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Aragon mon complice

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559- Louis Aragon dans une manif du PCF le 3 oct 1971 à Paris – PCF Communiste ©Photo BLONCOURT

Connais-tu Louis Aragon ? C’était un type vraiment bien. Quand il était petit un jour il a joué dans la cour d’un immeuble avec un peu garçon qui s’appelait jacques Prévert. Bien des années plus tard ils seraient amis pour la vie. Louis Aragon a écrit de beaux romans comme Les voyageurs de l’Impériale que j’adore. Louis Aragon a dit merde à la censure allemande en écrivant Les yeux d’Elsa. Extérieurement ce sont de magnifiques poèmes d’amour. Mais symboliquement, quand tu détiens les clefs tu as entre les mains un superbissime recueil de poèmes de guerre, de poèmes de résistance.

Un jour il a écrit  » La Rose et le Réséda » pour rendre hommage à des jeunes gens tués au nom des valeurs française. Ils s’appelaient

 

  • Honoré d’Estienne d’Orves : officier de marine français, rallié au Général de Gaulle en 1940, fusillé en 1941
  • Guy Moquet, fils d’un député communiste, fusillé comme otage en 1941, à l’âge de 17 ans
  • Gilbert Dru : il organisa la Résistance dans les milieux de la Jeunesse Chrétienne, fusillé à Lyon en 1944, à l’âge de 24 ans
  • Gabriel Péri : homme politique et journaliste français, membre du Parti communiste, fusillé en 1941

Tu trouveras une très bonne analyse des symboles de ce poème ici.
Quand ‘ai commencé à enseigner en secondaire j’ai étudié ce poème pour sa valeur argumentative et la formatrice de l’époque m’a descendu en flèche. La pauvre : elle fait partie des gens qu’Aragon aurait roulé dans la farine.
ce que dit  » La rose et le réséda » c’est que communiste, athée, catholique on s’en fout, il faut s’unir pour la France, contre la Barbarie et le Totalitarisme.
Dis-moi, ça ne te rappelle pas notre situation ?
Musulman, athée, catholique, protestant, bouddhiste, Toltèque de France, unissons-nous !

 

La Rose et le Réséda

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas

Tous deux adoraient la belle

Prisonnière des soldats

Lequel montait à l’échelle

Et lequel guettait en bas

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas

Qu’importe comment s’appelle

Cette clarté sur leur pas

Que l’un fut de la chapelle

Et l’autre s’y dérobât

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas

Tous les deux étaient fidèles

Des lèvres du coeur des bras

Et tous les deux disaient qu’elle

Vive et qui vivra verra

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas

Quand les blés sont sous la grêle

Fou qui fait le délicat

Fou qui songe à ses querelles

Au coeur du commun combat

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas

Du haut de la citadelle

La sentinelle tira

Par deux fois et l’un chancelle

L’autre tombe qui mourra

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas

Ils sont en prison Lequel

A le plus triste grabat

Lequel plus que l’autre gèle

Lequel préfère les rats

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas

Un rebelle est un rebelle

Deux sanglots font un seul glas

Et quand vient l’aube cruelle

Passent de vie à trépas

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas

Répétant le nom de celle

Qu’aucun des deux ne trompa

Et leur sang rouge ruisselle

Même couleur même éclat

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas

Il coule il coule il se mêle

À la terre qu’il aima

Pour qu’à la saison nouvelle

Mûrisse un raisin muscat

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas

L’un court et l’autre a des ailes

De Bretagne ou du Jura

Et framboise ou mirabelle

Le grillon rechantera

Dites flûte ou violoncelle

Le double amour qui brûla

L’alouette et l’hirondelle

La rose et le réséda

Louis Aragon Extrait de « La Diane Française » édition Seghers

 

Ce poème a été diffusé sous le manteau par tracts, bombardé par les avions alliés avec des colis de nourriture. Il y a quelques jours, on passait cette vidéo sur les réseaux et certains se moquaient de ce papa qui disait à son fils  » nous on a des fleurs ».

Oui on a des fleurs, l’amour et la poésie.
La révolution française s’est faite grâce à des écrivains

La résistance s’est soudée grâce à des écrivains .
C’est peut-être pas grand chose, des mots, mais c’est assez pour les faire chier puisque Beaumarchais, Hikmet, Neruda, Hugo ont ceci de commun qu’ils ont terminé en exil ou en prison. je ne parle pas des fusillés. Des déportés comme Desnos. Ca doit quand même déjà bien les faire chier puisqu’un blogueur a été condamné à mille coups de fouets en janvier dernier. Et qu’un concert de rock a suffi à déchaîner leur haine.

 

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Robert Desnos, c’est mon pote

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Robert Desnos, c’est mon pote. Je l’aime bien. Il a écrit pour les enfants mais aussi pour la Résistance. Il n’a malheureusement pas longtemps survécu à la libération et ça me fait mal au cœur de l’imaginer, sortir des camps ( il a été déporté) malade, incapable de jouir de la paix. ce mec-là était un pacifiste comme Romain Rolland. mais face à l’horreur, la dictature, ce connard d’Hitler qui voulait nous dire comment vivre et comment être il a appelé ces concitoyens à la révolte.

J’aime beaucoup ce poème que je veux vous faire lire ce soir.

Ce coeur qui haïssait la guerre

Ce coeur qui haïssait la guerre

voilà qu’il bat pour le combat et la bataille !

Ce coeur qui ne battait qu’au rythme des marées,

à celui des saisons, à celui des heures du jour et de la nuit,

Voilà qu’il se gonfle et qu’il envoie dans les veines

un sang brûlant de salpêtre et de haine.

 

Et qu’il mène un tel bruit dans la cervelle que les oreilles en sifflent

Et qu’il n’est pas possible que ce bruit ne se répande pas dans la ville et la campagne

Comme le son d’une cloche appelant à l’émeute et au combat.

Écoutez, je l’entends qui me revient renvoyé par les échos.

 

Mais non, c’est le bruit d’autres coeurs, de millions d’autres coeurs battant comme le mien à travers la France.

Ils battent au même rythme pour la même besogne tous ces coeurs,

Leur bruit est celui de la mer à l’assaut des falaises

Et tout ce sang porte dans des millions de cervelles un même mot d’ordre :

Révolte contre Hitler et mort à ses partisans !

Pourtant ce coeur haïssait la guerre et battait au rythme des saisons,

Mais un seul mot : Liberté a suffi à réveiller les vieilles colères

Et des millions de Francais se préparent dans l’ombre à la besogne que l’aube proche leur imposera.

Car ces coeurs qui haïssaient la guerre battaient pour la liberté

au rythme même des saisons et des marées,

du jour et de la nuit.

[ Extrait de L’honneur des Poètes (Minuit, 1946) et repris dans « Domaine Public » par Poésie/Gallimard ]

Tout sur Robert ici !

J’ai choisi cette photo parce qu’il se tient à une fenêtre, et je trouve que c’est une posture fort poétique : regarder dehors à la fenêtre ou dedans par la fenêtre… J’aimerais que Robert ait pu voir, comme le dit Baudelaire  » la vie en beau » à travers des verres de couleur. mais ce ne fut pas le cas.
Robert, on te salue.

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Il s’appelait Nâzim Hikmet

nazim_hikmet2En ces heures de guerre et de douleur, j’aimerais te faire redécouvrir ou découvrir quelques poètes que j’aime et qui ont combattu, à travers les mots, les actes aussi. Celui de ce soir s’appelle Nâzim Hikmet, il était Turc et il écrivait superbement, avec la simplicité des images de la pureté.

Je te conseille ce blog, et cet article.

Nazim et moi, on s’est rencontrés à un stage de théâtre de La Comédie à Reims avec Arnaud Meunier comme meneur, avant que ce dernier, metteur en scène, ne prenne la direction d’un grand théâtre de Saint Etienne. Arnaud aime ce qui est pur, simple, l’écriture blanche. IL aime aussi les gens vrais, les combats .
J’ai beaucoup aimé ce stage où Arnaud a essayé de nous faire jouer sans intention, avec simplicité, dans le dénuement complet du comédien face à un texte qui se suffisait à lui même. J’ai ensuite acheté ce merveilleux recueil Il neige dans la nuit.

Voici deux de mes poèmes préférés de Nazim Hikmet. Je te salue Nazim. Tu dois nous regarder le cœur en sang.

ANGINE DE POITRINE

Si la moitié de mon cœur est ici, docteur,

L’autre moitié est en Chine,

Dans l’armée qui descend vers le Fleuve Jaune.

Et puis tous les matins, docteur,

Mon cœur est fusillé en Grèce.

Et puis, quand ici les prisonniers tombent dans le sommeil quand le calme revient dans l’infirmerie,

Mon cœur s’en va, docteur,

chaque nuit,

il s’en va dans une vieille

maison en bois à Tchamlidja

Et puis voilà dix ans, docteur,

que je n’ai rien dans les mains à offrir à mon pauvre peuple,

rien qu’une pomme,

une pomme rouge : mon cœur.

Voilà pourquoi, docteur, et non à cause de l’artériosclérose, de la nicotine, de la prison,

j’ai cette angine de poitrine.

Je regarde la nuit à travers les barreaux

et malgré tous ces murs qui pèsent sur ma poitrine,

Mon cœur bats avec l’étoile la plus lointaine.

Extrait de Il neige dans la nuit et autres poèmes, éditions Gallimard, 2002, page 89

Je suis dans la clarté qui s’avance

Mes mains sont toutes pleines de désir, le monde est beau.

Mes yeux ne se lassent pas de regarder les arbres,

les arbres si pleins d’espoir, les arbres si verts.

Un sentier ensoleillé s’en va à travers les mûriers.

Je suis à la fenêtre de l’infirmerie.

Je ne sens pas l’odeur des médicaments.

Les oeillets ont dû fleurir quelque part.

Et voilà, mon amour, et voilà, être captif, là n’est pas la question,

la question est de ne pas se rendre…

Extrait de Il neige dans la nuit et autres poèmes, éditions Gallimard, 2002, page 84

Nâzim Hikmet

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1001 Listes: semaine 20, mes livres préférés.

20150519_153840[1]Difficile d’avoir des livres préférés quand on lit énormément. Est-ce que ce sont ceux que tu relis? Ceux qui ont changé ta vie? Ceux que tu aurais voulu écrire?

Je me souviens d’un été où j’ai lu Belle du seigneur. J’avais 18 ans et je venais de voir un spectacle sur ce roman. J’ai d’ailleurs mis en scène dans un autre de mes spectacles la fameuse scène de la baignoire. J’écoutais un album de Noa, et je trouvais que c’était particulièrement bien adapté pour cette lecture. La fin est atroce. mais on ne va pas spoiler. le style de ce roman est incroyable; le rythme des phrases, le monologue intérieur, la folie des deux personnages principaux, la beauté de l’amour qu’ils ont l’un pour  l ‘autre… Et quel humour , quand Albert Cohen nous parle d’Adrien ou de se mère !

Paroles fait partie de l’un des recueils de Prévert. J’ai écrit mon mémoire de maîtrise là-dessus et j’ai aussi monté un spectacle. J’aime cette façon que Prévert a de parler des autres mais de soi à travers les autres. Cette facilité à dire  » tu » et  » je » dans la poésie, une poésie du quotidien, mais avec des sentiments vrais, pas dépossédée de l’émotion. Une poésie qui chante, évidemment, une poésie de personnages, ce qui est rare. Mon autre poète préféré est Pessoa, peut-être plus pour la légende ( il a 70 hétéronymes connus mais 300 en tout !) que pour les vers. « Bureau de tabac » reste toutefois un de mes poèmes préférés. Avec eux, il ya aussi Neruda, Rimbaud et Baudelaire; Et puis Eluard; Bref, je ne pourrai jamais me passer de poésie. Quand on me dit  » ça sert à rien  » je réponds que ça sert à tout au contraire : à affiner sa mémoire, à passer le temps, à tromper l’ennui, à tromper la douleur, à mettre des mots sur des émotions, et donc à maîtriser ses émotions, à sentir en soi l’universelle dans le particulier, à se sentir paradoxalement unique de ressentir autant, à partager, à voir le Beau, à créer le Beau, c’est l’essence magique pour changer le monde, la poésie. pas un jour sans poème, c’est comme la pomme, ça donne bonne mine. Ah non, ça c’est la carotte !

J’ai lu Nos étoiles contraires ce printemps à la maternité, quasiment en accouchant. C’est un des meilleurs romans Jeunesse que je connaisse avec E=MC2 mon amour. Les personnages m’ont hantée des semaines durant. Je pense à eux comme à de bons amis. je vis ce roman comme ces personnages vivent la littérature : ils considèrent les personnages du livre dont ils sont fans comme des êtres vivants, et je fais de même.

Le cercle des amis fait partie des romans de Maeve Binchy dont je vous parlerai bientôt dans une chronique sur les romancières irlandaises. J’ai vu le film à la clinique, quand j’avais 18 ans, je me faisais opérer du dos. Oui je passe un peu trop ma vie dans les hôpitaux tu remarqueras. Du coup je ne vais que dans des cliniques parce que tant qu’à se faire chier autant avoir une bonne télé et une chambre seule. Le livre et le film sont super différents. Je me souviens d’une scène où la jeune héroïne pète un plomb chez ses parents parce qu’ils lui interdisent de vivre dans la grande ville tout en lui permettant d’y faire ses études mais l’obligent à rentrer tous les soirs. Elle leur dit  » vous me faites gravir une montagne pour que je vois combien c’est beau derrière et après vous me faites descendre de force en me disant que c’est tout ce à quoi je n’aurai jamais droit ».

J'ai travaillé ici !
J’ai travaillé ici !

Il y a des classiques dans ma liste comme Le grand Meaulnes, Le Cid, Nana. J’aurais pu en citer plein avec lesquels je vis ma vie. Des fois, je fais un truc et je me dis  » tiens c’est comme Mme Bovary ». Du coup, même si j’ai une existence assez solitaire hormis avec mes enfants et mon mari, dans le quotidien des journées je passe ma vie avec tout un tas de personnages que j’aime. Je trouve que la littérature est comme un appareil de vision qui décuplerait ta vie, un kaléidoscope qui donne des couleurs aux événements. Tu vis un truc et paf, tu as une citation, une scène, un trait de caractère du personnage qui te vient en mémoire. On vit drôlement plus intensément quand on a lu.

En 2009, j’ai lu Les yeux jaunes des crocodiles, et me suis beaucoup reconnue dans Joséphine. Pas à cause des kilos en trop ou de ses filles. A l’époque je n’en avais pas. Mais pour son amour de la littérature, sa double vie avec Audrey Hepburn et son roman médiéval qui la projettent dans deux mondes très différents. Et puis sa relation avec sa mère. Il y a  une scène terrible de sa jeunesse que j’étudie avec mes élèves : Joséphine et sa sœur Iris se baignent avec leur mère, il y a une forte vague et elles manquent de se noyer. la mère tente de ne sauver qu’iris. C’est atroce, Joséphine doit vivre avec ça toute sa vie; sa mère lui a demandé de la lâcher, de se pousser, parce qu’elle préfère sauver sa sœur : mais quelle horreur. Il y a beaucoup de couples de sœurs dans ce livre et j’espère que mes deux filles ne seront ni Iris/Joséphine ni comme les filles de Joséphine.

em>Le parfum a changé ma façon de vivre également : après, je respirais tout et partout. C’est sans doute le premier livre avec un anti-héros que j’ai lu, sur les conseils d’une élève de mon lycée. J’étais en seconde.

Amants, heureux amants m’a fait découvrir Valéry Larbaud. J’ai visité Montpellier en repensant à lui et à Paul Valery. Il s’agit de trois nouvelles, en monologue intérieur; C’était le programme de l’agreg il y a longtemps. J’ai adoré l’ambiance de ces livres  qui te parle à l’oreille, comme Mrs Dalloway aussi au programme ou les œuvres de Schnitzler. Mlle Else est souvent dans mes pensées elle aussi : pauvre petite fille que sa mère sacrifie pour du fric.

J’ai énormément de tendresse pour Les voyageurs de l’impériale. C’est un très beau roman sur plusieurs générations, mais c’est aussi un roman sur les liens père-fils. J’avais fait une Leçon sur le sujet publié sur le site Aragon. L’étude de cette oeuvre était extrêmement excitante. Je n’ai jamais vu l’adaptation cinématographique, à mon grand regret, qui traite de la première partie du livre, l’enfance de Pascal, intitulé  » Le bel été ». J’ai titré ainsi une de mes nouvelles en hommage à Aragon, même s’il n’y a que peu de liens entre les deux textes… Enfin si, il y en a , cela parle des rêves brisés dans les deux cas. Des rêves et de leur confrontation à la réalité sociale. Dans le même esprit, mais lu à un autre moment, et dans un autre style, j’ai adoré Marie-Salope de Gisèle Bienne. Je pense que c’est un roman déclencheur pour moi.

En ce moment, je lis A l’encre Russe : l’histoire d’un écrivain qui a écrit un roman suite à sa propre recherche de ses origines. Evidemment je ne peux que m ‘identifier, même si contrairement à lui je n’ai aucun problème d’inspiration et j’ai deux romans en attente de correction. car Nicolas est un auteur à succès. Enfin, d’un seul succès. Il n’arrive plus à écrire et s’est trop pris à jouer la rock star. Cela ne risque pas non plus de m’arriver : personne ne me connaît ! ah ah ah.

J’ai adoré Le coeur cousu, qui est un roman déroutant, sur le parcours, le chemin, le destin extraordinaire d’une femme maudite. J’aurais pu également citer La vérité sur l’affaire Harry Quebert. J’ai sauté des pages il est vrai, parce que la façon de reprendre sans cesse les épisodes avec des retours en arrière et des changements de points de vue rendra super bien au cinéma mais en littérature àa coupe les pattes. Mais l’histoire, les personnages, les rebondissements, les personnalités, les questions que cela pose sur le racisme et les préjugés… C’est vraiment un beau roman.

 

Conclusion de cet article : j’ai ajouté deux titres à ma liste. Et puis mon préféré, c’est le roman à venir.

Tu remarqueras qu’il y a beaucoup de romans. Mais je lis  aussi énormément de théâtre.

Comment veux-tu que je fasse une liste ? Mon sous-sol est bourré de bouquins, j’en emprunte, j’e vends, j’en donne….

 

Je te propose de retrouver ma chronique Nestlé sur ma fille qui est contaminée et qui dort avec des livres calés entre son matelas et les barreaux du lit ( d’autres mangent, nous on lit au lit !).

 

J’ai publié de te parler de Montaigne. C’est mon ami. ses amis  à lui c’étaient les livres. Tu comprends , si tes amis aiment des livres, alors tu n’arrêtes  pas de lire, et de converser, avec tes amis au sujet des livres, avec les livres eux-mêmes qui  » te parlent  » comme des amis… Non, je ne m’ennuie jamais, j’ai trop à lire.

PS: j’ai oublié Grégoire Delacourt ,Amélie Nothomb, Emmanuelle Cosso-Merad et Didier Van Cauwelaert. On en reparle très bientôt. Je poste parce que de toute façon c’est impossible pour moi de tout lister.