Publié dans Coups de gueule, Le quotidien

Fin d’année et résolutions 2017

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Tu as sans doute remarquer que je n’ai rien posté sur ce blog pendant un mois…

Je vais te raconter ma fin d’année merveilleuse ( ironie).
MI-novembre je me suis mise à tousser. J’avais aussi mal dans le cou et aux sinus. Je ne voulais pas que mon médecin m’arrête mais de toute façon il ne me l’a absolument pas proposé car nous les feignasses de profs on peut bien crever la bouche ouverte.

Je suis retournée voire mon médecin. Plusieurs  fois. En tout je l’ai vu quatre fois et j’étais dans un état déplorable mi décembre. Fièvre, fatigue, douleurs musculaires, essoufflement, tous évidemment maux de tête… Nausées également. Je ne mangeais plus. J’ai été arrêtée une semaine avant les vacances.

J’en parle à un autre médecin que je consultais pour tout autre chose. IL me fait faire des analyses. Je vois des étoiles partout sur le compte-rendu mais voilà tout le monde y compris mon médecin est parti fêter Noël. Pendant ce temps, je fête Noël ( la bonne blague) avec de la toux, des vomissements, une fièvre à 39 voire plus, et des jambes qui ne me soutiennent plus. J’avais des sueurs nocturnes qui m’obligeaient à me changer trois fois par nuit.

Pourquoi je n’ai rien fait ? Parce que autour de moi je n’ai que des personnes qui me font passer pour une chochotte, une douillette, qui fait du cinéma pour pas grand chose pour attirer l’attention. J’ai fini par les croire. Dans ma tête une voix disait que je ne valais rien, je j’étais nulle et que je n’avais aucune qualité pour être aimée. Une autre me disait que j’allais mourir et j’en suis arrivée à la conclusion que le pire de tout serait la réincarnation et revivre une vie entière en repassant par toutes les épreuves que j’ai vécues. L’enfance, l’adolescence. L’enfer !

C’était de pire en pire, je crachais des glaires, je ne mangeais plus, j’étais trempée de sueur nuit et jour. Je toussais non stop je ne dormais plus et puis j’avais même peur de ne plus me réveiller.

Le deuxième médecin m’a enfin appelée : j’avais une infection. Je suis rentrée ( j’ai vomi !) je toussais tout le temps… Et je suis allée aux urgences où là encore dans un premier temps j’ai bien vu qu’on ne me prenait pas au sérieux. Moi quand j’ai une douleur à 9/10 je ne me roule pas par terre.

J’ai donc… une pneumonie.

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J’ai piqué la photo sur le net, je ne vais pas te montrer mes seins quand même.

Je suis en train de terminer mon traitement et cela ne va toujours pas mieux. Je n’ai juste plus de fièvres et je tousse un peu moins. Je ne crache plus. Mais alors le reste ! J’ai dû me fêler une cote je ne vois que ça, j’a une douleur absolument abominable à droite. D’ailleurs en passant j’avais mal au poumon et je croyais qu’un chien ronflait dans la pièce mais c’était moi. Mon poumon qui ronflait. Aux urgences ils m’ont dit que j’en avais pour un mois. Au samu, que j’ai appelé trois jours après parce que c’était pire, ils m’ont aussi dit que j’en avais pour un mois. Mon premier  médecin ‘a arrêtée quinze jours. Je suis certaine que dans une semaine je ne pourrai toujours pas bouger normalement. Je monte trois marches j’étouffe.

Ce que m’a appris cette aventure c’est que je ne suis décidément pas une chochotte. Apparemment on ne voit pas quand je souffre le martyr pour aller dire que je fais du cinéma pour focaliser l’attention.

Ensuite cela m’a fait réfléchir sur le fait que mon entourages ose toujours me définir. ET me définir très faussement.

Mon mari me dit  » tu resteras correct avec le médecin » je lui demande quand a t-il vu que j’avais déjà été incorrect avec un médecin, il n’a aucun exemple. Pourquoi en arriver à cette conclusion et me dire que je suis incorrecte si je ne l’ai jamais été ? Telle collègue me dit  » tu exagère toujours » j’amène des preuves elle reconnaît même pas son erreur. On me dit que je suis une chochotte alors que je supporte la douleur quatre fois mieux que la moyenne. J’étais en train de faire ma vaisselle, et je me suis dis, finalement toi qui cotre les étiquettes et qui n’en appose jamais aux autres, tu devrais choisir tes propres étiquettes parce que les autres s’en chargent pour toi. Et le lendemain je tombe sur une vidéo de David Laroche qui explique exactement ça : Définissez-vous, nous dit-il sinon les autres le feront pour vous.  Sur ce, je me souviens avoir cu une vidéo d’Olivier Roland sur le five minute journal dont l’un des points et  » je suis » et on doit se définir selon  une affirmation positive.

Forte de tout cela, j’ai donc pris en main mes résolutions et je vais essayer de m’y tenir en les décomposant en objectif mensuel, hebdomadaire et journalier comme Olivier Roland  l’a expliqué dans une autre vidéo.

Pour commencer, si je n’ai pas tenu mon objectif  » moins de dépense  » en 2016 c’est parce qu’en mai dernier je me suis rendue compte lors d’un séjour en chambre d’hôte que le manque d déco de ma maison me pesait et que j’y passais assez de temps pour justifier d’en prendre soin. J’ai donc beaucoup dépensé en déco chez Action et en jolis rangements. Quand tu es parent, tu oublies souvent de faire des dépenses pour toi.

De toutes ces observations sont nées mes résolutions 2017

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1° Prendre soin de moi physiquement et moralement

_ je regarde des vidéos de développement personnel

_ je ne zappe plus les objectifs fly sur le bien-être

_ je me suis fait un bullet développement personnel

_ je vais lire au moins un livre de développement personnel par mois

_ je fais des soins

2° Une heure au moins pour soi

3° Dessiner/colorier tous les jours.

4° Tenir le five  minute journal et me définir moi-même

5° Me parler à moi-même toujours positivement

6° Adopter la pensée positive.

7° Laisser tomber tout ce qui me fait du mal : le travail en trop, les obligations finalement pas si obligatoires. Non, le miracle morning n’est pas fait pour moi mais la méditation et la pensée positive oui.

8° Aller voir des expositions

9° Partir en vacances ( pas comme en 2016 année de la loose)

10 ° Rationnaliser les dépenses ! Ne plus dépenser est impossible mais je vais essayer de ne plus dépenser pendant une semaine par exemple, ou de ne pas acheter de loisirs créatifs pendant un mois, ou quinze jours. J’ai  un stock phénoménale mais on a toujours envie de plus. Les nouveautés sortent chaque mois. Je vais tenter de ne plus acheter tel truc tant que je n’en ai pas terminé un de la même catégorie.

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Chaque mois, je vais donc fixer un objectif en rapport avec cette liste, puis chaque semaine, puis chaque jour. Par exemple, la semaine prochaine, ce sera ma semaine zéro achat. Chaque jour, je médite et je fais de la cohérence cardiaque. Chaque semaine je vais regarder une vidéo de développement personnel. Chaque jour je vais entretenir les petits cahiers et planners chéris. le système des trackers aide quand on n’y arrive pas.

Et puis tout de suite, je vais te quitter pour aller faire mon trackers YEAR IN PIXELS qui consiste à noter l’humeur du jour en fin de journée. Je pense que je vais le doubler pour mettre l’humeur du matin. Cela fonctionne avec un code couleur et cela peut aider à voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide !

https://passioncarnets.wordpress.com/2017/01/05/year-in-pixels-un-an-pour-devenir-heureux/ ( le lien pour year in pixels)

 

A ton tour !!!de l’auberge !

 

 

 

 

 

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Pourquoi avoir des enfants

Il y a plusieurs semaines de cela, nous étions là, une amie et moi, à nous défouler sur Facebook, de ce que nous devions endurer de nos enfants. Il faut dire que nous avons des modèles particuliers : très actifs, très intelligents, très moteurs, très collants, très chiants. A voir tous les articles sur le sujet, les montages photos des bêtises des enfants, les plaintes successives des parents, il est évident que cette partie de notre quotidien, entre vomi, rideau déchiré, casse et hurlement, roulage par terre et honte publique, ne donne pas envie aux autres d’avoir des enfants.  Une de ses amies, à ma copine du net, m’a donné envie justement d’expliquer pourquoi c’est tout de même FABULEUX d’avoir des enfants à soi et pas qu’en  » location » ( ah ah ah).

Je vais tout simplement te raconter une journée type. Ma fille aînée fait son cirque, répond  » Non, non et non » à tout ce qu’on demande, fait des colères et hurle. Elle me pourrit la matinée comme jamais on ne peut pourrir la matinée de quelqu’un. On part en retard. dans la voiture, elle commence ses questions. Non, ce n’est pas  » Quand est-ce qu’on arrive » c’est  » Oh mais on dirait une tour Eiffel, ça n’en est pas une ».  » Ca s’appelle comment ? Ah oui ? Ca sert à quoi ? « . Elle a la varicelle et te demande  » Et toi, tu as déjà eu cette maladie, mais pourquoi on a une maladie ? « . Et puis ça continue  » Pourquoi le ciel est bleu, Pourquoi il y a un arc-en-ciel? » ou encore des réflexions philosophiques sur la vie  » Quand je serai grande … » etc. Oui, les « Pourquoi » et  » Comment » ça peut vite devenir saoulant, mais ne crois-tu pas que nous avons arrêté de nous poser toutes ces questions un peu tôt ? Pourquoi avons-nous arrêté de trouver extraordinaire, déroutant, magique, des petits riens de la vie de tous les jours, comme le ciel bleu, ou le soleil qui disparaît ? Il n’y a pas mieux qu’un enfant pour te donner envie de t’interroger sur le monde, sur la vie, sur le sens des choses et leurs raisons d’être. Rien ne va de soi, tout peut être remis en question, tout peut être source également d’émerveillement.

Ma petite de 16 mois adore les dessins de papillon. Et les attrape-rêves aussi. Son grand truc en ce moment c’est d’essayer de prononcer ces deux mots : ‘ » papillons » et  » attrape-rêve ». Franchement, elle aurait pu trouver plus simple, mais visiblement c’est une petite qui est douée pour voir la beauté et la poésie du monde. Te rends-tu compte de l’extrême complexité de notre langage? De cette faculté miraculeuse que l’homme a, lui seul, à parler avec des mots qui s’inventent de façon infini depuis la nuit des temps ? Je ne te parle pas d’un code terminé et déterminé mais de quelque chose qui va sans cesse évoluer au fur et à mesure de la vie, car les mots s’inventent à la vitesse où nous inventons la vie. Quant à l’enfant, il  change de jour en jour, et même parfois, dans une même journée tu vois des trucs se former dans sa tête. C’est toujours en mouvement, en ébullition. Tu verrais presque les connexions des neurones se former sous tes yeux. Observer l’enfant qui apprend à parler, à marcher, à manger, à se mouvoir, c’est prendre conscience des capacités incroyables de l’homme, cet être ignoble qui peut être un sale connard porte en lui des capacités incroyables.

Mais ce n’est pas fini : le petit enfant a vu hier son premier vrai papillon : oh magie ! oh beauté ! Depuis quand ne t’es-tu pas extasié sur un papillon, une fleur, un soleil qui se couche ou même une colonie de fourmis ? La poésie est partout quand on a 16 mois. C’est tellement facile le bonheur à 16 mois. D »accord, tu peux ruiner sa journée parce que tu as coupé la banane et qu’il ne fallait pas, mais tu peux également créer un feu d’artifice de sensations en lui montrant juste un poisson dans la mare. Je ne te parle même pas du Zoo de La Flèche, c’est carrément l’orgie de plaisir ! L’enfant reconnecte à la Nature. L’enfant nous montre combien tout cela mérite d’être respecté.

Et puis il y a tous ces trucs quotidiens auxquels tu ne penses plus : le luxe de l’eau courante, l’incroyable pouvoir de l’électricité, le fait de savoir faire une tarte aux pommes, de connaître certains légumes. Cuisiner, par exemple, avec des enfants, c’est tellement émouvant finalement. Les enfants c’est la curiosité personnifiée. Cette vraie curiosité de la vie qui n’a rien à voir avec les racontars et les ragots. Et puis avec eux, il y a un bateau dans un bout de bois, il y a un ananas dans une pomme de pin, une fleur est un jardin, un caillou un trésor. L’imagination et la créativité des enfants est sans fin. En fait, ils t’apprendront plus que tu ne leur apprends. Même sur toi. Surtout sur toi. Tu vas même te demander pourquoi tu aimes ça et pas ça. Du coup, j’ai découvert que j’aimais le jaune alors que je croyais détester cette couleur !

Je ne te parlerai pas de la transmission et de l’apprentissage, des valeurs, de l’héritage culturel et de tout ce que tu peux donner à n’importe quel enfant, je vais te parler juste d’un truc de malade qui se produit dans n’importe quelle journée, même la plus merdique. Donc, Comète, qui a la varicelle et que cela ne fatigue pas est un typhon incontrôlable, elle hurle, elle crie, elle tape, et ne veut pas dormir. J’ai eu envie de la laisser sur un chemin, de la jeter dehors, de faire tout un tas de choses auxquelles tout parent pense un jour sans l’avouer. Et puis, elle a quand même fait sa sieste. Et là, elle est venue me réveiller ( oui tu vas découvrir le plaisir de la sieste). Elle s’est blottie contre moi. Et tu sais à quoi j’ai pensé ? J’ai pensé à la première fois où je l’ai vue. Si mignonne, si bleue, si frêle et si … fragile. Et à tout l’amour que l’on ressent au moment de la naissance de son enfant. Si tu veux connaître un véritable amour inconditionnel dans ta vie, c’est celui-là. Evidemment, certains parents ne ressentent pas cela, mais en règle générale, si. Et alors, à ton tour, le matin, tu t’émerveilleras d’un rien. De la neige, d soleil, de la pluie même. Tempête a trouvé la pluie d’hier si merveilleuse. On en a oublié qu’on était trempé.

Pour tout cela avoir des enfants reste une aventure incroyable. Jamais d’ennui, toujours de la magie, des découvertes, des remises en question et de l’amour. Et des choses tellement drôles, ou touchantes. Bien sûr qu’on aimerait des fois arrêter de se démener pour eux. mais en fait, en plus du sens que tu donnes à ta vie, il y a aura le sens de leur vie à eux. Et du coup, tu ne te sentiras plus jamais vide. Plus jamais vide de sens, plus jamais sans direction, plus jamais insignifiant. Pour quelqu’un sur cette terre, tu es une boussole. Et il y a quelqu’un sur cette terre qui sera toujours la tienne. Même si des fois ça tourne vraiment pas rond dans cette maison.

Pour conclure, un jour, un ami m’a fait remarquer qu’en temps de guerre, après les guerres, pendant les crises économiques, les naissances ne baissaient pas, au contraire; On dit souvent qu’un monde aussi laid n’est pas un cadeau pour un enfant, et que c’est égoïste de faire une enfant dans le monde dans lequel on vit. Cela dit, je crois que notre monde. Surtout la nature humaine, a toujours porté en soit une part de violence et d’horreur. la criminalité était sans doute bien plus élevée au Moyen âge, je ne parle même pas des viols et des maladies. Je pense que c’est le contraire qui nous porte : c’est parce que le monde est moche qu’il faut faire des enfants. Ils donnent un sens vrai à notre propre vie. Et ils sont l’espoir, ils portent en eux un monde meilleur. Il faudrait juste que nous arrêtions d’échouer et que nous ne les contaminions plus. Il faudrait les laisser nous guider au lieu de vouloir leur apprendre à survivre dans ce monde de merde : ils ont des solutions et du bon sens ( je parle des grands enfants einh). Ils ont un regard neuf, n’ont pas encore de désillusion. je ne parle pas d’enfant roi, je parle de ce pouvoir de l’enfance de voir tout avec plus de vérité que nous.

 

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Bébé Tempête chamboule tout

mainsVoilà. Mon deuxième bébé est né. Il n’y a pas de mot pour décrire ce que l’on ressent à la naissance d’un enfant. Tout est différent d’avant, tout est bouleversé. Mais cette fois, je me sens comme dédoublée. J’ai du mal à exprimer ce que je ressens. Quand Bébé Tempête est née, j’ai revécu la naissance de Bébé Comète. C’était différent, mais il y avait des similitudes, à commencer par leur ressemblance physique et un accouchement d’une grande facilité, après cette grossesse vraiment horrible.  D’ailleurs, à ce sujet, quand j’ai su que le 16 mars ce serait le grand jour, j’ai eu beaucoup de regrets. Non pas de ne pas avoir profité de ma grossesse, mais de ne pas avoir profité assez de ma grande pendant huit mois. J’ai quand même beaucoup communiqué avec le Bébé Tempête dans mon ventre, mais j’ai été obligée de mettre la grande chez Nounou bien plus souvent qu’avant. ça me tue. ça me tue de ne pas profiter d’elle 24h/24h. Je rêve d’un congé parental, ça me dégoûte qu’on puisse dire que je suis égoïste à aller bosser alors que je ne le fais que parce que financièrement je n’ai pas le choix. Bien évidemment pour mon propre équilibre et mes réalisations personnelles c’est mieux, sans doute…. mais aujourd’hui j’ai mal.

J’ai mal, parce que bébé Tempête me fait revivre toutes les aventures de Bébé Comète et je n’arrête pas de me demander si j’ai assez profité. Depuis l’arrivée de Bébé Tempête, Bébé Comète me paraît grandie, grossie, on dirait qu’elle a pris deux kilos en quatre jours et dix centimètres. C’est une vraie petite fille qui veut prendre sa soeur dans es bras et  lui dit  » je suis là Bébé Tempête ». J’ai une vraie nostalgie de son temps de Bébé à elle. C’était si magique, si formidable. Et puis nous voilà quatre. La trinité fusionnelle a éclaté. Il faut être ici et ailleurs, il faut regarder la grande faire son collier et la petite se réveiller. Il faut donner un biberon et coller des gommettes. Deux temps différents de deux enfances si belles.

Mon bébé Tempête est une petite merveille, je l’aime tellement. Mais je ne veux pas que mon bébé Comète pense que je ne l’aime plus autant, car je l’aime encore plus fort. Si on en a eu un deuxième, c’est bien parce que la première était juste extraordinaire. Je vis dans le passé de bébé Comète en partageant le présent de Bébé Tempête et je tente aussi de profiter à fond de Fillette Comète comme il faudrait l’appeler maintenant. Je voudrais avoir la drogue de Limitless et pouvoir vivre sur trois degrés, trois lignes parallèles. je ne sais pas comment dire : j’aimerais revivre bébé Comète, vivre Bébé Tempête, vivre Fillette Comète et ne pas en perdre une miette. Mais je suis fatiguée, et je ne suis qu’une toute petite maman. Avec un seul présent.

Publié dans Passions partagées, projet52

#projet52-2015 #gourmandise #semaine11

11Quand j’étais petite, je me souviens avoir ramené cette recette chez mes parents. Nous n’avons jamais fait ce gâteau. Ma mère avait décrété qu’un gâteau avec de l’huile dedans et un yaourt, c’était forcément dégueulasse. Son truc à elle, c’était le gâteau basque. Un truc compliqué au thermomix que je n’aurais jamais pu faire avec elle mais qui avait l’avantage de ne pas salir son plan de travail. Quand tu doses avec un pot de yaourt, évidemment, tu peux, c’est vrai, en mettre partout. ( Ici c’est Trotro qui fait son gâteau au yaourt)

Personnellement, je n’ai jamais aimé le gâteau basque.

Je me souviens d’une fille qui s’appelait Kellen et qui faisait toujours des gâteaux au yaourt. Je ne sais pas si sa popularité provenait des gâteaux, mais en attendant, dans ma tête, les deux sont liés. Finalement, je n’ai jamais préparé un seul gâteau au yaourt de ma vie avant cet hiver.

Il se trouve qu’une de mes collègues en fait toujours avec ses filles. Mon mari a adoré. Bébé Comète qui n’aime pas trop les gâteaux, n’en mange jamais ( elle préfère les biscuits) n’a pas voulu manger du gâteau de ma collègue. Mais cette semaine, j’ai décidé d’en faire un avec elle. On a mis des bananes et du chocolat ( prononcez COCHOLAT) et elle s’est régalée.

Je vois beaucoup d’avantages au gâteau au yaourt :

_ C’est facile à doser et donc facile à faire même quand on est tout petit.

_ Le temps de cuisson est raisonnable

_ Le gâteau est moelleux mais doré aussi.

_ Tu peux varier la recette à l’infini : tu as des poires ? tu mets des poires. Trois bananes perdent leur fraîcheur dans ta coupe à fruits ? Tu mets des bananes.

_ C’est économique tant par rapport aux ingrédients de la pâte qu’à l’avantage cité plus haut.

_ C’est adapté pur faire des pop-cakes.

_ visiblement c’est un gâteau apprécié même par les non amateurs de gâteaux.

La gourmandise est paraît-il un vilain défaut.

Un des sept péchés capitaux.
Mais depuis quelques temps, plusieurs années, cet argument de la gourmandise revient en force : que ce soit pour des aliments (chocolat) ou pour des cosmétiques (gamme de gel douche parfumé) la gourmandise fait acheter. La gourmandise, je pense que c’est LE plaisir auquel personne ne veut sacrifier. Même quand t’as pas un sou, tu achètes quand même une tablette de chocolat. Personnellement, même ruinée, même étudiante, je misais sur du Lindt et je préférais manger des pâtes à l’eau mais finir mon repas par du chocolat.

La gourmandise c’est aussi le partage : je n’ai jamais pris autant de plaisir à manger un gâteau que parce que ma fille elle aussi y a pris plaisir. Un bon gâteau pour ses amis, c’est un vrai plaisir.

Ce gâteau au yaourt réalisé ensemble, mère et fille, c’est la réalisation aussi d’un rêve pour moi : cuisine entre mère et fille, ensemble. J’avais toujours eu envie de faire une tarte aux pommes avec mes futurs enfants, ou des crêpes… Bref, d’avoir une cuisine salie peut-être par la farine mais amplie de cette bonne odeur de pâtisserie.

La gourmandise c’est cet instant, ce présent, qui ne dure qu’une bouchée, mais qui reste dans notre tête pour toujours. La cuisine était sale, je l’ai vite nettoyée. Le gâteau était bon, l’instant était magique, je garderai cela dans mon cœur et elle aussi.

La recette du gâteau au yaourt selon moi ( il en existe plusieurs)

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Temps de préparation: <15 minutes

Temps de cuisson: 30 minutes

Difficulté: Facile

 

Ingrédients (4 personnes):

1 yaourt nature,
2 pots de sucre,
2 pots de farine,

1 pot de Maïzena
3 oeufs,
1/2 pot d’huile,
1 paquet de levure,
1 paquet de sucre vanillé

 

Préparation:

Les quantités sont données en pots de yaourt (la taille standard: 125g).

1. Dans un saladier verser le yaourt, garder et laver le pot pour mesurer les autres ingrédients.

2. Ajouter les oeufs et bien melanger.

3. Ajouter le sucre et la farine et la maïzena  en mesurant avec le pot de yaourt, bien remuer.

4. Verser la levure, le sucre vanillé et au final le demi pot de yaourt d’huile .

5. Faire cuire 30 minutes a 180 degrés (thermostat 6) dans un moule beurré.

On peut aussi ajouter des morceaux de fruits, de chocolat ou utiliser des yaourts aromatisés.

 Source: Recette de Gateau au yaourt extra moelleux (www.lesfoodies.com) ( avec un changement)