compagnon de jeu. Toujours prêt, toujours là. Elles sont soeurs, c’est pour la vie, elles seront présentes l’une pour l’autre et c’est donc cette version idyllique de la fraternité ( et des soeurs ) que j’avais en tête. Personnellement, je n’avais ni frère ni soeur. Je devais donc me montrer sociable et faire beaucoup d’efforts pour avoir des amis. Mais quand je rentrais chez moi, j’étais seule. J’ai souffert quelque fois de voir ma meilleure amie avoir sa propre famille, son frère à elle. Et moi, je n’avais ni frère ni soeur.  Etre enfant unique, ça vous rend sociable et très conciliant. Cela rend amer aussi, car on n’a jamais d’allier acquis pour la vie, on est seul en famille, on est seul chez les autres aussi. Unique, c’est une belle façon de dire les choses, comme si on était une pièce rare. En vérité on est enfant seul, et il faut assumer ce choix qui n’est pas le nôtre, alors que souvent on se prend dans la tête  » t’es enfant unique, c’est pour ça ». L’enfant unique serait égoïste, égocentrique, jaloux, personnel. En vérité, il le devient peut-être, et quand il le devient c’est pour se protéger des attaques permanentes des autres. Heureusement les mentalités changent, l’enfant unique devient moins rare et en souffre moins, mais dans mon enfance, nous étions peu à ne pas avoir de frère et soeur, et nous étions jugés avant même d’être connus. Quand j’y pense, peut-être que ces parents d’enfant unique n’avaient rien choisi non plus. On ne parlait pas d’infertilité comme aujourd’hui. On disait  » je n’en veux qu’un, je veux tout lui donner » et on faisait passer pour un choix ce qui ne l’était pas forcément.

De cette période et de tous ces efforts pour se faire aimer malgré cette unicité, j’en ai gardé une grande capacité à être seule et à être aussi intransigeante qu’on l’a été avec moi. Contrairement à ce qu’on croit, l’enfant unique est finalement toujours à la merci des autres. Il n’y a pas de  » compagnon inconditionnel ». Parallèlement j’ai aimé la solitude et je l’apprécie toujours. J’ai développé un don pour l’écriture, le dessin, l’observation, et j’ai toujours fabriqué des trucs et des machins. Mais pour Comète, je voulais qu’elle connaisse ce que c’était avoir une soeur.

On a toujours une vision idéalisée de ce que l’on n’a pas eu, évidemment.

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La relation entre soeurs se construit étape par étape. Au début, Comète attendait beaucoup sa petite soeur, mais elle ne pouvait pas faire grand chose avec elle, et elle se faisait toujours gronder car elle était trop brutale. A la clinique, elle a même quitté la chambre plusieurs fois en disant  » puisque c’est comme ça je m’en vais » et elle n’avais que deux ans !

A la maison, elle voulait la porter, il fallait lui permettre avec beaucoup de précautions. Je ne voulais pas qu’elle regrette d’avoir une soeur ni créer trop de distances entre elles. mais il fallait tout de même protéger Tempête. Aujourd’hui, Tempête sait mieux se défendre, elle est moins fragile, mais nous nous fâchons encore car Comète est une vraie brute par moment, habituée aux jeux de plus grands qu’elle.

Cependant, c’est enfin le bon moment pour jouer ensemble : les filles communiquent, interagissent, se courent après, font la dînette, se causent. La petite imite la grande. la grande prend son rôle de grande sœur très au sérieux ( Merci la Reine des neiges). Même quand celle-ci n’est pas là, Tempête imite le dinosaure comme Comète ! Enfin, elles jouent ensemble ! Enfin, on sent la complicité s’installer. Et les câlins, et les rigolades. Elles s’aiment vraiment, elles s’entraident. J’aime bien voir les progrès de Tempête faits grâce à la présence de Comète comme la marche, le langage ou la communication non verbale, l’imitation des jeux de plus grands. Elle a développé très tôt une motricité fine qui m’épate. Elle parle beaucoup avec les gestes.

Ca y est ! Nous y sommes ! Elles jouent ensemble !

Et je vais peut-être pouvoir les laisser sans craindre pour Tempête !

 

 

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Non merci, pas d’étiquette !

babydosJe suis dans les préparatifs pour accueillir baby dos et ça me remet dans les mêmes problématiques que pour Comète sauf que depuis j’ai un peu roulé ma bosse.

Pour commencer, il y a deux ans, j’ai lu pas mal de bouquins sur les méthodes en vogue : principalement le maternage et Montessori.

Il y a avait des choses qui me convenaient, d’autres moins.

J’ai lu aussi la Leche League.
Et finalement je n’ai pas allaité.

Il faut savoir qu’à la maternité on ne m’a pas du tout culpabilisé quand après deux jours de souffrance et de n’importe quoi j’ai dit stop. Mais j’ai quand même dans leurs yeux changé de camp. Les recommandations ne sont alors plus les mêmes en matière de rythme de biberon par exemple. Mais honnêtement, je n’ai pas été traité de mauvaise mère, on ne m’a pas forcée à continuer, tout le monde a été très compréhensif.

Pour autant, je souhaitais toujours cododoter et porter en écharpe. Or, dans la tête des gens, soit tu prends le package complet ( tu allaites, tu portes, tu cododotes) soit non ( tu biberonnes, tu le fous dans une chambre à part, tu vas jamais le voir, tu le laisses pleurer, tu ne le prends pas dans tes bras). Evidemment je caricature mais c’est en réaction à la caricature que l’on a voulu m’imposer. Tu peux bien faire dormir bébé dans sa chambre et être un bon parent, einh. Et même je te félicites car toi tu dormiras parce que bébé fait tellement de bruit que moi je ne dors pas. Porter c’est pratique pour allaiter. Cododoter c’est pratique pour allaiter. Oui, mais cela ne veut pas dire que ce n’est pratique que dans cette situation-là !

Du coup, je me suis retenue, j’ai un peu fait les choses à moitié : j’ai porté en sling sans fomation et j’ai cododoté avec un cosy. Résultat des courses : je me suis explosée une hernie discale déjà en présence. Non je n’allaite pas, mais en fait quand tu as des problèmes de dos, le cododo et le portage sont de bonnes solutions ( là encore sans doute contre toute idée reçue). Pourquoi ?

8936550924318Le cododo :

Je parle surtout de la pratique avec un lit accolé à celui des parents. Je ne voulais pas que ma fille fasse sa nuit dans mes bras de peur de l’écrabouiller. Du coup je me relevais pour la mettre dans son cosy, mais avec elle dans mes bras. Elle avait des coliques et ne s’endormait que de cette façon. Ou recouverte de peluches. Mais la nuit, impossible de la laisser avec des tonnes de peluches sans surveillance.  Mauvaise posture en se levant, poids du bébé = craquage d’hernie discale. Ajoutons à cela qu’avec la maison à deux étages je me suis amusée à trimballer poussette et cosy d’un étage à l’autre et vous avez le topo. Tout ça pour économiser le prix du lit cododo qu’on a dû payer trente fois avec ma perte de salaire et mes frais médicaux  ( j’ai été opérée d’urgence, j’ai eu des rééducations sur plus d’un an). Bref, avec le lit cododo tu fais glisser le bébé à côté de toi, il est à la même hauteur et c’est réglé. Tu peux même le rassurer un peu s’il se réveille un brin. Tu tends la main et c’est tout. J’ai choisi un modèle à roulettes et avec une paroi amovible pour l’utiliser la journée en berceau pour l’étage. Cela permet de faire dormir bébé juste à côté de toi, quel que soit l’endroit de la maison où tu es ( au rez de chaussée il y aura la poussette et le cosy, mon pote le cosy).

L’écharpe :

J’avais opté pour la sling mais ça me tirait sur les cervicales, même bien mise. J’ai fait une initiation la semaine dernière avec une association de portage et j’ai clairement vu la différence. J’ai couru acheter une écharpe extensible jeportemonbébé et c’est que du bonheur. Limite si je n’ai pas envie de porter mon grand bébé de 12 kg avec ! L’écharpe évite de trimballer une poussette pour un petit voyage en voiture à la pharmacie ( tu passes du siège auto à l’écharpe plus rapidement et sans porter ce grand machin de poussette ). J’ai pourtant pris la poussette la plus légère du marché et le cosy aussi ( j’ai porté le cosy d’une amie une fois c’était à pleurer !). Et çà la maison, dans la ombre époque des coliques ça libère les bras et permet de lire en portant par exemple. Ou de cuisiner. Ou de manger. Bref ça libère l’esclave ! Parce que ma fille aînée ne dormait que dans mes bras. Et que je l’aime alors je la gardais contre moi. Mais je ne mangeais plus.

Et quoi d’autre ?

Il y a d’autres astuces qui font un peu méthode ancienne ou qui sont dans l’air du temps et que je voudrais essayer : langer bébé par exemple : je l’ai fait tout au début et après j’ai utilisé seulement une gigoteuse mais je crois que cette fois je langerai bébé surtout au moment des coliques, même dans la gigoteuse. Le chaud au ventre calme vraiment leurs douleurs et ils se sentent sécurisés. J’avais un cale bébé mais ça je n’ai pas trouvé très concluant. En revanche j’ai bien aimé le support anti tête plate et je pense le racheter. J’aime bien ce modèle parce que dans la transat il fait réducteur et c’est pratique. J’ai aussi envie d’essayer le doomoo. En tout cas à partir de trois mois la balancelle nous a bien sauvé la vie. On avait le modèle fisher price et je vais tenter d’en retrouver une d’occasion le moment venu. . Mais il faut savoir qu’aucun bébé ne réagit comme un autre. Il y a des trucs universels et d’autres pas. Alors pour certains achats je vais attendre de voir « la bête ». Un truc très bête justement.; Primaire d’ailleurs : nous pensions qu’en ne montrant pas de tétine au bébé il n’en aurait jamais besoin. Une nuit, elle hurlait depuis deux heures, et je devais normalement dormir, c’était le  » tour de garde » de papa. mais au final il me l’a apportée. C’est en la faisant sucer mon doigt qu’elle s’est calmée. DU coup, j’ai mis du papier dans une tétine de biberon et le lendemain nous avons acheté une collection de tétines. Tu peux être contre la tétine, mais ta fatigue aura raison de ton principe.   » Avant  j’avais des principes… maintenant j’ai des enfants ». ET chaque enfant fait tomber des barrières de principes différentes. C’est comme le choix du doudou : on veut que Comète choisisse celui de baby dos mais faut espérer que baby dos sera contente de ce choix. Comète a maintenant deux doudous et aucun n’est celui que j’avais acheté !

maria-montessoriEt puis Montessori

une fois que Comète a grandi, les questions de pédagogie se sont posées : quel type de jouet, quel jeu, quelles activités, comment les pratiquer pour ne pas lui imposer le penser-adulte et la laisser découvrir par elle-même ? J’ai découvert alors le nom de Montessori. Et je n’ai rien compris. Comme le dit cet article :

Coup de gueule! Désolée pour vous Madame Maria Montessori.
On met Montessori à toutes les sauces. J’ai cru comprendre qu’il ne fallait pas inonder les enfants de jouets. OK. Et qu’il fallait fabriquer ses jouets soi-même pour proposer le type d’activité Montessori. Sauf que je ne vois aucune différence entre mes jouets achetés tout faits et les Montessori. Je n’achète pas n’importe quoi pour commencer. Proposer un gobelet à la taille de bébé ? Je ne suis pas débile, je ne lui ai pas donné un verre à bière ! Mettre les choses à sa hauteur ? Non, évidemment, je mets tout très haut pour qu’elle ne puisse jamais utiliser ses livres ou jouets sans que j’intervienne ! Au final, je me demande juste si Montessori ce n’est pas simplement du bon sens, de l’écoute et que à son époque c’était sans doute révolutionnaire, et que ça tranchait avec les types d’éducation pratiqués, mais aujourd’hui fort heureusement ce type d’enseignement est passé dans le  » langage commun  » des parents. Un peu comme les jouets en bois Janod et les peluches Lamaze que tout le monde connaît quand il y a quelques années c’était  » révolutionnaire ».

 

 

Et pour la nourriture ?

Je fais du maison bio. Que j’alterne avec de l’industriel. Parce qu’en fait les normes bio et les normes bébé sont kif kif et que moi au marché bio je n’ai pas la variété que peut avoir un grand industriel qui se fournit chez des agriculteurs homologués bébé. manger toujours des carottes des choix des navets des patates et des courges en hiver, ça lasse. Ah pardon j’oubliais le poireau. Acheter des légumes pas bio c’est pire que les pots industriels en fait. Avec l’industriel, j’ai une base : je sais que ça contient le bon poids d’aliments, les bons nutriments. Avec ma tambouille à moi j’ai une autre base. J’ai même acheté un livre de cuisine mais bon, c’est pas concluant. Et aujourd’hui Comète, ce qu’elle mange, ce sont les pâtes avec une escalope de veau à la crème. Pourtant elle a goûté tous les légumes du monde. A emporter, c’était pratique mes petits plats Nestlé. Mais c’est fini. Maintenant je lui fais sa gamelle ou elle mange comme les autres chez nounou. Et ce n’est sûrement pas du bio. Mais l’important c’est qu’elle soit heureuse de partager un bon moment en famille, une autre famille qui est un peu la sienne quand même.

Alors non, je ne fais pas du  » tout Montessori » ou du  » tout Maternage » ou du  » tout parent de la société de consommation à gadget ». Je fais comme je peux. En fait. Avec mon dos, ma fille, son père, notre maison. Tout cela fait entrer des critères, des chiffres dans l’équation qui aboutit à notre pédagogie à nous. Tant pis pour l’étiquette !

 

Et pour ceux qui aimeraient lire un autre article, voici un texte sur l’allaitement mixte .

 

 

 

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Elever un enfant à deux

Mama, qu'elle est bonne ta cuisine ( après trois jours à faire du cinéma et à ne rien avaler)
Mama, qu’elle est bonne ta cuisine ( après trois jours à faire du cinéma et à ne rien avaler)

On parle souvent de la difficulté à élever un enfant solo. Etre maman ( ou papa, ça arrive ) solo, devoir endosser les deux casquettes ( d’ailleurs quelles sont ces casquettes ? Mystère !) d’être là sur tous les fronts …

On parle également souvent de la difficulté à être parent divorcé, à devoir se  » partager » l’enfant et la garde, les problèmes desdites gardes alternées et autres , des pensions alimentaires et tout le reste.

On parle aussi des familles recomposées, des familles de mixité culturelle ou sociale.

On parle rarement de la difficulté de la situation dite  » de base » celle que tout le monde pense être LA situation idéale pour un enfant et pour une femme : élever un enfant au sein de son couple; Un papa, une maman, un enfant. le truc classique quoi. Même pas avec homosexualité des parents, non, je veux vous parler de la situation dite  » habituelle » : Papa et maman élève le même enfant.

Or, depuis quelques temps, je me suis aperçue que non, nous n’élevions pas le  » même  » enfant.

Avec Maman seule, Bébé Comète fait du dessin, joue calmement au bébé, à la maison de poupée, chante,  écoute, elle est gentille, douce, fait des câlins, mange son assiette, en redemande, et fière d’être autonome. Elle aime dire  » je t’aime Maman  » et faire des bisous. Elle reste dans son caddy, assise, elle est polie, et puis elle tient la main.

Avec Papa seul, Bébé Comète fait du jardinage, beaucoup de sport, joue aussi à la maison de poupées, mais court dans tous les sens, saute sur le canapé, fait du toboggan, court, court, court, saute, n’écoute rien, ne reste pas dans la poussette ou le caddy.

Dernièrement j’ai montré à mon mari que Bébé comète SAVAIT rester dans le caddy. Et aussi qu’elle savait tenir une promesse. Oui.  Il en a donc ensuite fait l’expérience seul et a été très surpris.

A quoi ressemble une sortie à trois ? Prenons l’exemple de Leroy Mer*** : Bébé Comète est dans sa poussette. Soit elle veut sortir, soit elle réclame le chariot voiture. Dans lequel elle va rester 5 mn. Ensuite, elle est  » libérée » par Papa parce que soi-disant  » ça sert à rien tu vois bien qu’elle reste pas en place » et donc il cède, et donc elle court, elle saute, elle grimpe, elle voit un escabeau elle escalade l’escabeau. Elle s’est même prise en pleine figure une barre en fer, parce que bon voilà einh, le monsieur au micro il le dit c’est pas un parc de jeu Leroy Mer***. Au restaurant d’Aliné** elle ne veut pas manger c’est  » pas bon ça » elle recrache, elle jette par terre, elle bouge elle veut jouer etc.

Et à la maison ? En fait ça fait trois jours que ma fille n’avait pas mangé correctement le midi. Bon OK elle était malade. Mais quand même.

Je ne sais pas si c’est à cause de la grossesse et de la venue de la petite sœur, mais en présence de son papa, ma fille est horrible avec moi : elle me crie  » pas toi pas toi » elle me tape, elle hurle, elle ne fait rien comme il faut.

J’en suis arrivée ce matin à ne plus vouloir rentrer chez moi.

Or, nous avons passé la journée seules sans papa. Elle a mangé TROIS assiettes complètes ( soit une escalope de veau entière et trois assiettes de pâtes) deux crèmes dessert au caramel et au chocolat. Elle a été mignonne, n’en a pas mis partout, m’a fait des câlins, m’a dit  » je t’aime maman ». Et elle s’est mise au dodo de la sieste sans histoire après que j’ai changé sa couche ( sans histoire ni hurlement non plus). Elle m’a dit  » je t’aime maman » au moment de faire dodo. J’ai rien fait de spécial, je lui ai dit « non » plusieurs fois ( quand elle voulait être debout sur une chaise, quand elle jetait Poupon violemment, quand elle a voulu déplacer les meubles) mais quand je suis seule avec elle, aucun bras de fer n’est nécessaire, bizarrement. Tout se fait dans la douceur.

Non, élever à deux un enfant n’est pas toujours génial. . Ce n’est pas toujours facile, confortable, idéal. Parce que par moment l’enfant préfère l’un ou l’autre, parce qu’on n’a pas le même seuil de tolérance, pas toujours les mêmes principes, la même autorité. Dire à une enfant de deux ans  » mes interdictions sont nécessaires à ta sécurité et à ton éducation, ce sont un mal pour un bien, plus tard tu auras de bonnes bases pour ta vie » c’est pisser dans un violon. Evidemment qu’elle préfère que papa la laisse courir dans tous les sens ! Pour moi il y a un temps pour chaque chose. Pour lui, tout est prétexte à jouer ! Moi aussi je veux être la gentille qui permet tout. D’ailleurs hier soir, je m’en suis donnée à cœur joie : oui j’ai rallumé la lumière, donné de l’eau, donné des livres, cédé sur tout. Résultat : elle a dormi vers 22h30 au lieu de 21h00/21h30 et nous à minuit passé on était toujours debout. Vive le no limit !

La mixité culturelle existe dans tout couple, en fait. La garde alternée aussi puisque des fois je suis avec elle seule, des fois c’est lui. Quant à la recomposition de la famille, on est en plein dedans avec la petite sœur qu’il faudra accepter, les changements d’espace dus aux travaux et au changement de chambre et de lit…

Finalement, parent solo, divorcé, veuf, en couple, mixte, homo, hétéro ou extraterrestre , on rencontre tous les mêmes difficultés pour élever un enfant : éduquer, c’est devoir interdire, c’est fixer des règles. A deux ou seule, on est toujours mis en difficulté par ce petit être qui ne demande qu’à se jouer de notre amour. Et qui naturellement préfèrerait le  » tout est permis ». C’est affirmer, c’est être sûr de ce qu’on dit, ne pas céder sans pour autant devenir tortionnaire. Papa Comète a du mal. Déjà avec son filleul je voyais bien. Je me souviens d’une sortie au zoo où le gamin de 5 ans l’a fait tourné en bourrique sans que papa Comète s’en rende compte. Mais moi je ne veux pas d’une Comète-monstre, je veux mon bébé Comète vivant, bolide, mais gentil. Je ne serai pas la méchante de service. J’ai eu une mère tortionnaire et ce n’est pas ce que je suis. Mais il y a des principes qu’on doit tenir. Seulement pour les tenir sans crier, sans violence et dans la bonne humeur, il faut de la COHERENCE au sein de la famille. Moi aussi je veux rire, monter sur la table et me rouler par terre. Chiche ?

 

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Poème important

CHAQUE ENFANT APPREND PAR L’EXEMPLE


Texte écrit en 1954

Par Dorothy Law Nolte

symptomes-grossesse
S’il vit entouré de critiques : il apprend à blâmer.
S’il vit entouré d’hostilité : il apprend à être agressif.
S’il vit entouré de moquerie : il apprend à être timide.
S’il vit entouré de honte : il apprend à se sentir coupable.
S’il vit entouré : il apprend à être patient.
S’il vit entouré d’encouragement : il apprend à agir.
S’il vit entouré d’éloges : il apprend à complimenter.
S’il vit entouré de probité : il apprend à être juste.
S’il vit entouré de sécurité : il apprend à faire confiance.
S’il vit entouré d’approbation : il apprend à s’accepter.
S’il vit entouré d’amitié : il apprend à aimer la vie

 

Dorothy Law Nolte (1924-2005) était enseignante et conférencière. Son livre, «Les enfants apprennent ce qu’ils vivent » consacre un chapitre à chaque ligne du poème et est rempli d’exemples relatifs à l’enseignement positif. Le livre a été réimprimé dans 19 pays et 18 langues.

Maria Montessori disait : « L’enfant est un individu unique : pour apprendre il doit se sentir accepté, aimé en sécurité et acteur d’un environnement qui l’encourage, le nourrit, le soutient ».

Crédit Photo

J’ai retrouvé, enfin, ce merveilleux texte sur ce blog.
Merci.