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Projet 52 – 30 semaines

 

Voilà ce que ça donne 30 semaines en 30 photos.

 

Je continue le projet même si c’est difficile de tenir le rythme. je regrette de ne pas avoir le temps de regarder les photos des autres au fur et à mesure. je le fais quand je vais sur la page FB . je lis également les filles que je connais déjà. Au début on se dit  » c’est pas grand chose » mais il faut y penser et c’est déjà beaucoup ! Je ne suis pas certaine de recommencer sous cette forme… mais je vais tenter de finir l’année.

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#projet52-2015, »semaine22, #petit déjeuner

22Je n’ai jamais pris de vrai petit déjeuner étant enfant. En revanche j’aimais préparer le petit déjeuner la nuit à mes grands-parents pour leur faire la surprise. J’avais déjà de gros soucis de sommeil. Je ne dormais que très tard, je lisais beaucoup…

Je me souviens que mon père m’apportait un croissant le matin, et j’aimais bien. Ou quand on prenait la route, vers 10h00 on faisais une halte à une boulangerie. Au collège à 10h00 nous achetions un pain au chocolat pour financer les voyages scolaires.
J’aimerais bien faire des petits déjeuners en famille, sur la terrasse façon  » l’ami Ricoré ». La publicité idyllique, la fausse famille.

Je
Nous ne sommes pas une famille Ricoré, parce que nous ne prenons pas notre déjeuner ensemble. Bébé Comète boit son biberon où bon lui semble, puis elle pique un morceau de gâteau ou de main au lait , ou de brioche à son papa. je prends mon petit déjeuner souvent plus tard, et l’arrache; papa mange le sien sur la route dans la voiture.

Je n’ai pas la culture du vrai petit déjeuner.
En revanche en  vacances, à l’hôtel, je profite de la table mise et du buffet illimité : des fruits, du muesli, des yaourts… J’adore. cela me rappelle les brunchs allemands, quand j’ai passé 15 jours chez une amie il y a très longtemps.

Le petit déjeuner chez les autres, c’est le meilleur. Rien à voir avec l’esprit de famille.

Un truc qui me vient souvent à l’esprit quand je pense au petit déjeuner, c’est un sketch qui me faisait beaucoup rire il y a quelques années.

C’est sans doute la convivialité la plus artificielle, le petit déjeuner, parce que je ne supporterai pas qu’on débarque chez moi à l’heure du petit déjeuner.
D’ailleurs pour tout te dire, j’ai fait ma crâneuse pour cette photo : j’ai fait de vrais croissants.

Sauf qu’il sont surgelés.

Publié dans projet52, Une année douze thèmes

#projet52-2015 #la nuit #semaine 20 et une année en douze thème mois de mai

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La nuit, je dors. Enfin j’essaie, quand Bébé Tornade et Bébé Comète me le permettent.
La nuit, je rêve. Je lis aussi.

La nuit des fois j’ai des insomnies et je refais le monde.
La nuit, je dessine, j’écris, moins qu’avant. Parce que mon travail fait que je tente de me coucher tôt. Mais quand je me réveille dans la nuit et que je n’arrive plus à dormir, j’aime bien écrire ou colorier.

La nuit, surtout, je vais danser.

J’ai commencé à prendre des cours de salsa en janvier 2012. J’avais essayer avant en 2003 et en 2005, dans des salles de sport. Mais les personnes qui fréquentent ce genre de cours n’allaient pas  » en soirée ». Or, si tu veux progresser en danse sociale il faut  » pratiquer ».

Avant tout cela, j’ai fait une douzaine d’années de danse classique, et j’ai été forcée d’arrêter suite à un accident de dos. Après mon opération j’ai fait du flamenco et j’aime beaucoup, mais il n’y en a pas au Mans. En janvier 2012 j’ai décidé de reprendre la salsa et de commencer la Bachata.

Mais j’ai aussi découvert la Kizomba, le Kuduro, le Chacha etc.

Je me souviens des premières danseuses que j’ai admirées : la fille de mon second prof qui mettait des bras partout et dansait avec élégance, avec des tours nickel. Une blonde aux cheveux longs. Une brune aux cheveux courts et frisés à Mexico qui regardait les gens en dansant, avait de la tenue, comme en représentation. Ce que j’ai toujours visé c’est un mélange des deux : savoir caler des bras, avoir un beau port de tête et tourner parfaitement tout en suivant le guidage et la musique. . Ce sont ajoutés la passion des shines et les jeux de pied, le lady styling . Il y a toujours à améliorer.

Ma motivation première était de sortir de chez moi, la seconde de me changer les idées car j’étais à nouveau très malade, et la troisième de renouer avec la danse qui avait eu une part très importante dans ma vie et à laquelle j’avais renoncé bien malgré moi.

Je pourrai écrire des heures sur le danse, la salsa, ce qu’on ressent, ce que ça apporte, les difficultés …

J’ai écrit une nouvelle sur la danse classique dans Les voies détournées et une autre sur la salsa dans Cruautés.

Pour résumer rapidement, je peux te dire que tu ne pourras plus t’en passer si tu essaies car c’est une activité qui vide la tête et dans laquelle on peut toujours chercher à progresser. J’ai fait un constat étrange : beaucoup de personnes viennent suite à un divorce, un décès, une maladie…Paradoxalement, peu de couples se forment alors que beaucoup viennent également trouver quelqu’un.

Tu feras pourtant beaucoup de rencontres, mais comme partout, il y a de bonnes rencontres et de mauvaises. Oui ça jacasse fort sur tout et tout le monde, alors que personnellement je viens pour danser donc j’ai peu de temps pour discuter, à part dans les soirées  » à domicile » où je suis avec les personnes qui vont aux mêmes cours que moi.

Au début, la proximité physique peut te gêner, car tu vas toujours changer de partenaire, même pendant les cours. Au bout d’un moment on finit par ne plus faire attention. Bizarrement, cette proximité me gêne à nouveau depuis la naissance de mes filles. Mais de festival en festival, tu croises forcément des gens que tu connais déjà, et l’ambiance étant en général bon enfant, sans ambiguïté, tu vas oublier tes a priori. D’ailleurs tu viendras apprendre une danse et puis au final tu en apprendras 5 parce que tu voudras danser avec le plus de personnes possibles et le plus de temps possible.

Ce monde de la danse sociale forme une micro-société où tout le monde connaît quelqu’un que tu connais. Ca fait un peu « secte », on a nos propres stars ignorées du commun des mortels, mais c’est comme pour tout sport peu médiatisé.

Ce qui est particulier avec la danse sociale c’est que cela se pratique la nuit, à deux, et entre homme et femme. Du coup, cela n’a pas « l’allure du sport » mais plutôt l’allure d’un univers de discothèque, alors que ce n’est pas le cas. Mais il est vrai que tu n’iras pas danser en pyjama, tu vas mettre ta plus belle tenue. Il y a des soirées à thème, et ce sont des danses qui mettent la femme en valeur, et l’homme aussi, il y a forcément un jeu de séduction, puisque le partenaire répond à la danse de l’autre, et que si tu prends la rumba par exemple, c’est clairement une  » parade sexuelle  » qui s’opère, aux origines. Maintenant c’est devenu un jeu.

Si ton mari/ami ne danse pas cela peut en effet créer des tensions, mais chez moi ce n’est pas le cas parce qu’il sait que je m’entraîne à la maison, que je me documente, etc. Moins maintenant, mais au début comme j’avais commencé en milieu de saison j’ai beaucoup travaillé. On prépare une chorégraphie de fin d’année par exemple, et on répète souvent. Je pense que c’est pour cette raison que les personnes qui viennent «( et restent) avec pour seule ambition de rencontrer quelqu’un sont peu nombreuses. La salsa par exemple est une danse bien trop exigeante pour quelqu’un qui pratique  » pour de faux » juste pour rencontrer des gens : tu dois quand même être passionné pour continuer. Surtout les garçons qui doivent gérer leur corps, le guidage, la musique : les débuts sont difficiles, il ne faut pas se décourager.

Comme cela se pratique la nuit, je peux sortir pendant que mon mari garde les filles car il ne danse pas. Les inconvénients, c’est que l’hiver tu as très froid quand tu rentres. Et quand tu es fatiguée tu as peu d’occasion de danser si tu veux te reposer la nuit. Le dimanche après-midi il y a de temps en temps des lieux où on peut danser comme les guinguettes. L’avantage c’est que cela te prend moins de temps sur le reste de ton temps libre. Moi, j’aime bien rentrer tard : je vois des tas de choses qu’on ne voit pas le jour sur la route. C’est mon petit moment de Nature à moi toute seule : je croise des lapins, des chevreuils, des faisans, des hérissons, des crapauds. Et je rentre en regardant les étoiles; Aucune tenue à paillettes ne brille autant que le ciel étoilé. Cela fait partie de mon plaisir.

Des blogs sympas sur la salsa :

Enchufla tout y est abordé même le côté secte.

Ame de danse, le blog d’un ami.

Pour finir voici une des rares vidéos encore en ligne de mon ancien prof, Tinan Leroy.

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#projet52-2015 #àmespieds #semaine21

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J’ai bien compris que tu voulais que je parle de mes pieds, de ce que j’avais à pieds, à côté de moi, sous moi, ou ce qui me chaussait.

Mais tu sais, en ce moment, que ce soit mes pieds ou mon nombril, mon corps ne m’intéresse pas vraiment.
J’aurais pu toutefois filer la métaphore et te dire que cent amants attendaient à mes pieds.
J’aurais pu te parler de mon parquet tout neuf, de ma paire de chaussures à paillettes pour danser la salsa. J’aurais pu te montrer le sable de la plage sur laquelle j’ai marché ce week-end.

Mais dis-moi, est-ce que tu connais quelque chose de plus beau que les pieds d’un bébé ?

Ma fille adorée, je souhaite mettre le monde entier à tes pieds.
Je veux que toutes les possibilités, toutes les vies te soient offertes et que tu n’aies plus qu’à ramasser les fleurs du bonheur, à te délecter de la vie.

Tes petits pieds méritent une myriade de baisers. Et n’oublie pas de prendre soin de tes pieds, afin qu’ils te portent loin .

Je vous laisse, j’ai deux paires de pieds à cajoler.

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#projet52-2015 #girly #semaine18

17Voici ce que j’ai acheté à ma fille aînée ( mais pas encore offert alors chuuuuuut tu dis rien, einh, promis ?) : un bracelet et un collier en perles de bois, motif papillon, rose.

J’ai craqué tu crois ? Ouais, mais elle le demande depuis longtemps.

Cela devrait d’ailleurs rassurer tout le monde sur la féminité acquise ou innée de ma petite fille.

Oui, elle a réclamé des bijoux !

Il y a quelques mois, pour son baptême, elle en a eu de très beaux, en or, que je ne lui mets pas encore par sécurité. Régulièrement nous ouvrons les boîtes pour les admirer et nous attendons ce jour béni où Bébé Comète sera assez grande.

Sa petite copine de 4 ans porte des bijoux et la grande de 9 ans aussi. Depuis toujours, bébé Comète s’exclame et sourit face à mes colliers.

Oui, c’est bien une fiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiille !

Quand je lui demande comment elle veut s’habiller le matin c’est alternativement pantalon ou robe . Elle joue à la voiture, aux trucs de gars ( et j’ai toujours acheté de toutes les sortes de jouets, je t’invite d’ailleurs à lire ma chronique Nestlé sur le sujet).

J’aime lui mettre des salopettes et des jeans mais aussi des robes. C’est elle qui choisit.
Mais tu sais quoi? Ouais je suis fière qu’elle aime les  » choupettes » dans les cheveux, les rubans et les bandeaux, et puis les bijoux. C’est quand même mimi tous ces accessoires girly. Hier, elle a montré ses jolis collants rose pétant au monsieur de chez Thiriet ( ah tiens, faut que je t’en cause du Monsieur de chez Thiriet). La semaine dernière elle a fait des tours et des torus dans sa belle rose corail. Ma fille a beaucoup de copain garçons, mais fort heureusement on peut jouer au camion avec une baguette magique !

Pour les achats on ne prenait pas tout systématiquement en fille, car on voulait un deuxième bébé. Il est vrai que pour la cadette on hésite moins et on se lâche sur le rose. Mais je me dis que nous devrions aussi acheter d’autres couleurs. Cela est souvent difficile à cause du marketing. Qui a donc décidé sur le girly c’était PINK ou rien ? Mystère !

Alors tu me connais, j’ai cherché sur le net, et j’ai trouvé cette très belle chronique que Philippe Vandel : oui, le bleu est la couleur de la Vierge Marie. Quand un enfant était sauvé on lui faisait porter pendant sept années. Mais pour la suite, à savoir que le rose était une innovation artistique prisée par la Pompadour, je n’en savais fichtre rien. Le rose était avant tout masculin chez les chevaliers ( ça me rappelle une couleur d’équipe de rugby et des fringues d’une certaine marque).

C’est drôle tout ça, parce que NOTRE couleur préférée, à Comète et moi c’est … LE VIOLET !

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#projet52-2015 #entreamis #semaine19

19

Cela s’est passé ce matin. Nous prenions tranquillement notre biberon quand Nuga le chat a décidé de nous rejoindre sur le canapé. Elle se frottait contre mon bras, puis la main de bébé Tempête.

Bébé Tempête s’est montrée très à l’aise, pas du tout timide : elle a caressé réellement Nuga de sa petite main.

Eveillée, à presque deux mois, deux mois à peine, ma Bébé Tempête aime déjà les animaux. On sentait que cela lui faisait plaisir de caresser la fourrure de Nuga, doucement, sans tirer.

A t-on l’amour des bêtes dans les gênes ?

Aime t-on naturellement les animaux ?

Déjà une amitié se forme entre ce bébé et ce chat. Sans que l’on n’est rien à faire pour cela.

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#projet52-2015 #casentbon #semaine17

18C’est une de mes odeurs préférés, celle du cacao. Celle du chocolat certes est très bonne, mais celle du cacao est plus profonde. Plus amer. Plus adulte. Plus authentique. Le parfum auquel je suis le plus fidèle en contient, relevé d’une touche de fève tonka que je n’ai jamais réussi à trouver pour la cuisiner.

Le chocolat est l’odeur de l’enfance, comme ce nounours en gâteau au chocolat fait pour ma petite dernière, afin de fêter sa naissance.

Le cacao se tourne vers les adultes, il se boit à tous les âges, mais c’est la recette mexicaine, amer et épicée que je préfère désormais, écœurée par le chocolat espagnole trop épais et trop sucrée et peu séduite par les poudres du commerce.

J’adore aussi le pollo poblano ( ou molle poblano) goûté au Mexique il y a bien dix ans de ça. J’ai réussi à en refaire l’an dernier avec une préparation spéciale ( mais je me suis arrachée les papilles).

Bref, tu l’auras compris, moi si ça sent ben, c’est que ça se mange.
Même le parfum que je préfère est emprunt de vanille, de cacao, de truc qui se mange. Tiens d’ailleurs la vanille, c’est pareil, je la préfère plus amère. C’est comme si, pour le cacao et la vanille il y a avait un versant féminin, enfantin, écœurant et un versant masculin, mature, profond. A manger, j’aime les deux. A sentir, je n’aime que  l’authentique.

Alors voici la recette qui sent bon et qui me vient d’une amie mexicaine:

Tu fais fondre du chocolat noir très très noir genre 90 % de cacao.

Tu ajoutes le lait ( tu peux mettre aussi un peu de crème liquide mais bon…)

Tu ajoutes des épices : cannelle, piment rouge, vanille, poivre noir ( trois fois rien surtout !)en ce qui me concerne.

Tu peux aussi mettre de la muscade.

Et voilà.

Tu sucres si vraiment c’est trop amer pour toi.