Publié dans apprendre, Avant t'avais des principes..., Coups de gueule

La mauvaise éducation

Tu sais, quand tu as des enfants, tu prends conscience que l’éducation que tu leur donnes peut devenir source de conflits. Tout le monde semble croire qu’il a son mot à dire, son conseil à prodiguer, son  » il faut, tu dois » à asséner. Tu as les parents des enfants du même âge, qui savent mieux que toi.

Tu as les parents des enfants plus âgés qui te disent » crois-en ma propre expérience », tu as la maîtresse (nous elle nous fout la paix heureusement), la nounou,  les institutions, les émissions, les mamans blogueuses ( oui, oui, tu sais, ces fameuses mamans qui te vendent des programmes d’éducation à 800 boules), tu as des pédapsychomachins, qui te disent  » crier, taper c’est pas bien mais je n’ai aucune solution alternative à vous fournir ». Ce qui est bien aussi, c’est que tu as tellement de bouquins, que tu peux te faire ta propre idée. Des émissions télé aussi, des sites. Au début, tu vas tout écouter, tu vas engranger des informations. Tu veux tout faire trop parfaitement.

Tu regardes mêmes les vidéos très agaçantes de Filliozat.

Tu en as même qui te disent que ça va être gratuit et en fait c’est 95 euros ( je ne sais pas si c’est bien, mais je te donne quand même la vidéo)

 

Et puis il y a un paramètre qui va s’imposer à toi, plus que les autres : la personnalité de ton propre enfant. Tu découvriras même que tu n’éduques pas exactement tous tes enfants de la même façon, parce qu’ils n’ont pas les mêmes personnalités, ne font pas les mêmes erreurs, n’ont pas les mêmes penchants naturels. Non, avec le deuxième ce ne sera pas facile. T’avais prévu de ne pas crier mais quand tu peux même pas aller faire caca tranquille en trois jours, ben tu cries.

 

Enfin, à tous ces paramètres s’ajoutent les éléments essentiels qui feront ta propre tolérance et tes propres propriétés : tes valeurs. Et ces valeurs elles se sont construites par ta propre expérience d’enfant, de par l’éducation que l’on t’a donné ( en contre également) de par tes expériences de vie, tes erreurs, leurs conséquences, ou tes voyages, ton ouverture d’esprit aux autres cultures. Par exemple, si tu es allé en Amérique latine, tu auras remarqué que l’heure du coucher n’est absolument pas une priorité dans ces pays. Chacun, enfants compris, se couche à l’heure qu’il veut. Le rythme se prend naturellement ( l’école commence à 7h40 au Mexique par exemple), l’après-midi peut être consacrée à la sieste ( pas de cours) et la soirée à ce qu’on veut ( il a fait souvent trop chaud en journée).

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Ce que tu dois retenir au final, c’est ce sont tes enfants et qu’il n’y a que deux parents. Grand-parents, cousins, copines, tatas, nounous, ou je ne sais qui ne sont que des AUTRES qui n’ont qu’une mission : accepter tes principes à toi d’éducation. Personne ne doit avoir le droit de venir ramener sa fraise. Tu fais du mieux que tu peux, c’est le plus important. Nous faisons du mieux que nous pouvons, c’est ce que j’ai répondu à la personne qui a osé me dire que mes filles étaient mal éduquées. Je cite  » il faut un minimum d’éducation quand même » et  » quand on a des enfants on les assume ».
Je te place le contexte : Mes filles, après avoir fait 4h30 de voiture la veille, s’être couchées à minuit passé pour voir un feu d’artifice , avoir passé ensuite une journée entière à marcher, faire des jeux, faire deux parcours d’accrobranche ( oui, la petite de deux ans aussi), avoir déjeuner le midi au restaurant, pris une douche en quatrième vitesse, avoir zappé donc au final deux siestes… ont dû aller au restaurant le soir.

Le midi, nous avions déjà été dans un restaurant. Tout s’était très bien passé, chacune était restée assise à sa place le temps de prendre son plat, entre les plats nous les avons laissées marcher et jouer, et regarder les papillons. A la table voisine, il y a avait trois enfants qui ont vite rejoint les nôtres, à notre table et derrière notre table. Il faisait froid à l’ombre, on avait regroupé tout le monde au soleil, nous tous, les parents des 5 enfants, nous avons surveillé la marmaille. Une maman a d’ailleurs demandé à ses filles de jouer avec ma grande, elle a même autorisé ma grande à descendre avec ses filles l’escalier pour jouer dans l’herbe, et j’ai surveillé son petit et je vais te dire, avec toute la souplesse des parents qui gèrent des gamins au restau, personne ne s’est offusqué des interventions de l’autre parent. On a géré, et merci à ces inconnus qui ont joué le même jeu que moi, à savoir : assurer la sécurité des enfants et leur confort. On a passé un super moment. Nous nous sommes remis à table sans cri ni pleurs, pour  déguster nos glaces, et nous avons dit au revoir à ses amis inconnus qui comme nous, ont des enfants vivants.

Après, nous avons fait de l’accrobranche, une promenade dans des pierres ( les pierres jaumâtres) et puis encore de l’accrobranche. La petite était tellement fatiguée qu’elle ne tenait plus sur ses jambes. Mais le soir, nous étions invités au restaurant. La grande est restée assise pour son repas. La petite en avait ras le casque est n’est pas restée en place. Habituellement le soir, elle ne prend qu’un biberon alors le coup de la crêpe garnie n’est pas passé. Elle ne voulait pas être assise, il n’y avait pas de réhausseur, les coussins la gênaient, elle a jeté un couvert, elle ne voulait rien manger. Et puis elle a crié aussi, et puis elle pleuré. Bref, un enfant de deux ans qui en a ras le bol et veut dormir. Je l’ai donc emmené se promener et prendre son lait dans un espace vert à côté, on est allé regarder les fleurs,  je l’ai accompagnée dans ses envies, parce que c’est un enfant de deux ans et que ses besoins passent avant tout, c’est le meilleur moyen pour moi d’arrêter la crise, et celle-ci me semblait sincèrement justifiée.

Tu me diras  » Mais pourquoi avez-vous accepté l’invitation » ? Pour ne pas vexer les personnes auraient été blessées qu’on dise non. Il y a des cas où tu ne sais plus à qui faire plaisir. Tu vois, à l’avenir je saurai : mes filles seront désormais la priorité. Donc tu as raison, on aurait dû refuser. La petite a donc monopolisé toute mon énergie et mon attention, et j’ai réussi tant bien que mal à manger. La grande quant à elle a voulu sortir de table et… Jouer avec un bébé de 12 mois environ, une petite fille. Parce que ma fille avait fait ça le midi, parce que c’est toujours comme ça au mac do par exemple, parce qu’elle aime aider les petits, parce qu’elle est d’un naturel avenant et aime discuter, parce que c’est une petite fille adorable, en somme. Sur cette terrasse de restau, il y a pas mal d’enfants et une fumeuse. C’est à ce moment-là que je me suis prise dans la gueule  » il faut un minimum d’éducation quand même. C’est inadmissible, il y a des gens qui demandent à changer de place à cause des enfants, ça dérange tout le monde. Quand on a des enfants on les assume. Je suis vraiment en colère ».
Alors je vais être très clair. Moi aussi je suis en colère et j’ai été bien gentille de ne pas crier. Mais je ne l’ai pas fait pour les adultes, je n’ai juste pas voulu gâcher le reste du séjour à mes filles.  Nous sommes donc rentrées et j’ai passé ma soirée à pleurer.
Oui, j’éduque mes filles, et je le fais comme je l’entends. Personne n’a à me dire comment je dois  éduquer mes propres enfants. Quand on a eu des enfants on a pu faire comme on le souhaitait, la moindre des choses quand on est bien éduqué ( visiblement c’est raté, pour moi il n’y a pas plus malpoli que quelqu’un qui vous sort que vous n’assumez pas vos enfants et qui vous juge)  c’est de se mêler de ce qui nous regarde et l’éducation des enfants qui ne sont pas les siens ne nous regarde pas. J’ai assisté à des scènes mémorables de gamins en crise avec des parents dans la merde jusqu’au cou, eh bien c’est comme ça, chacun fait comme il peut.

Mes filles ne sont pas des sauvageonnes,  elles disent  » bonjour », « pardon », merci » , »s’il te plait »,  » au revoir »  » de rien »,  » à tes souhaits », et je n’ai jamais eu à leur apprendre ces règles de politesse qui sont en vérité tout à fait naturels chez nous. Et agréables pour elles. Parce que je ne les ai jamais forcées. Tu forces un gamin à le dire tu peux être certain qu’il va voir ça comme un truc méga chiant et se sentir humilié. Moi, quand on me mettait la honte, j’avais plus du tout envie de le faire; Le pire étant carrément de devancer l’enfant qui allait le faire naturellement.  je me souviens quand cela m’arrivait étant enfant, j’avais des envies de taper. Un enfant n’est pas un chien. On dit bonjour quand on a envie de dire « Passe une bonne journée  » à la personne. Si tu t’en fous tu dis rien. Oui, moi, il m’arrive de ne pas dire bonjour à quelqu’un parce que… j’en ai rien à foutre de sa gueule. Ce qui ne fait pas sens pour moi dans la politesse ne m’est pas important.

Mes filles aident à ranger, mettent la table, la grande range sa chambre. La petite partage son repas avec les autres, elles font des cadeaux, elles écrivent des cartes qu’elles vont glisser dans la boîte aux lettres de leur copine, elles font des compliments, elles sont toujours prêtes à aider, à faire un câlin. Les interdits, chez nous, sont liés uniquement à la dangerosité des situations. Non, elles n’ont pas d’autre interdit, oui je les autorise à sortir de table quand elles ont mangé, et ce sont mes choix. Je ne vois pas pourquoi faire tout un fromage de ça.

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Notre priorité, c’est d’éviter les crises de larmes, les hurlements, les coups. Si intervenir peut provoquer le déluge, je n’interviens pas. Surtout pour une règle de politesse que je ne connais pas. A part s’il existe un danger, ou qu’elles peuvent causer de vrais dégâts ou des vrais désagréments.

Mes priorités se sont l’attention à l’autre, la reconnaissance que l’enfant doit avoir de ce qu’on fait pour lui, et la sécurisation de l’enfant.

Non, j’en ai rien à foutre de savoir si c’est validé par Madame de Rotchild de quitter ou non la table à 2 et 4 ans. Je m’en fous comme de l’an 40 de savoir si le Petit guide la bonne conduite accepte qu’un enfant joue avec un autre enfant au restau. Nous étions gênés par rapport aux parents de la petite,  qui ont répondu à mon mari très sincèrement que les filles ne les dérangeaient pas et que ma grande pouvait rester. OUI, je lui avais dit que je ne voulais pas, parce que j’avais peur que les parents soient contre. Mais du moment que ces parents avaient accepté, je ne voyais pas où était le problème et j’avoue que c’était très mignon de voir la petite faire des pas en dansant avec ma grande. C’était même adorable.  Le midi, nous avions 5 enfants dont 3 pas à nous à notre table et on en a pas chier une caisse, on était contents en fait. Nous les parents, on est HEUREUX de voir nos enfants HEUREUX. Et de voir les enfants des autres heureux par la même occasion.

Je passe 80 % de mon temps avec mes filles. Il faut savoir que toutes nos activités de loisir sont des activités pour enfants. Notre fric ( tu verrais le découvert qu’on se tape d’ailleurs) est entièrement ou presque consacré aux enfants. Comme 90 % des parents, les soldes sont des achats pour enfants. En fait, nous vivons chez nos enfants. La maison est un parc à jouets, un placard entier est consacré aux jeux , un autre aux loisirs créatifs.

Si j’assume mes enfants ? Mais personne ne garde mes enfants pour moi à part la nounou. Je n’ai eu qu’une fois une baby-sitter pour une priorité. Elles ne sont jamais gardées le soir. La grande a dû faire trois séjours chez sa grand-mère à tout casser. Nous n’avons pas une personne à demeure pour préparer les repas, laver et coucher les enfants comme cela peut être le cas ailleurs ( si, si je te jure ça existe ). On est loin d’êtres des assistés de la parentalité. J’ai fait 5 ans de traitements, deux ponctions FIV, une ménopause artificielle de six mois après une opération, j’ai fait une fausse couche, j’ai eu des nausées gravidiques, j’ai failli crever de mes crises d’endo, j’ai vu le fauteuil roulant de près quand Lana avait 5 mois, je me suis occupée des mes filles alors que j’étais en train de crever d’une pneumonie, alors me dire que je n’assume pas mes enfants, c’est plus que lamentable. C’est plus qu’une offense.

j’ai je ne sais combien de bouquins sur la parentalité bienveillante, positive, machin-bidule et trucmuche. En revanche, tu sais quoi, je n’en ai aucun ( c’est un appel du pied aux éditeurs, une idée comme ça) pour éduquer les adultes et leur apprendre à laisser les parents guider leurs enfants comme ils peuvent. Du mieux qu’ils peuvent. En donnant le meilleur d’eux-mêmes. Et nous faisons des erreurs, mais personne ne fera mieux que nous. Parce que personne ne connaît mieux nos enfants que nous. Même Filliozat. C’est ce que j’aurais aimé que mon mari explique à ce cher monsieur. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour que ces petites soient heureuses et qu’elles apprennent à bien se comporter, de leur propre chef. Quand ma grande fait une bêtise, elle revient souvent d’elle-même s’excuser quand elle voit les conséquences. Elle répare d’elle-même. Souvent aussi elle n’en est pas capable. Mais tant pis. J’attends qu’elle le devienne. Ça ne servira qu’à la braquer si je l’oblige. Vouloir les plier à des règles de vie d’adulte ne fait pas partie de nos choix, surtout avec des enfants de 2 et 4 ans, fatiguées et privées de sieste depuis deux jours.

Ah, et puis, au fait, un détail comme ça : les personnes qui ont demandé à changer de table étaient très gênées. Par la fumée de cigarette. Quand un adulte se permet de fumer dans un lieu public rempli de gamins, ce ne sont pas les enfants qui sont en tort. Mais le fumeur. Si quelqu’un  venait me dire que mon enfant dérange je lui dirai simplement d’aller ailleurs. Qu’il change de table, je m’en fous.

Nous avions passé une excellente journée, ensoleillée et pleine de rigolades et de découvertes. Je ne vous remercie pas de nous l’avoir gâchée. Heureusement que ma grande n’a rien entendu de vos vilaines paroles à son égard, elle qui était si heureuse de s’occuper d’une petite fille et de prendre soin d’elle . J’ai passé la nuit à pleurer. Ma petite également. Si la bonne éducation c’est pourrir la vie des enfants en les rendant malheureux, les entendre s’endormir avec des spammes du sanglot, je choisis définitivement la mauvaise éducation. 

 

 

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Je vais bien, ne t’en fais pas.

Les jours passent à la vitesse de la lumière. Le soleil est arrivé, je passe le plus clair de mon temps dehors avec les filles. Nous jouons, nous nous promenons, nous jardinons. Nous nous reconnectons à la nature, notre propre nature, comme trois vrais chamans. Il y a tant à réapprendre, à redécouvrir, de tout ce que les esprits cartésiens ont balancé. Les remèdes naturelles, l’écoute de la nature. Le fait que nous en faisons partie.  Et là, d’un coup, tu comprends combien l’homme est parfois inférieur aux animaux.

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Mais tu vois, je m’interroge : pourquoi dénigrer quelque chose que nous sommes les seuls, Occidentaux, à avoir dénigrer, alors que la science y apporte souvent une preuve irrévocable sans pourtant expliquer pourquoi les hommes des origines ou les enfants ont ces intuitions ?

Je m’interroge : pourquoi est-on assez con pour se foutre de la gueule de ceux qui ont raison et continuer dans notre connerie à avaler des antidépresseurs ? Si sur toute la planète des personnes pensent que tel truc est un remède et obtiennent des résultats, alors que ces personnes ne se sont jamais rencontrées, ne penses-tu pas qu’ils aient tout simplement raison contre le seul abruti qui continue à dire que ce sont des foutaises ?

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Tiens, en parlant de dépression, je m’interroge aussi : pourquoi rire, se moquer, dénigrer et insulter les personnes qui sont en quête de joie, de paix, d’amour universel ? Pourquoi traiter de débiles ou de barrés des gens qui ont dépassé tous les clivages des religions pour atteindre un état d’universel connaissance et de bonheur, avec des vraies valeurs humaines qui ne sont plus étouffés par les dogmes ?

Le défi magie auquel je m’adonne avec joie tourne principalement autour de l’intention, la gratitude, le respect, l’écoute des autres, de la Nature, de soi. De l’idée que nous sommes un élément parmi un tout ( la loi de la fractale) qu’il n’y a pas de vérité, et la loi de l’attraction. De l’idée aussi que l’on est ce que l’on dit, ce que l’on pense. Et de la capacité à s’émerveiller, se réjouir, penser la vie positivement. Tu vois, franchement, la magie, ça n’a pas grand chose avoir avec des sorcières et des diablotins.

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Heureusement, je constate chaque jour que les esprits s’ouvrent : c’est telle personne qui porte une bracelet en pierres offert par sa grand-mère, telle autre qui porte un quartz rose autour du cou, tel rayon de grande surface d’un bled de chasse aux sorcières qui se remplit de livres sur le développement personnel et la conscience éclairée. Beaucoup se cachent, toutefois. Pour vivre heureux vivons caché. C’est vrai que c’est quand même super honteux de chercher à être heureux et de chercher une paix intérieure et extérieure dans l’éveil de sa conscience, la méditation ou tout autre moyen de se libérer de l’obscurantisme. Trop honteux de croire qu’une plante peut mieux te soigner que sa molécule de synthèse. C’est vrai, trop la honte ouaich  quoi. Pendant ce temps, en Allemagne, en Suisse, en Finlande… on ouvre l’école à la méditation, on rembourse la naturopathie. Mais non, nous en France, on reste fidèle à notre connerie.

Quant à cette incapacité à comprendre que la Nature est source de tout… J’essaie de ne pas juger, je m’interroge uniquement. Ce n’est pas facile, tu sais, de ne pas juger. J’accueille de nouvelles connaissances, je renoue avec d’anciennes, je trouve la paix, la congruence. Tu sais, la congruence c’est quand tu es en accord total avec toi-même. Et quand tu atteins la congruence, ne pas être en accord avec les autres t’importe peu.  Un jour viendra. Peut-être.

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En tout cas moi, je vais bien, ne t’en fais pas. J’ai du soleil en moi. Je suis au 78e jour du défi. Un nombre important pour moi. C’est ma date de naissance. 7/8. J’apprends beaucoup de choses sur la nature, ses remèdes. Je vis chaque jour la magie du quotidien dans le pouvoir de l’intention et de la gratitude, des valeurs qui dépassent le clivage de toute religion et de toute école philosophique, de toute méthode psy aussi. Des valeurs et des enseignements qui vont de soi, qui sont évidents, que nous avons oubliés, parce qu’à un moment donné, quelqu’un a érigé de Devoir et la Souffrance à leurs places. Apparemment se complaire dans une vision d’une vie de merde doit plaire.

Le bonheur en fait, c’est une question de point de vue. C’est ce que m’aura appris ce défi. Si tu te lèves le matin en pensant à ton intention, et que cette intention est positive, ta journée le sera. Malgré la fatigue, les ennuis, le stress, ou les autres qui viennent te pomper littéralement l’air. Et à la fin, tu auras la gratitude pour faire un bilan enjoué de ce que tu auras vécu. Sinon, tu peux continuer à vivre la tête dans un nuage de merdes. On ne fait pas le défi au pays des Bisounours et on n’est pas devenu aveugles. On affronte. Mais autrement.

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Cette photo a été prise un jour de pluie. Mais il y a eu une éclaircie. Je n’ai pas pris de photo de la pluie.

Personnellement j’ai fait mon choix. j’ai renoué avec cet aspect de ma personnalité d’enfant, je me rends compte chaque jour combien les adultes autour de moi m’ont coupée de cette façon de toujours voir le bon côté des choses en se lamentant, se plaignant et en ne voyant que ce qui n’allait pas.

Cela ne veut pas non plus dire que tu acceptes tout. Non, tu apprends aussi à changer ce qui doit ou peut l’être et à accepter ce qui ne le peut pas. Mais tu as le droit de dire NON, être plus en accord avec toi et vouloir la paix ne veut pas dire devenir le larbin collectif. Il y a aussi une question de dignité et de rester intègre. Et l’intégrité passe d’abord par le respect de soi. Ne pas se trahir en acceptant n’importe quoi. C’est en général sur ce point que ton entourage essaie de te manipuler  » Je croyais que tu… » et vas-y que j’essaie de me servir de ton nouvel état d’esprit pour faire de toi un esclave. Ou  » Tu vois que ça marche pas ton truc puisque tu n’acceptes pas.. » ah non mais attends, tu as déjà vu un chaman se prosterner devant un Donad Trump en puissance ? Non ? Donc moi non plus je ne me prosternerai pas devant un dictateur. Bien au contraire. On cherche la congruence, être en accord avec soi, pas se nier et devenir ta merde . Les gens confondent souvent Bonté et Servilité. Rien à voir. On cherche souvent à tirer profit de l’autre alors évidemment si tu dis que tu cherches à voir la vie du bon côté et être heureux on va forcément vouloir t’utiliser comme une marionnette, te faire faire le larbin,  puisque t’es censé ne pas chercher le conflit et vouloir la paix dans le monde.

Je vois, je me focalise, je zoome, je coupe des cadres… je vois uniquement désormais toutes ces personnes qui oeuvrent pour la paix et l’amour et l’évolution de l’homme vers un nouvel état, et j’espère de tout mon cœur que de beau peuple de l’Ame gagnera, malgré les moqueries, la méchanceté.

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Ce qui m’étonne, aussi c’est que ces détracteurs n’ont toujours pas fait le rapprochement entre leurs attitudes haineuses et celles des terroristes. Empêcher les autres d’être heureux, imposer sa pensée violemment par la moquerie et les dénigrements, voire le harcèlement. Parce que , finalement, si tu penses qu’on a  tort, qu’est-ce que ça peut te foutre ???? Je ne parle pas de tolérance je parle carrément de laisser chacun vivre en démocratie. La tolérance, c’est quand tu tolères, tu « supportes » un truc à la limite de la loi. Mais vouloir vivre selon ses propres convictions et croyances sans entraver la vie des autres, cela n’a pas à être toléré. C’est un choix de vie qui n’a rien de dangereux pour les autres, bien au contraire. Je pense que je ne m’avance pas trop en disant que c’est même écrit dans les droits de l’Homme.

Article 18

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.

Article 19

Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.

On en est là, et on voudrait dire à nos enfants de ne pas harceler leurs camarades différents, alors qu’en fait on est déjà en train de parler de  » différence » et on se fout de la gueule de ceux qui pensent librement. Sois un modèle pour ton enfant, ça ira déjà mieux dans sa tête à lui.

La paix n’est pas du côté de la haine et de l’esprit obtus. Obtus, obus… La paix, elle est du côté de l’Ame et de la Nature. De l’éveil et de l’ouverture.  Mais forcément, c’est toujours plus facile de se foutre de la gueule des autres que de se remettre 5 minutes en question.

Bref, voilà. On vit dans un monde qui prône la démocratie, la liberté de penser, qui lutte soi-disant contre le harcèlement, mais tente donc d’utiliser tes droits  ( sans les imposer aux autres évidemment) et tu verras.

Le bonheur est pourtant à portée de cerveau et de cœur… J’y retourne.

Et je te souhaite si tu es concernée de belles vacances. Sinon un beau printemps.
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( oui, je sais  » de foutre de la  gueule » est écrit au moins 5 fois dans cet article, mais c’est apparemment la seule chose que savent faire certains).

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Printemps des poètes

Cela faisait longtemps que je n’avais pas écrit de poèmes. Tu vois, mon souci, c’est que j’écris soit sur ce qui me rend triste soit sur ce qui me met en colère. Faut évacuer ! Je vais tenter dorénavant d’écrire sur ce qui est beau, sur la gratitude et sur l’émerveillement. Ce n’est  pas ce qui est le plus facile !

Bref, tous les ans je participe au printemps des poètes en écrivant un poème avec les 10 mots imposés. 

Cette année, ça donne ça:

L’Adulée

Quand je suis arrivée ici

J’ai rencontré tous tes amis

J’avais entendu tout de toi

Je savais que régnait ta loi

Puis je t’ai croisé un midi

Me regardant, tu m’as souri

Venant me parler à l’oreille

Tu racontais monts et merveilles

Tes amis buvaient tes histoires

Tu tendais alors un miroir

Tu absorbais tous leurs secrets

Ou mieux encore : tu inventais

Tu délivrais tes vérités

Aux Favoris, hypnotisés

Tes canulars sont écoutés

Peu t’importe qui est blessé

Moi, je n’ai jamais hébergé

Tes avatars de vérité

L’émoticône est mon visage

Tu t’es mis à hurler de rage

C’est alors qu’avec toi j’ai beaucoup voyagé

Algérie, Turquie, ou Tzigane va-nu-pieds

Tantôt Pirate, ou nomade ou sorcière

Je m’ exilais sur mon nuage de fer

J’ai décidé de ne pas te contredire

Je t’ai laissée te confondre à mentir

Raciste, en faux tu prônais le contraire

le Mal coulait de ton cœur aux artères

Et tes yeux fureteurs ont jugé mon physique

Alors tes attaques sont devenues iniques

Mes cheveux et mes yeux, mes seins ou ma santé

Tu as craché sur mes pieds : eux savent danser.

Je te télé-snobais, tu étais un aimant

la cire de la fierté bouchait mes tympans

Et tu sabordais mon ouvrage

Ton bateau montait les étages

Tu t’en es pris à mes enfants

A mes amis, à mes parents

Sans savoir qui je fréquentais

Ta vague que rien ne brisait

S’enflait dans le vent des sourires

Voguait ta barque sous les rires

Te gaussant du scandale, en tendant le poignard

Si javais pu me tuer, pour saluer mon départ

Tu aurais encore pu inventer un mensonge

Puisque chacun vivait enfermé dans tes songes

Et lorsque tes victimes essaient de rétablir

La vérité, tu cherches encore à les détruire

Car entre Peste et Choléra

Tu es ce qui nourrit les Rats

Tu perverties le miel en fiel

Souillant le bonheur de la veille

Leur groin qui fouille l’excrément

Jamais ne connaît l’écœurement

Ton nom varie avec le temps

Ton visage aussi est changeant

Tu es l’odieux virus qui condamne la bouche

A l’égout du dégoût ou tu as fait ta couche

Rumeurs, ragots, toi tu supputes

Pour moi, tu n’es jamais qu’une p***

Reine Médisance

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Journée des droits de la femme

101651888_oJe suppose que tu te souviens de mon article de l’an dernier sur le lâcher de gros lourds et les promo  à deux balles ? 

Bon et bien écoute, cette année, je ne suis pas certaine que ce soit mieux.

Je trouve en vérité que les femmes se desservent ou plutôt qu’elles desservent les autres femmes ;  peut-être parce que d’une certaine façon, elles n’ont pas envie de se battre et que ces problèmes d’égalité des sexes les arrangent. Pour se trouver une excuse. Je ne sais pas, il y a quelque chose qui m’échappe, je ne vois pas pourquoi la plupart des femmes se complaise à parler de  » journée de la femme » et s’offre un rouge à lèvres.

Quant aux combats menés, ils sont souvent pour Ailleurs, et c’est vrai qu’il y en a bien besoin, comme je te le disais l’an dernier. Mais je pense également que chez nous, en France, le combat est loin d’être terminé.

Officiellement, si tu en crois les sites militants ou wikipedia, les femmes militent pour :

Franchement, je vais te dire, au regard des événements vécus ces derniers mois, pour moi, les droits de la femme ne sont pas acquis sur les bases même des droits humains.

Ce que je veux dire, c’est que les droits fondamentaux de la dignité, de la liberté de penser, de s’exprimer, et même d’Être tout simplement, qui on est ne sont pas respectés en France, notre beau pays de la liberté qui aime tant juger les autres pays et leur faire la morale.

Quand tu vois quelqu’un faire de l’information sur tel droit à la dignité corporelle mais dans le même temps arriver à bafouer le droit à la dignité et à la liberté de penser d’une femme de son entourage, ça laisse pantois.
Si tu veux par exemple créer un blog, si tu es célèbre, si tu as créé quelque chose de particulier, sache que si tu un homme, on te félicitera, on s’intéressera tout du moins. Si tu es une femme on te montrera du doigt et on se moquera de toi. Il n’y a qu’à lire les attaques machistes sur telle photo de star sur son instagram, les soupçons de mensonge sur telle femme qui écrit un livre pour dénoncer le viol, qu’on n’aurait jamais osé faire au sujet de la photo d’un homme ou du livre d’un homme sur une maltraitance.

Il existe ainsi des femmes inventeurs que l’on a traité de pute, des femmes sculpteurs que l’on a traité de salope, des femmes journalistes, des femmes écrivains, à qui on a jeté des pierres. Si Colette, Simone de Beauvoir, Camille Claudel avaient été des hommes ? N’imagine pas qu’Aurore Dupin aurait connu la célébrité. Déjà avec son pseudonyme, rien n’a été simple, alors en s’appelant Aurore…

Tu te dis qu’aujourd’hui c’est différent. Et bien non. Figure toi que je connais une militante des droits de la femme, une militante politique, qui a subi des tentatives diverses d’intimidation. Moi-même, je me suis fais alpaguer parce que je suis «  Maman Tornade ». On aurait dit, dans la bouche de ces personnes que «  Maman Tornade » signifiait « Sale Pute ».

Il faudra m’expliquer sans doute en quoi je dois avoir honte d’être Maman Tornade. Parce que Maman et Tornade ensemble ou séparément ne sont pas des insultes. J’ai créé mon blog, j’ai gagné plusieurs concours de rédaction, je rédige pour des chroniques sur un gros site que tu connais, alors quoi ? Je devrais avoir honte ? J’ai créé mon propre agenda prof parce qu’il n’y en a pas dans le commerce. Je ne suis pas restée à me lamenter sur la situation, j’ai CREE. Et alors quoi ? Je devrais avoir honte ?

Moi le succès ou la célébrité ne sont pas mon moteur. Mon seul moteur est de partager avec d’autres sur certains sujets. Si la célébrité ou la popularité, le nombre de clics étaient mon moteur, je ferai des tonnes de concours et de partenariats sur le blog ( en attendant le compteur tourne bien, rassure-toi). Et comme autour de moi il n’y a pas grand monde avec qui partager, je partage sur le net. Çà fait quand même 17 ans que ça dure et je n’ai jamais eu de souci avant cette année. Evidemment que des gens me reconnaissent dans la rue. Et alors ?

En vérité, moi j’ai osé. J’ai osé créer quelque chose, être quelqu’un d’autre que celle que l’on attendait que je sois. Tu vois, j’ai usé de plusieurs libertés : la liberté d’Être, la liberté de penser, la liberté d’expression. Et même le droit d’entreprendre et celui de réussir.

J’ai osé être dans la construction et non dans la végétation

J’ai osé réaliser ce que j’avais envie de réaliser pendant que d’autres s’affalent dans leur canapé avec leur smartphone en mâchant comme des bœufs un chewing gum.

Il y a ceux qui ont la force d’entreprendre et d’être moteur. Il y a ceux qui regardent le train passer comme une vache dans un pré.

Il y a ceux qui agissent pour créer du changement. Il y a ceux qui se plaignent et jurent à longueur de journée sur ce monde de merde.
Sois le changement que tu veux être dans ce monde.

On en arrive toujours à la même conclusion : il est plus facile de détruire que de construire, plus facile de tirer vers le bas ceux qui se sont élevés que de bouger ses fesses et d’agir. Je suis là où je suis aujourd’hui et je serai à une autre hauteur demain. Et toi, où seras-tu ?

J’en reviens à la Femme, aux femmes.

Pourquoi les femmes sont-elles davantage visées par les critiques quand elles entreprennent que les hommes ?

Simplement parce que la femme, ce n’est pas l’avenir de l’homme, la femme c’est une menace pour les hommes et les femmes. Une femme qui entreprend c’est une femme qui va prouver qu’elle peut le faire tout en prouvant que toi, homme ou femme, tu aurais pu le faire mais que tu n’as rien fait. Souvent quand tu lis un livre et que tu es écrivain, et que ça te plaît tu te dis «  j’aurais pu l’écrire ». Oui, mais tu ne l’as pas écrit. Alors certes tu aurais pu également peindre ce tableau, mais tu ne l’as pas peins. Tu aurais pu écrire sur ce blog, ce n’est pas bien compliqué. Mais tu ne l’as pas fait. Tu aurais pu gagner le concours que j’ai gagné. Mais le fait est que tu as perdu. Tu as fait même pire : tu n’as même pas participé.

Qu’est-ce qui te dérange dans la réussite de l’autre pour que tu en sois au point de venir le salir et médire sur lui ? Ton échec. Ton échec mis en relief par cette réussite que l’on disait désormais tout à fait accessible. La réussite de l’autre met en relief l’image écrasante de ta médiocrité. On est loin d’Olivier  Roland dans ses vidéos qui nous dit  » Moi je vois ce mec qui a réussi je me dis Pourquoi pas moi ? » et qui agit.

Pourquoi les femmes sont les premières à détruire la femme qui réussit ? Parce que ces femmes ont passé leur temps à se plaindre dans la résignation et que l’une d’entre elle vient de prouver que c’était possible. L’une d’entre elles vient de prouver que l’échec des autres est avant tout dû à leur fainéantise.

Si tu envies quelqu’un, imite-le au lieu de critiquer. Je serai heureuse que tout le monde se donne les moyens de réaliser ses rêves au lieu de détruire ceux des autres. Je n’ai jamais été dans la dynamique de détruire les autres ou de les rabaisser pour avoir un semblant de réussite personnelle. Ma réussite personnelle passe par moi et rien que moi. Je n’ai jamais non plus cédé aux intimidations et aux moqueries. Alors si à 10 ans ou même 7 ans je n’ai pas cédé,  ce n’est pas pour le faire aujourd’hui. J’aime ce que je fais, j’aime créer, j’aime partager. Et j’aime tant voir les autres se réaliser également. C’est un vrai bonheur de voir le monde changer en bien. Même si je dois regarder très loin vers l’horizon pour voir des personnes comme ça. 

Tu dois te dire  » Ouais mais il y a plus grave, ailleurs on excise, on bat, on tue .. » Ah oui, je suis d’accord, mais si ici encore on détruit une femme qui réussit, c’est qu’il reste bien du chemin à faire ici aussi. Tu sais, te battre pour là-bas ne t’empêche pas de combattre un peu aussi ici… D’autant que, les filles qui réussissent ici et qu’on veut réduire au silence en les envoyant se marier au Pays parce que leur réussite fait du tort à la famille ( trop voyant quoi !) on connaît, on a vécu.

Enfin, j’ai une révélation pour toi : si tu n’aimes pas ce que l’autre fait, sois sûr d’une chose : cette personne s’en fout. Il y a assez de gens qui aiment ce que cette personne fait que franchement… Hein… relire l’article précédent sur l’étendu infinie du net.

Et bonne fin de  journée des DROITS de la femme.

Publié dans Coups de gueule, Le quotidien

2004

arton173689Te rappelles-tu la création des blogs ? Pour moi, cela date de 2004. Il y  avait des blogs sur tout, pour tout le monde , dès le décollage du phénomène. la différence, avec maintenant, c’est que chacun écrivait son ressenti sans se poser la question du « profit ». Aujourd’hui, tu as des tas de blogs avec des publicités déguisées, des concours qui sont des pubs, des articles d’avis qui sont en fait rémunérés. Après tout, pourquoi pas. Chez les autres, ça ne me dérange pas.

Il y a cependant un autre phénomène qui me dérange : la censure intrinsèque. Ce que j’appelle la censure intrinsèque c’est que monsieur X se sent le droit de dire ce que Monsieur Y a le droit ou non de mettre sur son blog. Telle idée, tel sujet est passé au crible du  » il faut »  » il ne faut pas »,  » tu dois,  » tu ne dois pas ». Et après, on s’étonne que dans un pays totalitaire un bloggeur prenne 100 coups de fouet.

L’internet est un espace indéfini et riche. Tu peux mettre ta tente où tu le souhaites et rendre visite à qui tu veux. Si le blog de Machin ne t’intéresse pas, si tel centre d’intérêt te fait marrer et que tu ne te sens pas de connexion avec ce sujet, c’est pas très compliqué, tu te déconnectes. IL n’y a pas à interdire. En fait, tu n’as pas spécialement le droit d’interdire ou de juger même Le blog, tu peux y trouver effectivement de tout. Ton bon sens te permet d’aller là où tu penses que l’information est intéressante ou que le message t’apporte ou te porte.

J’ai connu pas mal de guerres du net : le forum Bidule qui fait la guerre au forum truc parce qu’il a été créé sur le même thème ( mais ne prend pas la place du forum Bidule puisque c’est un espace infini !)la guerre des groupes, la guerre dans les groupes, entre ceux qui pensent que l’on doit et ceux qui pensent qu’il faut. La guere de ceux qui pensent qu’e c’est MAAAAAAAAAAAAAAAAAAL d’afficher des photos de sa vie contre ceux qui aiment partager. La dernière guerre à la mode c’est bien entendu sur le sujet de la bienveillance, de l’empathie et de l’attitude positive en matière d’éducation. A tel point que certains deviennent des dictateurs de la Tolérance ce qui est assez contradictoire : prôner la bienveillance à coups de  » il faut » c’est quand même quelque chose.

Mais pourquoi ? Pourquoi la différence ( d’opinion, de couleur, de vêtement, de religion, de croyance, de médecine, de régime alimentaire …) est ainsi combattue ? détestée ? Parce qu’elle faut peur.

Pourquoi fait-elle peur ?

Parce que la différence c’est être autrement et celui qui est autrement … peut tout simplement être meilleur. Que toi.

Tu es plus fort ? Tu es le meilleur ? Mais alors pourquoi veux-tu absolument que l’autre devienne comme toi ? Laisse l’autre dans sa médiocrité et passe ton chemin.

Si tu veux le changer, c’est qu’il est prend le  » risque » en étant différent d’être meilleur que toi, c’est tout.

Moi ça ne me gêne pas. Sois différent. Et laisse-moi être différente. je ne force personne à être dans ma différence. je me fiche bien d’être suivie. D’être comme les autres. Je suis ma voie.

Ma première des libertés c’est de continuer à croire qu’on peut s’élever, qu’on peut apprendre et que le sens de la vie est dans cette ouverture et dans l’espoir, et dans la persévérance et non dans le renoncement et la stagnation.

A bon entendeur.

Publié dans Coups de gueule, défi des cent jours

Des livres mal lus au grand n’importe quoi

Malala-Quote-10_10-TwitterAlors tu vois, moi je suis du genre à aller lire par moi-même  pour essayer de comprendre.

Quand en 2002 Le Pen est passé au second tour, j’ai lu son site internet. D’ailleurs à l’époque ma mère me disait  » C’est dangereux tu vas te faire embrigader » ben oui je suis conne figure-toi.
Un jour, une amie m’a révélé être témoin de Jéhovah. J’ai tenté de comprendre encore.  J’ai lu.
Dans les deux cas je n’ai pas cherché à comprendre leurs points de vues. Non. J’ai cherché à comprendre comment on pouvait séduire les gens, comment on pouvait faire passer des idées pourries , farfelues, dangereuses, auprès de personnes avec un cerveau en marche.
Pour le Pen, je vais te dire c’est facile : il prend ( elle prend dorénavant) une idée vraiment populaire, une idée rejetée connement par les autres partis. Par exemple, la fin du collège pour tous. Idée complètement rejetée par Najat alors qu’il est EVIDENT que si on veut se sortir de cette école de l’échec et de la foutaise, si on veut arrêter de former ( déformer ? ) des pleutres et des feignasses il FAUT plusieurs collèges car nous avons plusieurs publics. Donc elle prend cette idée et tout le monde vote pour elle, et derrière cette idée, elle cache des idées de merde carrément dangereuses.

Pour Jéhovah, c’est pareil : certains propos sont tout à fait censés. Et justifiés. Mais ils vont servir à justifier à leur tour des aberrations et des pratiques dangereuses comme le refus de soin médicaux. Par exemple, dire que Dieu a un  » plan » et que la maladie est une épreuve qui va nous faire grandir. OK. mais de là à ne pas se soigner faut quand même être con. Ben pas pour Jéhovah.

L’erreur, c’est de ne pas lire ces personnes, de ne pas les écouter. Parce que quand tu les confines, quand tu les  » condamnes » au silence et à l’obscurité, tu joues leur jeu:

_ tu les victimises

_ tu permets à leurs idées de rester obscures et donc tu leur permets de faire percer que ce qu’ils veulent puisque leur temps de parole est court

_ tu permets surtout à une poignée d’interpréter pour les autres et donc de te manipuler. Rassure-toi, si tu lis des prospectus de Jéhovah tu ne seras pas sous hypnose ( encore une idée très intelligente de ma famille).
Il faut arrêter de diaboliser ces gens : on joue leur jeu. On fait en sorte de limiter la compréhension et la connaissance de leurs idées. Là est le danger. On va alors les choisir, voter pour eux, sur Une idée pour 56 idées dangereuses. Plus ils parleront plus ils diront de conneries.

Il faut toujours comprendre les choses par toi-même, il faut toujours lire par toi-même.

J’en viens à un autre exemple, plus personnel. Il y a eu deux fois dans ma vie où j’ai rencontré quelqu’un qui pensait qu’une personne malade PROVOQUAIT SA MALADIE, faisait exprès d’être MALADE pour  » emmerder le monde » et  » attirer l’attention ». Je cite. Ces personnes avaient lu des livres sur la théorie de la responsabilité du malade dans sa maladie. Tu trouveras ces thèses dans des bouquins sur AORA ou HO’OPONOPONO et bien d’autres. Le plus célèbre des médecins qui en parlent c’est Luc Bodin, anagramme de Bidon, c’est facile, mais en vrai il a un bouquin sur l’auto-massage trop génial, et donc non ce n’est pas LUI le problème.

Je me suis dis qu’il faudrait quand même aller lire pour comprendre si vraiment il y a quelqu’un qui a justifié une telle théorie.
NON, personne n’a JAMAIS écrit dans ces bouquins que tu PROVOQUAIS ta maladie et encore moins que c’était pour ATTIRER L’ATTENTION et FAIRE CHIER LE MONDE

JAMAIS.

Ce que ça dit c’est que la maladie frappe sur une de tes faiblesses. Tu n’as donc pas provoqué ta maladie, ni l’apparition du virus, d’une bactérie, d’un cancer. Non, tu n’as absolument rien provoqué. Tu as une faiblesse physique qui s’est créée parce qu’il y a en toi quelque chose psychiquement qui alimente cette faiblesse physique. le psychique influe sur le physique. Le même virus frappe quelqu’un à la gorge et son voisin aux sinus. Il y a une raison pour que cela donne une gastro chez un 3e. Ces trois personnes ont été frappées par le même virus mais avaient trois faiblesses différentes. Ce qui disent ces théories, c’est qu’il faut arriver à soigner le corps par l’esprit ( ou par l’énergie, comme dans le Reiki qui pense que la maladie est un mal qui dit ) et donc prendre conscience que cette maladie a une signification, elle te prévient d’un truc. Une maladie n’est pas « bonne » en soi, mais il est bon de l’analyser pour que ce malheur soit instructif et que tu en ressortes plus fort. Quant à croire que c’est pour attirer l’attention, il n’y a que des égocentriques trop préoccupés de leur vie pour aller pondre un truc pareil. On ne fait pas un cancer ou une pneumonie pour attirer l’attention. Cela me fait penser aux mères qui disent  » il m’a fait la varicelle, ça m’a bien pourri l’été ». ah ah ah. Oui, il fait sa varicelle, et en plus c’était juste pour te faire chier.

une maladie peut être bonne si elle enseigne

une maladie n’attire pas l’attention, elle diminue

une maladie n’est pas provoquée par le malade

une maladie en revanche apparait là où il y a faiblesse et c’est en cela qu’elle peut être signe de quelque chose.

une maladie récurrente ou chronique peut donc bien être le signe d’un problème psychique

Cela  dit également que tu es 100% responsable de ce qui t’arrive. Cela t’arrive pour t’apprendre quelque chose. Et tu es responsable non pas dans l’événement en soi  mais dans ta façon de le recevoir et de le vivre. C’est comment tu vas le vivre comment tu peux apprendre de cela qui est important.

Par conséquent si tu penses que ta femme a un cancer pour te faire chier, ça veut dire plus de choses sur toi que sur ta femme. Tu vies cela pour toi, personnellement ? Très bien, alors dis-toi que la coupable ce n’est pas ta femme. Ce n’est pas non plus le cancer. Il n’y a qu’un responsable dans la façon que tu as de concevoir les choses, c’est toi. Toi qui as réussi à ramener ce cancer à ta petite personne ce qui me conforte dans l’idée que si tu crois que ta femme  a besoin d’attirer l’attention sur elle c’est que tu ne lui en donnes aucune.

Aora  ou Ho’oponopono ou tout autre pratique peut être intéressante, mais ne laisse personne te dire ce qu’elle contient. Va lire toi-même. Je ne vais donc pas m’étendre d’avantage, je te dirai juste que si cela te semble intéressant va lire. Si quelqu’un essaie de te manipuler en évoquant ces théories, va lire. Si quelqu’un veut t’inciter à devenir musulman Jéhovah ou taoïste, va lire. Fermer les yeux et être ignorant ne t’apportera qu’une faiblesse  alors que te cultiver sur le sujet te donnera les moyens de savoir et d’argumenter.
Toute théorie, toute pratique peut être manipulée à de mauvaises fin comme l’a été la philosophie de Nietzche par des nazies.
On peut toujours justifier son égocentrisme et sa méchanceté par des théories bidouillées.
Lis par toi-même, documente-toi. Ce serait dommage de condamner une théorie intéressante qui pourrait t’aider juste parce que … tu as rencontré quelqu’un de mauvais.

 

 

 

 

 

Publié dans Coups de gueule, Le quotidien

Fin d’année et résolutions 2017

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Tu as sans doute remarquer que je n’ai rien posté sur ce blog pendant un mois…

Je vais te raconter ma fin d’année merveilleuse ( ironie).
MI-novembre je me suis mise à tousser. J’avais aussi mal dans le cou et aux sinus. Je ne voulais pas que mon médecin m’arrête mais de toute façon il ne me l’a absolument pas proposé car nous les feignasses de profs on peut bien crever la bouche ouverte.

Je suis retournée voire mon médecin. Plusieurs  fois. En tout je l’ai vu quatre fois et j’étais dans un état déplorable mi décembre. Fièvre, fatigue, douleurs musculaires, essoufflement, tous évidemment maux de tête… Nausées également. Je ne mangeais plus. J’ai été arrêtée une semaine avant les vacances.

J’en parle à un autre médecin que je consultais pour tout autre chose. IL me fait faire des analyses. Je vois des étoiles partout sur le compte-rendu mais voilà tout le monde y compris mon médecin est parti fêter Noël. Pendant ce temps, je fête Noël ( la bonne blague) avec de la toux, des vomissements, une fièvre à 39 voire plus, et des jambes qui ne me soutiennent plus. J’avais des sueurs nocturnes qui m’obligeaient à me changer trois fois par nuit.

Pourquoi je n’ai rien fait ? Parce que autour de moi je n’ai que des personnes qui me font passer pour une chochotte, une douillette, qui fait du cinéma pour pas grand chose pour attirer l’attention. J’ai fini par les croire. Dans ma tête une voix disait que je ne valais rien, je j’étais nulle et que je n’avais aucune qualité pour être aimée. Une autre me disait que j’allais mourir et j’en suis arrivée à la conclusion que le pire de tout serait la réincarnation et revivre une vie entière en repassant par toutes les épreuves que j’ai vécues. L’enfance, l’adolescence. L’enfer !

C’était de pire en pire, je crachais des glaires, je ne mangeais plus, j’étais trempée de sueur nuit et jour. Je toussais non stop je ne dormais plus et puis j’avais même peur de ne plus me réveiller.

Le deuxième médecin m’a enfin appelée : j’avais une infection. Je suis rentrée ( j’ai vomi !) je toussais tout le temps… Et je suis allée aux urgences où là encore dans un premier temps j’ai bien vu qu’on ne me prenait pas au sérieux. Moi quand j’ai une douleur à 9/10 je ne me roule pas par terre.

J’ai donc… une pneumonie.

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J’ai piqué la photo sur le net, je ne vais pas te montrer mes seins quand même.

Je suis en train de terminer mon traitement et cela ne va toujours pas mieux. Je n’ai juste plus de fièvres et je tousse un peu moins. Je ne crache plus. Mais alors le reste ! J’ai dû me fêler une cote je ne vois que ça, j’a une douleur absolument abominable à droite. D’ailleurs en passant j’avais mal au poumon et je croyais qu’un chien ronflait dans la pièce mais c’était moi. Mon poumon qui ronflait. Aux urgences ils m’ont dit que j’en avais pour un mois. Au samu, que j’ai appelé trois jours après parce que c’était pire, ils m’ont aussi dit que j’en avais pour un mois. Mon premier  médecin ‘a arrêtée quinze jours. Je suis certaine que dans une semaine je ne pourrai toujours pas bouger normalement. Je monte trois marches j’étouffe.

Ce que m’a appris cette aventure c’est que je ne suis décidément pas une chochotte. Apparemment on ne voit pas quand je souffre le martyr pour aller dire que je fais du cinéma pour focaliser l’attention.

Ensuite cela m’a fait réfléchir sur le fait que mon entourages ose toujours me définir. ET me définir très faussement.

Mon mari me dit  » tu resteras correct avec le médecin » je lui demande quand a t-il vu que j’avais déjà été incorrect avec un médecin, il n’a aucun exemple. Pourquoi en arriver à cette conclusion et me dire que je suis incorrecte si je ne l’ai jamais été ? Telle collègue me dit  » tu exagère toujours » j’amène des preuves elle reconnaît même pas son erreur. On me dit que je suis une chochotte alors que je supporte la douleur quatre fois mieux que la moyenne. J’étais en train de faire ma vaisselle, et je me suis dis, finalement toi qui cotre les étiquettes et qui n’en appose jamais aux autres, tu devrais choisir tes propres étiquettes parce que les autres s’en chargent pour toi. Et le lendemain je tombe sur une vidéo de David Laroche qui explique exactement ça : Définissez-vous, nous dit-il sinon les autres le feront pour vous.  Sur ce, je me souviens avoir cu une vidéo d’Olivier Roland sur le five minute journal dont l’un des points et  » je suis » et on doit se définir selon  une affirmation positive.

Forte de tout cela, j’ai donc pris en main mes résolutions et je vais essayer de m’y tenir en les décomposant en objectif mensuel, hebdomadaire et journalier comme Olivier Roland  l’a expliqué dans une autre vidéo.

Pour commencer, si je n’ai pas tenu mon objectif  » moins de dépense  » en 2016 c’est parce qu’en mai dernier je me suis rendue compte lors d’un séjour en chambre d’hôte que le manque d déco de ma maison me pesait et que j’y passais assez de temps pour justifier d’en prendre soin. J’ai donc beaucoup dépensé en déco chez Action et en jolis rangements. Quand tu es parent, tu oublies souvent de faire des dépenses pour toi.

De toutes ces observations sont nées mes résolutions 2017

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1° Prendre soin de moi physiquement et moralement

_ je regarde des vidéos de développement personnel

_ je ne zappe plus les objectifs fly sur le bien-être

_ je me suis fait un bullet développement personnel

_ je vais lire au moins un livre de développement personnel par mois

_ je fais des soins

2° Une heure au moins pour soi

3° Dessiner/colorier tous les jours.

4° Tenir le five  minute journal et me définir moi-même

5° Me parler à moi-même toujours positivement

6° Adopter la pensée positive.

7° Laisser tomber tout ce qui me fait du mal : le travail en trop, les obligations finalement pas si obligatoires. Non, le miracle morning n’est pas fait pour moi mais la méditation et la pensée positive oui.

8° Aller voir des expositions

9° Partir en vacances ( pas comme en 2016 année de la loose)

10 ° Rationnaliser les dépenses ! Ne plus dépenser est impossible mais je vais essayer de ne plus dépenser pendant une semaine par exemple, ou de ne pas acheter de loisirs créatifs pendant un mois, ou quinze jours. J’ai  un stock phénoménale mais on a toujours envie de plus. Les nouveautés sortent chaque mois. Je vais tenter de ne plus acheter tel truc tant que je n’en ai pas terminé un de la même catégorie.

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Chaque mois, je vais donc fixer un objectif en rapport avec cette liste, puis chaque semaine, puis chaque jour. Par exemple, la semaine prochaine, ce sera ma semaine zéro achat. Chaque jour, je médite et je fais de la cohérence cardiaque. Chaque semaine je vais regarder une vidéo de développement personnel. Chaque jour je vais entretenir les petits cahiers et planners chéris. le système des trackers aide quand on n’y arrive pas.

Et puis tout de suite, je vais te quitter pour aller faire mon trackers YEAR IN PIXELS qui consiste à noter l’humeur du jour en fin de journée. Je pense que je vais le doubler pour mettre l’humeur du matin. Cela fonctionne avec un code couleur et cela peut aider à voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide !

https://passioncarnets.wordpress.com/2017/01/05/year-in-pixels-un-an-pour-devenir-heureux/ ( le lien pour year in pixels)

 

A ton tour !!!de l’auberge !