Publié dans Coups de coeur, Coups de gueule, Le quotidien

Je vais bien, ne t’en fais pas.

Les jours passent à la vitesse de la lumière. Le soleil est arrivé, je passe le plus clair de mon temps dehors avec les filles. Nous jouons, nous nous promenons, nous jardinons. Nous nous reconnectons à la nature, notre propre nature, comme trois vrais chamans. Il y a tant à réapprendre, à redécouvrir, de tout ce que les esprits cartésiens ont balancé. Les remèdes naturelles, l’écoute de la nature. Le fait que nous en faisons partie.  Et là, d’un coup, tu comprends combien l’homme est parfois inférieur aux animaux.

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Mais tu vois, je m’interroge : pourquoi dénigrer quelque chose que nous sommes les seuls, Occidentaux, à avoir dénigrer, alors que la science y apporte souvent une preuve irrévocable sans pourtant expliquer pourquoi les hommes des origines ou les enfants ont ces intuitions ?

Je m’interroge : pourquoi est-on assez con pour se foutre de la gueule de ceux qui ont raison et continuer dans notre connerie à avaler des antidépresseurs ? Si sur toute la planète des personnes pensent que tel truc est un remède et obtiennent des résultats, alors que ces personnes ne se sont jamais rencontrées, ne penses-tu pas qu’ils aient tout simplement raison contre le seul abruti qui continue à dire que ce sont des foutaises ?

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Tiens, en parlant de dépression, je m’interroge aussi : pourquoi rire, se moquer, dénigrer et insulter les personnes qui sont en quête de joie, de paix, d’amour universel ? Pourquoi traiter de débiles ou de barrés des gens qui ont dépassé tous les clivages des religions pour atteindre un état d’universel connaissance et de bonheur, avec des vraies valeurs humaines qui ne sont plus étouffés par les dogmes ?

Le défi magie auquel je m’adonne avec joie tourne principalement autour de l’intention, la gratitude, le respect, l’écoute des autres, de la Nature, de soi. De l’idée que nous sommes un élément parmi un tout ( la loi de la fractale) qu’il n’y a pas de vérité, et la loi de l’attraction. De l’idée aussi que l’on est ce que l’on dit, ce que l’on pense. Et de la capacité à s’émerveiller, se réjouir, penser la vie positivement. Tu vois, franchement, la magie, ça n’a pas grand chose avoir avec des sorcières et des diablotins.

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Heureusement, je constate chaque jour que les esprits s’ouvrent : c’est telle personne qui porte une bracelet en pierres offert par sa grand-mère, telle autre qui porte un quartz rose autour du cou, tel rayon de grande surface d’un bled de chasse aux sorcières qui se remplit de livres sur le développement personnel et la conscience éclairée. Beaucoup se cachent, toutefois. Pour vivre heureux vivons caché. C’est vrai que c’est quand même super honteux de chercher à être heureux et de chercher une paix intérieure et extérieure dans l’éveil de sa conscience, la méditation ou tout autre moyen de se libérer de l’obscurantisme. Trop honteux de croire qu’une plante peut mieux te soigner que sa molécule de synthèse. C’est vrai, trop la honte ouaich  quoi. Pendant ce temps, en Allemagne, en Suisse, en Finlande… on ouvre l’école à la méditation, on rembourse la naturopathie. Mais non, nous en France, on reste fidèle à notre connerie.

Quant à cette incapacité à comprendre que la Nature est source de tout… J’essaie de ne pas juger, je m’interroge uniquement. Ce n’est pas facile, tu sais, de ne pas juger. J’accueille de nouvelles connaissances, je renoue avec d’anciennes, je trouve la paix, la congruence. Tu sais, la congruence c’est quand tu es en accord total avec toi-même. Et quand tu atteins la congruence, ne pas être en accord avec les autres t’importe peu.  Un jour viendra. Peut-être.

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En tout cas moi, je vais bien, ne t’en fais pas. J’ai du soleil en moi. Je suis au 78e jour du défi. Un nombre important pour moi. C’est ma date de naissance. 7/8. J’apprends beaucoup de choses sur la nature, ses remèdes. Je vis chaque jour la magie du quotidien dans le pouvoir de l’intention et de la gratitude, des valeurs qui dépassent le clivage de toute religion et de toute école philosophique, de toute méthode psy aussi. Des valeurs et des enseignements qui vont de soi, qui sont évidents, que nous avons oubliés, parce qu’à un moment donné, quelqu’un a érigé de Devoir et la Souffrance à leurs places. Apparemment se complaire dans une vision d’une vie de merde doit plaire.

Le bonheur en fait, c’est une question de point de vue. C’est ce que m’aura appris ce défi. Si tu te lèves le matin en pensant à ton intention, et que cette intention est positive, ta journée le sera. Malgré la fatigue, les ennuis, le stress, ou les autres qui viennent te pomper littéralement l’air. Et à la fin, tu auras la gratitude pour faire un bilan enjoué de ce que tu auras vécu. Sinon, tu peux continuer à vivre la tête dans un nuage de merdes. On ne fait pas le défi au pays des Bisounours et on n’est pas devenu aveugles. On affronte. Mais autrement.

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Cette photo a été prise un jour de pluie. Mais il y a eu une éclaircie. Je n’ai pas pris de photo de la pluie.

Personnellement j’ai fait mon choix. j’ai renoué avec cet aspect de ma personnalité d’enfant, je me rends compte chaque jour combien les adultes autour de moi m’ont coupée de cette façon de toujours voir le bon côté des choses en se lamentant, se plaignant et en ne voyant que ce qui n’allait pas.

Cela ne veut pas non plus dire que tu acceptes tout. Non, tu apprends aussi à changer ce qui doit ou peut l’être et à accepter ce qui ne le peut pas. Mais tu as le droit de dire NON, être plus en accord avec toi et vouloir la paix ne veut pas dire devenir le larbin collectif. Il y a aussi une question de dignité et de rester intègre. Et l’intégrité passe d’abord par le respect de soi. Ne pas se trahir en acceptant n’importe quoi. C’est en général sur ce point que ton entourage essaie de te manipuler  » Je croyais que tu… » et vas-y que j’essaie de me servir de ton nouvel état d’esprit pour faire de toi un esclave. Ou  » Tu vois que ça marche pas ton truc puisque tu n’acceptes pas.. » ah non mais attends, tu as déjà vu un chaman se prosterner devant un Donad Trump en puissance ? Non ? Donc moi non plus je ne me prosternerai pas devant un dictateur. Bien au contraire. On cherche la congruence, être en accord avec soi, pas se nier et devenir ta merde . Les gens confondent souvent Bonté et Servilité. Rien à voir. On cherche souvent à tirer profit de l’autre alors évidemment si tu dis que tu cherches à voir la vie du bon côté et être heureux on va forcément vouloir t’utiliser comme une marionnette, te faire faire le larbin,  puisque t’es censé ne pas chercher le conflit et vouloir la paix dans le monde.

Je vois, je me focalise, je zoome, je coupe des cadres… je vois uniquement désormais toutes ces personnes qui oeuvrent pour la paix et l’amour et l’évolution de l’homme vers un nouvel état, et j’espère de tout mon cœur que de beau peuple de l’Ame gagnera, malgré les moqueries, la méchanceté.

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Ce qui m’étonne, aussi c’est que ces détracteurs n’ont toujours pas fait le rapprochement entre leurs attitudes haineuses et celles des terroristes. Empêcher les autres d’être heureux, imposer sa pensée violemment par la moquerie et les dénigrements, voire le harcèlement. Parce que , finalement, si tu penses qu’on a  tort, qu’est-ce que ça peut te foutre ???? Je ne parle pas de tolérance je parle carrément de laisser chacun vivre en démocratie. La tolérance, c’est quand tu tolères, tu « supportes » un truc à la limite de la loi. Mais vouloir vivre selon ses propres convictions et croyances sans entraver la vie des autres, cela n’a pas à être toléré. C’est un choix de vie qui n’a rien de dangereux pour les autres, bien au contraire. Je pense que je ne m’avance pas trop en disant que c’est même écrit dans les droits de l’Homme.

Article 18

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.

Article 19

Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.

On en est là, et on voudrait dire à nos enfants de ne pas harceler leurs camarades différents, alors qu’en fait on est déjà en train de parler de  » différence » et on se fout de la gueule de ceux qui pensent librement. Sois un modèle pour ton enfant, ça ira déjà mieux dans sa tête à lui.

La paix n’est pas du côté de la haine et de l’esprit obtus. Obtus, obus… La paix, elle est du côté de l’Ame et de la Nature. De l’éveil et de l’ouverture.  Mais forcément, c’est toujours plus facile de se foutre de la gueule des autres que de se remettre 5 minutes en question.

Bref, voilà. On vit dans un monde qui prône la démocratie, la liberté de penser, qui lutte soi-disant contre le harcèlement, mais tente donc d’utiliser tes droits  ( sans les imposer aux autres évidemment) et tu verras.

Le bonheur est pourtant à portée de cerveau et de cœur… J’y retourne.

Et je te souhaite si tu es concernée de belles vacances. Sinon un beau printemps.
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( oui, je sais  » de foutre de la  gueule » est écrit au moins 5 fois dans cet article, mais c’est apparemment la seule chose que savent faire certains).

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Printemps des poètes

Cela faisait longtemps que je n’avais pas écrit de poèmes. Tu vois, mon souci, c’est que j’écris soit sur ce qui me rend triste soit sur ce qui me met en colère. Faut évacuer ! Je vais tenter dorénavant d’écrire sur ce qui est beau, sur la gratitude et sur l’émerveillement. Ce n’est  pas ce qui est le plus facile !

Bref, tous les ans je participe au printemps des poètes en écrivant un poème avec les 10 mots imposés. 

Cette année, ça donne ça:

L’Adulée

Quand je suis arrivée ici

J’ai rencontré tous tes amis

J’avais entendu tout de toi

Je savais que régnait ta loi

Puis je t’ai croisé un midi

Me regardant, tu m’as souri

Venant me parler à l’oreille

Tu racontais monts et merveilles

Tes amis buvaient tes histoires

Tu tendais alors un miroir

Tu absorbais tous leurs secrets

Ou mieux encore : tu inventais

Tu délivrais tes vérités

Aux Favoris, hypnotisés

Tes canulars sont écoutés

Peu t’importe qui est blessé

Moi, je n’ai jamais hébergé

Tes avatars de vérité

L’émoticône est mon visage

Tu t’es mis à hurler de rage

C’est alors qu’avec toi j’ai beaucoup voyagé

Algérie, Turquie, ou Tzigane va-nu-pieds

Tantôt Pirate, ou nomade ou sorcière

Je m’ exilais sur mon nuage de fer

J’ai décidé de ne pas te contredire

Je t’ai laissée te confondre à mentir

Raciste, en faux tu prônais le contraire

le Mal coulait de ton cœur aux artères

Et tes yeux fureteurs ont jugé mon physique

Alors tes attaques sont devenues iniques

Mes cheveux et mes yeux, mes seins ou ma santé

Tu as craché sur mes pieds : eux savent danser.

Je te télé-snobais, tu étais un aimant

la cire de la fierté bouchait mes tympans

Et tu sabordais mon ouvrage

Ton bateau montait les étages

Tu t’en es pris à mes enfants

A mes amis, à mes parents

Sans savoir qui je fréquentais

Ta vague que rien ne brisait

S’enflait dans le vent des sourires

Voguait ta barque sous les rires

Te gaussant du scandale, en tendant le poignard

Si javais pu me tuer, pour saluer mon départ

Tu aurais encore pu inventer un mensonge

Puisque chacun vivait enfermé dans tes songes

Et lorsque tes victimes essaient de rétablir

La vérité, tu cherches encore à les détruire

Car entre Peste et Choléra

Tu es ce qui nourrit les Rats

Tu perverties le miel en fiel

Souillant le bonheur de la veille

Leur groin qui fouille l’excrément

Jamais ne connaît l’écœurement

Ton nom varie avec le temps

Ton visage aussi est changeant

Tu es l’odieux virus qui condamne la bouche

A l’égout du dégoût ou tu as fait ta couche

Rumeurs, ragots, toi tu supputes

Pour moi, tu n’es jamais qu’une p***

Reine Médisance

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La bohémienne

Ekphrasis méditative…

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Cette petite bohémienne a accompagné mon enfance. On la voyait dans les salles d’attente des médecins, enfermée dans son cadre bon marché, laissée en souffrance entre deux chaises inconfortables. Chez mon dentiste, j’eus tout le temps, lors de mes nombreuses visites, d’admirer sa jupe rayée rouge et blanc. J’achetai, heureux hasard, la même jupe quinze ans plus tard, par nostalgie, par tendresse, comme pour marquer ma reconnaissance à cette petite jeune fille qui me tint compagnie tant de fois dans l’ennui des heures à patienter sous le bruit de la roulette crissante du spécialiste des caries. La jeune bohémienne m’offrait l’échappatoire de la rêverie.

On la voyait également sur les étalages et les têtes de gondoles, à Noël, entre les nénuphars de Monet et les boulevards parisiens de Pissaro. On la regardait sans la voie, figée dans sa pause artistique, condamnée à être commune, invisible, œuvre d’art privée de cadre artistique, galvaudée, morne reproduction aux couleurs délavées, affichées dans des lieux inappropriés, chez les bourgeois, dans les supermarchés.

Lise, petite fille égarée dans un corps déjà sensuel de femme. Lise, offerte aux esprits, pour le fantasme, ouvrant la fenêtre de l’imaginaire sur l’étranger, l’étrange, l’orientalisme, la magie des diseuses de bonne aventure.

Lise, une touche d’épice sur la fadeur du quotidien.

Elle est assise, le genou ouvert. S’apprête-t-elle à se lever ? Elle semble incertaine tant ses mains, posées entre ses cuisses, semblent au contraire abandonnées, sans volonté, lourdes de tout le ressentiment de Lise. La main gauche menotte le poignet droit. La main droite tient une fleur qui ne semble pas forcer l’admiration de Lise.

Tout en Lise, pourtant, crie la liberté. Liberté des mœurs dans ce chemisier ouvert, offrant à la vue une épaule débrayée. Invitation à l’éveil des sens en ce jour chaud de printemps inondé de verdure. Liberté du peuple errant. Liberté des cheveux libres, ondulés, que rien ne retient, pas même ce petit ruban de satin rouge. Cheveux qui s’éparpillent sur le coup, les épaules, les bras, la nuque, le dos, la gorge : cascade indolente de boucles, chevelure hypnotique de sirène, sirène de la Bohème, vague cousine d’une Loreleï égarée dans un parc parisien. La boucle d’oreille souligne le lobe clair. Les cheveux cachent et dévoilent, encore, la poitrine à demi offerte aux regards. La bouche rouge, garance épanouie, semble sourire sans sourire, sourire dans la gravité à un souvenir évaporé sous le soleil cruel de la réalité.

Lise, ta jupe de bohémienne est une gageure. Lise, tu erres en vérité uniquement dans tes pensées, enfermée dans ton rêve. Lise, ton teint blanc, ta chair généreuse, dément pour toi. As-tu pleuré ? T’as-t-on forcé à posé pour le grand peintre ?

Ton âme est triste, Lise. Où est cet amoureux qui assombrit ton regard si profond, si grand, si doux ? Tu songes, tu ressasses, tu enlaces un espoir, un amour, tu rejettes hors du temps tous les obstacles tout en sachant combien tout cela est vain. Tes yeux sont résignés au chagrin, ta bouche espère encore. Dans l’arbre derrière toi, il y a comme des clartés qui me font espérer pour toi une échappée. Je sais pourtant que tu ne pourras jamais t’éloigner du cadre. Tu resteras encerclée entre le paysage de mer et la jeune fille trop blonde et trop sage que Renoir a condamné à l’obéissance. Une enfant ou une femme, ce n’est une image figée, Lise.

Egare-toi, Lise. Prends la fuite.

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Mes zèbres sont des enfants comme les autres

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Non, non je ne vous ai pas oubliés ! Ni les fans de planners, ni les amatrices de soupe, et encore moins les fans de méditation. Mais voilà : j’ai une angine très forte, je suis très fatiguée. Et puis tu sais, mes deux filles me crèvent. Je les aime, mais elles sont usantes !!! Ca me fait penser que je voulais te conseiller depuis longtemps un bouquin que j’aimerais lire bientôt si mes filles m’en laissent le temps un jour . Un  bouquin sur les zèbres. Non, pas les zèbres du zoo, mais les enfants précoces, les drôles de zèbres.

Tu as peut-être déjà remarqué que mes filles ne sont pas raccord avec l’âge requis pour les activités. Selon les boîtes de jouets, Comète aurait 6 ans et Tempête 24 mois. Tempête a 19 mois et Comète a 3 ans et demi. Pour Comète, c’est clairement allé en s’amplifiant de mois en mois. Elle évolue par pallier et non linéairement. Il existe aussi des décalages entre ses capacités qui ne sont pas toutes au même point d’évolution, et cela la rend grave en colère.

Je ne me pose même plus la question : sont-elles précoces ? Elles le sont. En tout cas Comète l’est clairement et fortement. Ce que je me demande c’est à quel point, faut-il tester ? Et pour le moment je pense que non, car nous avons une maîtresse qui gère, avec une classe de Maternelles qui mélange les niveaux.

Evidemment tu peux te dire que je vante mes filles, que j’exagère, comme beaucoup de parents, crois-tu qui pensent que leur enfant est très intelligent. En vérité, c’est pas vraiment le problème. Si je le dis, c’est que j’en ai ma claque des jouets reçus dont elles se moquent parce que ce n’est déjà plus de leur âge. J’en ai ma claque des vêtements trop petits parce qu’on a cru que je mentais sur leur taille ( oui elle sont ET précoces ET géantes). Vous pouvez croire que je connais mes filles mieux que vous ?

Le vrai problème ? Ce sont les normes. C’est ce qu’on attend de mes filles, comme on voudrait que mes filles soient. On me dit  » A tel âge on fait ça  »  » on pense ça »  » on ressent ça ». Mes filles n’ont pas de case, n’ont pas d’étiquette. Et je n’en avais pas d’ailleurs. Aujourd’hui j’avoue avoir séché des cours en CE2. J’avoue ne pas avoir fait mes devoirs cette année-là et avoir grugé le maître qui devait vérifier notre cahier de textes que je ne remplissait jamais. M. Beau, je vous ai menti une année entière et vous n’avez rien vu ! Je me suis ennuyée, je me suis cachée. Je n’ai rien osé dire.

Et puis, on n’est pas forcément en avance en tout quand on est très douée quelque part. En 4e je suis devenue archi nulle en maths, sans doute à cause d’un souci de communication avec ma prof. La situation a empiré, alors que j’avais plus de 16 en 5e que j’adorais ça. Bizarrement, en L, je suis tombée sur un peu prof, en hop, j’ai à nouveau adoré les maths, parce que c’étaient des maths qui me parlaient. Avec la prof que je n’aimais pas j’avais 6, et sur le même contrôle de probabilités, le même sujet d’étude, j’avais 19 avec l’autre prof !

Tout ce qui ne passait pas par le plaisir de découvrir ne rentrait pas. Je fonctionnais  » à l’affectif » mais si j’en crois mes dernières lectures, c’est le mode d’apprentissage le plus performant dans la nature. C’est ce qui fait partie de l’instinct. Des lois naturelles de l’enfant et des bébés animaux aussi.

Quand on est zèbre, on avance aléatoirement, anarchiquement, par pallier, sans progression très claire.  On régresse des fois, on gère mal ses émotions, mais une chose dont je me souviens, c’est que les autres te regardent de travers et voient ta différence. Certains l’apprécient et sont tes amis. La plupart te rejette. Tu écris des cahiers entiers de poèmes, tu écris un roman à 8 ans. Il y a même des adultes pour ne remarquer que les fautes d’orthographe. Sérieusement, si un enfant de 8 ans vient vers toi avec un roman qu’il a écrit, ne sois pas con, lis-le et ne regarde pas les fautes. Des fois, je me dis que cela traduisait sans doute un dépassement de la situation, une jalousie. C’était une façon de vouloir me remettre à ma place d’enfant, moi qui n’avait ni le vocabulaire ni les loisirs des enfants. En tout cas, pas seulement.

Ma fille n’est absolument pas rejetée. Car grand bien pour elle, je crois bien que les enfants comme elle sont de plus en plus nombreux.

Tu sais quoi ? Je crois qu’il n’y a plus de norme et que peut-être simplement, il n’y en a jamais eu. Que tout simplement cette répartition en âge est complètement conne. Que les enfants devraient être libres de progresser à des rythmes différents et différemment selon les matières, activités, centres d’intérêt ou de désintérêt. Précoce, pas précoce, ils sont eux-mêmes avec leur personnalité, leurs capacités qui changeront peut-être. Ce que je mets par exemple en place pour les DYS est utile pour TOUS LES ENFANTS.  Ce qu’il faudrait mettre en place pour les zèbres, tel est mon avis serait le BON FONCTIONNEMENT POUR TOUT LE MONDE. OU PLUTOT POUR CHACUN. Tout le monde, cela n’existe pas. Il n’y a que des personnes, pas des groupes. Le concept de groupe n’a d’intérêt en ce qu’il apporte aux personnes, individuellement.

On apprend autant de ceux qui sont en difficulté, une difficulté qui peut devenir une force que de ceux qui sont en avance, une avance qui peut vite devenir un handicap. On est souvent trop intelligent pour être heureux. Ajoutons à cela une multipotentialité souvent partagée par les personnes haut potentiel, et tu comprends pourquoi ces zèbres-là ont bien du mal à savoir qui ils sont. Je suis cotre l’idée de dire qu’ils doivent trouver leur place. Ils en ont plusieurs et notre monde nous amènera à tous changer de place plusieurs fois dans notre vie. Non, ce qu’il faut trouver c’est le moyen d’exprimer tout notre potentiel, dans sa diversité, tout l’éventail des capacités qui nous mettent en joie.

Du coup, je te laisse et je te préviens : Bientôt je te parlerai de ABERKANE et d’ALVAREZ.

Lé révolution est en marche, pour le bien des enfants qui ne sont pas des légos à trier, pas des pièces à mettre dans des cases et pas de braves petits soldats formatables.

Je te bise.

NOËL

PS: ce que je veux dire quand je dis que ce sont des enfants comme les autres ce n’est pas que je veux nier leurs particularités mais que ces enfants ont le droit à une enfance.

Publié dans Coups de coeur, Mes DIY

Les tutos de CASSIE MINI

Aujourd’hui je te propose de découvrir un site de Youtubeuse très sympa, avec des tutos, des idées d’achats, des découvertes matos : il y a de tout en matière de loisir créatif; Sandrine touche à tout, des perles à la fimo en passant par le scrap ou les planners.

J’aime beaucoup ses présentations !

Par exemple, sur cette vidéo, elle présente des feutres EDDING

 

Elle présente également une box dream catcher très sympa ( on en reparlera bientôt ! On fera des attrape-rêves sans kit)

 

En plus elle est du Mans !

Publié dans Coups de coeur, Tiempo Color

Ce qu’il faut dire à un créatif

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Devant le succès de l’article précédent, il me faut bien aider les personnes désœuvrées qui ne savent plus par quel bout prendre  un créatif et quoi lui dire.

Tout d’abord, sache qu’un créatif aime créer, fabriquer, inventer. Que ça tienne de bout ou que ça ne serve à rien, ce n’est pas vraiment la question. Il aime voir des choses nouvelles jaillir de sa tête et de ses petites mains. Il aime les matières, les couleurs, les outils et que ça fasse à la fin un truc nouveau.
Pour que tu comprennes bien la jouissance qui naît de  ce jaillissement , voici une petite video qui me fait toujours autant de bien :

Maintenant, que faut-il dire ? Et bien, il faut simplement faire preuve de bienveillance. Ce que je dis est valable pour les enfants, les adultes et n’importe qui autour de toi. Ce sont des phrases qui sont données par les spécialistes de la bienveillance à l’égard des enfants ou de soi-même.

En fait, je vais reprendre les questions qui toi, non-créatif, te taraudent ! Mais au lieu de les formuler avec mépris, je vais tenter d’enclencher un dialogue entre toi et le créatif ( peut-être qu’au bout du compte tu finiras même pas DEVENIR CREATIF !!!)

Cela a dû te prendre beaucoup de temps ? C’est génial de pouvoir s’occuper ainsi !

Tu montres un intérêt. Tu vois, c’est comme pour la Sagrada Familia de Gaudi. Le temps donne de la valeur, il n’est pas question de perdre mais d’investir. Quand tu vois autour de toi tous les gens qui s’ennuient et qui courent après des Pokemon ( cela étant je sens qu’on va bien rigoler avec ce jeu !) ! Le créatif ne s’ennuie jamais, son temps DEVIENT de l’or. L’or, c’est le machin qu’il crée.

C’est fait avec quoi ?

Cela va t’instruire, tu vas comprendre de quoi est fait son  » petit bordel » et pouvoir mettre un nom sur ce que tu vois; cela t’aidera à l’apprécier toi aussi : sequins, paillettes, tampons, dentelle, ruban, masking tape, dies, encres, pinceaux, fimo, perles de rocaille, perles en bois, nacre… Un nom pour chaque chose et voilà : ce petit machin aura pour toi aussi une vraie valeur. Nommer les choses c’est les juger. Je trouve que dans le nom que l’on donne aux choses il y a leur prix. Mais pas le prix en euro, ça on s’en fout.

Comment tu t’y es pris ?

Le créatif va pouvoir t’expliquer les techniques de l’embossing, de la broderie, du crochet et du tricotin : wahou, une vraie conversation sur autre chose que les seins d’un ange de la télé-réalité s’offre à vous !!!! Sans rire, c’est passionnant de savoir comment on fait. J’adore entendre quelqu’un raconter une recette de cuisine par exemple, c’est une promesse vers l’objet terminé, cela donne du goût, cela montre combien et pourquoi c’est beau. Rien à voir encore avec le fric, mais raconter comment on a fait, c’est raconter son savoir-faire et sa créativité. C’est exprimer quelque chose que l’on garde souvent en soi, et qui ne concerne qu’un petits groupe d’afinionados. mais en général, quand on raconte à quelqu’un qui ne sait pas, ce quelqu’un finit par vouloir s’y mettre aussi ! La magie de la conversation créative est en marche !

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J’aimerais bien en avoir un

Ah oui, tiens, et si la créativité était une alternative aux cadeaux commerciaux ? Je t’avoue que pour moi il vaut mieux prévoir les deux. Mais j’ai une copine ( Le corps, la maison, l’esprit) qui fabrique TOUS ses cadeaux de Noël de ses petites mimines magnifiques.

Et puis, tout simplement C’est toi qui a fait ça ? 

Oui parce qu’autrefois, il y a bien longtemps, tout le monde fabriquait des trucs. On allait voir Machin qui savait retaper une voiture, Bidule qui faisait des paniers en osier. Mais on a oublié, avec l’industrialisation, la mondialisation et la robotisation, que l’on avait en nous tout ce potentiel. Les créatifs finalement ce sont des gens qui ont besoin de sentir qu’en eux ça  » pousse », il y a une germination et que cette petite graine va devenir un objet trop beau qui embellit son quotidien. Parfois même, la pérennité de l’objet importe peu. On finit par s’en débarrasser. Ce qui compte c’est le moment passé à le créer, tout ce temps passé à manipuler des belles matières. L’enfant créatif c’est pas du tout matérialiste par exemple. Il ne cherche pas forcément à garder tout ce qu’il crée et le délaisse facilement : ce qui lui importe c’est le moment de créativité en lui-même. Il le porte en lui. C’est LUI qui fait, c’est lui le créateur. Et ça, ça reste en soi, quoi qu’il arrive. Oui, c’est moi qui ai fait ça ! Tu peux ajouter  » Je n’y aurais jamais pensé » ça fait trop plaisir de voir que l’autre comprend combien il a fallu réfléchir et inventer.

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Pour aller plus loin, je te propose de mettre le lien vers ton blog de créateur.

Je te conseille déjà Fée bricoleuse et L’atelier Dadine créa. 

Et je termine sur la photo d’une partie seulement de mon  » petit bordel » ah ah ah ah ! Si tu savais combien le retrouver chaque jour me met en joie !!!

Et puis, pour les enfants et comprendre combien l’imagination est importante pour regarder le monde :

Les petits papiers de Mila ou comment un petit machin peut devenir toute une histoire !

Mathilde et les petits papiers ou comment une petite fille très inventive avec des petits papiers devient une adulte créative.

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5 ans de réflexion, le livre

1507-1J’ai découvert le livre 5 ans de réflexion grâce à Laetitia du blog le corps, la maison, l’esprit.

Je me suis dit que j’allais tenter l’aventure de 2016 à 2021.
D’ailleurs ça fait bizarre d’écrire 2021. Déjà quand j’étais petite et que Pierre Bachelet chantait  » En l’an deux mille un » je trouvait ça space. Bref, je suis capable de me projeter loin, mais les chiffres des années me font peur.

Cependant, 5 ans de réflexion, c’est un bouquin intéressant. Chaque soir tu dois répondre à une question, et chaque année pendant 5 ans à la même date tu répondras à la même question.
Je me demande toujours si je suis la même personne que quand je faisais mes études. J’ai l’impression que c’était hier, et pourtant presque 20 ans se sont écoulés, alors tu imagines bien que j’ai beaucoup changé dans ma tête. Physiquement aussi sans doute. mais suis-je lucide sur la question ? Bref, avec en plus deux filles qui poussent j’imagine bien qu’en 5 ans beaucoup de choses changeront.
Je prends souvent conscience de cela en regardant les autres, en les retrouvant sur mon chemin. je vois qu’ils ne pensent pas pareil, e parlent plus de la même façon. Parfois même, leur voix a changé, les intonations, le débit…

Descartes pensait que c’était notre pensée qui faisait que l’on restait la même personne. le fait que l’on se souvienne du passé serait gage de notre identité. Seulement notre mémoire sélectionne, et je l’ai dit, je pense aussi que nos pensées, notre fonctionnement évoluent. Il suffit de regarder un bébé évoluer pour comprendre qu’on change sans s’en rendre compte; Mes filles oublient qui elles étaient il y a six mois; le rythme pour nous est plus lent c’es certain, mais ce changement existe.

Quant à remplir le carnet, cela se fait vite. C’est un petit rendez-vous avec moi-même avant de me coucher. je ne trouve pas ça contraignant et si tu veux répondre par mots et non par phrase c’est souvent possible. Pour les bavards j’engage à compléter avec un cahier de notes. Car trois lignes, ça va vite à remplir.

Laetitia propose de partager les questions si tu ne veux pas acheter le livre. Moi je t’encourage plutôt à l’acheter. Moins de 13 euros, un livre magnifique avec une tranche drée, c’est plus sympa à conserver 5 ans, étant donné que le livre est solide et relié à l’ancienne. Dans ta bibliothèque, cela fera du meilleur effet.

En revanche il existe un volume Une ligne par jour, qui ne représente pour moi aucun intérêt. prends un carnet normal ce sera pareil, ou un agenda !

Petite précision, le 5 ans de réflexion est actuellement en rupture de stock, donc évite de l’acheter à 69 euros, ce serait ballot. Attends un peu !