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Octobre rose : le challenge glamullet

Nous sommes e  octobre, et vous allez entendre parler un peu partout des actions  » Octobre rose » pour lutter contre le cancer du sein, sensibiliser au dépistage et mieux soigner les femmes atteintes.

« Le cancer du sein est aujourd’hui la maladie la plus diagnostiquée chez les femmes. Plus de 200 000 nouveaux cas de cancer du sein auront été diagnostiqués en 2015. Des milliers de femmes perdront encore la vie et la recherche médicale a plus que jamais besoin de financements. En 2050, plus aucune femme ne devrait mourir du cancer du sein. Nous lançons la Campagne d’Octobre pour aider les organisations luttant contre le cancer à réaliser cet objectif. Nous ne pouvons rien faire seuls et avons plus que jamais besoin de vous pour diffuser le message » explique Glamullet.

Pour ceux qui ne peuvent pas participer aux Demoiselles de Bugatti ( course du 4 octobre au Mans) il y a une autre solution pour soutenir la cause : Acheter un charm rose dont 50 % des gains seront reversés à une association luttant contre le cancer du sein !

Sur la page, vous pourrez regarder trois vidéos de témoignage de femmes ayant lutté contre cette maladie.

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Notre filleule Carmen

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Voici la suite de nos aventures en tant que Parrain et Marraine d’une petite fille au Mexique.

 Une fois l’organisme choisi, il faut s’inscrire. On peut donc préciser les choix de pays, de sexe, de langue, puis envoyer nos coordonnées et le RIB. Il faut bien avoir en tête que le parrainage est un don mensuel qui s’inscrit dans la durée, et cette durée est celle d’une enfance + d’une adolescence…

En ce qui nous concernent nous voulions parrainer un enfant très petit qui puisse grandir avec cette idée d’une marraine et d’un parrain en France pour qui il compte vraiment, et qu’il apprendra à aimer au fil des années. Nous voulons construire une relation d’affection réciproque et non une relation donnant/receveur, inscrit dans la charité. La petite pour nous, n’est pas redevable, elle va aussi beaucoup nous apporter, en amour, en estime de nous-mêmes il est vrai, mais surtout en joie de la voir grandir, s’épanouir, réussir !

C’est vraiment un autre don que nous faisons, auquel une petite fille répond par le don, elle aussi.

CARMEN

Le temps de présenter cette petite chérie est donc venue. Elle avait  deux ans en 2010, l’âge de bébé Comète aujourd’hui.  elle s’appelle Carmen, elle a une sœur qui s’appelle Dolores et deux frères. Son papa est agriculteur, sa maman s’occupe des enfants à la maison. Carmen vit à 250 kilomètres de Mexico City, elle parle un dialecte indien mais la langue de l’école est l’espagnol d’Amérique latine. Elle nous a été décrite comme très joueuse, amicale et joyeuse, elle adore le dessin et le coloriage. Elle a son carnet de vaccination à jour et est en bonne santé mais elle ne bénéficie pas de repas équilibrés car ses parents vivent avec 1062 euros par an ! La maison et les meubles sont très sommaires.

Grâce à nous, le soir, elle a un repas équilibré, des soins de santé, et des cours d’éveil. L’accès à l’eau potable aussi, et des améliorations de l’habitat pour la famille ; je m’inquiète car il semblerait qu’elle n’ait pas de lit !

EN PLUS DE L’ARGENT, L’ECHANGE

 En plus du virement mensuel, nous envoyons des lettes et des cadeaux. Nous avons reçu sa photo régulièrement, avec des lettes de sa maman ou de sa sœur et nous envoyons aussi la nôtre ainsi que tout autre document que nous souhaitons: photos, dessins… Nous pouvons envoyer des cadeaux dans une enveloppe mais pas dans des colis car au Mexique on vole les paquets… Nous pouvons aussi aux dates souhaitées ( anniversaire, noël) envoyer des sommes ponctuels pour qu’elle ait un cadeau spécial à ces dates importantes. Elle-même nous écrit ( ou ses parents ) et envoie des dessins, des photos. Nous avons environ 5 échanges par an.

Voilà, je ne peux pas poster de photo de Carmen ici, par peur qu’il y ait un souci après.

Vous pouvez vous aussi faire part de votre expérience et si vous souhaitez devenir parrain ou marraine, ou faire un don ponctuel, allez sur  » un enfant par la main », ils sont même sur facebook !

 

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Parrainer un enfant : comment ça se passe ?

MARRAINE/PARRAIN: qu’est-ce que cela représente?

Être marraine ou parrain, pour moi, c’est très important. On a le devoir de garder un œil sur l’enfant, de lui inculquer quelques valeurs, de prendre le relai des parents, de veiller à son épanouissement.

J’aurais aimé devenir de marraine pour un petit, car ce rôle me convient et j’aime m’occuper des petits, mais cela ne s’est jamais fait. J’en suis extrêmement peinée et j’aurais aimé que ce soit différent, mais apparemment certaines personnes ne pensent pas que je sois dignes de cette confiance, cela les regarde, mais maintenant j’ai fait mon choix, moi aussi.

Pour moi, quand on choisit une marraine ou un parrain, ce n’est pas l’argent ou la proximité géographique qui doivent primer mais :

_ l’amour des enfants

_ lé générosité humaine

_ le partage des valeurs et des notions éducatives avec les parents

_ cette lumière qui émane de certaines personnes et qui guident les autres.

_ l’écoute et la capacité à accueillir les idées de l’enfant. Son respect !

La première fois que j’ai entendu parler de parrainage j’avais 8 ans environ. C’était le Père Paul Vincent pour ceux qui le connaissent qui était le parrain d’une petite fille en Afrique il me semble. J’avais trouvé cette démarche extraordinaire et je m’étais fait la promesse de suivre cet exemple. Le Père Vincent n’avait pourtant pas de gros revenus mais il donnait à tous ceux qui venaient à lui.

Bref, des événements récents dans ma vie ont fait que j’avais de plus en plus envie d’aider un petit enfant qui n’aurait pas eu la chance d’avoir des Barbies à Noël, et vous avouerez que ce n’est que « superflu » même si la possibilité de jouer et de s’émerveiller fait partie des notions nécessaires à l’épanouissement d’un enfant.

J’aurais imaginé que les réactions auraient été « petites » autour de nous, mais pas du tout. Julie parraine déjà un petit garçon et en est ravie. Je pensais qu’on me dirait qu’en étant loin, ça ne rimait à rien cette affaire -là. Laurent au contraire, parrain deux fois, m’a dit  » là tu vas vraiment changer sa vie, tu as un rôle super important », c’est vrai. Finalement nous avons un rôle très important.. Nous amenons 20 % de plus aux revenus des parents ! Au Mexique, c’est énorme !

COMMENT DEVENIR MARRAINE/PARRAIN: le choix de l’association

Nous avons demandé une petite fille ( les filles ont moins accès à l’école en général dans le monde et les droits des femmes  ont encore besoin d’être défendues...) d’Amérique latine hispanophone. C’est plus pratique quand on connaît la même langue, du moins la langue officielle du pays.

Là dessus, j’ai donc fait le tour des associations de parrainage, comme PLAN , mais cela ne m’a pas convaincu, les échanges sont trop peu nombreux, les retombées sont floues. J’ai aussi mis de côté une association qui proposait de choisir l’enfant sur photo, ce n’est pas un concours de beauté ! Et enfin, j’ai mis de côté une association catholique qui utilisait une partie de l’agent pour l’éducation religieuse des enfants, car je n’ai pas envie que l’on impose encore au XXI e siècle un culte aux enfants. Restait donc « Un enfant par la main » qui permettait de choisir le sexe de l’enfant ( dans une autre association, ils insistent même sur la défense des droits des femmes) et le pays. J’ai eu Sergio au téléphone, lui-même Mexicain, qui m’a doit qu’il ferait en sorte que j’ai une petite du Mexique, étant donné mon rapport à ce beau pays. Enfin, comme nous ne sommes pas effrayés par l’engagement sur le long terme, car le parrainage est aussi un échange affectif et non pas  seulement financier, qu’il ne faut pas rompre sur un coup de tête, nous nous sommes engagés pour avoir un enfant très petit… On a signé pour 20 ans ! Enfin je l’espère !

Une fois le dossier envoyé, nous avons attendu de recevoir celui de la petite…

Mon mari me suit sur cette aventure parce que tout cela est important pour lui, mais le choix du pays ou de l’association lui importait peu car il n’a jamais eu ce genre d’expérience, à part peut-être en Turquie, mais il n’a pas trop côtoyé les gens du pays… Il est quand même gentil, il me laisse tout choisir et il sait que c’est super important pour moi.

PS: oui, certaines personnes trouvent ces idées malsaines, pour des raisons que je trouve ridicules, mais sachez tout de même que l’agent versé aide toute la famille, la fratrie et aussi le village entier. Paraît aussi qu’on le fait par égoïsme. AH… intéressant, je pense effectivement que toute aide humanitaire est une valorisation du moi mais de là à dire qu’on est égoïste faudrait pas pousser mémé dans les orties !

 

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Parrainer un enfant

Tous les jours, nous sommes sollicités par des associations toutes plus respectables les unes que les autres pour aider des gens malheureux dans le monde. L’aide est souvent ponctuelle et  encouragée par un événement catastrophique. Or, moi, je n’avais pas envie de faire dans l’humanitaire catastrophique. Et mon mari non plus.

Après avoir rencontré Tinan et avoir beaucoup parlé de tout cela avec lui, j’ai été conforté dans l’idée que l’enfer était pavé de bonnes intentions : pour faire face à une catastrophe, ou plutôt sous prétexte de faire face à une catastrophe, certaines choses, aides, adoptions, sont mises en place dans l’urgence. Et l’urgence fait parfois ( souvent) valider des choses dangereuses. Tinan avait écrit son livre suite au séisme d’Haïti. Après la catastrophe, les familles françaises pressaient les associations et la France d’accélérer les procédures d’adoption. Il arrive ainsi que des enfants qui pourraient retrouver leur famille soient adoptés et déracinés. Tinan parlait d’une deuxième malheur et non d’une nouvelle chance. Comme moi, Tinan pensait que le parrainage est préférable.

 En 2004, j’ai eu la chance de partir au Mexique : ce fut l’un de mes plus beaux voyages et une aventure humaine incroyable.

J’y ai rencontré des gens formidables en particulier un monsieur venu me chercher au milieu d’un chantier parce que je m’étais perdue, des marriachis qui m’ont  accompagnée, parce que je m’étais re-perdu, une marchande de vêtements trop marrante, des gens toujours souriants, et je pense très souvent à eux. Ce qui m’a choquée, c’est la simplicité, le sourire et le partage de ses gens, mais aussi leur manque d’éducation scolaire ( et non de politesse). Ainsi, la dame qui me faisait des nattes sur la plage parlait de mon pays comme étant  » del otro lado » c’est – à-dire,  » de l’autre côté », autant dire  » l’autre monde » ce mon de où la sécu sociale et l’école existe. le Mexique a fait de gros progrès pour ce qui est de l’école, mais la sécu n’existe pas et le sirop pour la toux que j’avais acheté non seulement contenait de l’iode ( interdit en Europe) mais coutait 20F. Le très bon sirop, lui, coûtait 60 francs ! Quand on peut acheter une pilule du lendemain avec son litre de lait, et une trithérapie pour le sida avec ses couches pour enfants, c’est très inquiétant, surtout quand on peut le faire…. à condition d’être très riche ! Là-bas, un enseignant est riche avec ses 400 euros  par mois ( salaire d’un local) très riche en étant résident ( 1400 euros par moi) et ultra riche en tant qu’expatrié ( 3000 euros en moyenne…). Bien entendu, payée en tant que stagiaire pour y travailler 3 semaines, j’ai profité à fond de la pauvreté de ce pays en ramenant des tas de souvenirs et en mangeant très bien de très bons tamales dans des restos de luxe…

Le Mexique est connu pour sa dangerosité, beaucoup d’enfants sont enlevés, et des adultes aussi. Mexico est une ville tentaculaire de 66 km sur 32 km, sans compter les bidons ville, 42 millions d’habitants déclarés et plein de monde venant y travailler hors la saison des cultures parce que ces cultures ne suffisent pas à vivre normalement.

 Je n’ai pas envie de me priver sur place.

 Je n’ai pas envie de compenser mon voyage par des aides impersonnelles.

 Je ne veux pas donner l’impression de faire la charité aux gens.

 Je ne veux pas rester une touriste profiteuse.

Je veux parrainer un enfant qui a son papa et sa maman, et qui grâce à mon argent pourra voir sa famille heureuse avec lui.

Nous versons 29 euros dont trois euros pour faire connaître l’association  » Un enfant par la main ». 26 euros servent donc à l’éducation, la santé, l’accès à l’eau potable, la nutrition de l’enfant et l’amélioration de ses conditions de vie. Notre parrainage a commencé en octobre 2010. Ma filleule s’appelle Carmen.

Nombreuses sont les associations qui organisent ce parrainage, mais j’expliquerai dans un second article pourquoi j’ai choisi  » Un enfant par la main ». Je vous expliquerai également comment se passe mon parrainage.