Publié dans Coups de coeur

Lever de rideau sur toi, l’homme.

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Peut-être te demandes-tu pourquoi je fais souvent des photos avec mon visage derrière la couverture du livre ? Parce que c’est un hommage à mon ami Tinan. Voilà, c’est tout.

 

 

Depuis les premières lois anti-Juifs du régime de Vichy, le dramaturge à succès Victor Steiner se terre dans un petit appartement parisien. Mais un soir, la passion du théâtre est la plus forte : il sort de sa cachette pour assister à la première du Soulier de satin à la Comédie française, et au retour il est arrêté par la police. Quelques jours plus tard, il embarque dans un train à bestiaux. On lui a pourtant dit qu’il aurait droit à un traitement de faveur… Et, de fait, en pleine nuit, on le fait changer de convoi. Dans ce nouveau wagon, plus un seul Français ; seulement des Juifs allemands. Le traitement de faveur, c’est que Steiner sera déporté dans le camp de Terezin, celui où sont parqués les Juifs « prominenten » – « importants » : artistes, intellectuels, hommes politiques, savants… A première vue, Terezin a tout d’une gentille ville tchécoslovaque : d’élégantes fortifications, des trottoirs bien propres, des parcs et même une église. Mais ses murs cachent la même violence que les barbelés de n’importe quel autre camp. Et, chaque semaine, des listes désignent ceux qui partiront à Auschwitz pour être gazés. A son arrivée, Victor Steiner a la surprise de rencontrer l’un de ses plus grands fans : l’Hauptsturmfürher Waltz, qui est également un passionné de littérature et de culture française, notamment du siècle du Roi Soleil. Et bientôt, Waltz lui passe commande… Les nazis ont autorisé la Croix-Rouge internationale à venir inspecter l’un de leurs camps de prisonniers – le plus « soft » d’entre eux : Terezin, bien entendu. A cette occasion, Waltz veut qu’un grand spectacle soit donné, dans un théâtre de Prague. Ainsi, les inspecteurs verront que le Reich n’a rien à cacher… Et qui mieux que Victor Steiner pourrait créer une formidable pièce de théâtre ? Une oeuvre inédite, dont l’action se déroulerait au XVIIe siècle, à la cour de Louis XIV, avec – pourquoi pas ? – le grand Molière lui-même… Steiner, bien sûr, n’a aucune envie d’accepter. Or, Waltz n’est pas le seul à s’intéresser à cette pièce. Bientôt, c’est le réseau de Résistance qui sévit à l’intérieur de Terezin qui contacte le dramaturge : il faut qu’il écrive cette pièce, une pièce avec le plus d’acteurs possibles, une pièce se terminant par un monologue d’un quart d’heure minimum… car le projet des Résistants est qu’à la fin du spectacle, tous les comédiens s’évadent…

Voici le résumé de ce roman que j’ai littéralement dévoré. Je n’aurais pas pu t’en faire un aussi clair, je peux te dire que cela parle d’amitié, d’écriture, de ce que l’on veut au fond de soi, de quête d’identité, de ce que la guerre, des circonstances hostiles, révèlent de nous-mêmes, de ce qui fait qu’un jour on peut toi, moi, n’importe qui, devenir un héros. De ce que l’on croit sur soi qui n’est pas vrai. De ce que les autres disent de nous et nous limitent.

Cela parle aussi de théâtre, de l’art, du fait que quand tu as une passion, même en période de guerre, cette passion pourra être plus importante que ta propre vie, ce qui peut paraître absurde, mais ce qui fera aussi que tu survivra , que tu arriveras à combattre la guerre, les nazis, les pervers narcissiques .

Dans ce roman, la passion du personnage est un prétexte à tenter une évasion, mais elle est aussi, au quotidien, l’évasion elle-même. Cela m’a rappelé beaucoup de choses de ma propre vie.
Tous les personnages de ce roman sont extrêmement attachants. Steiner évidemment, les amis qu’il se fera dans ce camp, et même le grand Sébastian, ce comédien célèbre et imbu de lui-même.

Avec ce roman, on découvre les camps de l’intérieur, mais l’homme aussi, de l’intérieur.
On découvre comment on peut résister à tout, résister même emprisonné, même en faisant le  » chien »  ( tu comprendras cette expression en lisant le roman).

Et puis, il est question de créativité et d’inspiration, comment ça vient. J’ai adoré aussi le personnage du mathématicien qui explique qu’il pense mieux en offrant des divertissements à son cerveau, en se détournant de sa tâche. Cela fait penser à toutes les lectures que j’ai faites, cela reprend les théorie du livre Comme par magie ou des découvertes cognitives publiées en 2016 ( Idriss Aberkane par exemple).

En fait, c’est un roman historique, palpitant, culturel, théâtral, éducatif, et terriblement, essentiellement HUMAIN.

C’est de très loin un des plus beaux romans que j’ai lu, sans compter que le style est absolument parfait. Je n’ai pas sauté une ligne. J’aime le rythme les mots, les sons, la façon dont l’auteur décrit, raconte. C’est parfait.

A la fin du roman, tu trouveras la pièce de théâtre écrite par Steiner, savante mise en abyme de la résistance par l’art. Du Aragon tout craché. Ah non, pardon, du grand Christophe Lambert.

Publié dans Coups de coeur, Le quotidien

Reveillez le chaman qui est en vous : attention, livre de chevet

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Ce livre-là m’a fait renouer avec tout ce qui me constitue. Je l’ai adoré, c’est peu dire. Je l’ai carrément ingurgité et je l’ai gardé en moi.

Arnaud Riou te propose de découvrir le chamanisme. Tu apprendras les origines du chamanisme, ses sources ( nombreuses) les différentes pratiques et découvriras qu’en variété il existe un chamanisme par région du monde. Le chamanisme, c’est à la fois une religion, un art de vivre, une façon de voir la nature et de lui parler . Le chamanisme c’est l’Ecologie avec un grand A, la médecine naturelle, c’est l’écoute de soi. En fait, à travers tout cela, tu vas découvrir qui tu es vraiment.

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Ben non, c’est pas Arnaud Riou qui les a maquillées, c’est une sychronicité.

 

Tu vas apprendre à t’écouter et écouter la nature, tu vas te cultiver, connaître les rituels des peuples chamans et tu vas te rendre compte de l’importance, là encore, de la plaine conscience et de la méditation. Tu vas  apprendre à t’enraciner, te centrer, être aligné . Tu vas comprendre comment ouvrir ton cœur, comment te ressourcer, te purifier, te nourrir de la nature. Tu vas apprendre à te protéger des mauvaises ondes et des mauvaises gens. Tu vas développer tes cinq sens, en tout cas tu vas te sensibiliser au développement de tes cinq sens. Tu vas habiter ton corps, vivre dans ton corps, comme jamais tu ne l’a fait.

Tu apprendras à découvrir ton animal totem, à purifier ta maison. Tuvas découvrir que les chamans sont à la fois naturopathe et lithothérapeutes, qu’ils ont des moyens de connaître l’avenir tout à fait censés.

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Evidemment, ce livre ne fera pas de toi un chaman, mais tu connaîtras des pratiques et tu découvriras la méditation ( tu peux en écouter grâce à un code QCR et ça c’est chouette).

Tu parleras aux arbres. Tu écouteras ton instinct.

C’est un livre complémentaire au défi magie, à avoir avec soi, à lire, à relire, à consulter régulièrement. Ce livre ouvre tellement l’esprit que tu as envie ensuite de tout découvrir : les mantras, les mudras, les soins par magnétisme, les plantes, les pierres, TOUT !

Ce qui m’a choquée, c’est que de nombreuses connaissances étaient défendues aux quatre coins du globe sans que les chamans de ces différents peuples ne se soient rencontrés. Qui est-on pour remettre en cause tous ces savoirs ? La plupart du temps, la science vient corroborer ces connaissances et il y en a encore pour douter et se marrer. Certaines expériences dont Riou parlent sont incroyables mais verai. D’autres livres, par exemple sur la communication entre les animaux et les végétaux par la télépathie, viennent appuyer ses propos ( j’espère pouvoir acheter un jour le fameux livre sur les arbres sorti au printemps dernier).

Pourtant, l’avenir de notre planète est dans le chamanisme. Nos enfants sont naturellement de petits chamans. Si tu es sensible à une éducation de la Nature, lis ce livre. J’ai tellement reconnu mes filles dans ce livre, c’était incroyable. Maya par exemple crée ses propres rituels naturels, c’est fou, quand tu l’observes, tu te rends compte combien la joie d’être dans la nature est simple.

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Le chamanisme peut nous apprendre énormément. Nous sommes dans une phase du monde où nous devrons renouer avec la nature si nous voulons nous sortir de l’enfer que nous avons créer à commencer par la pollution, la productivité à outrance et l’accélération du temps et de nos activités.

Et une autre vidéo

Arnaud Riou est un hymne à la joie à lui seul. J’aime cette personne si simple qui te répond personnellement quand tu lui écris. Tu trouveras des commentaires négatifs qui l’accusent d’être un  » perroquet » ou un usurpateur » et qui justifient leur point de vue en concluant  » MOI J’ai fait de la méditation pendant 30 ans ». Alors continue mon gars, parce que visiblement tu n’as ni appris le renoncement à l’égo, ni appris à avoir une parole impeccable, ni compris que tu n’étais pas là pour juger les autres.

Moi, Arnaud Riou m’apporte beaucoup. Il me parle de centrage, d’alignement, d’ancrage et ça me sert dans ma vie et dans mon métier pour former des comédiens. ce sont des exercices que les comédiens avec qui je travaille pratiquent. En fait, on a tellement en commun lui et moi que je ne peux qu’être fan de cet homme.

Après, tu peux ou non adhérer à la partie  » communiquer avec l’invisible », le spirituel, mais cette idée d’être relié tous ensemble me paraît tellement salvatrice pour notre avenir que je peux que la défendre avec Arnaud Riou.

Son site : http://www.arnaud-riou.com/

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Comme par Magie : un livre sur la créativité

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Je suis tombée sur ce livre suite à des conversations entre copines. Tu vas voir défiler sur le blog quelques conseils de lecture avec le mot « magie » et tu vas être bien étonné que le contenu ne soit vraiment pas le même. Un mot, différents thèmes !

Celui-là, il parle de la magie de la créativité. L’auteure, qui a écrit un roman à succès, explique comme apprivoiser sa créativité, oser être créatif et ne pas avoir peur de l’être. Elle explique à juste titre tout ce qui peut nous empêcher de passer à l’acte, en particulier nos peurs et la grande peur des autres de ce qu’ils disent. Mais tu sais, quand les autres bavassent sur toi c’est souvent par jalousie et par peur. Peur que tu sois mieux qu’eux, jalousie que tu aies osé faire ce qu’ils n’oseront jamais faire. Je ne dis pas qu’ils n’ont pas la créativité pour, je dis juste qu’il leur manque le courage.

Inutile de te dire que j’ai beaucoup aimé ce livre, qui ne m’a certes rien appris vraiment, mais qui m’a conforté, comme si je parlais avec une meilleure amie, dans tout ce que je pensais de la créativité et des autres, de leurs réactions.  La peur de la créativité, c’est comme le racisme, ça a la même source : on est anti-noir, anti-créatif, anti-jesaispasquoi, parce qu’on a peur de la différence. Pourquoi la différence fait peur ? parce que, je te l’ai déjà expliqué, la différence c’est la possibilité pour l’autre d’être meilleur que toi. Donc arrête de te mettre des bâtons dans les roues par peur de déplaire.
J’ai adoré dans ce livre qu’elle explique qu’il ne fallait ni chercher à plaire, ou à être original, ou à sauver le monde, ou à créer une œuvre qui aiderait les autres, serait utile, serait innovante ou je ne sais quoi d’autre. Le meilleur moyen d’échouer est justement de chercher à faire quelque chose pour se démarquer. Elle dit juste  » Faites parce que ça vous plaît, et vous serez authentique ». Un jour, un élève m’a demandé pourquoi je n’étais pas célèbre en écrivant plein de poèmes. Ben parce que j’en ai rien à foutre. Ce livre commence très justement avec l’exemple d’un poète qui a fui la célébrité. Je pense que c’est un des points communs de beaucoup de très bons poètes : vous ne les connaissez pas, ils vivent leur petite vie tranquilou sans se soucier de ce pensent les gens. Ils écrivent pour eux. Je sais cela paraît carrément égoïste et égocentrique; mais en fait, la créativité c’est se faire du bien à soi. SI en plus ça peut en faire aux autres c’est merveilleux, mais on n’est pas obligé de vouloir tout publier, tout rendre public.

Je me rappelle d’un groupe d’écrivaillons sur lequel j’étais il y a longtemps. le débat faisait rage sur qui pouvait se prétendre auteur, qui pouvait se nommer écrivain. Il paraît que la règle c’est qu’on est auteur quand on a publié un livre et écrivain quand on en a publié u moins six. Qu’est-ce que c’est con. Un écrivain écrit. Point. Dans ce livre, elle conseille justement de se dire des affirmations, et de s’affirmer être ce qu’on veut être. Elle dit même  » l’important n’est pas comme on vous nomme mais à quel nom vous répondez ». Quand j’étais élève, un jour, une camarade m’a dit  » parce que toi tu te dis artiste ? » avec grand mépris. Pour elle, un artiste, c’était un mec exposé dans un musée. J’écrivais, je dessinais, je dansais et je faisais du théâtre : je ne voyais pas à quel autre nom que celui d’artiste j’aurais pu prétendre et répondre justement. Cela amène la question de la prétention : en quoi Est-ce prétentieux de se dire artiste ? Accuse-t-on le boucher d’être prétentieux en se nommant boucher ? Il n’y a pas, comme dans d’autres pays, d’études d’écriture créative. Elizabeth Gilbert évoque encore ce point dans son livre. Le mieux, c’est encore d’écrire et de se réunir pour lire ses créations. Je n’ai jamais autant écrit que lorsque je m’occupais de l’atelier d’écriture du lycée.

La France a une drôle de façon de voir les artistes : forcément des stars et forcément cantonné à un seul domaine. Quand on aura compris que l’art est un don universel on sera sauvé.

Mais pourquoi donc ce livre s’appelle t-il  » comme par magie » ? Parce que l’auteur a une façon singulière mais finalement très universelle de percevoir l’inspiration. Singulière, parce qu’elle met à mal toute théorie égotique de l’inspiration et des idées. Universel parce que je l’ai déjà lue, cette théorie, dans un ouvrage sur le chamanisme d’Arnaud Riou dont je te parlerai un jour. Pour Elizabeth Gilbert les idées sont des entités qui peuplent l’Univers comme des animaux. Des sortes d’âmes, qui vont et viennent et qui un jour te frappe l’esprit. Si tu t’en sers c’est très bien, tu travailles AVEC cette idée. Sinn elle va voir ailleurs. Elle donne des exemples étranges d’idées qu’elle n’a pu suivre et qui sont allées frapper à d’autres portes. J’ai trouvé ça extraordinaire; D’un côté ça te remet à une place humble et d’un autre ça te déculpabilise. Par conséquent, elle dit également que le propre du débutant est d’hésiter de peut que son idée ait déjà été traité. J’adore ce qu’elle en dit : tout a été traité, nous nous entreglosons tous ( Montaigne) et Shakespeare par exemple a déjà tout écrit; mais pas à ta façon, pas comme toi tu le ressens. je me suis alors rendue compte que je n’avais jamais été non plus fasciné par l’originalité. En revanche durant toutes mes études et encore aujourd’hui je suis fascinée par l’intertextualité; je me rappelle d’un cas étrange d’intertextualité entre Nabokov et Valéry Larbaud encore aujourd’hui non élucidé : Larbaud a écrit une scène que l’on retrouve dans Lolita. Nabokov n’a pas pu lire Larbaud. Mais Lolita a été publié APRES la nouvelle de Larbaud. Etrange… Je cherche encore quelle source commune a pu inspiré ces deux auteurs.

Ce livre m’a passionnée, je l’ai lu en quelques jours. Evidemment j’ai passé certains passages en diagonal, c’est parfois un peu répétitif. mais je trouve que cela désacralise et donne envie de PRATIQUER. de passer à l’acte en toute simplicité. J’espère qu’un jour elle sortira un cahier d’exercices par exemple. En attendant, je te parlerai cet été du carnet que j’ai acheté et que j’aime bien.

Pour l’acheter :

https://www.amazon.fr/Comme-par-magie-Elizabeth-Gilbert/dp/2253087505/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1497450380&sr=8-1&keywords=comme+par+magieaime

 

 

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Comment Papa est devenu danseuse étoile de Gavin’s Clémente-Ruiz

papadanseuseJ’ai voulu m’acheter un petit roman d’été car figure-toi que je me suis ENFIN remise à lire des romans. J’ai recommencé avec Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une. Franchement, c’est un super roman, qui en plus te donne plein d’astuces de développement personnel avec une boîte à outils à la fin du livre. Un vrai bol d’air, plein d’optimisme. J’étais donc venue chercher un Virginie Grimaldi quand tout à coup, une couverture rose me happa les yeux et le coeur par la même occasion : Comment papa est devenu danseuse étoile. Non mais attends, avec un titre pareil, il y a de quoi être interloqué, non ?

C’est l’histoire d’une famille avec deux enfants, une fille qui rêve de devenir danseuse comme sa mamie, un fils qui aime les échecs et note tout ce qu’il voit, une maman overbookée très sympathique et très rieuse qui fait face au chômage de son mari. Celui-ci végète sur le canapé depuis plus d’un an quand soudain, un matin, sans crier gare… il se lève et part faire un footing. Le rituel du footing mis en place tous les matins va quelque peu déstabiliser la famille qui ne sait pas si elle doit se réjouir ( plus de gros poireau végétatif sur le canapé) ou s’inquiéter ( mais quelle mouche a piqué papa ?).

Quand ce dernier va annoncer qu’il veut suivre des cours de danse classique comme sa fille, les trois autres membres de la famille vont avoir des réactions tout à fait différentes. Et puis, il y a la grand-mère, cette ancienne danseuse étoile russe abandonnée par le danseur étoile italien qui l’a mise enceinte de ce fameux papa ( Lucien). Elle, tout cela, ça l’a fait bien rigoler. Au début.

Pour connaître la suite de ce magnifique roman, un premier, pétillant et coloré, vif et haletant, cours donc l’acheter ( en chaussons de danse ce sera drôle) ! Tu ne regretteras pas ton achat, je peux te l’assurer !

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Je vais bien, ne t’en fais pas.

Les jours passent à la vitesse de la lumière. Le soleil est arrivé, je passe le plus clair de mon temps dehors avec les filles. Nous jouons, nous nous promenons, nous jardinons. Nous nous reconnectons à la nature, notre propre nature, comme trois vrais chamans. Il y a tant à réapprendre, à redécouvrir, de tout ce que les esprits cartésiens ont balancé. Les remèdes naturelles, l’écoute de la nature. Le fait que nous en faisons partie.  Et là, d’un coup, tu comprends combien l’homme est parfois inférieur aux animaux.

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Mais tu vois, je m’interroge : pourquoi dénigrer quelque chose que nous sommes les seuls, Occidentaux, à avoir dénigrer, alors que la science y apporte souvent une preuve irrévocable sans pourtant expliquer pourquoi les hommes des origines ou les enfants ont ces intuitions ?

Je m’interroge : pourquoi est-on assez con pour se foutre de la gueule de ceux qui ont raison et continuer dans notre connerie à avaler des antidépresseurs ? Si sur toute la planète des personnes pensent que tel truc est un remède et obtiennent des résultats, alors que ces personnes ne se sont jamais rencontrées, ne penses-tu pas qu’ils aient tout simplement raison contre le seul abruti qui continue à dire que ce sont des foutaises ?

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Tiens, en parlant de dépression, je m’interroge aussi : pourquoi rire, se moquer, dénigrer et insulter les personnes qui sont en quête de joie, de paix, d’amour universel ? Pourquoi traiter de débiles ou de barrés des gens qui ont dépassé tous les clivages des religions pour atteindre un état d’universel connaissance et de bonheur, avec des vraies valeurs humaines qui ne sont plus étouffés par les dogmes ?

Le défi magie auquel je m’adonne avec joie tourne principalement autour de l’intention, la gratitude, le respect, l’écoute des autres, de la Nature, de soi. De l’idée que nous sommes un élément parmi un tout ( la loi de la fractale) qu’il n’y a pas de vérité, et la loi de l’attraction. De l’idée aussi que l’on est ce que l’on dit, ce que l’on pense. Et de la capacité à s’émerveiller, se réjouir, penser la vie positivement. Tu vois, franchement, la magie, ça n’a pas grand chose avoir avec des sorcières et des diablotins.

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Heureusement, je constate chaque jour que les esprits s’ouvrent : c’est telle personne qui porte une bracelet en pierres offert par sa grand-mère, telle autre qui porte un quartz rose autour du cou, tel rayon de grande surface d’un bled de chasse aux sorcières qui se remplit de livres sur le développement personnel et la conscience éclairée. Beaucoup se cachent, toutefois. Pour vivre heureux vivons caché. C’est vrai que c’est quand même super honteux de chercher à être heureux et de chercher une paix intérieure et extérieure dans l’éveil de sa conscience, la méditation ou tout autre moyen de se libérer de l’obscurantisme. Trop honteux de croire qu’une plante peut mieux te soigner que sa molécule de synthèse. C’est vrai, trop la honte ouaich  quoi. Pendant ce temps, en Allemagne, en Suisse, en Finlande… on ouvre l’école à la méditation, on rembourse la naturopathie. Mais non, nous en France, on reste fidèle à notre connerie.

Quant à cette incapacité à comprendre que la Nature est source de tout… J’essaie de ne pas juger, je m’interroge uniquement. Ce n’est pas facile, tu sais, de ne pas juger. J’accueille de nouvelles connaissances, je renoue avec d’anciennes, je trouve la paix, la congruence. Tu sais, la congruence c’est quand tu es en accord total avec toi-même. Et quand tu atteins la congruence, ne pas être en accord avec les autres t’importe peu.  Un jour viendra. Peut-être.

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En tout cas moi, je vais bien, ne t’en fais pas. J’ai du soleil en moi. Je suis au 78e jour du défi. Un nombre important pour moi. C’est ma date de naissance. 7/8. J’apprends beaucoup de choses sur la nature, ses remèdes. Je vis chaque jour la magie du quotidien dans le pouvoir de l’intention et de la gratitude, des valeurs qui dépassent le clivage de toute religion et de toute école philosophique, de toute méthode psy aussi. Des valeurs et des enseignements qui vont de soi, qui sont évidents, que nous avons oubliés, parce qu’à un moment donné, quelqu’un a érigé de Devoir et la Souffrance à leurs places. Apparemment se complaire dans une vision d’une vie de merde doit plaire.

Le bonheur en fait, c’est une question de point de vue. C’est ce que m’aura appris ce défi. Si tu te lèves le matin en pensant à ton intention, et que cette intention est positive, ta journée le sera. Malgré la fatigue, les ennuis, le stress, ou les autres qui viennent te pomper littéralement l’air. Et à la fin, tu auras la gratitude pour faire un bilan enjoué de ce que tu auras vécu. Sinon, tu peux continuer à vivre la tête dans un nuage de merdes. On ne fait pas le défi au pays des Bisounours et on n’est pas devenu aveugles. On affronte. Mais autrement.

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Cette photo a été prise un jour de pluie. Mais il y a eu une éclaircie. Je n’ai pas pris de photo de la pluie.

Personnellement j’ai fait mon choix. j’ai renoué avec cet aspect de ma personnalité d’enfant, je me rends compte chaque jour combien les adultes autour de moi m’ont coupée de cette façon de toujours voir le bon côté des choses en se lamentant, se plaignant et en ne voyant que ce qui n’allait pas.

Cela ne veut pas non plus dire que tu acceptes tout. Non, tu apprends aussi à changer ce qui doit ou peut l’être et à accepter ce qui ne le peut pas. Mais tu as le droit de dire NON, être plus en accord avec toi et vouloir la paix ne veut pas dire devenir le larbin collectif. Il y a aussi une question de dignité et de rester intègre. Et l’intégrité passe d’abord par le respect de soi. Ne pas se trahir en acceptant n’importe quoi. C’est en général sur ce point que ton entourage essaie de te manipuler  » Je croyais que tu… » et vas-y que j’essaie de me servir de ton nouvel état d’esprit pour faire de toi un esclave. Ou  » Tu vois que ça marche pas ton truc puisque tu n’acceptes pas.. » ah non mais attends, tu as déjà vu un chaman se prosterner devant un Donad Trump en puissance ? Non ? Donc moi non plus je ne me prosternerai pas devant un dictateur. Bien au contraire. On cherche la congruence, être en accord avec soi, pas se nier et devenir ta merde . Les gens confondent souvent Bonté et Servilité. Rien à voir. On cherche souvent à tirer profit de l’autre alors évidemment si tu dis que tu cherches à voir la vie du bon côté et être heureux on va forcément vouloir t’utiliser comme une marionnette, te faire faire le larbin,  puisque t’es censé ne pas chercher le conflit et vouloir la paix dans le monde.

Je vois, je me focalise, je zoome, je coupe des cadres… je vois uniquement désormais toutes ces personnes qui oeuvrent pour la paix et l’amour et l’évolution de l’homme vers un nouvel état, et j’espère de tout mon cœur que de beau peuple de l’Ame gagnera, malgré les moqueries, la méchanceté.

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Ce qui m’étonne, aussi c’est que ces détracteurs n’ont toujours pas fait le rapprochement entre leurs attitudes haineuses et celles des terroristes. Empêcher les autres d’être heureux, imposer sa pensée violemment par la moquerie et les dénigrements, voire le harcèlement. Parce que , finalement, si tu penses qu’on a  tort, qu’est-ce que ça peut te foutre ???? Je ne parle pas de tolérance je parle carrément de laisser chacun vivre en démocratie. La tolérance, c’est quand tu tolères, tu « supportes » un truc à la limite de la loi. Mais vouloir vivre selon ses propres convictions et croyances sans entraver la vie des autres, cela n’a pas à être toléré. C’est un choix de vie qui n’a rien de dangereux pour les autres, bien au contraire. Je pense que je ne m’avance pas trop en disant que c’est même écrit dans les droits de l’Homme.

Article 18

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.

Article 19

Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.

On en est là, et on voudrait dire à nos enfants de ne pas harceler leurs camarades différents, alors qu’en fait on est déjà en train de parler de  » différence » et on se fout de la gueule de ceux qui pensent librement. Sois un modèle pour ton enfant, ça ira déjà mieux dans sa tête à lui.

La paix n’est pas du côté de la haine et de l’esprit obtus. Obtus, obus… La paix, elle est du côté de l’Ame et de la Nature. De l’éveil et de l’ouverture.  Mais forcément, c’est toujours plus facile de se foutre de la gueule des autres que de se remettre 5 minutes en question.

Bref, voilà. On vit dans un monde qui prône la démocratie, la liberté de penser, qui lutte soi-disant contre le harcèlement, mais tente donc d’utiliser tes droits  ( sans les imposer aux autres évidemment) et tu verras.

Le bonheur est pourtant à portée de cerveau et de cœur… J’y retourne.

Et je te souhaite si tu es concernée de belles vacances. Sinon un beau printemps.
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( oui, je sais  » de foutre de la  gueule » est écrit au moins 5 fois dans cet article, mais c’est apparemment la seule chose que savent faire certains).

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Printemps des poètes

Cela faisait longtemps que je n’avais pas écrit de poèmes. Tu vois, mon souci, c’est que j’écris soit sur ce qui me rend triste soit sur ce qui me met en colère. Faut évacuer ! Je vais tenter dorénavant d’écrire sur ce qui est beau, sur la gratitude et sur l’émerveillement. Ce n’est  pas ce qui est le plus facile !

Bref, tous les ans je participe au printemps des poètes en écrivant un poème avec les 10 mots imposés. 

Cette année, ça donne ça:

L’Adulée

Quand je suis arrivée ici

J’ai rencontré tous tes amis

J’avais entendu tout de toi

Je savais que régnait ta loi

Puis je t’ai croisé un midi

Me regardant, tu m’as souri

Venant me parler à l’oreille

Tu racontais monts et merveilles

Tes amis buvaient tes histoires

Tu tendais alors un miroir

Tu absorbais tous leurs secrets

Ou mieux encore : tu inventais

Tu délivrais tes vérités

Aux Favoris, hypnotisés

Tes canulars sont écoutés

Peu t’importe qui est blessé

Moi, je n’ai jamais hébergé

Tes avatars de vérité

L’émoticône est mon visage

Tu t’es mis à hurler de rage

C’est alors qu’avec toi j’ai beaucoup voyagé

Algérie, Turquie, ou Tzigane va-nu-pieds

Tantôt Pirate, ou nomade ou sorcière

Je m’ exilais sur mon nuage de fer

J’ai décidé de ne pas te contredire

Je t’ai laissée te confondre à mentir

Raciste, en faux tu prônais le contraire

le Mal coulait de ton cœur aux artères

Et tes yeux fureteurs ont jugé mon physique

Alors tes attaques sont devenues iniques

Mes cheveux et mes yeux, mes seins ou ma santé

Tu as craché sur mes pieds : eux savent danser.

Je te télé-snobais, tu étais un aimant

la cire de la fierté bouchait mes tympans

Et tu sabordais mon ouvrage

Ton bateau montait les étages

Tu t’en es pris à mes enfants

A mes amis, à mes parents

Sans savoir qui je fréquentais

Ta vague que rien ne brisait

S’enflait dans le vent des sourires

Voguait ta barque sous les rires

Te gaussant du scandale, en tendant le poignard

Si javais pu me tuer, pour saluer mon départ

Tu aurais encore pu inventer un mensonge

Puisque chacun vivait enfermé dans tes songes

Et lorsque tes victimes essaient de rétablir

La vérité, tu cherches encore à les détruire

Car entre Peste et Choléra

Tu es ce qui nourrit les Rats

Tu perverties le miel en fiel

Souillant le bonheur de la veille

Leur groin qui fouille l’excrément

Jamais ne connaît l’écœurement

Ton nom varie avec le temps

Ton visage aussi est changeant

Tu es l’odieux virus qui condamne la bouche

A l’égout du dégoût ou tu as fait ta couche

Rumeurs, ragots, toi tu supputes

Pour moi, tu n’es jamais qu’une p***

Reine Médisance

sans-titre

Publié dans Coups de coeur, Le quotidien

La bohémienne

Ekphrasis méditative…

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Cette petite bohémienne a accompagné mon enfance. On la voyait dans les salles d’attente des médecins, enfermée dans son cadre bon marché, laissée en souffrance entre deux chaises inconfortables. Chez mon dentiste, j’eus tout le temps, lors de mes nombreuses visites, d’admirer sa jupe rayée rouge et blanc. J’achetai, heureux hasard, la même jupe quinze ans plus tard, par nostalgie, par tendresse, comme pour marquer ma reconnaissance à cette petite jeune fille qui me tint compagnie tant de fois dans l’ennui des heures à patienter sous le bruit de la roulette crissante du spécialiste des caries. La jeune bohémienne m’offrait l’échappatoire de la rêverie.

On la voyait également sur les étalages et les têtes de gondoles, à Noël, entre les nénuphars de Monet et les boulevards parisiens de Pissaro. On la regardait sans la voie, figée dans sa pause artistique, condamnée à être commune, invisible, œuvre d’art privée de cadre artistique, galvaudée, morne reproduction aux couleurs délavées, affichées dans des lieux inappropriés, chez les bourgeois, dans les supermarchés.

Lise, petite fille égarée dans un corps déjà sensuel de femme. Lise, offerte aux esprits, pour le fantasme, ouvrant la fenêtre de l’imaginaire sur l’étranger, l’étrange, l’orientalisme, la magie des diseuses de bonne aventure.

Lise, une touche d’épice sur la fadeur du quotidien.

Elle est assise, le genou ouvert. S’apprête-t-elle à se lever ? Elle semble incertaine tant ses mains, posées entre ses cuisses, semblent au contraire abandonnées, sans volonté, lourdes de tout le ressentiment de Lise. La main gauche menotte le poignet droit. La main droite tient une fleur qui ne semble pas forcer l’admiration de Lise.

Tout en Lise, pourtant, crie la liberté. Liberté des mœurs dans ce chemisier ouvert, offrant à la vue une épaule débrayée. Invitation à l’éveil des sens en ce jour chaud de printemps inondé de verdure. Liberté du peuple errant. Liberté des cheveux libres, ondulés, que rien ne retient, pas même ce petit ruban de satin rouge. Cheveux qui s’éparpillent sur le coup, les épaules, les bras, la nuque, le dos, la gorge : cascade indolente de boucles, chevelure hypnotique de sirène, sirène de la Bohème, vague cousine d’une Loreleï égarée dans un parc parisien. La boucle d’oreille souligne le lobe clair. Les cheveux cachent et dévoilent, encore, la poitrine à demi offerte aux regards. La bouche rouge, garance épanouie, semble sourire sans sourire, sourire dans la gravité à un souvenir évaporé sous le soleil cruel de la réalité.

Lise, ta jupe de bohémienne est une gageure. Lise, tu erres en vérité uniquement dans tes pensées, enfermée dans ton rêve. Lise, ton teint blanc, ta chair généreuse, dément pour toi. As-tu pleuré ? T’as-t-on forcé à posé pour le grand peintre ?

Ton âme est triste, Lise. Où est cet amoureux qui assombrit ton regard si profond, si grand, si doux ? Tu songes, tu ressasses, tu enlaces un espoir, un amour, tu rejettes hors du temps tous les obstacles tout en sachant combien tout cela est vain. Tes yeux sont résignés au chagrin, ta bouche espère encore. Dans l’arbre derrière toi, il y a comme des clartés qui me font espérer pour toi une échappée. Je sais pourtant que tu ne pourras jamais t’éloigner du cadre. Tu resteras encerclée entre le paysage de mer et la jeune fille trop blonde et trop sage que Renoir a condamné à l’obéissance. Une enfant ou une femme, ce n’est une image figée, Lise.

Egare-toi, Lise. Prends la fuite.