Publié dans projet52, Une année douze thèmes

#projet52-2015 #la nuit #semaine 20 et une année en douze thème mois de mai

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La nuit, je dors. Enfin j’essaie, quand Bébé Tornade et Bébé Comète me le permettent.
La nuit, je rêve. Je lis aussi.

La nuit des fois j’ai des insomnies et je refais le monde.
La nuit, je dessine, j’écris, moins qu’avant. Parce que mon travail fait que je tente de me coucher tôt. Mais quand je me réveille dans la nuit et que je n’arrive plus à dormir, j’aime bien écrire ou colorier.

La nuit, surtout, je vais danser.

J’ai commencé à prendre des cours de salsa en janvier 2012. J’avais essayer avant en 2003 et en 2005, dans des salles de sport. Mais les personnes qui fréquentent ce genre de cours n’allaient pas  » en soirée ». Or, si tu veux progresser en danse sociale il faut  » pratiquer ».

Avant tout cela, j’ai fait une douzaine d’années de danse classique, et j’ai été forcée d’arrêter suite à un accident de dos. Après mon opération j’ai fait du flamenco et j’aime beaucoup, mais il n’y en a pas au Mans. En janvier 2012 j’ai décidé de reprendre la salsa et de commencer la Bachata.

Mais j’ai aussi découvert la Kizomba, le Kuduro, le Chacha etc.

Je me souviens des premières danseuses que j’ai admirées : la fille de mon second prof qui mettait des bras partout et dansait avec élégance, avec des tours nickel. Une blonde aux cheveux longs. Une brune aux cheveux courts et frisés à Mexico qui regardait les gens en dansant, avait de la tenue, comme en représentation. Ce que j’ai toujours visé c’est un mélange des deux : savoir caler des bras, avoir un beau port de tête et tourner parfaitement tout en suivant le guidage et la musique. . Ce sont ajoutés la passion des shines et les jeux de pied, le lady styling . Il y a toujours à améliorer.

Ma motivation première était de sortir de chez moi, la seconde de me changer les idées car j’étais à nouveau très malade, et la troisième de renouer avec la danse qui avait eu une part très importante dans ma vie et à laquelle j’avais renoncé bien malgré moi.

Je pourrai écrire des heures sur le danse, la salsa, ce qu’on ressent, ce que ça apporte, les difficultés …

J’ai écrit une nouvelle sur la danse classique dans Les voies détournées et une autre sur la salsa dans Cruautés.

Pour résumer rapidement, je peux te dire que tu ne pourras plus t’en passer si tu essaies car c’est une activité qui vide la tête et dans laquelle on peut toujours chercher à progresser. J’ai fait un constat étrange : beaucoup de personnes viennent suite à un divorce, un décès, une maladie…Paradoxalement, peu de couples se forment alors que beaucoup viennent également trouver quelqu’un.

Tu feras pourtant beaucoup de rencontres, mais comme partout, il y a de bonnes rencontres et de mauvaises. Oui ça jacasse fort sur tout et tout le monde, alors que personnellement je viens pour danser donc j’ai peu de temps pour discuter, à part dans les soirées  » à domicile » où je suis avec les personnes qui vont aux mêmes cours que moi.

Au début, la proximité physique peut te gêner, car tu vas toujours changer de partenaire, même pendant les cours. Au bout d’un moment on finit par ne plus faire attention. Bizarrement, cette proximité me gêne à nouveau depuis la naissance de mes filles. Mais de festival en festival, tu croises forcément des gens que tu connais déjà, et l’ambiance étant en général bon enfant, sans ambiguïté, tu vas oublier tes a priori. D’ailleurs tu viendras apprendre une danse et puis au final tu en apprendras 5 parce que tu voudras danser avec le plus de personnes possibles et le plus de temps possible.

Ce monde de la danse sociale forme une micro-société où tout le monde connaît quelqu’un que tu connais. Ca fait un peu « secte », on a nos propres stars ignorées du commun des mortels, mais c’est comme pour tout sport peu médiatisé.

Ce qui est particulier avec la danse sociale c’est que cela se pratique la nuit, à deux, et entre homme et femme. Du coup, cela n’a pas « l’allure du sport » mais plutôt l’allure d’un univers de discothèque, alors que ce n’est pas le cas. Mais il est vrai que tu n’iras pas danser en pyjama, tu vas mettre ta plus belle tenue. Il y a des soirées à thème, et ce sont des danses qui mettent la femme en valeur, et l’homme aussi, il y a forcément un jeu de séduction, puisque le partenaire répond à la danse de l’autre, et que si tu prends la rumba par exemple, c’est clairement une  » parade sexuelle  » qui s’opère, aux origines. Maintenant c’est devenu un jeu.

Si ton mari/ami ne danse pas cela peut en effet créer des tensions, mais chez moi ce n’est pas le cas parce qu’il sait que je m’entraîne à la maison, que je me documente, etc. Moins maintenant, mais au début comme j’avais commencé en milieu de saison j’ai beaucoup travaillé. On prépare une chorégraphie de fin d’année par exemple, et on répète souvent. Je pense que c’est pour cette raison que les personnes qui viennent «( et restent) avec pour seule ambition de rencontrer quelqu’un sont peu nombreuses. La salsa par exemple est une danse bien trop exigeante pour quelqu’un qui pratique  » pour de faux » juste pour rencontrer des gens : tu dois quand même être passionné pour continuer. Surtout les garçons qui doivent gérer leur corps, le guidage, la musique : les débuts sont difficiles, il ne faut pas se décourager.

Comme cela se pratique la nuit, je peux sortir pendant que mon mari garde les filles car il ne danse pas. Les inconvénients, c’est que l’hiver tu as très froid quand tu rentres. Et quand tu es fatiguée tu as peu d’occasion de danser si tu veux te reposer la nuit. Le dimanche après-midi il y a de temps en temps des lieux où on peut danser comme les guinguettes. L’avantage c’est que cela te prend moins de temps sur le reste de ton temps libre. Moi, j’aime bien rentrer tard : je vois des tas de choses qu’on ne voit pas le jour sur la route. C’est mon petit moment de Nature à moi toute seule : je croise des lapins, des chevreuils, des faisans, des hérissons, des crapauds. Et je rentre en regardant les étoiles; Aucune tenue à paillettes ne brille autant que le ciel étoilé. Cela fait partie de mon plaisir.

Des blogs sympas sur la salsa :

Enchufla tout y est abordé même le côté secte.

Ame de danse, le blog d’un ami.

Pour finir voici une des rares vidéos encore en ligne de mon ancien prof, Tinan Leroy.

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#uneanneeendouzetheme : Aimes-tu les poissons d’avril ?

poisson

Ouh la, drôle de question. En fait, oui j’ai aimé fut un temps, j’en faisais beaucoup. Je trouvais toujours un gag à faire à mes proches ou à mes élèves.
je t’en raconte deux trois…

Mon voisin était garde pêche, je lui ai collé des tas de poissons derrière sa voiture; je lui ai fait croire que j’avais péché un truc énorme dans le Beuvron, genre une baleine dans un ruisseau quoi.

A ma famille, j’ai fait croire que j’adoptais un troisième chat. Déjà que deux c’est compliqué.

A mes élèves, le meilleur je pense de loin le plus original…

Aux Premières, je leur ai fait croire que pour le bac, comme ils avaient Le mariage de Figaro, ils devaient être capables de chantait l’air de la pièce, vu que c’est une comédie ballet.

Cela commence vers 1.57 environ.
Donc de bon matin ( faut les prendre de bon matin, endormis, incapables de réfléchir à la date) je leur annonce la nouvelle : la liste de bac comprend une scène chantée. Il faut l’apprendre. je leur passe l’extrait du film, et hop, je les fais répéter. Les STIGC ( élèves de bâtiment génie civile) y ont cru à mort et sont partis en chantant, flippés. Les S Spo ( sport études) ont appris la nouvelle avant mon cours et sont venus remontés comme des coucous. Je les ai convaincus que c’était pas si mal finalement, que l’originalité plairait à l’examinateur : ils ont chanté aussi. Le plus dur a été de ne pas rire. Je fermais la porte après leur cours pour pleurer de rire en silence. C’était terrible. Ma collègue documentaliste qui officiait non loin pouffait derrière son comptoir.

Au final, le soir, face à la vérité tout le monde a bien ri, et ils ont retenu pour toute leur vie l’air de la pièce.

Quant aux secondes, je leur ai donné un courrier pour leurs parents . Je leur apprenais que désormais le cours du vendredi aurait lieu en téléconférence car les Premières partaient en stage et que je n’étais pas d’humeur à venir en cours pour eux seulement.
Je leur donnais un mot de passe pour accéder à la vidéoconférence : il suffisait de taper la première lettre de chaque ligne. C’était évidemment un acrostiche de POISSON D’AVRIL.

Mais avant de chercher le mot de passe et la supercherie ça a été la révolte. Je n’aurais jamais cru qu’ils auraient réagi ainsi :  » Madame c’est inadmissible, nous nous abandonnez vous n’en avez rien à foutre de nous, nous on a  besoin de vous etc. etc.  » Je pensais vraiment que ce serait l’inverse et qu’ils seraient heureux de ne plus avoir cours. Comme quoi. Les jeunes sont imprévisibles !

Depuis, rien à déclarer. C’était ma deuxième année d’enseignements, le 1e avril tombait pile quand il fallait. C’était l’idéal. Il faut aussi un bon chef d’établissement. Une année aussi j’ai fait faire un poisson d’avril aux cinquièmes d’un collège pour leur prof principal. Ils ont rédigé en alexandrin une lettre anonyme rigolote. Je ne me souviens plus du contenu mais ils le menaçaient choses un peu folles comme de l’obliger à manger un pot de Nutella si le contrôle n’était pas annulé, des bêtises gentilles quoi.

J’aime bien me faire prendre aux articles un peu loufoques de la presse, en général c’est de bon goût. je n’aime pas les blagues méchantes. je n’aime pas les moqueries ou les désignations de tête de turc.

Ah oui, une dernière pour la route : j’étais en 3e, mes amies de la danse et moi-même avons organisé le plus gros poisson d’avril de notre vie : nous avons annoncé à tour de rôle à la prof de danse que nous ne serions pas là pour la dernière répétition, ou carrément le spectacle. je clôturais la série des catastrophes en annonçant que je partais en Espagne la veille du spectacle. la prof de danse était si désemparée qu’elle en a oublié de gueuler. Au final elle prend sur elle ( franchement elle nous a étonnées sur ce coup-là) et elle met la musique en route. L’une d’entre nous avait subtilisé la K7 pour mettre Guns N Roses à la place. Le choc, presque la crise cardiaque. Au final quand on a crié  » Poisson d’avril » le soulagement était tel que j’ai cru qu’elle allait pleurer. Dans ce cas précis ne faites pas durer le suspense trop longtemps, ça peut être dangereux.

En dehors de la date précise du poisson d’avril j’ai envie de vous raconter la  » blague » que j’ai faite à mon prof de philo durant un an : celui-ci ayant débattu avec nous de la question de l’influence du nom sur la personnalité , j’ai inscrit un faux nom sur ma première copie; Puis sur les suivantes. A chaque fois il y avait un message caché puisque j’empruntais des noms célèbres d’artistes . Un jour, c’est non pas le prof mais la proviseure adjointe qui a relevé nos copies. Wladimir Wladimirovitch Wispiansky n’étais pas connu du lycée, mon prof ( et non moi) a été convoqué chez le proviseur. Mon dernier nom de l’année : Fernando Pessoa évidemment ! Mon prof se demandait bien comment j’allais terminer. Oui, on a bien ri mais je comprendrais que ça ne vous fasse pas rire.

Finalement cette chronique est sympa. Cela ne m’inspirait pas mais je dois avouer que ce sont de bons souvenirs .

PS: il manque quelques majuscules ici et là mais WordPress étant capricieux je n’ai pas le temps de corriger. Désolée…

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Etes-vous douée de vos mains ? ( une année en douze thèmes)

DSCN1739Alors voilà, ça c’est une questions très intéressante. Tout d’abord parce que j’ai passé une partie de ma vie à entendre que j’étais une bonne à rien, qui faisait tout de travers, qu’il fallait toujours tout reprendre derrière moi, que j’étais peut-être intelligente mais vraiment douée pour ne rien faire. Ensuite parce que je fais pas mal de choses de mes mains, en fait. Mais depuis toujours. Je devais juste vivre au milieu d’une bande d’abrutis aveugles manipulés par une grosse crevure qui a passé son temps à me faire passer pour une feignasse parce que c’était son grand bonheur de dire du mal de moi à tout le monde, d’aller baver sur ma carcasse pour ensuite se faire plaindre.

Qu’est-ce que je sais faire de mes mains ?
Des trucs de base comme faire le ménage. Ben si, tu vois ma vieille, si tu me lis, je fais ça très bien, je suis très douée et j’ai même rejoint un groupe de trucs et astuces. Il s’avère qu’en vérité, j’ai rien à apprendre de personne sur le sujet. Comme en ce moment j’ai une aide ménagère à cause de mes soucis de santé, je peux comparer. Ah ben en fait, je suis plutôt efficace et rapide. Je sais même repasser des chemises, c’est dire. Pour une ratée qui ne savait pas tenir un fer à repasser, qui n’était qu’une incapable, c’est étrange. Parce que je le fais depuis longtemps. Mais surtout pas devant une saloperie qui dit du mal de moi toutes les 5 secondes.

Je sais aussi faire la cuisine. En fait à chaque fois je m’étonne. Je me dis  » ouais finalement cuire un poulet c’est pas compliqué, faire du poisson c’est pas compliqué ». le seul souci c’est que je suis assez expérimentale dans le domaine, j’aime bien toujours tenter des nouveautés. Mes amis essuient les plâtres. Je n’aime pas refaire deux fois le même gâteau par exemple. J’ai quand même quelques recettes phares que je refais souvent mais comme j’invite toujours les mêmes gens forcément ils ont droit à des ratés les pauvres.

lapinDes trucs artistiques comme dessiner. Là encore c’est marrant einh, parce que toute mon enfance j’ai entendu  » c’est ta mère qui dessine bien » alors évidemment, j’ai compris que ça voulait dire  » euh toi c’est vraiment merdique ce que tu fais ». Mais finalement si je m’y mets je dessine très bien.

J’ai juste peu de temps et pas encore d’atelier mais quand les filles seront grandes on pourra se faire des  » dessin party » on va s’éclater ! bébé Comète a déjà énormément de talent.

Je fais du dessin au pastel ou au graphite ( mine de plomb etc.). Je me suis mise aussi un peu au coloriage pour passer mes nerfs quand j’ai une insomnie.

Plus ça va et plus j’aime les dessins avec peu de couleurs, en fait. Je n’aime pas peindre à l’huile. J’aime patouiller dans l’acrylique mais sans plus.

je ne pense pas que je serais douée pour l’origami, je connais deux ou trois modèles pour les serviettes. En revanche l’an dernier j’ai découvert le KIRIGAMI et ça je suis trop fan. J’ai fait les papillons de la première photo et j’espère également avoir plus de temps pour faire des cartes en kirigami. Vous savez ces fameuses cartes pop up en 3D qui font des paysages ? Et bien j’ai des manuels pour en faire ! Je suis plutôt douée avec un cutter. J’adore découper, coller …

J’aime bien faire du scrapbooking, custumiser des trucs, peindre des machins en bois, coller des strass. En fait je suis curieuse de plein de choses. Pour notre mariage j’ai tout fait : les porte-noms, des sphères porte-noms pour les tables, des bougies en gel… Les magasins d’art créatif sont une ruine pour moi. J’adore m’y vautrer et acheter plein de trucs. Là je voudrais créer des petits carnets sur mesure. J’ai idée de croiser ça avec mes activités d’écriture. je suis sûre que j’oublie des techniques. je fais de la pâte à sel avec ma fille et je pense qu’un jour on se mettra à la fimo quand elle aura l’âge. J’adorerai savoir coudre mais là je pense que c’est impossible. Seulement en même temps, mon histoire c’est quand même celle de quelqu’un qui était censée ne rien savoir faire de ses dix doigts. Et au final, mes dix doigts vont très bien merci. Ils sont reliés au cerveau et font des choses qui valent le coup.

 

 

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Une année en douze thèmes : FEVRIER et l’amour

Il y a quelques années j’ai participé à un concours de Psychologies magazine, il fallait écrire une lettre d’amour sans la lettre M.
Pour l’occasion je vous la partage à nouveau.

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De A. à l’Eternité Zélée.

Nos approches ont eu lieu sur cet ordinateur qui sert encore aujourd’hui à te dire ce qui fait de la vie une bulle de savon légère et une topaze dure et éternelle à la fois.

Caresse de touche à touche, de T à S, de S à T, déjà voisines sur le clavier, de Thibaut à Sabrina,  de N à R, de R à N, deux villes traçant une diagonale pour nous relier.
Nous étions exilés à L’Est et le cœur déferlait à l’Ouest, surpris, éberlués, bousculés aussi, d’avoir soudain rencontré sur un coin de terre un Autre : un autre seul en quête d’un autre.

Nos approches, notre principal rendez-vous, dès cette nuit où tu as joué les effrontés, c’était sur le site légendaire des rencontres en ligne…Et je suis péché depuis, poisson pris au filet de tes phrases entrelacées dans les eaux du souvenir…Des phrases ponctuées de banalités, essentielles cependant pour brancher nos cœurs sur un seul pouls. Des questions, des réponses, des photos échangées, et nous voilà ce jour de janvier place de l’Eglise à se jeter des regards intrigués. Tentative pour s’attirer, s’apprivoiser, se destiner.

L’un et l’autre expatriés, un peu perdus dans nos solitudes, heureux sans doute déjà, cependant inachevés, en attente d’un Toit à Deux qui ferait Nous sans effacer le Je et le Tu.
Difficile exercice de conjugaison que l’addition d’un couple et de nos libertés individuelles.
Je t’ai lu du Prévert, tu parlais Federer, j’ai appris ce qu’était un lob et toi une anaphore, tu étais fasciné par un coléoptère, je riais en citant Schnitzler. On s’est découvert sans rien abandonner de soi.

Et nous voilà depuis trois ans unis et toujours à l’affût d’une révélation sur l’autre, unis et toujours uniques. Nous nous rencontrons encore et encore, nous affluons vers l’autre chaque jour encore et encore : deux rivières dont les eaux se jettent à l’infini dans un seul fleuve sans se confondre. Notre Devise.

C’est nous, sans être confusion, confondant, con-fondants, cons-en-fusion et confidents pourtant, c’est Nous sans être ni division, ni soustraction, sans concéder à tuer notre propre unité.
Je suis fière de dire Je et je savoure de dire Nous. Toi seul es capable de donner ainsi en respectant ce besoin d’individualité, car cela t’est tout autant nécessaire.

Voilà. Trois ans et j’en veux encore, je regarde cette topaze à l’annulaire, je veux que dans soixante-dix jours nous disions Oui pour continuer à voguer ainsi, deux bateaux qui se bousculent un peu, pour rire, pour ne pas rester figés. Deux bateaux qui naviguent sans s’éloigner, deux voiliers au long court près à bourlinguer côte à côte sans se doubler, sans effacer le sillon de l’autre, sans retenir l’autre dans son envol, un peu au-dessus de l’océan partagé de nos rêves pour en vivre quelques uns à soi seul.

C’est cela que je voulais, que je veux, que je voudrai encore et encore : une attache sans lien serré, juste ton doigt sur le poignet, nous laisser garder nos identités, ne pas les noyer, ne pas oublier qui l’on était car c’est ce Thibaut-là qui a conquis cette Sabrina-là. Et pourtant, je sais que je ne pourrais vivre sans toi qui as si bien su qui j’étais sans rien en rejeter. Tu as vu les fêlures et tu as réparé, j’ai inspecté tes failles et je les ai soignées. Toutefois, je sais que nous ne pouvons être parfaits. Et alors ? Je nous préfère au présent et au futur sans conditionnel.

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Depuis il y a une petite fille qui s’est greffé à nos vies et une seconde qui pousse avec beaucoup de vivacité.

Notre histoire sans M n’est pas sans AIME. Nous disons nous pour quatre désormais.

 

Notre plus belle Saint Valentin ? C’est la question à laquelle je devais répondre ce mois-ci.

Sans doute celle à venir ! C’est la saint Valentin tous les jours quand on regarde bébé Comète. C’est elle notre Valentine. Nous adorons parler d’elle quand nous sommes tous les deux, nous réjouir, nous amuser, nous émouvoir. C’est un vrai ciment. Quand on sera quatre j’espère que ce sera pareil.

Nous n’avons jamais trop rien fait à la Saint Valentin. Je me rappelle davantage nos fiançailles par exemple. Notre voyage à Saint Martin. Il y a tant de dates et de lieux importants pour nous que la date officiel des amoureux ne nous sert à rien.

Qui a besoin d’un jour spécial pour se dire je  t’aime ?

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Une année en douze thèmes : JANVIER et ses résolutions

10896945_758617437556299_5460707851328113622_nJe ne suis pas une grosse adepte des résolutions. On les publie, on ne les tient pas. Je ne me souviens pas si j’en ai pris en janvier 2014.

Pourtant, chaque année depuis l’enfance, j’accorde une importance particulière au premier janvier. Pour moi c’est bien plus important que le réveillon. Le premier janvier, c’est un jour où l’air est rose et le soleil froid perce d’une lumière nouvelle. J’ai l’impression d’être à l’aube d’une nouvelle ère. Ce qui est totalement débile puisque le temps est cyclique pour la nature et que si nous constatons une évolution linéaire il n’en reste pas moins que les dates en elle-même ne représentent rien pour le soleil.

Bref, le premier janvier, j’ai l’impression en règle générale de respirer un meilleur oxygène. D’avoir plus de force et que tout est rose et blanc.

Souvent, c’est au mois de janvier et au mois de juillet que je fais mes grands nettoyages, rangements, désencombrements.

Je me suis inscrite à un deuxième projet de blogging commun : une année en douze thèmes. Evidemment, ce mois-ci il faut exposer ses résolutions. Je ne me suis pas précipitée, vous pouvez le constater.

Je vais donc pouvoir exposer mes résolutions tout en faisant un peu le point sur les avancées.

RESOLUTION 1 : améliorer la maison ( ménage, travaux, déco)

A l’heure où je vous parle il y a une grosse masse qui s’abat sur la balustrade de l’étage. On a prévu quelques changements pour l’arrivée de bébé. On a une livraison de meubles cet après-midi, on va refaire tout la déco de la chambre du haut ( future chambre de Comète) tandis que la chambre du bas sera celle de Miss Kangourou.

Question rangement et ménage, j’ai pas mal avancé mais je ne peux pas vraiment avoir tout nickel, à cause desdits travaux suscités plus avant. ( Difficile de caser autant de mots à la con dans une seule phrase n’est-ce pas ? )

dymo-s0962190Pour le rangement comme le ménage, j’ai consulté pas mal de blogs, de bouquins et je me suis inscrite dans un groupe Facebook hyper motivant.  Je ne veux pas qu’avoir une maison nickel m’empêche de me servir de ce que j’ai dans mes placards ou que ça devienne une obsession et une activité chronophage. Grâce au groupe et aux blogs j’ai trouvé une recette de pschitt magique qui nettoie tout sans polluer, une astuce pour nettoyer enfin mon bac à douche noir en résine. Pour le rangement, j’ai plutôt été conforté dans mes méthodes de tri, de classement, de rangement. Vive les bacs, les boîtes à casier, les organiseurs de tiroir, les rangements en acrylique de maquillage. J’ai trouvé comment ranger les chargeurs et fils.  J’ai terminé tous les placards de la cuisine, on a investi dans un meuble en plus. Hier j’ai fait les placards de la salle de bain. Cette semaine je m’attaque aux tiroirs des deux endroits. Le souci c’est qu’il y a 6 mois j’ai fait le vaisselier et que je peux y retourner un peu. Pas catastrophique mais des choses à revoir.  J’aimerais donc que ça ne change pas dans les placards que je viens de faire. Je vais donc investir dans une dymo pour baliser les espaces et les attribuer à un type d’objet ou d’aliment précis. Cela permet également d’étiqueter les vêtements pour ne plus rien perdre à la crèche. Bref, ça méritera sans doute un nouvel article.

Ce qui me plaît avec le groupe, c’est qu’on se motive et qu’on échange. Je ne me suis pas sentie dépassée mais valorisée, contrairement à ce que j’ai pu entendre tout ma vie. Mes méthodes ne sont pas débiles, je ne fais pas tout de travers et finalement j’ai de bonnes bases. J’ai appris qu’il y avait des techniques d’organisation du ménage comme les flying lady. Mais je n’en suis pas encore là. En revanche j’envisage de faire le planning hebdomadaire de la famille, avec les routines du soir et du matin, le jour du bain etc. parce que j’en ai marre que ce soit moi qui dise  » attention ce soir on lave les cheveux ».

RESOLUTION N° 2 :  mieux s’organiser !

Je ne pars pas de zéro, loin s’en faut. Je suis une grosse adepte des plannings, des to do list, des alertes événement Mon appli préféré est evernote. Après ça fait plus de dix ans que je cherche le support parfait pour recenser toutes mes infos utiles côté prof et côté vie privée. Cette année j’ai tenté un cahier intercalaires pour prendre des notes par classe et ça marche plutôt bien. Beaucoup mieux que par date : on a un cahier de textes numérique , j’y voyais aucun intérêt. J’avais besoin de pages pour noter les exposés par exemple. Je note d’ailleurs trop de détails il me faudrait des fiches toutes prêtes à compléter. Que j’ai sur l’ordi mais jamais sous la main. Bref, me faut un outil pour regrouper tous les trucs bien que je n’ optimise pas.

71x2rESFORL__SL1177_Donc le truc avec des intercalaires c’est parfait pour moi. Maintenant question format c ‘est un peu gros. Un format A5 serait mieux. Et puis je me rends compte que je brasse quand même pas mal d’infos en tous genres; C’est surtout au moment de faire la notice pour mon remplaçant ( congé maternité oblige) que je me suis aperçue que ma vie et mon travail étaient très compliqués, et que si pour le moment j’ai tout dans le crâne, avec deux enfants ça va moins le faire. Et là, j’ai découvert les planners. Ils s’appelle Filofax ou oberthur, Kikki-k ou jenesaisquoi, le système est le même : une couverture imitation cuir ou cuir, avec des rangements, des anneaux ( souvent par 6) différents formats dont le A5. Après dedans tu fais tout comme tu veux : tu crées tes onglets, tu ajoutes tu enlèves tu mets l’agenda que tu souhaites etc. J’ai là encore trouvé un groupe sympa parlant de ça. Il y a une fille prof qui a justement fait son cahier de bord ainsi. Plus besoin de reporter d’une année sur l’autre les infos que tu gardes et ça c’est franchement génial pour moi qui gère une option par exemple, avec des sorties et des spectacles. Bref, je cherche les soldes pour m’en acheter un, puis un second : un pour le boulot un pour la maison. Comme je ne reprends qu’en septembre je vais faire celui de ma vie privée avant. Enfin, ma vie privée, les enfants, et l’écriture aussi. Y a plus qu’à !

Pour ce qui est de la maintenance de la maison et des infos ultra utiles, j’ai trouvé aussi un blog où on vous explique comment faire le classeur de la maison. J’avoue que j’ai vachement simplifié et retranché beaucoup de choses. On verra d’année en année ce que j’ajoute. En cas d’absence c’est pratique pour le mari. Dans la vie de tous les jours ça évite de devoir aller sur internet pour un oui ou pour un non. J’ai mis les mesures de sécurité ( comment sauver la vie ) , les routines d’entretien, une partie cuisine avec les recettes que je veux garder et surtout le calendrier des fruits et légumes ainsi qu’un guide pour les conservations des aliments. Je verrai au fur et à mesure ce que je peux mettre pour les enfants. J’ai fait aussi un document pour les dates à souhaiter. J’ai prévu de faire des fiches santé et goûts par personne ainsi qu’une fiche numéros d’urgence.  Le guide des tailles par famille peut aussi être utile, mais plus pour le mari, car pour les enfants je ne risque pas d’oublier. J’avais commencé un cahier répertoire pour bébé Comète avec les soins mais j’ai vite arrêté. Pourtant c’est bien utile pour le second enfant. Je pense me servir davantage d’un planner pour cela.

Les filles du groupe d’organisation vont jusqu’à faire des plannings de menus, des listes des aliments de chaque placard, des stocks et cie. J’avoue que je n’en suis pas là. Mais disons qu’après plus de dix ans de boulot, il serait temps que je trouve un outil pour me décharger la tête. Parce que j’ai tellement peur d’oublier d’appeler machin et de réserver truc que je n’en dors pas la nuit. J’ai aussi entendu parler du bullet journal  mais cette fois je trouve ça un peu compliqué à gérer. Pour un événement T précis ça peut être pas mal ( par exemple pour apprendre à mes élèves à organiser leur spectacle) ou pour écrire un roman. Mais pour la vie de tous les jours je ne me vois pas faire tout ça.

RESOLUTION N° 3 : finir ce satané roman

En vérité il est terminé. Je dois le corriger. J’ai déjà mis toutes les corrections sur papier mais je dois tout reporter sur ordi. Et ça me gave, ça m gave !

RESOLUTION° 4 : le blog

Bon, là, vous voyez en temps réel, et je trouve que ça avance plutôt bien. Cela me décharge d’écrire ici, j’aime partager. C’est d’ailleurs pour ça que je fais le projet des douze thèmes et des 52 photos ( enfin 53). je blogue depuis 2004 et je ne pourrai pas m’en passer.

RESOLUTION° 5 : progresser en danse

Pour le moment c’est très mal barré : Tinan devait me donner des cours particuliers et je suivais ses cours confirmé ». Avec son décès, la grossesse… Je n’ai pas repris et je ne reprendrai pas avant la naissance. J’observe, je réfléchis à ma pratique, je regarde les autres et ce qu’ils peuvent m’apporter. On expérimentera plus tard.

Voilà, je trouve que 5 ça suffit AMPLEMENT !

On fera le point dans l’année !