Publié dans Coups de gueule

Journée des droits de la femme

101651888_oJe suppose que tu te souviens de mon article de l’an dernier sur le lâcher de gros lourds et les promo  à deux balles ? 

Bon et bien écoute, cette année, je ne suis pas certaine que ce soit mieux.

Je trouve en vérité que les femmes se desservent ou plutôt qu’elles desservent les autres femmes ;  peut-être parce que d’une certaine façon, elles n’ont pas envie de se battre et que ces problèmes d’égalité des sexes les arrangent. Pour se trouver une excuse. Je ne sais pas, il y a quelque chose qui m’échappe, je ne vois pas pourquoi la plupart des femmes se complaise à parler de  » journée de la femme » et s’offre un rouge à lèvres.

Quant aux combats menés, ils sont souvent pour Ailleurs, et c’est vrai qu’il y en a bien besoin, comme je te le disais l’an dernier. Mais je pense également que chez nous, en France, le combat est loin d’être terminé.

Officiellement, si tu en crois les sites militants ou wikipedia, les femmes militent pour :

Franchement, je vais te dire, au regard des événements vécus ces derniers mois, pour moi, les droits de la femme ne sont pas acquis sur les bases même des droits humains.

Ce que je veux dire, c’est que les droits fondamentaux de la dignité, de la liberté de penser, de s’exprimer, et même d’Être tout simplement, qui on est ne sont pas respectés en France, notre beau pays de la liberté qui aime tant juger les autres pays et leur faire la morale.

Quand tu vois quelqu’un faire de l’information sur tel droit à la dignité corporelle mais dans le même temps arriver à bafouer le droit à la dignité et à la liberté de penser d’une femme de son entourage, ça laisse pantois.
Si tu veux par exemple créer un blog, si tu es célèbre, si tu as créé quelque chose de particulier, sache que si tu un homme, on te félicitera, on s’intéressera tout du moins. Si tu es une femme on te montrera du doigt et on se moquera de toi. Il n’y a qu’à lire les attaques machistes sur telle photo de star sur son instagram, les soupçons de mensonge sur telle femme qui écrit un livre pour dénoncer le viol, qu’on n’aurait jamais osé faire au sujet de la photo d’un homme ou du livre d’un homme sur une maltraitance.

Il existe ainsi des femmes inventeurs que l’on a traité de pute, des femmes sculpteurs que l’on a traité de salope, des femmes journalistes, des femmes écrivains, à qui on a jeté des pierres. Si Colette, Simone de Beauvoir, Camille Claudel avaient été des hommes ? N’imagine pas qu’Aurore Dupin aurait connu la célébrité. Déjà avec son pseudonyme, rien n’a été simple, alors en s’appelant Aurore…

Tu te dis qu’aujourd’hui c’est différent. Et bien non. Figure toi que je connais une militante des droits de la femme, une militante politique, qui a subi des tentatives diverses d’intimidation. Moi-même, je me suis fais alpaguer parce que je suis «  Maman Tornade ». On aurait dit, dans la bouche de ces personnes que «  Maman Tornade » signifiait « Sale Pute ».

Il faudra m’expliquer sans doute en quoi je dois avoir honte d’être Maman Tornade. Parce que Maman et Tornade ensemble ou séparément ne sont pas des insultes. J’ai créé mon blog, j’ai gagné plusieurs concours de rédaction, je rédige pour des chroniques sur un gros site que tu connais, alors quoi ? Je devrais avoir honte ? J’ai créé mon propre agenda prof parce qu’il n’y en a pas dans le commerce. Je ne suis pas restée à me lamenter sur la situation, j’ai CREE. Et alors quoi ? Je devrais avoir honte ?

Moi le succès ou la célébrité ne sont pas mon moteur. Mon seul moteur est de partager avec d’autres sur certains sujets. Si la célébrité ou la popularité, le nombre de clics étaient mon moteur, je ferai des tonnes de concours et de partenariats sur le blog ( en attendant le compteur tourne bien, rassure-toi). Et comme autour de moi il n’y a pas grand monde avec qui partager, je partage sur le net. Çà fait quand même 17 ans que ça dure et je n’ai jamais eu de souci avant cette année. Evidemment que des gens me reconnaissent dans la rue. Et alors ?

En vérité, moi j’ai osé. J’ai osé créer quelque chose, être quelqu’un d’autre que celle que l’on attendait que je sois. Tu vois, j’ai usé de plusieurs libertés : la liberté d’Être, la liberté de penser, la liberté d’expression. Et même le droit d’entreprendre et celui de réussir.

J’ai osé être dans la construction et non dans la végétation

J’ai osé réaliser ce que j’avais envie de réaliser pendant que d’autres s’affalent dans leur canapé avec leur smartphone en mâchant comme des bœufs un chewing gum.

Il y a ceux qui ont la force d’entreprendre et d’être moteur. Il y a ceux qui regardent le train passer comme une vache dans un pré.

Il y a ceux qui agissent pour créer du changement. Il y a ceux qui se plaignent et jurent à longueur de journée sur ce monde de merde.
Sois le changement que tu veux être dans ce monde.

On en arrive toujours à la même conclusion : il est plus facile de détruire que de construire, plus facile de tirer vers le bas ceux qui se sont élevés que de bouger ses fesses et d’agir. Je suis là où je suis aujourd’hui et je serai à une autre hauteur demain. Et toi, où seras-tu ?

J’en reviens à la Femme, aux femmes.

Pourquoi les femmes sont-elles davantage visées par les critiques quand elles entreprennent que les hommes ?

Simplement parce que la femme, ce n’est pas l’avenir de l’homme, la femme c’est une menace pour les hommes et les femmes. Une femme qui entreprend c’est une femme qui va prouver qu’elle peut le faire tout en prouvant que toi, homme ou femme, tu aurais pu le faire mais que tu n’as rien fait. Souvent quand tu lis un livre et que tu es écrivain, et que ça te plaît tu te dis «  j’aurais pu l’écrire ». Oui, mais tu ne l’as pas écrit. Alors certes tu aurais pu également peindre ce tableau, mais tu ne l’as pas peins. Tu aurais pu écrire sur ce blog, ce n’est pas bien compliqué. Mais tu ne l’as pas fait. Tu aurais pu gagner le concours que j’ai gagné. Mais le fait est que tu as perdu. Tu as fait même pire : tu n’as même pas participé.

Qu’est-ce qui te dérange dans la réussite de l’autre pour que tu en sois au point de venir le salir et médire sur lui ? Ton échec. Ton échec mis en relief par cette réussite que l’on disait désormais tout à fait accessible. La réussite de l’autre met en relief l’image écrasante de ta médiocrité. On est loin d’Olivier  Roland dans ses vidéos qui nous dit  » Moi je vois ce mec qui a réussi je me dis Pourquoi pas moi ? » et qui agit.

Pourquoi les femmes sont les premières à détruire la femme qui réussit ? Parce que ces femmes ont passé leur temps à se plaindre dans la résignation et que l’une d’entre elle vient de prouver que c’était possible. L’une d’entre elles vient de prouver que l’échec des autres est avant tout dû à leur fainéantise.

Si tu envies quelqu’un, imite-le au lieu de critiquer. Je serai heureuse que tout le monde se donne les moyens de réaliser ses rêves au lieu de détruire ceux des autres. Je n’ai jamais été dans la dynamique de détruire les autres ou de les rabaisser pour avoir un semblant de réussite personnelle. Ma réussite personnelle passe par moi et rien que moi. Je n’ai jamais non plus cédé aux intimidations et aux moqueries. Alors si à 10 ans ou même 7 ans je n’ai pas cédé,  ce n’est pas pour le faire aujourd’hui. J’aime ce que je fais, j’aime créer, j’aime partager. Et j’aime tant voir les autres se réaliser également. C’est un vrai bonheur de voir le monde changer en bien. Même si je dois regarder très loin vers l’horizon pour voir des personnes comme ça. 

Tu dois te dire  » Ouais mais il y a plus grave, ailleurs on excise, on bat, on tue .. » Ah oui, je suis d’accord, mais si ici encore on détruit une femme qui réussit, c’est qu’il reste bien du chemin à faire ici aussi. Tu sais, te battre pour là-bas ne t’empêche pas de combattre un peu aussi ici… D’autant que, les filles qui réussissent ici et qu’on veut réduire au silence en les envoyant se marier au Pays parce que leur réussite fait du tort à la famille ( trop voyant quoi !) on connaît, on a vécu.

Enfin, j’ai une révélation pour toi : si tu n’aimes pas ce que l’autre fait, sois sûr d’une chose : cette personne s’en fout. Il y a assez de gens qui aiment ce que cette personne fait que franchement… Hein… relire l’article précédent sur l’étendu infinie du net.

Et bonne fin de  journée des DROITS de la femme.

Publié dans Coups de gueule, Le quotidien

2004

arton173689Te rappelles-tu la création des blogs ? Pour moi, cela date de 2004. Il y  avait des blogs sur tout, pour tout le monde , dès le décollage du phénomène. la différence, avec maintenant, c’est que chacun écrivait son ressenti sans se poser la question du « profit ». Aujourd’hui, tu as des tas de blogs avec des publicités déguisées, des concours qui sont des pubs, des articles d’avis qui sont en fait rémunérés. Après tout, pourquoi pas. Chez les autres, ça ne me dérange pas.

Il y a cependant un autre phénomène qui me dérange : la censure intrinsèque. Ce que j’appelle la censure intrinsèque c’est que monsieur X se sent le droit de dire ce que Monsieur Y a le droit ou non de mettre sur son blog. Telle idée, tel sujet est passé au crible du  » il faut »  » il ne faut pas »,  » tu dois,  » tu ne dois pas ». Et après, on s’étonne que dans un pays totalitaire un bloggeur prenne 100 coups de fouet.

L’internet est un espace indéfini et riche. Tu peux mettre ta tente où tu le souhaites et rendre visite à qui tu veux. Si le blog de Machin ne t’intéresse pas, si tel centre d’intérêt te fait marrer et que tu ne te sens pas de connexion avec ce sujet, c’est pas très compliqué, tu te déconnectes. IL n’y a pas à interdire. En fait, tu n’as pas spécialement le droit d’interdire ou de juger même Le blog, tu peux y trouver effectivement de tout. Ton bon sens te permet d’aller là où tu penses que l’information est intéressante ou que le message t’apporte ou te porte.

J’ai connu pas mal de guerres du net : le forum Bidule qui fait la guerre au forum truc parce qu’il a été créé sur le même thème ( mais ne prend pas la place du forum Bidule puisque c’est un espace infini !)la guerre des groupes, la guerre dans les groupes, entre ceux qui pensent que l’on doit et ceux qui pensent qu’il faut. La guere de ceux qui pensent qu’e c’est MAAAAAAAAAAAAAAAAAAL d’afficher des photos de sa vie contre ceux qui aiment partager. La dernière guerre à la mode c’est bien entendu sur le sujet de la bienveillance, de l’empathie et de l’attitude positive en matière d’éducation. A tel point que certains deviennent des dictateurs de la Tolérance ce qui est assez contradictoire : prôner la bienveillance à coups de  » il faut » c’est quand même quelque chose.

Mais pourquoi ? Pourquoi la différence ( d’opinion, de couleur, de vêtement, de religion, de croyance, de médecine, de régime alimentaire …) est ainsi combattue ? détestée ? Parce qu’elle faut peur.

Pourquoi fait-elle peur ?

Parce que la différence c’est être autrement et celui qui est autrement … peut tout simplement être meilleur. Que toi.

Tu es plus fort ? Tu es le meilleur ? Mais alors pourquoi veux-tu absolument que l’autre devienne comme toi ? Laisse l’autre dans sa médiocrité et passe ton chemin.

Si tu veux le changer, c’est qu’il est prend le  » risque » en étant différent d’être meilleur que toi, c’est tout.

Moi ça ne me gêne pas. Sois différent. Et laisse-moi être différente. je ne force personne à être dans ma différence. je me fiche bien d’être suivie. D’être comme les autres. Je suis ma voie.

Ma première des libertés c’est de continuer à croire qu’on peut s’élever, qu’on peut apprendre et que le sens de la vie est dans cette ouverture et dans l’espoir, et dans la persévérance et non dans le renoncement et la stagnation.

A bon entendeur.

Publié dans défi des cent jours, Le quotidien

L’impermanence et l’équanimité

51ojzx2vj8lCette semaine, il y avait un défi sur le thème de l’impermanence. Le fait que les choses ne sont pas là pour durer indéfiniment et qu’il faut accepter leur fin parce qu’elles annoncent quelque chose de nouveau. Le changement c’est al vie. Tu te doutes que je me suis bien marrée : le défi consistait à … désencombrer. LOL PTDR et alii .com

La méthode qui a révolutionné ma façon de faire le ménage le rangement c’est la méthode Flylady j’avais déjà fait la méthode Marie Kondo pour débarrasser la maison de tout ce qui était encombrant : j’ai libéré comme ça la moitié de mon vaisselier dans lequel j’ai pu mettre toutes mes affaires de création. Une chose que j’ai changé et qui fait partie de la loi de l’impermanence, c’est qu’avant j’ai acheté pas mal de choses utiles désormais si j’achète de lutte il faut que ce soit aussi jolie et en général je donne plutôt la priorité aux objets jolis.

Sinon j’essaie de changer des petites habitudes du quotidien qui peut changer beaucoup de choses. Je pense que dans notre comportement il y a des petits trucs qu’on a fait une fois deux fois et qui deviennent finalement une habitude, puis un trait de caractère je suis tout à fait d’accord avec ça par exemple avec les enfants une façon de réagir à chaque fois sur quelque chose qu’ils font et que l’on doit changer. J’essaie d’y travailler tous les jours, mais c’est pas facile.

Le lendemain de ce jour, c’était  la loi de l’équanimité et ça c’est quelque chose de difficile pour moi parce que moi je veux tout le temps tout changer : le fait d’accepter ce qu’on ne peut pas changer et de faire la paix intérieure ça va être très difficile !

Accepter, faire avec… il y a bien des choses que j’accepte sans même chercher à changer comme l’ambiance au travail. mais en général je pense toujours que l’on peut être responsable d’une part de la situation. Par exemple, pour cette ambiance, j’ai été tentée plusieurs fois d’apporter des brioches. Ou l’état de méchanceté de certains élèves, j’essaie de sauver quelque chose. Bref, je ne suis pas passive alors j’attends qu’avec le temps je comprenne mieux cette loi d’équanimité…

Du coup je me suis fait des pages de récapitulation, de tous les défis journaliers pour pouvoir y revenir après le défi…

A suivre !

Publié dans défi des cent jours, Le quotidien

L’émerveillement

16807662_10154506196734482_2420588207232549981_nUne des clefs de la joie et du bonheur c’est de s’émerveiller. Quand tu lis les bouddhistes, les méditatifs, les philosophes, le meilleur moyen d’être heureux ou plutôt de sentir le bonheur c’est de s’émerveiller.  Le bonheur c’ e n’est pas un bilan, ce n’est pas un état, ce n’est pas une finalité, c’est une sorte de constat que tu fais quand tu t’arrêtes deux secondes dans ta vie. Un état. Un état méditatif de pleine conscience, sans calcul.  Et le meilleur moyen de faire ce constat c’est de s’émerveiller. Bon évidemment, quand tu es tordue comme moi tu as d’un coup très peur de tout perdre, alors il faut travailler ta pleine conscience, ne pas penser à la troisième guerre mondiale et à la faim dans le monde, juste profiter. Accepter de regarder comme si c’était la première fois et ne rien calculer par rapport au futur. Juste faire ce constat. C’est difficile. Des fois, le mieux, c’est de ne rien savoir du monde qui t’entoure. ca doit être ce qui pousse à vivre en Hermite. Si tu veux vraiment pratique m’émerveillement, le mieux c’est d’imiter un enfant. Tu prends ma fille cadette par exemple. Ce sont des oooooooh et des aaaaaaaah pour une herbe qui pousse ou un gravier qui brille.

L’argument qui revient souvent dans la bouche de ceux qui ne veulent pas avoir d’enfant c’est  » la vie est tellement moche ». Alors je vais te dire justement, si tu trouves la vie moche, rapproche-toi d’un enfant ou fais un enfant. Tu verras ils arrivent à faire de la vie un truc beau même quand il n’y a rien à regarder. Le spectaculaire en règle générale leur passe au-dessus. Tu es l’idiot qui regarde le doigt, eux ils voient le Nirvana dans une flaque d’eau. Tu n’imagines pas le potentiel de joie que contient un tas de graviers sur une route : les prendre, marcher dessus, les observer, les récolter, les comparer, les regarder au soleil, les aligner, dessiner dessus… Et toi, tu voyais des graviers. Il n’y a pas meilleur méditatif qu’un enfant. Le temps présent seul compte. La pleine conscience c’est sa vie. Et l’émerveillement  est sa seule façon de voir le monde.

Publié dans Coups de gueule, défi des cent jours

Des livres mal lus au grand n’importe quoi

Malala-Quote-10_10-TwitterAlors tu vois, moi je suis du genre à aller lire par moi-même  pour essayer de comprendre.

Quand en 2002 Le Pen est passé au second tour, j’ai lu son site internet. D’ailleurs à l’époque ma mère me disait  » C’est dangereux tu vas te faire embrigader » ben oui je suis conne figure-toi.
Un jour, une amie m’a révélé être témoin de Jéhovah. J’ai tenté de comprendre encore.  J’ai lu.
Dans les deux cas je n’ai pas cherché à comprendre leurs points de vues. Non. J’ai cherché à comprendre comment on pouvait séduire les gens, comment on pouvait faire passer des idées pourries , farfelues, dangereuses, auprès de personnes avec un cerveau en marche.
Pour le Pen, je vais te dire c’est facile : il prend ( elle prend dorénavant) une idée vraiment populaire, une idée rejetée connement par les autres partis. Par exemple, la fin du collège pour tous. Idée complètement rejetée par Najat alors qu’il est EVIDENT que si on veut se sortir de cette école de l’échec et de la foutaise, si on veut arrêter de former ( déformer ? ) des pleutres et des feignasses il FAUT plusieurs collèges car nous avons plusieurs publics. Donc elle prend cette idée et tout le monde vote pour elle, et derrière cette idée, elle cache des idées de merde carrément dangereuses.

Pour Jéhovah, c’est pareil : certains propos sont tout à fait censés. Et justifiés. Mais ils vont servir à justifier à leur tour des aberrations et des pratiques dangereuses comme le refus de soin médicaux. Par exemple, dire que Dieu a un  » plan » et que la maladie est une épreuve qui va nous faire grandir. OK. mais de là à ne pas se soigner faut quand même être con. Ben pas pour Jéhovah.

L’erreur, c’est de ne pas lire ces personnes, de ne pas les écouter. Parce que quand tu les confines, quand tu les  » condamnes » au silence et à l’obscurité, tu joues leur jeu:

_ tu les victimises

_ tu permets à leurs idées de rester obscures et donc tu leur permets de faire percer que ce qu’ils veulent puisque leur temps de parole est court

_ tu permets surtout à une poignée d’interpréter pour les autres et donc de te manipuler. Rassure-toi, si tu lis des prospectus de Jéhovah tu ne seras pas sous hypnose ( encore une idée très intelligente de ma famille).
Il faut arrêter de diaboliser ces gens : on joue leur jeu. On fait en sorte de limiter la compréhension et la connaissance de leurs idées. Là est le danger. On va alors les choisir, voter pour eux, sur Une idée pour 56 idées dangereuses. Plus ils parleront plus ils diront de conneries.

Il faut toujours comprendre les choses par toi-même, il faut toujours lire par toi-même.

J’en viens à un autre exemple, plus personnel. Il y a eu deux fois dans ma vie où j’ai rencontré quelqu’un qui pensait qu’une personne malade PROVOQUAIT SA MALADIE, faisait exprès d’être MALADE pour  » emmerder le monde » et  » attirer l’attention ». Je cite. Ces personnes avaient lu des livres sur la théorie de la responsabilité du malade dans sa maladie. Tu trouveras ces thèses dans des bouquins sur AORA ou HO’OPONOPONO et bien d’autres. Le plus célèbre des médecins qui en parlent c’est Luc Bodin, anagramme de Bidon, c’est facile, mais en vrai il a un bouquin sur l’auto-massage trop génial, et donc non ce n’est pas LUI le problème.

Je me suis dis qu’il faudrait quand même aller lire pour comprendre si vraiment il y a quelqu’un qui a justifié une telle théorie.
NON, personne n’a JAMAIS écrit dans ces bouquins que tu PROVOQUAIS ta maladie et encore moins que c’était pour ATTIRER L’ATTENTION et FAIRE CHIER LE MONDE

JAMAIS.

Ce que ça dit c’est que la maladie frappe sur une de tes faiblesses. Tu n’as donc pas provoqué ta maladie, ni l’apparition du virus, d’une bactérie, d’un cancer. Non, tu n’as absolument rien provoqué. Tu as une faiblesse physique qui s’est créée parce qu’il y a en toi quelque chose psychiquement qui alimente cette faiblesse physique. le psychique influe sur le physique. Le même virus frappe quelqu’un à la gorge et son voisin aux sinus. Il y a une raison pour que cela donne une gastro chez un 3e. Ces trois personnes ont été frappées par le même virus mais avaient trois faiblesses différentes. Ce qui disent ces théories, c’est qu’il faut arriver à soigner le corps par l’esprit ( ou par l’énergie, comme dans le Reiki qui pense que la maladie est un mal qui dit ) et donc prendre conscience que cette maladie a une signification, elle te prévient d’un truc. Une maladie n’est pas « bonne » en soi, mais il est bon de l’analyser pour que ce malheur soit instructif et que tu en ressortes plus fort. Quant à croire que c’est pour attirer l’attention, il n’y a que des égocentriques trop préoccupés de leur vie pour aller pondre un truc pareil. On ne fait pas un cancer ou une pneumonie pour attirer l’attention. Cela me fait penser aux mères qui disent  » il m’a fait la varicelle, ça m’a bien pourri l’été ». ah ah ah. Oui, il fait sa varicelle, et en plus c’était juste pour te faire chier.

une maladie peut être bonne si elle enseigne

une maladie n’attire pas l’attention, elle diminue

une maladie n’est pas provoquée par le malade

une maladie en revanche apparait là où il y a faiblesse et c’est en cela qu’elle peut être signe de quelque chose.

une maladie récurrente ou chronique peut donc bien être le signe d’un problème psychique

Cela  dit également que tu es 100% responsable de ce qui t’arrive. Cela t’arrive pour t’apprendre quelque chose. Et tu es responsable non pas dans l’événement en soi  mais dans ta façon de le recevoir et de le vivre. C’est comment tu vas le vivre comment tu peux apprendre de cela qui est important.

Par conséquent si tu penses que ta femme a un cancer pour te faire chier, ça veut dire plus de choses sur toi que sur ta femme. Tu vies cela pour toi, personnellement ? Très bien, alors dis-toi que la coupable ce n’est pas ta femme. Ce n’est pas non plus le cancer. Il n’y a qu’un responsable dans la façon que tu as de concevoir les choses, c’est toi. Toi qui as réussi à ramener ce cancer à ta petite personne ce qui me conforte dans l’idée que si tu crois que ta femme  a besoin d’attirer l’attention sur elle c’est que tu ne lui en donnes aucune.

Aora  ou Ho’oponopono ou tout autre pratique peut être intéressante, mais ne laisse personne te dire ce qu’elle contient. Va lire toi-même. Je ne vais donc pas m’étendre d’avantage, je te dirai juste que si cela te semble intéressant va lire. Si quelqu’un essaie de te manipuler en évoquant ces théories, va lire. Si quelqu’un veut t’inciter à devenir musulman Jéhovah ou taoïste, va lire. Fermer les yeux et être ignorant ne t’apportera qu’une faiblesse  alors que te cultiver sur le sujet te donnera les moyens de savoir et d’argumenter.
Toute théorie, toute pratique peut être manipulée à de mauvaises fin comme l’a été la philosophie de Nietzche par des nazies.
On peut toujours justifier son égocentrisme et sa méchanceté par des théories bidouillées.
Lis par toi-même, documente-toi. Ce serait dommage de condamner une théorie intéressante qui pourrait t’aider juste parce que … tu as rencontré quelqu’un de mauvais.

 

 

 

 

 

Publié dans Le quotidien

Fernando Pessoa

Je te parle dans ma vidéo de bilan des douze jours ( en fait 17 pour le défi complet, je suis en train de rattraper les défis d’ailleurs, que j’avais en retard parce que je n’avais pas le bouquin) d’un  poème de Fernando Pessoa.
ce poème, c’est ce que mon cœur ressentait depuis que j’avais 17 ans. J’étais toujours pensé que l’on me connaissait pur ce que je n’étais pas. J’étais la fille de, j' »étais ainsi, je devais être comme ça, j’avais des étiquettes collées sur la gueule par les autres ( ma propre famille).

Bureau de tabac

                                               Fernando Pessoa.

Je ne suis rien Jamais je ne serai rien. Je ne puis vouloir être rien. Cela dit, je porte en moi tous les rêves du monde.

(…).

J’ai tout raté. Comme j’étais sans ambition, peut-être ce tout n’était-il rien. (…)

Que sais-je de ce que je serai, moi qui ne sais pas ce que je suis ? Être ce que je pense ? Mais je crois être tant et tant ! Et il y en a tant qui se croient la même chose qu’il ne saurait y en avoir tant! Un génie ? En ce moment cent mille cerveaux se voient en songe génies comme moi-même et l’histoire n’en retiendra, qui sait ?, même pas un ; du fumier, voilà tout ce qui restera de tant de conquêtes futures. Non, je ne crois pas en moi. Dans tous les asiles il y a tant de fous possédés par tant de certitudes ! Moi, qui n’ai point de certitude , suis-je plus assuré, le suis-je moins ? Non, même pas de ma personne… (…)

j’ai fait en secret des philosophies que nul Kant n’a rédigées, mais je suis, peut-être à perpétuité, l’individu de la mansarde, sans pour autant y avoir mon domicile : je serai toujours celui qui n’était pas né pour ça ; je serai toujours, sans plus, celui qui avait des dons ; je serai toujours celui qui attendait qu’on lui ouvrît la porte auprès d’un mur sans porte (…)

Mon coeur est un seau qu’on a vidé. (…)

J’ai vécu, aimé – que dis-je ? j’ai eu la foi, et aujourd’hui il n’est de mendiant que je n’envie pour le seul fait qu’il n’est pas moi. En chacun je regarde la guenille, les plaies et le mensonge et je pense : « peut-être n’as-tu jamais vécu ni étudié, ni aimé, ni eu la foi » (…)

J’ai fait de moi ce que je n’aurais su faire, et ce que de moi je pouvais faire je ne l’ai pas fait. Le domino que j’ai mis n’était pas le bon. On me connut vite pour qui je n’étais pas, et je n’ai pas démenti et j’ai perdu la face. Quand j’ai voulu ôter le masque je l’avais collé au visage. Quand je l’ai ôté et me suis vu dans le miroir, J’avais déjà vieilli. J’étais ivre, je ne savais plus remettre le masque que je n’avais pas ôté. Je jetai le masque et dormis au vestiaire comme un chien toléré par la direction parce qu’il est inoffensif – et je vais écrire cette histoire afin de prouver que je suis sublime.

( ce sont des passages choisi)

Et bien tu sais quoi ? Je me sens grâce à ce défi …

 

 

Publié dans défi des cent jours, Le quotidien

Bilan des 12 jours: croire

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Des pas sur le sable

 

Une nuit, j’ai eu un songe.
J’ai rêvé que je marchais le long d’une plage, en compagnie du Seigneur.
Dans le ciel apparaissaient, les unes après les autres, toutes les scènes de ma vie.

J’ai regardé en arrière et j’ai vu qu’à chaque période de ma vie,
il y avait deux paires de traces sur le sable:
L’une était la mienne, l’autre était celle du Seigneur.

Ainsi nous continuions à marcher,
jusqu’à ce que tous les jours de ma vie aient défilé devant moi.
Alors je me suis arrêté et j’ai regardé en arrière.
J’ai remarqué qu’en certains endroits,
il n’y avait qu’une seule paire d’empreintes,
et cela correspondait exactement avec les jours les plus difficiles de ma vie,
les jours de plus grande angoisse,
de plus grande peur et aussi de plus grande douleur.

Je l’ai donc interrogé :
 » Seigneur… tu m’as dit que tu étais avec moi tous les jours de ma vie
et j’ai accepté de vivre avec Toi.
Mais j’ai remarqué que dans les pires moments de ma vie,
il n’y avait qu’une seule trace de pas.
Je ne peux pas comprendre
que tu m’aies laissé seul aux moments où j’avais le plus besoin de Toi.  »

Et le Seigneur répondit :
 » Mon fils, tu m’es tellement précieux ! Je t’aime !
Je ne t’aurais jamais abandonné, pas même une seule minute !
Les jours où tu n’as vu qu’une seule trace de pas sur le sable,
ces jours d’épreuves et de souffrances, eh bien: c’était moi qui te portais.  »

Ademar De Barros