Publié dans Coups de coeur, Le quotidien

Comme par Magie : un livre sur la créativité

magie

Je suis tombée sur ce livre suite à des conversations entre copines. Tu vas voir défiler sur le blog quelques conseils de lecture avec le mot « magie » et tu vas être bien étonné que le contenu ne soit vraiment pas le même. Un mot, différents thèmes !

Celui-là, il parle de la magie de la créativité. L’auteure, qui a écrit un roman à succès, explique comme apprivoiser sa créativité, oser être créatif et ne pas avoir peur de l’être. Elle explique à juste titre tout ce qui peut nous empêcher de passer à l’acte, en particulier nos peurs et la grande peur des autres de ce qu’ils disent. Mais tu sais, quand les autres bavassent sur toi c’est souvent par jalousie et par peur. Peur que tu sois mieux qu’eux, jalousie que tu aies osé faire ce qu’ils n’oseront jamais faire. Je ne dis pas qu’ils n’ont pas la créativité pour, je dis juste qu’il leur manque le courage.

Inutile de te dire que j’ai beaucoup aimé ce livre, qui ne m’a certes rien appris vraiment, mais qui m’a conforté, comme si je parlais avec une meilleure amie, dans tout ce que je pensais de la créativité et des autres, de leurs réactions.  La peur de la créativité, c’est comme le racisme, ça a la même source : on est anti-noir, anti-créatif, anti-jesaispasquoi, parce qu’on a peur de la différence. Pourquoi la différence fait peur ? parce que, je te l’ai déjà expliqué, la différence c’est la possibilité pour l’autre d’être meilleur que toi. Donc arrête de te mettre des bâtons dans les roues par peur de déplaire.
J’ai adoré dans ce livre qu’elle explique qu’il ne fallait ni chercher à plaire, ou à être original, ou à sauver le monde, ou à créer une œuvre qui aiderait les autres, serait utile, serait innovante ou je ne sais quoi d’autre. Le meilleur moyen d’échouer est justement de chercher à faire quelque chose pour se démarquer. Elle dit juste  » Faites parce que ça vous plaît, et vous serez authentique ». Un jour, un élève m’a demandé pourquoi je n’étais pas célèbre en écrivant plein de poèmes. Ben parce que j’en ai rien à foutre. Ce livre commence très justement avec l’exemple d’un poète qui a fui la célébrité. Je pense que c’est un des points communs de beaucoup de très bons poètes : vous ne les connaissez pas, ils vivent leur petite vie tranquilou sans se soucier de ce pensent les gens. Ils écrivent pour eux. Je sais cela paraît carrément égoïste et égocentrique; mais en fait, la créativité c’est se faire du bien à soi. SI en plus ça peut en faire aux autres c’est merveilleux, mais on n’est pas obligé de vouloir tout publier, tout rendre public.

Je me rappelle d’un groupe d’écrivaillons sur lequel j’étais il y a longtemps. le débat faisait rage sur qui pouvait se prétendre auteur, qui pouvait se nommer écrivain. Il paraît que la règle c’est qu’on est auteur quand on a publié un livre et écrivain quand on en a publié u moins six. Qu’est-ce que c’est con. Un écrivain écrit. Point. Dans ce livre, elle conseille justement de se dire des affirmations, et de s’affirmer être ce qu’on veut être. Elle dit même  » l’important n’est pas comme on vous nomme mais à quel nom vous répondez ». Quand j’étais élève, un jour, une camarade m’a dit  » parce que toi tu te dis artiste ? » avec grand mépris. Pour elle, un artiste, c’était un mec exposé dans un musée. J’écrivais, je dessinais, je dansais et je faisais du théâtre : je ne voyais pas à quel autre nom que celui d’artiste j’aurais pu prétendre et répondre justement. Cela amène la question de la prétention : en quoi Est-ce prétentieux de se dire artiste ? Accuse-t-on le boucher d’être prétentieux en se nommant boucher ? Il n’y a pas, comme dans d’autres pays, d’études d’écriture créative. Elizabeth Gilbert évoque encore ce point dans son livre. Le mieux, c’est encore d’écrire et de se réunir pour lire ses créations. Je n’ai jamais autant écrit que lorsque je m’occupais de l’atelier d’écriture du lycée.

La France a une drôle de façon de voir les artistes : forcément des stars et forcément cantonné à un seul domaine. Quand on aura compris que l’art est un don universel on sera sauvé.

Mais pourquoi donc ce livre s’appelle t-il  » comme par magie » ? Parce que l’auteur a une façon singulière mais finalement très universelle de percevoir l’inspiration. Singulière, parce qu’elle met à mal toute théorie égotique de l’inspiration et des idées. Universel parce que je l’ai déjà lue, cette théorie, dans un ouvrage sur le chamanisme d’Arnaud Riou dont je te parlerai un jour. Pour Elizabeth Gilbert les idées sont des entités qui peuplent l’Univers comme des animaux. Des sortes d’âmes, qui vont et viennent et qui un jour te frappe l’esprit. Si tu t’en sers c’est très bien, tu travailles AVEC cette idée. Sinn elle va voir ailleurs. Elle donne des exemples étranges d’idées qu’elle n’a pu suivre et qui sont allées frapper à d’autres portes. J’ai trouvé ça extraordinaire; D’un côté ça te remet à une place humble et d’un autre ça te déculpabilise. Par conséquent, elle dit également que le propre du débutant est d’hésiter de peut que son idée ait déjà été traité. J’adore ce qu’elle en dit : tout a été traité, nous nous entreglosons tous ( Montaigne) et Shakespeare par exemple a déjà tout écrit; mais pas à ta façon, pas comme toi tu le ressens. je me suis alors rendue compte que je n’avais jamais été non plus fasciné par l’originalité. En revanche durant toutes mes études et encore aujourd’hui je suis fascinée par l’intertextualité; je me rappelle d’un cas étrange d’intertextualité entre Nabokov et Valéry Larbaud encore aujourd’hui non élucidé : Larbaud a écrit une scène que l’on retrouve dans Lolita. Nabokov n’a pas pu lire Larbaud. Mais Lolita a été publié APRES la nouvelle de Larbaud. Etrange… Je cherche encore quelle source commune a pu inspiré ces deux auteurs.

Ce livre m’a passionnée, je l’ai lu en quelques jours. Evidemment j’ai passé certains passages en diagonal, c’est parfois un peu répétitif. mais je trouve que cela désacralise et donne envie de PRATIQUER. de passer à l’acte en toute simplicité. J’espère qu’un jour elle sortira un cahier d’exercices par exemple. En attendant, je te parlerai cet été du carnet que j’ai acheté et que j’aime bien.

Pour l’acheter :

https://www.amazon.fr/Comme-par-magie-Elizabeth-Gilbert/dp/2253087505/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1497450380&sr=8-1&keywords=comme+par+magieaime

 

 

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Publié dans Coups de gueule

Journée des droits de la femme

101651888_oJe suppose que tu te souviens de mon article de l’an dernier sur le lâcher de gros lourds et les promo  à deux balles ? 

Bon et bien écoute, cette année, je ne suis pas certaine que ce soit mieux.

Je trouve en vérité que les femmes se desservent ou plutôt qu’elles desservent les autres femmes ;  peut-être parce que d’une certaine façon, elles n’ont pas envie de se battre et que ces problèmes d’égalité des sexes les arrangent. Pour se trouver une excuse. Je ne sais pas, il y a quelque chose qui m’échappe, je ne vois pas pourquoi la plupart des femmes se complaise à parler de  » journée de la femme » et s’offre un rouge à lèvres.

Quant aux combats menés, ils sont souvent pour Ailleurs, et c’est vrai qu’il y en a bien besoin, comme je te le disais l’an dernier. Mais je pense également que chez nous, en France, le combat est loin d’être terminé.

Officiellement, si tu en crois les sites militants ou wikipedia, les femmes militent pour :

Franchement, je vais te dire, au regard des événements vécus ces derniers mois, pour moi, les droits de la femme ne sont pas acquis sur les bases même des droits humains.

Ce que je veux dire, c’est que les droits fondamentaux de la dignité, de la liberté de penser, de s’exprimer, et même d’Être tout simplement, qui on est ne sont pas respectés en France, notre beau pays de la liberté qui aime tant juger les autres pays et leur faire la morale.

Quand tu vois quelqu’un faire de l’information sur tel droit à la dignité corporelle mais dans le même temps arriver à bafouer le droit à la dignité et à la liberté de penser d’une femme de son entourage, ça laisse pantois.
Si tu veux par exemple créer un blog, si tu es célèbre, si tu as créé quelque chose de particulier, sache que si tu un homme, on te félicitera, on s’intéressera tout du moins. Si tu es une femme on te montrera du doigt et on se moquera de toi. Il n’y a qu’à lire les attaques machistes sur telle photo de star sur son instagram, les soupçons de mensonge sur telle femme qui écrit un livre pour dénoncer le viol, qu’on n’aurait jamais osé faire au sujet de la photo d’un homme ou du livre d’un homme sur une maltraitance.

Il existe ainsi des femmes inventeurs que l’on a traité de pute, des femmes sculpteurs que l’on a traité de salope, des femmes journalistes, des femmes écrivains, à qui on a jeté des pierres. Si Colette, Simone de Beauvoir, Camille Claudel avaient été des hommes ? N’imagine pas qu’Aurore Dupin aurait connu la célébrité. Déjà avec son pseudonyme, rien n’a été simple, alors en s’appelant Aurore…

Tu te dis qu’aujourd’hui c’est différent. Et bien non. Figure toi que je connais une militante des droits de la femme, une militante politique, qui a subi des tentatives diverses d’intimidation. Moi-même, je me suis fais alpaguer parce que je suis «  Maman Tornade ». On aurait dit, dans la bouche de ces personnes que «  Maman Tornade » signifiait « Sale Pute ».

Il faudra m’expliquer sans doute en quoi je dois avoir honte d’être Maman Tornade. Parce que Maman et Tornade ensemble ou séparément ne sont pas des insultes. J’ai créé mon blog, j’ai gagné plusieurs concours de rédaction, je rédige pour des chroniques sur un gros site que tu connais, alors quoi ? Je devrais avoir honte ? J’ai créé mon propre agenda prof parce qu’il n’y en a pas dans le commerce. Je ne suis pas restée à me lamenter sur la situation, j’ai CREE. Et alors quoi ? Je devrais avoir honte ?

Moi le succès ou la célébrité ne sont pas mon moteur. Mon seul moteur est de partager avec d’autres sur certains sujets. Si la célébrité ou la popularité, le nombre de clics étaient mon moteur, je ferai des tonnes de concours et de partenariats sur le blog ( en attendant le compteur tourne bien, rassure-toi). Et comme autour de moi il n’y a pas grand monde avec qui partager, je partage sur le net. Çà fait quand même 17 ans que ça dure et je n’ai jamais eu de souci avant cette année. Evidemment que des gens me reconnaissent dans la rue. Et alors ?

En vérité, moi j’ai osé. J’ai osé créer quelque chose, être quelqu’un d’autre que celle que l’on attendait que je sois. Tu vois, j’ai usé de plusieurs libertés : la liberté d’Être, la liberté de penser, la liberté d’expression. Et même le droit d’entreprendre et celui de réussir.

J’ai osé être dans la construction et non dans la végétation

J’ai osé réaliser ce que j’avais envie de réaliser pendant que d’autres s’affalent dans leur canapé avec leur smartphone en mâchant comme des bœufs un chewing gum.

Il y a ceux qui ont la force d’entreprendre et d’être moteur. Il y a ceux qui regardent le train passer comme une vache dans un pré.

Il y a ceux qui agissent pour créer du changement. Il y a ceux qui se plaignent et jurent à longueur de journée sur ce monde de merde.
Sois le changement que tu veux être dans ce monde.

On en arrive toujours à la même conclusion : il est plus facile de détruire que de construire, plus facile de tirer vers le bas ceux qui se sont élevés que de bouger ses fesses et d’agir. Je suis là où je suis aujourd’hui et je serai à une autre hauteur demain. Et toi, où seras-tu ?

J’en reviens à la Femme, aux femmes.

Pourquoi les femmes sont-elles davantage visées par les critiques quand elles entreprennent que les hommes ?

Simplement parce que la femme, ce n’est pas l’avenir de l’homme, la femme c’est une menace pour les hommes et les femmes. Une femme qui entreprend c’est une femme qui va prouver qu’elle peut le faire tout en prouvant que toi, homme ou femme, tu aurais pu le faire mais que tu n’as rien fait. Souvent quand tu lis un livre et que tu es écrivain, et que ça te plaît tu te dis «  j’aurais pu l’écrire ». Oui, mais tu ne l’as pas écrit. Alors certes tu aurais pu également peindre ce tableau, mais tu ne l’as pas peins. Tu aurais pu écrire sur ce blog, ce n’est pas bien compliqué. Mais tu ne l’as pas fait. Tu aurais pu gagner le concours que j’ai gagné. Mais le fait est que tu as perdu. Tu as fait même pire : tu n’as même pas participé.

Qu’est-ce qui te dérange dans la réussite de l’autre pour que tu en sois au point de venir le salir et médire sur lui ? Ton échec. Ton échec mis en relief par cette réussite que l’on disait désormais tout à fait accessible. La réussite de l’autre met en relief l’image écrasante de ta médiocrité. On est loin d’Olivier  Roland dans ses vidéos qui nous dit  » Moi je vois ce mec qui a réussi je me dis Pourquoi pas moi ? » et qui agit.

Pourquoi les femmes sont les premières à détruire la femme qui réussit ? Parce que ces femmes ont passé leur temps à se plaindre dans la résignation et que l’une d’entre elle vient de prouver que c’était possible. L’une d’entre elles vient de prouver que l’échec des autres est avant tout dû à leur fainéantise.

Si tu envies quelqu’un, imite-le au lieu de critiquer. Je serai heureuse que tout le monde se donne les moyens de réaliser ses rêves au lieu de détruire ceux des autres. Je n’ai jamais été dans la dynamique de détruire les autres ou de les rabaisser pour avoir un semblant de réussite personnelle. Ma réussite personnelle passe par moi et rien que moi. Je n’ai jamais non plus cédé aux intimidations et aux moqueries. Alors si à 10 ans ou même 7 ans je n’ai pas cédé,  ce n’est pas pour le faire aujourd’hui. J’aime ce que je fais, j’aime créer, j’aime partager. Et j’aime tant voir les autres se réaliser également. C’est un vrai bonheur de voir le monde changer en bien. Même si je dois regarder très loin vers l’horizon pour voir des personnes comme ça. 

Tu dois te dire  » Ouais mais il y a plus grave, ailleurs on excise, on bat, on tue .. » Ah oui, je suis d’accord, mais si ici encore on détruit une femme qui réussit, c’est qu’il reste bien du chemin à faire ici aussi. Tu sais, te battre pour là-bas ne t’empêche pas de combattre un peu aussi ici… D’autant que, les filles qui réussissent ici et qu’on veut réduire au silence en les envoyant se marier au Pays parce que leur réussite fait du tort à la famille ( trop voyant quoi !) on connaît, on a vécu.

Enfin, j’ai une révélation pour toi : si tu n’aimes pas ce que l’autre fait, sois sûr d’une chose : cette personne s’en fout. Il y a assez de gens qui aiment ce que cette personne fait que franchement… Hein… relire l’article précédent sur l’étendu infinie du net.

Et bonne fin de  journée des DROITS de la femme.

Publié dans Coups de gueule

Liberté

charlie_hebdo_c_est_dur_d_etre_aime_par_des_cons_cabuÇa peut commencer par un simple statut facebook : tu le penses tu l’écris. On te lit.
Normalement on peut réagir aussi, mais en aucun cas on ne doit t’écrire «  efface ça » et encore moins «  efface ça sinon ». On peut réagir mais on ne dit ni t’insulter ni te souhaiter du mal, t’envoyer des menaces.
On doit respecter ta liberté de penser et ta liberté d’expression.
Évidemment, toi aussi tu te censures, tu atténues, tu modifies, parce que tu ne veux pas blesser. Tu respectes aussi la liberté de penser de l’autre. Mais il arrive que tes convictions nécessitent de ta part une certaine intransigeance.
Normalement, si les gens sont intelligents on peut même être tous intransigeants avec des opinions divergentes sans se lancer des parpaings à la figure.
Ça peut continuer le jour où quelqu’un t’envoie des menaces pour que tu ne publies pas un article sur un blog, sur un journal, une nouvelle dans un recueil. C’est un degré au-dessus. Il y a ta liberté d’expression, mais aussi la liberté de la presse, ou la liberté artistique qui est en jeu.
J’ai connu ça : je suis partie et j’ai publié ladite nouvelle quatre mois en avance.
Un de mes amis récemment décédé a reçu des menaces de mort pour avoir témoigné et publié des idées sur un thème délicat. Il a tenu bon, il n’a jamais faibli. Des fois, c’est dur, tu as envie de tout laisser tomber. Des fois, tu te sens seul, et tu te demandes à quoi bon. Tu te dis que finalement tu sais quoi penser et que peu importe que les autres sachent. Il te reste la liberté de penser. Mais si tu n’exprimes plus tes pensées, elles vont s’assécher, elles vont s’amenuiser, elles vont disparaître. Tu es comme le narrateur de Matin brun, tu te dis que ce ne sont que de petites concessions qui ne prêtent pas à conséquence et que si tu peux être «  plus tranquille comme ça » mieux vaut fermer ta gueule.
Et puis, toi, tu es petit joueur, parce que dans la Grande Cour, il y a des gens qui publient à des milliers d’exemplaires, il y a des gens célèbres, il y a des dessinateurs. Il y a la presse nationale. Et eux, ils ont le service juridique qui va avec, ils font poids parce qu’ils sont un certain nombre, il on un chef de rédaction pour les défendre. Ils ne sont pas seuls. Ils ont même des fans. Tu te dis que eux, leur liberté d’expression elle est bien gardée.
Tu es fatiguée des fois de devoir répondre à certaines petites attaques à la con.
Les Grands se battent pour toi, et même des fois, ils te font rire, même si ils te choquent aussi un peu. Ils jouent avec le feu, mais il faut bien rester éveillés. Ils te font sortir de ta zone de confort, expression bien à la mode pour décrire le ronronnement agréable du quotidien de la classe moyenne, même si en fait toi aussi tu as des tas de problèmes et que ta vie n’est pas si confortable que ça. Surtout, ils te font réfléchir, parce que d’accord ou pas d’accord, une pensée exprimée est le meilleur tremplin pour que toi aussi tu affirmes tes opinions, tu les forges. Ton cerveau a besoin de gens avec qui tu es d’accord et avec qui tu n’es pas d’accord pour rester éveillé, rester allumé.
Et puis un midi, tu réalises que même pour les Grands il y a des risques. Toi tu as répondu à des petites attaques à la con, tu n’en as pas dormi de la nuit.
Eux, ils ne se réveilleront plus.
Ils sont douze, et ils se sont battus pour rester libres d’exprimer ce qu’ils voulaient. Ils étaient souvent attaqués, mais ils faisaient face. Aujourd’hui, les armes ont répondu à leurs mots et à leurs dessins.
C’est scandaleux, révoltant, injustifiable, inexplicable. C’est juste un crime. Un ami disait que c’était Charlie qui avait commencé. Non. Écrire et tuer ce n’est pas pareil. Tuer c’est abominable.
L’erreur ce serait de répondre, et d’attaquer la religion, la même, les autres, toutes.
Le fanatisme et l’extrémisme ne sont pas des religions.
Certains iront se rassembler. D’autres vont appeler à la haine et à la réplique.
Moi je voudrais juste vous inviter à faire trois choses :
_ exprimez-vous avec des mots, des dessins, de l’art et ne vous laissez jamais museler
_ achetez la presse, lisez-la, et n’oubliez jamais qu’elle est un modèle pour le monde entier.
_ arrêtez de vouloir censurer vos amis ( j’en ferai un autre article) sur leur blog sur facebook ou ailleurs. Respectez la première liberté d’expression, celle de tout concitoyen.
Toutes mes pensées vont aux proches des victimes et surtout à la famille de Cabu qui nous a bien fait rire dès l’enfance.
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Faire baptiser son enfant ( épisode 1)

le-platier-d-oye-62215-oye-plage-france-nord-pas-de-calais_86636Il y a un an environ, nous avons pris la décision d’organiser le baptême de notre petite fille. Le plus difficile, le plus important nous semblait-il, était le choix du parrain et de la marraine, que nous avons effectué très peu de temps après la naissance. Mais il fallait encore leur demander et qu’ils acceptent ! Cette étape effectuée, nous voilà lancés dans l’organisation de l’événement : que faut-il réserver en premier ? La date ? la salle ? L’église ? Après plusieurs coups de téléphone et plusieurs hésitations, retours en arrière, annulation, et reprise, nous avons décidé 1° d’organiser la réception à domicile 2° de réserver la date plus que le lieu ( il faut une dérogation parce que ce n’est pas NOTRE église qui célèbre les baptêmes ce dimanche là, ils font ça à tour de rôle). Une fois tous les papiers en règle, nous avons appris que le 20 juin de l’année suivante, nous nous préparerons au baptême. Dans l’absolu, je trouve que cette réunion est une bonne chose, cela permet de remettre quelques valeurs et symboles en place… Mais… Lire la suite de « Faire baptiser son enfant ( épisode 1) »