Publié dans Passions partagées, Le quotidien, apprendre

Un concours de dessin

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

 

Mon petit poussin a participé à un concours de dessin. Quand tu fais participer ton enfant, tu es plein de bonnes intentions, tu te dis que l’important c’est de participer. Mais lui ne l’entend pas de cette façon. Il rêve de gagner, il sait qu’il va gagner, parce que son héros préféré gagne toujours dans le dessin animé qu’il regarde le soir. C’est rare que Petit Ours brun échoue.

18056233_10154689839484482_6947606204199704425_o

Mais cela peut arriver.

Entre le moment où on a déposé le dessin, pour ce concours des 3-12 ans ( oui, 3 – 12 ans, tu imagines bien que mon poussin qui a 4 ans avait peu de chance de gagner) et la remise des prix, nous avons préparer le poussin à essuyer un échec.

18221631_10154708522179482_8753409444490857476_n
les dessins exposés…

 

Pendant un mois, les dessins ont été exposés et le public a pu voter anonymement. 12 ans, 9 ans, 4 ans, ils étaient tous à égalité. Du coloriage gribouillé à l’œuvre d’art du 12 ans, tout le monde avait les mêmes chances… Tu vois le problème ? A la remise des prix, mercredi 7 juin, il y a eu des déçus et des pleurs.


Mais pas pour Poussin. Elle a un sacré don quand même la petite…
Elle a terminé 4e pour six prix et 29 participants. Les 5 autres ont 9, 10 et 12 ans. Poussin, sur la photo de remise des prix, on dirait une figurine.

IMG_20170607_161027.jpg

Je suis super méga fière de son dessin. Depuis, elle a encore passé des caps : elle reproduit en 2D des figurines 3D, elle dessine en plaçant les masses sans les contours, elle fait des trucs de dingue. Comme tout parent à ce moment-là, j’espère qu’elle continuera sur cette voie, à vivre sa passion et progresser en exploitant ce don. Mais je peux présumer de rien. Evidemment, si elle abandonne, je sentais déçue, mais elle n’a que 4 ans. Elle dessine tous les soirs, tous les jours depuis peut-être un an. Elle a des livres, un petit lutrin, et elle apprend.

Mais l’important tu vois, c’est que ça lui plaise et que la rende heureuse. Le reste… je te propose de lire mon article sur Elizabeth Gilbert pour savoir ce que j’en pense !

dessin

 

 

Publié dans projet52, Une année douze thèmes

#projet52-2015 #la nuit #semaine 20 et une année en douze thème mois de mai

20

La nuit, je dors. Enfin j’essaie, quand Bébé Tornade et Bébé Comète me le permettent.
La nuit, je rêve. Je lis aussi.

La nuit des fois j’ai des insomnies et je refais le monde.
La nuit, je dessine, j’écris, moins qu’avant. Parce que mon travail fait que je tente de me coucher tôt. Mais quand je me réveille dans la nuit et que je n’arrive plus à dormir, j’aime bien écrire ou colorier.

La nuit, surtout, je vais danser.

J’ai commencé à prendre des cours de salsa en janvier 2012. J’avais essayer avant en 2003 et en 2005, dans des salles de sport. Mais les personnes qui fréquentent ce genre de cours n’allaient pas  » en soirée ». Or, si tu veux progresser en danse sociale il faut  » pratiquer ».

Avant tout cela, j’ai fait une douzaine d’années de danse classique, et j’ai été forcée d’arrêter suite à un accident de dos. Après mon opération j’ai fait du flamenco et j’aime beaucoup, mais il n’y en a pas au Mans. En janvier 2012 j’ai décidé de reprendre la salsa et de commencer la Bachata.

Mais j’ai aussi découvert la Kizomba, le Kuduro, le Chacha etc.

Je me souviens des premières danseuses que j’ai admirées : la fille de mon second prof qui mettait des bras partout et dansait avec élégance, avec des tours nickel. Une blonde aux cheveux longs. Une brune aux cheveux courts et frisés à Mexico qui regardait les gens en dansant, avait de la tenue, comme en représentation. Ce que j’ai toujours visé c’est un mélange des deux : savoir caler des bras, avoir un beau port de tête et tourner parfaitement tout en suivant le guidage et la musique. . Ce sont ajoutés la passion des shines et les jeux de pied, le lady styling . Il y a toujours à améliorer.

Ma motivation première était de sortir de chez moi, la seconde de me changer les idées car j’étais à nouveau très malade, et la troisième de renouer avec la danse qui avait eu une part très importante dans ma vie et à laquelle j’avais renoncé bien malgré moi.

Je pourrai écrire des heures sur le danse, la salsa, ce qu’on ressent, ce que ça apporte, les difficultés …

J’ai écrit une nouvelle sur la danse classique dans Les voies détournées et une autre sur la salsa dans Cruautés.

Pour résumer rapidement, je peux te dire que tu ne pourras plus t’en passer si tu essaies car c’est une activité qui vide la tête et dans laquelle on peut toujours chercher à progresser. J’ai fait un constat étrange : beaucoup de personnes viennent suite à un divorce, un décès, une maladie…Paradoxalement, peu de couples se forment alors que beaucoup viennent également trouver quelqu’un.

Tu feras pourtant beaucoup de rencontres, mais comme partout, il y a de bonnes rencontres et de mauvaises. Oui ça jacasse fort sur tout et tout le monde, alors que personnellement je viens pour danser donc j’ai peu de temps pour discuter, à part dans les soirées  » à domicile » où je suis avec les personnes qui vont aux mêmes cours que moi.

Au début, la proximité physique peut te gêner, car tu vas toujours changer de partenaire, même pendant les cours. Au bout d’un moment on finit par ne plus faire attention. Bizarrement, cette proximité me gêne à nouveau depuis la naissance de mes filles. Mais de festival en festival, tu croises forcément des gens que tu connais déjà, et l’ambiance étant en général bon enfant, sans ambiguïté, tu vas oublier tes a priori. D’ailleurs tu viendras apprendre une danse et puis au final tu en apprendras 5 parce que tu voudras danser avec le plus de personnes possibles et le plus de temps possible.

Ce monde de la danse sociale forme une micro-société où tout le monde connaît quelqu’un que tu connais. Ca fait un peu « secte », on a nos propres stars ignorées du commun des mortels, mais c’est comme pour tout sport peu médiatisé.

Ce qui est particulier avec la danse sociale c’est que cela se pratique la nuit, à deux, et entre homme et femme. Du coup, cela n’a pas « l’allure du sport » mais plutôt l’allure d’un univers de discothèque, alors que ce n’est pas le cas. Mais il est vrai que tu n’iras pas danser en pyjama, tu vas mettre ta plus belle tenue. Il y a des soirées à thème, et ce sont des danses qui mettent la femme en valeur, et l’homme aussi, il y a forcément un jeu de séduction, puisque le partenaire répond à la danse de l’autre, et que si tu prends la rumba par exemple, c’est clairement une  » parade sexuelle  » qui s’opère, aux origines. Maintenant c’est devenu un jeu.

Si ton mari/ami ne danse pas cela peut en effet créer des tensions, mais chez moi ce n’est pas le cas parce qu’il sait que je m’entraîne à la maison, que je me documente, etc. Moins maintenant, mais au début comme j’avais commencé en milieu de saison j’ai beaucoup travaillé. On prépare une chorégraphie de fin d’année par exemple, et on répète souvent. Je pense que c’est pour cette raison que les personnes qui viennent «( et restent) avec pour seule ambition de rencontrer quelqu’un sont peu nombreuses. La salsa par exemple est une danse bien trop exigeante pour quelqu’un qui pratique  » pour de faux » juste pour rencontrer des gens : tu dois quand même être passionné pour continuer. Surtout les garçons qui doivent gérer leur corps, le guidage, la musique : les débuts sont difficiles, il ne faut pas se décourager.

Comme cela se pratique la nuit, je peux sortir pendant que mon mari garde les filles car il ne danse pas. Les inconvénients, c’est que l’hiver tu as très froid quand tu rentres. Et quand tu es fatiguée tu as peu d’occasion de danser si tu veux te reposer la nuit. Le dimanche après-midi il y a de temps en temps des lieux où on peut danser comme les guinguettes. L’avantage c’est que cela te prend moins de temps sur le reste de ton temps libre. Moi, j’aime bien rentrer tard : je vois des tas de choses qu’on ne voit pas le jour sur la route. C’est mon petit moment de Nature à moi toute seule : je croise des lapins, des chevreuils, des faisans, des hérissons, des crapauds. Et je rentre en regardant les étoiles; Aucune tenue à paillettes ne brille autant que le ciel étoilé. Cela fait partie de mon plaisir.

Des blogs sympas sur la salsa :

Enchufla tout y est abordé même le côté secte.

Ame de danse, le blog d’un ami.

Pour finir voici une des rares vidéos encore en ligne de mon ancien prof, Tinan Leroy.

Publié dans 1001 listes

1001 Listes: semaine 20, mes livres préférés.

20150519_153840[1]Difficile d’avoir des livres préférés quand on lit énormément. Est-ce que ce sont ceux que tu relis? Ceux qui ont changé ta vie? Ceux que tu aurais voulu écrire?

Je me souviens d’un été où j’ai lu Belle du seigneur. J’avais 18 ans et je venais de voir un spectacle sur ce roman. J’ai d’ailleurs mis en scène dans un autre de mes spectacles la fameuse scène de la baignoire. J’écoutais un album de Noa, et je trouvais que c’était particulièrement bien adapté pour cette lecture. La fin est atroce. mais on ne va pas spoiler. le style de ce roman est incroyable; le rythme des phrases, le monologue intérieur, la folie des deux personnages principaux, la beauté de l’amour qu’ils ont l’un pour  l ‘autre… Et quel humour , quand Albert Cohen nous parle d’Adrien ou de se mère !

Paroles fait partie de l’un des recueils de Prévert. J’ai écrit mon mémoire de maîtrise là-dessus et j’ai aussi monté un spectacle. J’aime cette façon que Prévert a de parler des autres mais de soi à travers les autres. Cette facilité à dire  » tu » et  » je » dans la poésie, une poésie du quotidien, mais avec des sentiments vrais, pas dépossédée de l’émotion. Une poésie qui chante, évidemment, une poésie de personnages, ce qui est rare. Mon autre poète préféré est Pessoa, peut-être plus pour la légende ( il a 70 hétéronymes connus mais 300 en tout !) que pour les vers. « Bureau de tabac » reste toutefois un de mes poèmes préférés. Avec eux, il ya aussi Neruda, Rimbaud et Baudelaire; Et puis Eluard; Bref, je ne pourrai jamais me passer de poésie. Quand on me dit  » ça sert à rien  » je réponds que ça sert à tout au contraire : à affiner sa mémoire, à passer le temps, à tromper l’ennui, à tromper la douleur, à mettre des mots sur des émotions, et donc à maîtriser ses émotions, à sentir en soi l’universelle dans le particulier, à se sentir paradoxalement unique de ressentir autant, à partager, à voir le Beau, à créer le Beau, c’est l’essence magique pour changer le monde, la poésie. pas un jour sans poème, c’est comme la pomme, ça donne bonne mine. Ah non, ça c’est la carotte !

J’ai lu Nos étoiles contraires ce printemps à la maternité, quasiment en accouchant. C’est un des meilleurs romans Jeunesse que je connaisse avec E=MC2 mon amour. Les personnages m’ont hantée des semaines durant. Je pense à eux comme à de bons amis. je vis ce roman comme ces personnages vivent la littérature : ils considèrent les personnages du livre dont ils sont fans comme des êtres vivants, et je fais de même.

Le cercle des amis fait partie des romans de Maeve Binchy dont je vous parlerai bientôt dans une chronique sur les romancières irlandaises. J’ai vu le film à la clinique, quand j’avais 18 ans, je me faisais opérer du dos. Oui je passe un peu trop ma vie dans les hôpitaux tu remarqueras. Du coup je ne vais que dans des cliniques parce que tant qu’à se faire chier autant avoir une bonne télé et une chambre seule. Le livre et le film sont super différents. Je me souviens d’une scène où la jeune héroïne pète un plomb chez ses parents parce qu’ils lui interdisent de vivre dans la grande ville tout en lui permettant d’y faire ses études mais l’obligent à rentrer tous les soirs. Elle leur dit  » vous me faites gravir une montagne pour que je vois combien c’est beau derrière et après vous me faites descendre de force en me disant que c’est tout ce à quoi je n’aurai jamais droit ».

J'ai travaillé ici !
J’ai travaillé ici !

Il y a des classiques dans ma liste comme Le grand Meaulnes, Le Cid, Nana. J’aurais pu en citer plein avec lesquels je vis ma vie. Des fois, je fais un truc et je me dis  » tiens c’est comme Mme Bovary ». Du coup, même si j’ai une existence assez solitaire hormis avec mes enfants et mon mari, dans le quotidien des journées je passe ma vie avec tout un tas de personnages que j’aime. Je trouve que la littérature est comme un appareil de vision qui décuplerait ta vie, un kaléidoscope qui donne des couleurs aux événements. Tu vis un truc et paf, tu as une citation, une scène, un trait de caractère du personnage qui te vient en mémoire. On vit drôlement plus intensément quand on a lu.

En 2009, j’ai lu Les yeux jaunes des crocodiles, et me suis beaucoup reconnue dans Joséphine. Pas à cause des kilos en trop ou de ses filles. A l’époque je n’en avais pas. Mais pour son amour de la littérature, sa double vie avec Audrey Hepburn et son roman médiéval qui la projettent dans deux mondes très différents. Et puis sa relation avec sa mère. Il y a  une scène terrible de sa jeunesse que j’étudie avec mes élèves : Joséphine et sa sœur Iris se baignent avec leur mère, il y a une forte vague et elles manquent de se noyer. la mère tente de ne sauver qu’iris. C’est atroce, Joséphine doit vivre avec ça toute sa vie; sa mère lui a demandé de la lâcher, de se pousser, parce qu’elle préfère sauver sa sœur : mais quelle horreur. Il y a beaucoup de couples de sœurs dans ce livre et j’espère que mes deux filles ne seront ni Iris/Joséphine ni comme les filles de Joséphine.

em>Le parfum a changé ma façon de vivre également : après, je respirais tout et partout. C’est sans doute le premier livre avec un anti-héros que j’ai lu, sur les conseils d’une élève de mon lycée. J’étais en seconde.

Amants, heureux amants m’a fait découvrir Valéry Larbaud. J’ai visité Montpellier en repensant à lui et à Paul Valery. Il s’agit de trois nouvelles, en monologue intérieur; C’était le programme de l’agreg il y a longtemps. J’ai adoré l’ambiance de ces livres  qui te parle à l’oreille, comme Mrs Dalloway aussi au programme ou les œuvres de Schnitzler. Mlle Else est souvent dans mes pensées elle aussi : pauvre petite fille que sa mère sacrifie pour du fric.

J’ai énormément de tendresse pour Les voyageurs de l’impériale. C’est un très beau roman sur plusieurs générations, mais c’est aussi un roman sur les liens père-fils. J’avais fait une Leçon sur le sujet publié sur le site Aragon. L’étude de cette oeuvre était extrêmement excitante. Je n’ai jamais vu l’adaptation cinématographique, à mon grand regret, qui traite de la première partie du livre, l’enfance de Pascal, intitulé  » Le bel été ». J’ai titré ainsi une de mes nouvelles en hommage à Aragon, même s’il n’y a que peu de liens entre les deux textes… Enfin si, il y en a , cela parle des rêves brisés dans les deux cas. Des rêves et de leur confrontation à la réalité sociale. Dans le même esprit, mais lu à un autre moment, et dans un autre style, j’ai adoré Marie-Salope de Gisèle Bienne. Je pense que c’est un roman déclencheur pour moi.

En ce moment, je lis A l’encre Russe : l’histoire d’un écrivain qui a écrit un roman suite à sa propre recherche de ses origines. Evidemment je ne peux que m ‘identifier, même si contrairement à lui je n’ai aucun problème d’inspiration et j’ai deux romans en attente de correction. car Nicolas est un auteur à succès. Enfin, d’un seul succès. Il n’arrive plus à écrire et s’est trop pris à jouer la rock star. Cela ne risque pas non plus de m’arriver : personne ne me connaît ! ah ah ah.

J’ai adoré Le coeur cousu, qui est un roman déroutant, sur le parcours, le chemin, le destin extraordinaire d’une femme maudite. J’aurais pu également citer La vérité sur l’affaire Harry Quebert. J’ai sauté des pages il est vrai, parce que la façon de reprendre sans cesse les épisodes avec des retours en arrière et des changements de points de vue rendra super bien au cinéma mais en littérature àa coupe les pattes. Mais l’histoire, les personnages, les rebondissements, les personnalités, les questions que cela pose sur le racisme et les préjugés… C’est vraiment un beau roman.

 

Conclusion de cet article : j’ai ajouté deux titres à ma liste. Et puis mon préféré, c’est le roman à venir.

Tu remarqueras qu’il y a beaucoup de romans. Mais je lis  aussi énormément de théâtre.

Comment veux-tu que je fasse une liste ? Mon sous-sol est bourré de bouquins, j’en emprunte, j’e vends, j’en donne….

 

Je te propose de retrouver ma chronique Nestlé sur ma fille qui est contaminée et qui dort avec des livres calés entre son matelas et les barreaux du lit ( d’autres mangent, nous on lit au lit !).

 

J’ai publié de te parler de Montaigne. C’est mon ami. ses amis  à lui c’étaient les livres. Tu comprends , si tes amis aiment des livres, alors tu n’arrêtes  pas de lire, et de converser, avec tes amis au sujet des livres, avec les livres eux-mêmes qui  » te parlent  » comme des amis… Non, je ne m’ennuie jamais, j’ai trop à lire.

PS: j’ai oublié Grégoire Delacourt ,Amélie Nothomb, Emmanuelle Cosso-Merad et Didier Van Cauwelaert. On en reparle très bientôt. Je poste parce que de toute façon c’est impossible pour moi de tout lister.

 

 

 

 

Publié dans Une année douze thèmes

Etes-vous douée de vos mains ? ( une année en douze thèmes)

DSCN1739Alors voilà, ça c’est une questions très intéressante. Tout d’abord parce que j’ai passé une partie de ma vie à entendre que j’étais une bonne à rien, qui faisait tout de travers, qu’il fallait toujours tout reprendre derrière moi, que j’étais peut-être intelligente mais vraiment douée pour ne rien faire. Ensuite parce que je fais pas mal de choses de mes mains, en fait. Mais depuis toujours. Je devais juste vivre au milieu d’une bande d’abrutis aveugles manipulés par une grosse crevure qui a passé son temps à me faire passer pour une feignasse parce que c’était son grand bonheur de dire du mal de moi à tout le monde, d’aller baver sur ma carcasse pour ensuite se faire plaindre.

Qu’est-ce que je sais faire de mes mains ?
Des trucs de base comme faire le ménage. Ben si, tu vois ma vieille, si tu me lis, je fais ça très bien, je suis très douée et j’ai même rejoint un groupe de trucs et astuces. Il s’avère qu’en vérité, j’ai rien à apprendre de personne sur le sujet. Comme en ce moment j’ai une aide ménagère à cause de mes soucis de santé, je peux comparer. Ah ben en fait, je suis plutôt efficace et rapide. Je sais même repasser des chemises, c’est dire. Pour une ratée qui ne savait pas tenir un fer à repasser, qui n’était qu’une incapable, c’est étrange. Parce que je le fais depuis longtemps. Mais surtout pas devant une saloperie qui dit du mal de moi toutes les 5 secondes.

Je sais aussi faire la cuisine. En fait à chaque fois je m’étonne. Je me dis  » ouais finalement cuire un poulet c’est pas compliqué, faire du poisson c’est pas compliqué ». le seul souci c’est que je suis assez expérimentale dans le domaine, j’aime bien toujours tenter des nouveautés. Mes amis essuient les plâtres. Je n’aime pas refaire deux fois le même gâteau par exemple. J’ai quand même quelques recettes phares que je refais souvent mais comme j’invite toujours les mêmes gens forcément ils ont droit à des ratés les pauvres.

lapinDes trucs artistiques comme dessiner. Là encore c’est marrant einh, parce que toute mon enfance j’ai entendu  » c’est ta mère qui dessine bien » alors évidemment, j’ai compris que ça voulait dire  » euh toi c’est vraiment merdique ce que tu fais ». Mais finalement si je m’y mets je dessine très bien.

J’ai juste peu de temps et pas encore d’atelier mais quand les filles seront grandes on pourra se faire des  » dessin party » on va s’éclater ! bébé Comète a déjà énormément de talent.

Je fais du dessin au pastel ou au graphite ( mine de plomb etc.). Je me suis mise aussi un peu au coloriage pour passer mes nerfs quand j’ai une insomnie.

Plus ça va et plus j’aime les dessins avec peu de couleurs, en fait. Je n’aime pas peindre à l’huile. J’aime patouiller dans l’acrylique mais sans plus.

je ne pense pas que je serais douée pour l’origami, je connais deux ou trois modèles pour les serviettes. En revanche l’an dernier j’ai découvert le KIRIGAMI et ça je suis trop fan. J’ai fait les papillons de la première photo et j’espère également avoir plus de temps pour faire des cartes en kirigami. Vous savez ces fameuses cartes pop up en 3D qui font des paysages ? Et bien j’ai des manuels pour en faire ! Je suis plutôt douée avec un cutter. J’adore découper, coller …

J’aime bien faire du scrapbooking, custumiser des trucs, peindre des machins en bois, coller des strass. En fait je suis curieuse de plein de choses. Pour notre mariage j’ai tout fait : les porte-noms, des sphères porte-noms pour les tables, des bougies en gel… Les magasins d’art créatif sont une ruine pour moi. J’adore m’y vautrer et acheter plein de trucs. Là je voudrais créer des petits carnets sur mesure. J’ai idée de croiser ça avec mes activités d’écriture. je suis sûre que j’oublie des techniques. je fais de la pâte à sel avec ma fille et je pense qu’un jour on se mettra à la fimo quand elle aura l’âge. J’adorerai savoir coudre mais là je pense que c’est impossible. Seulement en même temps, mon histoire c’est quand même celle de quelqu’un qui était censée ne rien savoir faire de ses dix doigts. Et au final, mes dix doigts vont très bien merci. Ils sont reliés au cerveau et font des choses qui valent le coup.