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Les vacances de rêve : débranche et vis !

IMG_20170815_122047.jpgJe crois bien avoir passé les meilleures vacances depuis 2003. 2003, c’est l’année où j’ai commencé à travailler dans le secondaire. A partir de ce moment-là, j’ai passé des vacances mitigées.
Tu sais, tout le monde te raconte qu’on a deux mois de vacances, nous les profs. Non, les élèves sans doute, mais nous, non. Et encore, les élèves, c’est pas non plus le cas et si tu es parent tu devrais en prendre conscience.
je vais t’expliquer comment ça se passe dans la vraie vie.

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Publié dans Organisation

TO DO, I DID

to doEuh non, tu n’auras pas cours d’anglais avec moi, à moins que tu veuilles avoir de très gros soucis pour te faire comprendre.

Aujourd’hui, je passe rapidement pour te proposer un free printable pratique : les fiches to do.

Mais si tu ne veux pas déprimer tu peux aussi faire des fiches I did et noter en fin de journée ce que tu as fait.

Moi, j’aime bien faire des listes to do, ça me motive plus que cela me fait me souvenir de ce que j’ai à faire. Je suis contente de cocher au fur et à mesure. Tu peux aussi utiliser ma fiche pour les révisions d’examen.
Un conseil, si tu veux que tes fiches To do fonctionnent et ne te sapent pas le moral :

Si tu fonctionnes par jour ne prévois que

_ 5 choses par jour maximum.

Si tu fonctionnes par thème :

_ décompose un maximum tes actions pour cocher souvent ça te fera du bien.

Exemple : s’occuper du linge c’est trier le linge, faire une lessive, étendre le linge, contre-plier, repasser, ranger.

Personnellement je fonctionne par semaine et par thème.
Puis  j’utilise une autre astuce : je classe les actions en URGENT ET IMPORTANT/DEPEND DE MOI ( il n’y a que moi qui peut le faire) URGENT ( faut le faire maintenant je peux déléguer) IMPORTANT mais pour plus tard ( je peux le reporter) A FAIRE MAIS ON N’EN MOURRA PAS.

Je regroupe par thème parce que je peux ainsi faire tout ce qui est administratif en même temps par exemple. Je ne sors mes affaires qu’une fois ( enveloppe timbre etc.) et je regroupe les sorties.

Quand je fais une liste de choses à faire je fais tout ce qui ne nécessite que 2 mn ou peu d’actions tout de suite pour être débarrassée.

Je me fixe une date limite pour tout ( habitude de révision )

Je ne reporte jamais plus de deux fois. Si je n’y arrive pas je délègue ou je ne fais pas ( des bricolages, des récup, des trucs pas vitaux).

Je fais attention à un truc : il y a des actions qui demandent ma présence permanente, des actions qui nécessitent ponctuellement ma présence et d’autres actions courtes qui peuvent se faire en même temps que d’autres actions.

Exemple : je fais chauffer l’eau de la bouilloire, je suis présente au début et à la fin pour récupérer l’eau. Pendant qu’elle chauffe je peux changer une couche. je fais tourner une lessive : je suis là au début, pendant qu’elle tourne je peux plier le linge de la lessive d’avant. Tu vas me dire  » c’est évident » mais en fait pas forcément. Tu peux par exemple réfléchir au fait que si tu as besoin de télécharger un truc qui prend du temps pour réaliser une action B pendant le téléchargement tu peux réaliser to action C. Bref, tu peux ainsi ordonner tes actions pour que ça tienne dans le moins de temps possible.

Si tu veux savoir tous les détails de cette technique, je te propose de lire la pièce très drôle de David Lescot L’amélioration. C’est la version comique de ce que je te raconte, poussé à l’extrême.

Et enfin, un jour je t’expliquerai comment j’organise ma semaine et je fixe mes rendez-vous pour ne jamais être débordée par LES AUTRES. Car si tu regardes bien ce sont souvent les autres qui te créent des impératifs. Donc dans ta liste si tu as des trucs pour les autres, demande toi s’ils ne peuvent pas simplement le faire eux-mêmes.

Voici tes fiches, à garder ainsi, à couper en deux feuilles pour le planner, à découper en post-it, c’est comme tu veux !

to do blog

Publié dans Le quotidien

1001 Listes: semaine 20, mes livres préférés.

20150519_153840[1]Difficile d’avoir des livres préférés quand on lit énormément. Est-ce que ce sont ceux que tu relis? Ceux qui ont changé ta vie? Ceux que tu aurais voulu écrire?

Je me souviens d’un été où j’ai lu Belle du seigneur. J’avais 18 ans et je venais de voir un spectacle sur ce roman. J’ai d’ailleurs mis en scène dans un autre de mes spectacles la fameuse scène de la baignoire. J’écoutais un album de Noa, et je trouvais que c’était particulièrement bien adapté pour cette lecture. La fin est atroce. mais on ne va pas spoiler. le style de ce roman est incroyable; le rythme des phrases, le monologue intérieur, la folie des deux personnages principaux, la beauté de l’amour qu’ils ont l’un pour  l ‘autre… Et quel humour , quand Albert Cohen nous parle d’Adrien ou de se mère !

Paroles fait partie de l’un des recueils de Prévert. J’ai écrit mon mémoire de maîtrise là-dessus et j’ai aussi monté un spectacle. J’aime cette façon que Prévert a de parler des autres mais de soi à travers les autres. Cette facilité à dire  » tu » et  » je » dans la poésie, une poésie du quotidien, mais avec des sentiments vrais, pas dépossédée de l’émotion. Une poésie qui chante, évidemment, une poésie de personnages, ce qui est rare. Mon autre poète préféré est Pessoa, peut-être plus pour la légende ( il a 70 hétéronymes connus mais 300 en tout !) que pour les vers. « Bureau de tabac » reste toutefois un de mes poèmes préférés. Avec eux, il ya aussi Neruda, Rimbaud et Baudelaire; Et puis Eluard; Bref, je ne pourrai jamais me passer de poésie. Quand on me dit  » ça sert à rien  » je réponds que ça sert à tout au contraire : à affiner sa mémoire, à passer le temps, à tromper l’ennui, à tromper la douleur, à mettre des mots sur des émotions, et donc à maîtriser ses émotions, à sentir en soi l’universelle dans le particulier, à se sentir paradoxalement unique de ressentir autant, à partager, à voir le Beau, à créer le Beau, c’est l’essence magique pour changer le monde, la poésie. pas un jour sans poème, c’est comme la pomme, ça donne bonne mine. Ah non, ça c’est la carotte !

J’ai lu Nos étoiles contraires ce printemps à la maternité, quasiment en accouchant. C’est un des meilleurs romans Jeunesse que je connaisse avec E=MC2 mon amour. Les personnages m’ont hantée des semaines durant. Je pense à eux comme à de bons amis. je vis ce roman comme ces personnages vivent la littérature : ils considèrent les personnages du livre dont ils sont fans comme des êtres vivants, et je fais de même.

Le cercle des amis fait partie des romans de Maeve Binchy dont je vous parlerai bientôt dans une chronique sur les romancières irlandaises. J’ai vu le film à la clinique, quand j’avais 18 ans, je me faisais opérer du dos. Oui je passe un peu trop ma vie dans les hôpitaux tu remarqueras. Du coup je ne vais que dans des cliniques parce que tant qu’à se faire chier autant avoir une bonne télé et une chambre seule. Le livre et le film sont super différents. Je me souviens d’une scène où la jeune héroïne pète un plomb chez ses parents parce qu’ils lui interdisent de vivre dans la grande ville tout en lui permettant d’y faire ses études mais l’obligent à rentrer tous les soirs. Elle leur dit  » vous me faites gravir une montagne pour que je vois combien c’est beau derrière et après vous me faites descendre de force en me disant que c’est tout ce à quoi je n’aurai jamais droit ».

J'ai travaillé ici !
J’ai travaillé ici !

Il y a des classiques dans ma liste comme Le grand Meaulnes, Le Cid, Nana. J’aurais pu en citer plein avec lesquels je vis ma vie. Des fois, je fais un truc et je me dis  » tiens c’est comme Mme Bovary ». Du coup, même si j’ai une existence assez solitaire hormis avec mes enfants et mon mari, dans le quotidien des journées je passe ma vie avec tout un tas de personnages que j’aime. Je trouve que la littérature est comme un appareil de vision qui décuplerait ta vie, un kaléidoscope qui donne des couleurs aux événements. Tu vis un truc et paf, tu as une citation, une scène, un trait de caractère du personnage qui te vient en mémoire. On vit drôlement plus intensément quand on a lu.

En 2009, j’ai lu Les yeux jaunes des crocodiles, et me suis beaucoup reconnue dans Joséphine. Pas à cause des kilos en trop ou de ses filles. A l’époque je n’en avais pas. Mais pour son amour de la littérature, sa double vie avec Audrey Hepburn et son roman médiéval qui la projettent dans deux mondes très différents. Et puis sa relation avec sa mère. Il y a  une scène terrible de sa jeunesse que j’étudie avec mes élèves : Joséphine et sa sœur Iris se baignent avec leur mère, il y a une forte vague et elles manquent de se noyer. la mère tente de ne sauver qu’iris. C’est atroce, Joséphine doit vivre avec ça toute sa vie; sa mère lui a demandé de la lâcher, de se pousser, parce qu’elle préfère sauver sa sœur : mais quelle horreur. Il y a beaucoup de couples de sœurs dans ce livre et j’espère que mes deux filles ne seront ni Iris/Joséphine ni comme les filles de Joséphine.

em>Le parfum a changé ma façon de vivre également : après, je respirais tout et partout. C’est sans doute le premier livre avec un anti-héros que j’ai lu, sur les conseils d’une élève de mon lycée. J’étais en seconde.

Amants, heureux amants m’a fait découvrir Valéry Larbaud. J’ai visité Montpellier en repensant à lui et à Paul Valery. Il s’agit de trois nouvelles, en monologue intérieur; C’était le programme de l’agreg il y a longtemps. J’ai adoré l’ambiance de ces livres  qui te parle à l’oreille, comme Mrs Dalloway aussi au programme ou les œuvres de Schnitzler. Mlle Else est souvent dans mes pensées elle aussi : pauvre petite fille que sa mère sacrifie pour du fric.

J’ai énormément de tendresse pour Les voyageurs de l’impériale. C’est un très beau roman sur plusieurs générations, mais c’est aussi un roman sur les liens père-fils. J’avais fait une Leçon sur le sujet publié sur le site Aragon. L’étude de cette oeuvre était extrêmement excitante. Je n’ai jamais vu l’adaptation cinématographique, à mon grand regret, qui traite de la première partie du livre, l’enfance de Pascal, intitulé  » Le bel été ». J’ai titré ainsi une de mes nouvelles en hommage à Aragon, même s’il n’y a que peu de liens entre les deux textes… Enfin si, il y en a , cela parle des rêves brisés dans les deux cas. Des rêves et de leur confrontation à la réalité sociale. Dans le même esprit, mais lu à un autre moment, et dans un autre style, j’ai adoré Marie-Salope de Gisèle Bienne. Je pense que c’est un roman déclencheur pour moi.

En ce moment, je lis A l’encre Russe : l’histoire d’un écrivain qui a écrit un roman suite à sa propre recherche de ses origines. Evidemment je ne peux que m ‘identifier, même si contrairement à lui je n’ai aucun problème d’inspiration et j’ai deux romans en attente de correction. car Nicolas est un auteur à succès. Enfin, d’un seul succès. Il n’arrive plus à écrire et s’est trop pris à jouer la rock star. Cela ne risque pas non plus de m’arriver : personne ne me connaît ! ah ah ah.

J’ai adoré Le coeur cousu, qui est un roman déroutant, sur le parcours, le chemin, le destin extraordinaire d’une femme maudite. J’aurais pu également citer La vérité sur l’affaire Harry Quebert. J’ai sauté des pages il est vrai, parce que la façon de reprendre sans cesse les épisodes avec des retours en arrière et des changements de points de vue rendra super bien au cinéma mais en littérature àa coupe les pattes. Mais l’histoire, les personnages, les rebondissements, les personnalités, les questions que cela pose sur le racisme et les préjugés… C’est vraiment un beau roman.

 

Conclusion de cet article : j’ai ajouté deux titres à ma liste. Et puis mon préféré, c’est le roman à venir.

Tu remarqueras qu’il y a beaucoup de romans. Mais je lis  aussi énormément de théâtre.

Comment veux-tu que je fasse une liste ? Mon sous-sol est bourré de bouquins, j’en emprunte, j’e vends, j’en donne….

 

Je te propose de retrouver ma chronique Nestlé sur ma fille qui est contaminée et qui dort avec des livres calés entre son matelas et les barreaux du lit ( d’autres mangent, nous on lit au lit !).

 

J’ai publié de te parler de Montaigne. C’est mon ami. ses amis  à lui c’étaient les livres. Tu comprends , si tes amis aiment des livres, alors tu n’arrêtes  pas de lire, et de converser, avec tes amis au sujet des livres, avec les livres eux-mêmes qui  » te parlent  » comme des amis… Non, je ne m’ennuie jamais, j’ai trop à lire.

PS: j’ai oublié Grégoire Delacourt ,Amélie Nothomb, Emmanuelle Cosso-Merad et Didier Van Cauwelaert. On en reparle très bientôt. Je poste parce que de toute façon c’est impossible pour moi de tout lister.

 

 

 

 

Publié dans Le quotidien

1001 listes: semaine 17, les mots qui me définissent

Eh oui… un troisième défi Facebook débarque sur le blog : chaque semaine je répondrai à une question sous forme de liste dans un carnet. Vous pouvez déposer la vôtre en commentaire.
La première liste s’intitule  » les mots qui me définissent ». C’est bateau au premier abord, mais je vais vous prouver que la tâche est pus complexe et plus profonde qu’il n’y paraît.

On pourrait répondre à cette question tous les ans et comparer comme dans ce livre Cinq ans de réflexions que ma copine Laetitia commente sur son blog http://lecorpslamaisonlesprit.fr/
Voici mes réponses

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Derrière un mot, il y a des conséquences…

Malheureusement être spontanée peut nous jouer des tours.  Cela signifie que l’on agit sans calcul. En vérité les gens qui nous entourent pensent toujours qu’il y a un calcul, une préméditation.  C’est dommage. Du coup, nos gestes ou paroles sont souvent surinterprétés alors que chez les êtres spontanés il ne faut pas chercher midi à quatorze heures. Si je dis que j’ai fait des pâtes et que c’était bon, ça ne veut pas cuire que le riz est dégueulasse. Paradoxalement, étant hypersensible, je surinterprète facilement à mon tour ce que disent les gens. C’est un peu con, donc je me soigne.
Je suis curieuse de tout.  Ça coûte cher puisque tout m’intéresse mais au moins je ne m’ennuie pas. Mon mari se moque souvent de moi, mais au moins dans ma vie j’aurai faut plein de choses différentes. J’ai une grande capacité d’adaptabilité aux autres. le souci c’est aussi qu’il faut savoir se recentrer et rester soi-même, ne pas se perdre en route. Il faut rester authentique. Mais mon authenticité c’est aussi cette ouverture d’esprit. paradoxe 2 donc.
Je peux être tendre et faire beaucoup de câlins mais je pète facilement un câble. Paradoxe 3.  Le problème, c’est que si je garde et que je me contiens ça me rend malade. Et puis malheureusement c est souvent le seul moyen de se faire entendre. Quand on reste calme les autres cherchent à nous faire changer d’avis, à nous manipuler.  Au moins on sait qu’on ne risque pas de m’influencer.

Je suis donc un être paradoxale et complexe, mais c’est souvent le cas de chacun d’entre nous.

Et puis, pour chaque qualité il existe le défaut concomitant.

A l’opposé, certains éléments de ma personnalité s’imbriquent bien dans un rapport logique, de cause à conséquence.

Je suis avant tout fidèle à moi même.  Je suis persévérante parce que je reste fidèle à mes convictions et mes valeurs. Je ne me laisse ni influencer ni impressionner.  Tant pis si ça déplaît. Je préfère être fâchée avec les autres qu’avec moi-même. Se trahir soi-même est la pire des trahisons. Cependant, ( paradoxe 4) certaines pensées ou idées évoluent car on continue d’y réfléchir.  Ne jamais changer d’avis me paraît être la marque d un esprit sans évolution.  Le proverbe dit vrai.

Mais je n oublie rien. Et j’ai donc le défaut d être rancunière.  Malgré tout je ne me venge pas forcément car l’expérience m’a montré que la vie se charge de me venger sans mon intervention.  Je dois avoir de bons anges gardiens.

 

Depuis peu le mot Maman me définit enfin. Cela m’a fait changer mais surtout cela a changé complètement le sens de ce mot pour moi. Il en a un désormais.  Ces mots me définissent mais je les définis aussi. Leur choix est parfois ardu car on ne met pas toujours la même idée dans les mots que nous employons tous.
Il y aurait ainsi beaucoup à dire du mot écrivain qui pour moi ne décrit que le fait d’écrire des textes littéraires alors que pour d’autres il est emprunt de vantardise.  Avant de juger quelqu’un sur les mots qu’il emploie demandez lui simplement ce qu’il a voulu dire. Ne préjugez pas trop, car les malentendus et conflits naissent souvent des mots mal interprétés. ..

Finalement la petite liste bateau de cette première semaine peut s’avérer très dangereuse.  Car ces mots sont souvent des qualités, des défauts, des fonctions. Nous affirmons et l’autre peut comprendre que nous nous vantons.

Vanité vanité tout est vanité. ..
Et les mots passés sous silence au moment de se définir sont aussi des vanités.

Le silence maquille la réalité.  On se met à croire que l’on est que ce que l’on dit être.
A l’opposé devient on ce que l’on dit être ?

Le plus dangereux c’est encore de laisser les autres nous définir.  C est ce que j’ai appris dans les quatre accords toltèques : si quelqu’un vous prête un défaut et en parle aux autres ceux ci chercheront inconsciemment ou consciemment une preuve.  Ils en trouveront toujours une. Le mot de l’autre alors vous définit et vous emprisonne.
Finalement ces mots sont des étiquettes difficiles à enleverJe n aime pas les étiquettes ni pour moi ni pour les autres.  Il suffit d’en énoncer une à mon sujet ou au sujet de mes filles ou de mes amis pour que j’y trouve de multiples objections.
Je ne suis jamais totalement ou de façon permanente chacun des mots que j’ai dit.
Vous voilà bien avancé.

Et vous ? Pourriez-vous laisser les mots vous définir ?